Titre : Toyboy.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à la magnifique et éblouissante J.K Rowling.

Rating : M.

Couples : Draco Malfoy / Harry Potter ( Non, sans blague ? )

Notes : Aaaaah, s'il vous plait, ne me frappez pas ! Je sais que j'ai mis un temps exécrable à pondre ce chapitre, et vous m'en voyez navrée. Si vous voulez, je peux même me mettre à genoux ! Quoique, ça ne servirait pas à grand-chose vu que je reste cachée derrière mon écran. Bref, j'arrête mon discours, il est assez pitoyable comme ça.

Bonne lecture à toutes et à tous,

Et encore pardon,

Line Crah.


Chapitre 4 : Découvertes grisantes.

Je suis toujours dans son appartement. Monsieur ayant manifestement fermé toutes portes donnant sur l'extérieur. A croire qu'il avait tout prévu. Je m'allonge sur le lit et détaille distraitement la chambre où je loge. Elle n'est pas très décorée, mais reste tout de même chaleureuse. En vérité, j'essaye de penser à n'importe quoi pour éviter de me repasser inlassablement les évènements précédents. Sérieusement, je ne comprends plus rien. Je ne sais même pas qui il est et pourquoi il fait tout ça. Je connais seulement son nom. Et ça ne m'avance pas vraiment. Et j'étouffe dans cette pièce ! J'en ai ma claque de toute cette merde ! Je veux me barrer d'ici et vite. Seulement… seulement, il n'est qu'à quelque mètre de moi, dans la chambre voisine, alors il m'est impossible de foutre le camp. Je dois réfléchir et trouver une solution. D'ailleurs, qu'en est-il de mes clients ? Je devais m'en occuper aussi ce soir. Résultat ? Je suis retenu ici par un décérébré mental. Génial.

- PUTAIN ! hurlé-je, à m'en brûler les poumons.

Ma porte s'ouvre alors brutalement, laissant aparaitre la source de tous mes ennuis.

- Tiens, je t'apporte de quoi manger. Il est tard et je m'en voudrais de te laisser affamer.

- Je préfère encore crever que d'accepter quelque chose venant de toi.

- C'est de t'avoir laissé te satisfaire tout seul qui te met dans une telle rage ?

J'élude sa question d'un mouvement de tête et plonge mes yeux dans les siens. Si seulement un regard pouvait tuer, je crois bien qu'il serait déjà mort et entéré.

- Ton silence veut tout dire, me lance-t-il alors.

- Comme si j'allais m'abaisser à ça, lui répondé-je sarcastiquement.

- Tu ne sais pas tenir ta langue dans ta poche à ce que je vois.

C'est bien la seule chose dont je suis fier. Après tout, que croit-il ? Que je vais rester docile comme un bon vieux toutou ?

- Allez, mange ou ça va refroidir.

- Non merci.

- Ce n'était pas une question.

- Ah, vraiment ?

- Draco… Ne me tente pas.

- Sinon quoi ? Tu vas encore me tabasser ? Ou pire encore ? Mais vas-y, je t'en prie. Après tout, tu ne seras pas le premier.

Il me regarde alors étrangemment avant de venir s'assoir à mes côtés, l'assiette toujours en main. Puis, il pique un bout de viande avec sa fourchette et l'air de rien me dit :

- Fais « Aaaaah ».

Je me recule vivement. Il est vraiment taré ce mec.

- Et puis quoi encore ?

- Tu préfères que je fasse l'avion ? m'interroge-t-il, un air espiègle au visage.

- Arrête de me traiter comme un gosse.

- Ah ? Parce que tu n'en es pas un, peut-être ?

Je lui prends alors la fourchette des mains et gobe son foutu morceaux de viande.

- Eh mâche bien ! Tu vas finir par t'étouffer !

- Laisse-moi tranquille, dis-je avant de me resservir encore et encore, ce repas n'étant pas si mauvais.

Je continue alors de manger, en oubliant un instant mes craintes d'être empoisonné. Je finis le tout en moins de dix minutes, le dessert y compris. Comment sait-il que j'aime les fraises ?

- Je t'ai observé. Tu te rues toujours dessus quand il y en a à la cantine de l'université.

- Comment… Comment tu peux changer à ce point ? Tu passes de méchant à gentil en un quart de seconde. Tu me frappes, puis tu m'attises, et maintenant tu joues le bon samaritain ! Ce n'est pas normal. Et qu'est-ce que tu attends de moi, au juste ? Quand tu auras eu ce que tu veux, qu'est-ce qui se passera hein ? Je ne comprends plus rien. Ca m'énerve, tu m'énerves. Tu fais chier, putain.

Il se relève alors, me débarasse de mes couverts et de mon assiette et s'avance vers la porte. Il ajoute néanmoins, avant de franchir le seuil de ma chambre :

- Il faut que tu dormes maintenant. Demain sera une longue, très longue journée.

La porte se ferme ensuite. Et je reste là, éreinté et sur les nerfs. Pourquoi à chaque fois que je suis près du but, l'arrivée se fait-elle si lointaine ? Je me change avec des habits trouvés dans un placard et m'allonge sur le lit, un bras barrant mon front. Je n'ai pas envie de réfléchir. Je suis si fatigué. Peut-être devrai-je l'écouter ? Après tout, une bonne nuit ne me fera pas mal.

OoOoOoOoO

- …co.

- Hm ?

- …aco.

Qui me parle ?

- Draco.

- Non, pas maintenant. Laissez-moi dormir.

- Draco, lève-toi c'est l'heure, me murmure une voix près de mon oreille.

Je suis encore dans les bras de Morphée que je ne saisis pas tout de suite. Peu à peu, les images de la veille affluent en masse dans ma misérable boite crânienne. Je n'ai pas réussi à m'échapper, hein ? Je suis toujours chez lui, n'est-ce pas ? Ouais, c'est bien ce qui me semblait.

- L'est quelle heure ?

- 7h00.

- Parle plus fort, je n'entends rien.

Aucune réponse ne me parvient. J'entends seulement un bruit sourd provenant de ma droite. Je me retourne alors et…

- Mais ferme-moi ces putains de volets !

- Je ne te savais pas de si mauvais poil le matin. Ca ne me surprend pas tellement à vrai dire.

- T'as pas entendu ? Lui répondis-je, agacé.

- Non. Pardon, tu peux répéter ? Dit-il, jouant l'innocent.

Au lieu de ça, j'enfouis ma tête dans les couvertures tout en maugréant contre cet abruti. Je n'ai pas envie de sortir aujourd'hui. Rester peinard dans mon petit lit douillet est assez tentant. Oui, sauf qu'ici ce n'est pas chez moi. J'avais presque oublié, tiens. Je sors alors lentement de mon lit, écartant les draps qui me réchauffaient quelques minutes plus tôt. Je manque de trébucher mais une main solide me retient à temps :

- Ah, mais que ferais-tu sans moi ? Me lance-t-il alors.

- Surement beaucoup de choses, ne puis-je m'empêcher de répondre.

Après tout, il l'avait cherché. Je vagabonde alors dans son appartement à la recherche de la salle de bain, sous l'œil attentif de mon bourreau. Contrairement à tout à l'heure, il est bien calme. Je me tourne alors dans sa direction, attendant un geste quelconque de sa part. Mais rien. Bah, ce n'est pas comme si je m'en faisais pour lui. Je me prépare assez rapidement, afin d'être à l'heure au lycée. Enfin, s'il est toujours question d'y aller… Avec lui, je dois m'attendre au pire. Qui me dit qu'il n'a pas décidé de me séquestrer autre part ?

- Hé ! l'appelé-je sans m'en rendre compte.

- Oui, Draco ?

- Non, rien. Je voulais juste savoir si tu étais toujours parmi nous.

- Heureux de voir que c'est le cas ?

- Pas vraiment, non.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que mes paroles sonnent terriblement faux.

- Bon, on y va ? Lui demandé-je soudain.

Il me contourne alors, et part dans la cuisine. Sans comprendre, je le suis et le percute violemment. Ah, mais oui, que suis-je bête ! Monsieur Harry Potter ne peut pas partir sans avaler quelque chose ! Tss.

- Et si tu arrêtais de grogner Draco ?

- Et si tu te dépêchais plutôt que de passer ton temps à bouffer, Harry ? Répondis-je sur le même ton.

- C'que tu peux être pénible. Et puis, contrairement à toi Draco, je ne « bouffe » pas, je mange.

- On dirait ma mère.

Il parait vexé. Il finit sa tasse de café d'un coup sec, enfourne une dernière tartine dans sa bouche et ouvre la porte sans un regard pour moi. Qu'est-ce que j'ai fait ? Ce mec est un mystère à lui tout seul. Enfin… après tout, ce n'est pas comme si sa vie m'intéressait. Je pars à sa suite, le laissant refermer la porte et nous voilà partis. Je pourrais partir à tout instant qu'il ne s'en apercevrait même pas. C'est assez vexant. Le chemin jusuq'au lycée se fait en silence. Je vais enfin pouvoir m'extirper de son emprise quelques heures. Tiens, je vois Blaise qui arrive lui aussi. Au moment où je m'en vais le retrouver, une main m'attrape vivement et un souffle chaud me caresse la nuque :

- Ne cherche pas à t'enfuir, ce n'est pas la peine.

Il me relâche ensuite et part de son côté. Je parcours le peu de distance qui m'éloigne de Blaise et le salue d'un mouvement de tête. Il a un petit air pernicieux au visage et avant même que j'ai pu m'enfuir, il m'assaille de questions :

- T'es pote avec Potter maintenant ? Première nouvelle ! Et… Nan, ne me dis pas que t'as passé la nuit avec lui, j'te croirais pas. Ce mec est gay à cent pourcent, Draco. Alors, un conseil : fais gaffe à ton cul. Ah ! Et qu'est-ce qui s'est passé après ton altercation avec Snape ? A ce qu'il parait, il a parlé avec le vieux fou à ton sujet et…

- Attends, tu connais Potter ?

- Bien sur. Ce gars est aussi connu que la chatte de Parkinson !

- Toujours aussi délicat à ce que je vois, Blaise.

- Que veux-tu ? On ne change pas les bonnes habitudes.

Mon Dieu, je suis le seul qui n'ait jamais entendu parler de lui alors ?

- Parle-moi de lui. Le coupé-je brusquement.

Je n'aurais peut-être pas du. Et merde.

- Ne te fais pas d'idée. Je veux juste en apprendre un peu plus sur lui. Parle-moi de sa famille. A-t-il des frères et sœurs ?

- Tu sais, le simple fait que tu te justifies prouve le contraire.

- La ferme et répond-moi.

- Tu abuses quand même. Ne pas savoir ça.

Savoir quoi ?

Il met un temps à répondre, comme si le simple fait de me l'avouer le mettait mal à l'aise. C'est peut-être le cas d'ailleurs.

- Potter est orphelin, Draco.


Alors ? Alors ? Alors ?