Très chers lecteurs :D ! Tout d'abord: bien l'bonjour (ou l'bonsoir...) :)

J'ai enfin renoué avec le monde du net (Dieu merci, je devenais folle...) et je vous livre en pâture la suite de mes élucubrations :)

Je déteste vous avoir fait attendre, ça me met une de ces pression... Parce que, bien évidemment, si vous attendez, vous voulez pas être déçus -_-"

Sur ce, je vous fait pas plus attendre x)

BONNE LECTURE !

Chapitre 3

- Il va pas sortir…

- Mais si.

- Non. Non, non. Il va pas sortir, ça va planter, c'est sûr.

- Ron…

- Et quand il aura découvert que c'est nous, il va nous tuer, nous étrangler, nous lapider, nous égorger, nous démembrer et ensuite il donnera nos tripes à bouffer à des termites qu'il aura élevés pour l'occasion…

- STOP ! Arrête maintenant, je t'ai assez entendu alors arrête de faire dans ton pantalon… Au pire, il nous jettera seulement dans une cuve grouillante d'araignées grosses et velues…

- Aaaah…

Hermione se tourna et s'amusa de l'air du rouquin, dont toute couleur avait à présent déserté le visage et qui gémissait de terreur, à deux doigts d'appeler sa maman rien que du fait de penser aux fameuses arachnides.

- Ca va Ron, je plaisantais.

Il lui répondit sur un ton amer :

- Ah ouais ? Ben ça fait rire que toi Miss Gros-cerveau ! Moi j'ai la délicatesse de pas te parler de clowns… Si mystérieux avec leur perruque verte, leur visage fardé et leur sourire diabolique…

La Gryffondor frémit en serrant les lèvres. Oui, elle avait une peur bleue des clowns. Et alors ? Ça posait un problème ? Il n'y avait rien de ridicule, ils étaient vraiment…terrifiants.

Les deux adolescents sursautèrent de concert quand le claquement de la porte des cachots les sortit tous deux de la pensée de leur phobie respective : Ça y était, Snape était sorti…

Ron était bouche bée :

- Wo… Ça fait bizarre de le voir ainsi.

- Nooon ? Tu crois ?

Ils suivirent leur professeur du regard, hypnotisés.

- Hermione, chuchota le roux, brisant le silence qui s'était installé.

- Oui ?

- On fait quoi maintenant ?

- Euh… On improvise ?

Ron secoua affirmativement la tête et ils se lancèrent discrètement sur les traces du maître des potions…

OooO

Quand il avait senti que les fourmillements dans ses membres, la main qu'il sentait farfouiller ses intestins et les picotements qui lui enflammaient littéralement tout le corps donnaient des signes de faiblesse, Snape s'était assis sur son fauteuil et avait matérialisé un miroir. Et quand il avait aperçu dans ledit miroir une tignasse rousse, des taches de rousseur en surnombre et un air totalement imbécile, il avait hésité entre laisser les ondes de magie qu'il sentait vibrer dans son corps sous l'effet de la colère se libérer et ainsi détruire Poudlard dans son entièreté ou directement aller se jeter de la tour d'astronomie…

Weasley ! Weasley putain ! Il fallait être vraiment très atteint du cerveau pour seulement OSER PENSER ENVISAGER de le changer LUI en WEASLEY ! Non mais parce que là, c'était vraiment le pompon hein ! Il fallait déjà qu'il se fasse chier à enseigner un cours dont il ne voulait pas et qu'il supporte jour après jour tous ses abrutis finis d'élèves, il n'allait pas EN PLUS devoir supporter d'être la cible de farce on ne pouvait plus douteuses !

Il avait donc décidé d'abandonner le flux de magie qu'il sentait grandir en lui, ainsi que son envie de suicide pour plutôt aller péter son câble chez Dumbledore : certes, le vieux était sacrément fêlé de la théière mais il allait peut-être enfin se décider à prendre les mesures nécessaires envers ces petits bâtards de merdeux de Gryffondors ! Parce que, oui, Snape en était certain et en aurait même vendu son âme (enfin, ce qu'il en restait) : c'était des rouges et ors qui avaient fait le coup ! Les Serpentards n'auraient jamais voulu blesser leur maître de maison, ni toucher un cheveu de Weasley (oui, oui, au sens propre… Enfin, propre. Vu les cheveux de Weasley, pas sûr qu'on puisse utiliser ce mot…), les Serdaigles étaient trop intelligents pour risquer un coup pareil et les Poufsouffles trop idiots pour concocter du polynectar. CQFD, c'était donc les Gryffondors les coupables. Partial le Sev' ? Nooon, jamais voyons.

Il se dirigeait d'un pas vif et rempli de haine vers le bureau du directeur quand il croisa la dernière personne qu'il aurait voulu croiser, vous l'avez mis dans le mile : Potter (et, très accessoirement, comme ne put s'empêcher de remarquer une partie très sombre du cerveau du maître des potions, son admirable petit cul, moulé comme prévu dans un joli jeans serrant…).

- RON ! Mais t'étais passé où ? Ça fait trois ans que je te cherche !

Snape soupira : les Gryffondors et leur sens de l'exagération, ce qu'ils pouvaient être pénibles ! Il préféra ne pas répondre et fit de volte-face afin de continuer son chemin vers le bureau du vieux fou. Mais c'était sans compter la main qui agrippa la manche de son pull à présent trop grand.

- Qu'est-ce que tu fous par ici vieux ? Et c'est quoi ces vêtements bizarres ?

Le maître des cachots ravala de justesse le « Mes vêtements t'emmerdent Potter… Ils ne sont pas moches, c'est ton sous-fifre qui est gringalet ! » qui lui brûlait les lèvres et laissa Potter continuer son interrogatoire :

- Tu venais d'où ? Des cachots ?

Le Serpentard ne put s'empêcher de remarquer la légère note de jalousie qu'il avait entendu pointer derrière les derniers mots du Gryffondor…

- T'es devenu muet ou quoi ? Bon, viens, on retourne au dortoir…

Snape voulu protester mais la main qui auparavant agrippait son vêtement venait d'emprisonner son poignet et le tirait avec force à l'opposé de sa destination.

Le professeur était parfaitement conscient que, s'il révélait son identité, Potter le lâcherait et il pourrait continuer son chemin tranquille pour aller se plaindre. Mais une petite voix l'en empêchait. Une petite voix qui lui murmurait une idée… Le Serpentard sentit se dessiner sur ses lèvres un sourire typique de sa maison : mauvais, sournois et ne présageant rien qui vaille. La petite voix avait une bonne idée : il disposait d'une heure dans la peau du meilleur ami de Potter, alors pourquoi ne pas en profiter pour apprendre de lui un secret honteux, quelque chose qui, entre de mauvaises oreilles et une mauvaise langue, pourrait nuire grandement à sa réputation, permettant à son professeur de se venger pour sept ans de mauvaises blagues, dont la dernière en date était de tenter de la faire crever de désir et de frustration ou de l'inculper pour viol (tout dépendait du point de vue et de la tournure des événements) ? Sa décision était prise : il allait s'amuser un peu avec le brun. Au pire, même s'il n'apprenait rien sur lui, il aurait vu la salle commune des Gryffondors, ce qu'il lui permettrait de vérifier ce qu'il soupçonnait avec certitude depuis sa propre scolarité : elle était plus grande que celle des Serpentards ! Tss, saloperie de lions, ils étaient toujours favorisés…

Ils furent arrivés devant la Grosse Dame sans même que le maître des potions ne remarque qu'il venait de parcourir la moitié de l'école… Ce qu'il avait par contre remarqué, c'était que Potter en jeans vu de dos, c'était vraiment une vue qui valait le détour. En plus, il ne savait pas où le brun avait bien pu aller pêcher son t-shirt, qu'il avait sans doute acheté plusieurs années auparavant vu les trois tailles manquantes. Ou bien il n'avait pas mis ses lunettes le jour de l'achat. Ou alors, dernière solution, il l'avait acheté juste pour le chauffer lui. Parce qu'en plus, ce putain de t-shirt était vert… Et vert serpentard de surcroît, ce qui, il en était sûr, aurait beaucoup plu à mini-Sev' si celui-ci n'avait pas été remplacé, à son plus grand désespoir, par micro-Weasley...

Il était en train de se dire qu'il avait légèrement omis de mettre un boxer quand Potter le sortit de ses pensées en déclamant le mot de passe au tableau gardien :

- Passion pourpre.

Tiens donc, même cela c'était dans le contexte… Snape s'engouffra à la suite de son élève dans le trou qui formait l'entrée de la salle commune des rouges et or, impatient de découvrir la tanière des lions.

Au final, il fut déçu : elle était parfaitement identique à celle des serpents, excepté bien entendu au niveau des couleurs. Contrairement à là où le vert calme et l'argent apaisant dominait, ici tout n'était que rouge et or, ce qui agressait littéralement les pupilles de notre pauvre professeur. Avec du rouge partout, pas étonnant que Potter soit toujours excité et prêt à la copulation…

Ils montèrent directement dans leur dortoir, que Snape se mit à détailler du regard : quel bordel seigneur dieu… Il était habitué à l'ordre légendaire des Serpentards lui, pas au souk des Gryffondors ! Mais comment pouvait-on vivre dans un endroit pareil, avec des chaussettes qui trônait un peu partout dans la pièce, ainsi que des chemises et des pantalons ? Heureusement qu'ils avaient tout de même un minimum de fierté et qu'ils n'avaient pas laissé leur boxers et autres joyeusetés disséminés dans la pièce sinon le professeur serait parti en hurlant au fous… Il rigola tout de même dans sa barbe en imaginait Weasley laisser traîner un string rose à paillettes au milieu de tout. Tient, ça, c'était pas mal ça comme image...

Il fut sorti de ses pensées par un bâillement sonore du brun :

- Pfiou, suis stone moi… J'vais aller prendre une douche. Si jamais tu te décides à ouvrir la bouche, préviens-moi.

Douce ironie : Snape venait justement de l'ouvrir, sa bouche. Pas étonnant vu la vision appétissante que lui avait offerte Potter en commençant à se dévêtir sous ses yeux affamés. Heureusement qu'il était parti dans la salle de bains avant de s'attaquer à son pantalon sinon le Gryffondor n'aurait plu jamais vu son meilleur ami de la même façon…

Seul, Snape soupira et regarda l'heure. Il pâlit soudain : il ne lui restait plus que quelques minutes avant de reprendre son apparence ! Merdre, merde, merde… Il descendit rapidement jusqu'au tableau et tenta de sortir. Re-merde, la porte était bloquée. Il s'acharna jusqu'à ce qu'il entende une voix provenant de l'autre côté du tableau :

- Cela ne sert à rien d'essayer de passer jeune homme, je ne m'ouvrirai pas !

Hein ? Pas possible, ils avaient même choisi un portrait malade mental pour garder leur porte !

- Et pourquoi je vous prie ?

- Parce qu'on me la gentiment demandé. Et l'on est si rarement gentil avec moi vous comprenez ? Ils ont dit qu'ils m'écouteraient chanter ! Vous entendez, je vais avoir un public ! Enfin, mon talent va être reconnu par cette école ! Mais que dis-je, par le monde entier !

Il laissa la grosse dame à ses divagations en maudissant Godric Gryffondor d'avoir créé cette maison de fous. Il fallait qu'il trouve une solution et vite fait. Il se mit à tourner en rond pendant de longues minutes et finit par se rendre compte d'un truc: il ne redevenait pas lui-même… Génial, un problème de plus ! Quoique pour l'instant, cela l'arrangeait bien… Mais quand même : combien de temps il allait encore devoir se traîner le corps de Weasley ? Il se sentait vachement à l'étroit et, définitivement, il n'aimait pas sa nouvelle couleur de cheveux. Ni son grain de peau. Ni ses taches de rousseur. Rien en fait. Finalement, il aurait dû partir en Tchétchénie quand il en avait encore l'occasion, ça lui aurait évité pas mal d'emmerdes.

Il décida de remonter dans le dortoir, puisque dans tous les cas il était condamné à rester chez les griffons…

Une fois arrivé à la porte du dortoir, il tourna la poignée et se retrouva face à une vision qui fit affluer tout son sang dans une partie bien précise de son anatomie : Potter, un essuie de bain autour de la taille, en train de frotter ses cheveux avec entrain. Heureusement que les érections de Weasley était bien moins visibles que celle du vrai Snape… Parce que sans caleçon, il aurait été grillé en moins de deux…

Au vu de la façon hasardeuse avec laquelle l'essuie était noué, il n'y avait aucun doute : un coup de vent et le brun se retrouvait à poil. Snape aurait bien soufflé lui-même s'il avait été certain de ne pas avoir l'air totalement taré. Mais pourquoi il n'y avait pas de vent dans cette putain de tour ? Il fut un moment tenté de sortir sa baguette et de lancer un « ventus » mais pour cela, autant prendre Potter tout de suite, les conséquences revenant au même…

Il fut stoppé dans ses pensées de plus en plus perverses par le brun, qui lui dit d'un ton mi-furieux, mi-dépité :

- Je l'ai même pas croisé aujourd'hui ! Je suis certain qu'il se planque. En même temps, il fait bien, sinon je le viole sur place !

Au vu du regard entendu de Potter, Snape sut qu'il était censé répondre quelque chose, ce qu'il fit de manière très maladroite, n'arrivant à se concentrer sur rien d'autre que sur une goutte d'eau qui glissait le long du torse du brun pour finir par disparaître sous l'essuie. Le bol.

- Ron ?

Sev'/Ron leva la tête avec empressement :

- Oui ? Ha ! Oui… Euh, de qui tu parles ?

Potter haussa un sourcil et lui répondit comme s'il s'agissait de la chose la plus logique qui soit:

- Ben… De Snape.

Pfiou, black-out là ! En fait Potter ne lui jouait pas un sale tour, il le voulait vraiment… Sauf que Snape était TOTALEMENT CONTRE le fait de se faire violer. S'il y en avait un qui prenait l'autre, c'était lui et point barre ! Non mais, fallait s'imposer de nos jours !

Il sourit sournoisement en se disant que, quand il retrouverait sa forme normale, Potter allait déguster… Sans mauvais jeux de mots bien entendu…

OooO

Hermione écoutait sans grande conviction et Ron ronflait à moitié, face à la Grosse Dame qui chantait (ou qui braillait, ce qui était plus juste) une chanson qui devait avoir au moins mille ans. La jeune fille soupira : tout ce qu'il ne fallait pas faire pour que Snape soit condamné à se farcir Harry… Dans tous les sens du terme…

A suivre


J'vous dit pas comme j'ai galéré avec ce chapitre ! o_O Le suivant sera sans doute le dernier... (Je peux entendre jusqu'ici vos soupirs de soulagement... BANDE DE TRAITRES ;) )

A la prochaine :D !

PS: Si jamais vous voulez laissez une petite review... Vous pouvez, vous avez ma bénédiction. C'est bon que c'est vous hein ;)