Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de J.K. Rowling. Merci à elle de me laisser les emprunter.
Petite note de l'auteur : Voilà enfin le chapitre des retrouvailles. J'ai eu plaisir à l'écrire (surtout concernant les dialogues). J'espère qu'il vous plaira, que ce soit le cas ou non laissez-moi une ptite review, ça fait pas de mal. Merci encore d'être toujours au rendez-vous. Enjoy!
Merci à toi ma Chipie!
Starbucks Coffee
Il ne voulait toujours pas y croire. Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Il y avait des centaines de Starbucks à Londres, pourquoi avait-elle choisi celui-là ? Il avait la mine déconfite de celui à qui on avait annoncé une mauvaise nouvelle. Il aurait voulu faire comme s'il ne l'avait pas vue mais là, c'était un peu mort, puisqu'elle l'avait repéré aussi. Merde ! Bon, que devait-il faire ? Il n'y avait plus aucune place de disponible et toujours pas trace de ce fichu journaliste. Bloody Hell ! Réfléchissons… Il restait une place devant la folle furieuse et… et personne d'autre. 'Allez, Ron, un peu de courage ! Elle ne peut pas te bouffer… Je n'en suis pas si sûr…' Se dit Ron dans sa tête. Il s'avança vers le siège vacant devant Hermione.
L'expression de celle-ci était passée de l'atermoiement à la colère. Elle l'observait avec un rictus de mépris, la lèvre supérieure retroussée.
« Qu'est-ce que vous foutez là vous ?! Vous me suivez ou quoi ?! » Questionna Hermione.
« Oh là, je vous arrête tout de suite ! Si vous pensez que je vous cours après, vous vous mettez le doigt dans l'œil ! Je préférerais vous éviter mais le sort s'acharne contre moi apparemment. » Dit-il en s'asseyant devant elle.
« Qu'est-ce que vous faites ? Il me semble que je ne vous ai pas autorisé à vous asseoir avec moi. Je croyais que vous préfériez m'éviter ? C'est bien ce que vous venez de dire non ? Allez ouste ! Dégagez ! » Répliqua-t-elle, rouge de colère.
« Pas question ! Il n'y a pas d'autre place. Je ne bougerai pas d'ici. Vous n'attendez personne je suppose. Qui voudrait boire un verre avec vous, on se le demande… »
« Ecoutez, je ne vais pas me répéter. Et sachez que j'ai un rendez-vous… » Hermione fut interrompue par Ron.
« Laissez-moi rire ! Vous ?! Un rendez-vous ?! Mais il est tombé sur la tête le pauvre garçon qui a accepté ça. »
« Ce n'est pas un rendez-vous galant mais un entretien professionnel ! J'ai un sportif à interviewer, et… » Hermione s'arrêta de parler. Elle commençait tout juste à comprendre la présence de Ron dans le café. Mais bien sûr ! C'était lui le fameux 'sportif à interviewer'. À l'expression de Ron, celui-ci venait aussi de faire percuter l'idée dans son cerveau.
« Oh non ! Bon écoutez, on laisse l'interview comme elle est, pas la peine de la refaire en fait. » Dit Ron qui s'apprêtait à se lever.
« Vous plaisantez j'espère, je ne suis pas venue ici pour rien Ok ! Nous allons refaire cette interview, même si ça ne m'enchante pas. Je l'ai promis et puis, on ne peut pas dire qu'elle soit parfaite. Bon, on s'y met ? » Dit Hermione.
Ron était dépité. Il n'avait qu'une envie, c'était de prendre ses jambes à son cou et de se carapater au plus vite. Il était 17h30. Il avait rendez-vous à 20h30 avec une groupie qu'il avait rencontrée hier soir en sortant du stade. Elle lui avait donné son numéro et il s'était dit qu'il avait envie d'un peu de compagnie après ce qu'il s'était passé avec Natasha. Ron s'excusa auprès d'Hermione car il avait envie d'une boisson, il lui demanda si elle désirait quelque chose. Elle lui répondit qu'elle voulait un 'Caramel Machiato'. Il revint quelques minutes plus tard avec les boissons. Il lui avait pris la plus grande taille, le 'Venti' et s'était pris un jus d'orange. Elle l'observa à sa guise pendant qu'il déposait les boissons sur la table. Il avait encore les cheveux mouillés de sa douche prise précédemment, des gouttelettes d'eau s'en échappaient pour glisser le long de son cou. Le polo qu'il portait, légèrement moulant, mettait en évidence ses muscles. Il fallait avouer qu'il était plutôt bien foutu. Hermione sentit le rouge lui monter aux joues et pour dissimuler son trouble, elle lui déclara en voyant la taille de la boisson :
« Euh… Merci. Mais vous m'avez pris un chaudron là ! Je ne pourrais jamais boire tout ça ! »
« Je ne vous oblige pas à tout boire. Vous faîtes ce que vous voulez ! On est gentil et voilà comment on est remercié ! »
« Pas la peine de le prendre sur ce ton ! Vous ne m'aviez pas demandé quelle taille je voulais. C'est de votre faute ! »
« Ok ! Ok ! C'est de ma faute ! Bon on la commence cette interview ? Parce que je n'ai pas que ça à faire moi ! »
« Parce que vous croyez que j'ai que ça à faire moi aussi ?! Enfin, bref… » Dit-elle, irritée.
Hermione regarda son calepin, elle y avait annoté toutes les questions. Elle s'éclaircit la voix, s'humecta les lèvres. Ron la regardait, intrigué, impatient qu'elle commence, et lorsqu'elle s'humidifia les lèvres, il eut un coup de chaud. Il trouvait que c'était le truc le plus sexy qu'une femme puisse faire. Faut dire qu'il était un peu en manque, le pauvre garçon. Il jeta un coup d'œil au bloc note et vit la multitude de questions qu'elle allait lui poser.
« Euh… Attendez. Vous allez vraiment me demander tout ça ? » Demanda-t-il.
« Ben oui ! Qu'est-ce que vous croyez ? Je ne fais pas mon travail à moitié, Monsieur ! » Déclama-t-elle.
« Mais on va y passer des heures ! Vous avez vu tout ça ! C'est énorme ! » Dit Ron. Seulement, en voulant lui montrer la tonne de questions qu'elle avait notée sur son calepin, sa main emporta son verre de jus d'orange qui se renversa sur la table inondant le carnet ainsi que le chemisier et la jupe d'Hermione. Celle-ci se leva à temps pour éviter d'en avoir encore plus sur elle. Ron fit de même afin de l'aider à nettoyer.
« Oh mon Dieu ! Je suis désolé ! » S'excusa-t-il approchant sa main munie d'un mouchoir vers sa poitrine pour commencer à essuyer les vêtements tâchés.
« Mais vous êtes vraiment un abruti, c'est pas vrai ! Et vous faites quoi là ! Bas les pattes ! Vous êtes dingue ! » Hurla-t-elle en dégageant sa main d'un geste brusque. « Bon je reviens ! Et vous, ne touchez plus à rien ! Vraiment... Mes notes sont fichues maintenant ! Imbécile ! ». Elle s'éloigna vers les toilettes pour essayer de réparer les dégâts.
« Bon, c'est bon, je m'excuse, j'ai pas fait exprès. » Rétorqua-t-il en la voyant s'éloigner. Elle se retourna et le regarda, haineuse.
Hermione revint quelques minutes plus tard, énervée. Son chemisier blanc était plus ou moins sec et laissait entrevoir par transparence son soutien-gorge. Lorsqu'elle se rassit, Ron avait les yeux rivés sur sa poitrine, la bouche ouverte.
« Ne vous gênez pas surtout ! Espèce de pervers ! » Murmura-t-elle pour que les autres ne l'entendent pas, elle se sentait gênée d'être observée de la sorte. Ron la regarda et ferma la bouche. Pris en plein flagrant délit de 'matage', il avait honte et la rougeur Weasley commençait à se répandre dans son cou et ses oreilles.
« Je vous ai dit que je m'excusais. Que vous faut-il de plus ? »
« Vous n'êtes pas obligez de me regarder comme un morceau de viande. Ça va allez oui ! »
« Bon… On la commence cette interview ? Je n'ai pas que ça à faire. » Dit-il pour cacher sa confusion.
« Vous ne manquez pas d'air, vous ! »
« C'est vous qui me dites ça ? Je rêve ! Bon on enchaîne. »
Hermione voulait rétorquer une réplique assassine mais s'en abstint. Elle voulait aussi en finir au plus vite, pour s'exiler loin de ce crétin. Elle commença donc l'entretien, sans ses notes, ce qui allait être encore plus handicapant. Elle ne connaissait rien au rugby et par conséquent avait tout noté sur ce fichu calepin inutilisable maintenant. Elle aurait adoré que son père soit là, lui au moins il y connaissait un rayon, il était fan.
« Donc… Vous faites partie de l'équipe de foot d'Angleterre… Comment se passe les entraînements et combien de temps durent-ils ? Votre entraîneur est-il dur, compétent ? » Demanda-t-elle lorsqu'elle releva son visage pour attendre sa réponse. Il restait sans voix, la bouche béante. Il voulait exploser de rire, elle devait se foutre de lui, ce n'était pas possible. Mais devant le regard impatient d'Hermione, il s'aperçut qu'elle ne plaisantait pas. Ok, elle n'y connaissait rien.
« Vous voulez dire que je fais partie de l'équipe de RUGBY d'Angleterre et non de foot. »
« Oui si vous voulez ! » Dit-elle, énervée. Mon Dieu ! Elle devait être rouge comme une tomate. Comment avait-elle pu sortir une énormité pareille. Elle s'était trompée. Il devait la prendre pour une incompétente. Elle se ressaisit au plus vite.
« Bon, donc vous en êtes le gardien de cette équipe ? »
« Euh… pas vraiment sachant qu'au RUGBY il n'y a pas de gardien. » Répondit-il avec un sourire au coin des lèvres. Il se moquait d'elle, accentuant à chaque fois le mot rugby, pour lui faire comprendre à quel point elle s'enfonçait. « Mais dites-moi, vous n'y connaissez rien du tout au rugby vous. Je crois que cette interview est encore plus nulle que la précédente ! Faut peut être vous renseigner un peu plus avant de venir questionner quelqu'un, non ?! »
« Oui bon !! Je remplace au pied levé moi ! Si vous croyez que ça me fait plaisir. Et cela m'étonnerait fort qu'elle soit pis que celle de mon collègue ! Je me suis renseignée, voyez-vous, mais tout était noté sur mon bloc note que vous avez si gentiment inondé.» Expliqua Hermione, rougissante de honte.
« Mouais… À votre place, je n'en serai pas si sûre. Je vous signale tout de même qu'il sait au moins quelle est la composition d'une équipe de RUGBY ! Lui ! Et je me suis déjà acquitté de mes excuses, je ne vais pas recommencer cent fois. » Asséna-t-il pour la déstabiliser encore plus. Il jubilait. Pouvoir lui rabaisser son caquet était jouissif. Madame-je-sais-tout-mieux-que-tout-le-monde-ou-presque allait devoir mettre son orgueil de côté. Et pour se moquer d'elle il rajouta : « C'est pour quel journal déjà ? Okapi ? Ça a changé Okapi ? »
« C'est quoi Okapi ? » Demanda-t-elle, les sourcils froncés, suspicieuse qu'il lui pose cette question stupide.
« Un journal pour enfants. » Répondit-il, souriant.
« Pour enfants, quelle horreur ! Bon continuons ! Combien de pénalités avez-vous eu pour avoir touché la balle avec vos mains ? » Il était scié. Elle posait des questions sans queue ni tête. Elle confondait tout avec le foot.
En même temps, pourquoi être surpris, plus rien ne devait l'étonner avec elle. Et en plus d'être une râleuse née, jamais contente, elle détestait les enfants. Ce n'était pas vraiment surprenant en y réfléchissant bien. Pendant qu'elle continuait sur sa lancée, il regardait sa montre. Il était pratiquement 20h30 maintenant. Il n'avait pas arrêté de la reprendre entre chaque question, histoire de la faire enrager. On peut dire qu'il avait pris son pied. Ses réponses n'avaient eu aucun rapport avec les questions posées. Son petit jeu avait duré presque 2h30, il ne s'en était pas lassé, mais il s'était fait prendre à son propre piège. Il allait être en retard à son rendez-vous s'il persévérait. Toutefois, il devait bien avouer que plus ils avançaient dans les questions plus celles-ci devenaient pertinentes. Il voyait bien qu'elle essayait de faire du mieux qu'elle pouvait malgré l'agacement, l'irritation, la colère et la frustration qu'il pouvait déceler sur son visage et dans son ton.
Elle se rendait bien compte de ce que cet abruti essayait de faire. La faire sortir de ses gonds. Ce qu'il ne savait pas c'est qu'elle pouvait être coriace s'il le fallait. Elle vit qu'il n'avait pas cessé de regarder sa montre durant l'interview. Il devait être attendu. Eh bien c'est ce qu'on verra, se dit-elle. Elle n'allait pas le lâcher comme ça. Elle poursuivait l'interrogatoire sans se soucier du fait qu'il trépignait d'impatience sur sa chaise.
« Un problème ? » Demanda-t-elle.
« Oui, cette interview prend des heures et j'ai un autre rendez-vous. Alors si on pouvait accélérer le mouvement ça m'arrangerait. »
« Je n'ai pas fini. Vous vouliez refaire cet entretien donc on va poursuivre. Il ne fallait rien demander sinon. »
« Ce n'est pas moi qui ai voulu la refaire mais mon entraineur. »
« A tergiverser comme on le fait on n'avance pas plus là. » Rétorqua-t-elle, souriant d'un air glorieux.
Ron avait de nouveau jeté un coup d'œil à sa montre et il était déjà 20h30. Apparemment, elle ne lâcherait pas le morceau comme ça. Il déclara :
« Visiblement, nous allons en avoir encore pour un certain temps, je vous propose de finir ça devant un dîner. Qu'en pensez-vous ? Rassurez vous ce n'est pas un rendez-vous galant, c'est juste que je commence à avoir sérieusement les crocs ! »
Hermione était abasourdie, elle ne s'était absolument pas préparée à ça. Elle mit quelques secondes à donner sa réponse. Elle le considéra et constata qu'il ne se moquait pas d'elle. Elle accepta. Avant de partir, elle alla se rafraîchir aux toilettes. Pendant ce temps, Ron en profita pour appeler sa conquête en s'excusant de ne pouvoir être au rendez-vous, mais lui en promit un autre prochainement. Hermione sortit des toilettes et ils partirent en direction d'un restaurant.
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Ils choisirent de manger dans un petit restaurant italien que Ron connaissait dans ce quartier. Ils étaient peu nombreux ce qui permettait de poursuivre l'interview de manière plus intime. Ils finirent l'entretien au moment où le plat principal arrivait. Ron voyait qu'Hermione commençait à se détendre, il en profita pour faire un peu plus connaissance avec elle. Car même s'il trouvait qu'elle était exaspérante, elle n'en était pas moins intéressante.
« On se voit souvent ces derniers jours, et je ne connais même pas votre nom » Dit-il.
« Granger. »
« Quoi ? C'est pas votre prénom ça ! »
« Hermione. »
« Her… Quoi ? »
« Vous êtes sourd ma parole ! Ou vous le faites exprès pour me faire enrager ! Je vous préviens tout de suite, ça ne marchera pas. »
« Non je ne suis pas sourd ! C'est juste que c'est la première fois de ma vie que j'entends quelqu'un s'appeler comme ça. »
« Oui je sais, mon prénom est peu connu. Une originalité de mes parents, de mon père plus particulièrement. » Murmura-t-elle, mal à l'aise, les joues rougies.
« Manifestement, vous n'aimez pas le sport. Vous allez souvent au cinéma ? » Demanda Ron.
Hermione restait méfiante mais lui répondit. « Oui, visiblement plus que vous. »
« Oui, c'est vrai. J'ai peu de temps pour ce genre de loisirs et y aller seul, c'est pas mon truc. »
Ils finirent leur plat. Ron commanda un gros dessert (Banana Split), par contre, Hermione s'en abstint, elle n'avait même pas fini son plat de pâtes. Ron lui proposa de prendre un dessert mais elle refusa.
« Allez ! Prenez-en un. Je vous le paie. »
« Là n'est pas la question. Je peux me le payer moi-même. C'est juste que je n'arrive plus à avaler quoi que ce soit. D'ailleurs, je me demande comment vous pouvez encore manger ça. » Dit-elle avec une moue écœurée, pointant du doigt le dessert.
« Ne cherchez pas, je suis très gourmand. Ce qui fait le plus grand bonheur de ma mère. » Répondit il d'un large sourire.
« Alors, assumez-la votre gourmandise et ayez au moins le courage de commander votre deuxième dessert tout seul ! »
« On peut dire que vous n'êtes pas commode vous ! »
« Oui, je sais et si vous n'êtes pas content, c'est la même chose. »
Pendant que Ron finissait d'engloutir son deuxième dessert, Hermione parcourut la salle du restaurant et s'aperçut qu'il ne restait qu'eux. Elle fit comprendre par un signe de tête à Ron qu'il était temps qu'ils partent car le restaurant allait bientôt fermer ses portes. Au moment de l'addition, Hermione sortit sa carte bleue et paya. Ron n'eut même pas le temps de dire 'ouf'.
« J'aurais préféré payer vous savez, tout du moins ma part. Je suis gêné. » Dit Ron, contrarié et embarrassé.
« Je dégaine ma carte bleue plus vite que mon ombre. Et je n'ai pas pour habitude qu'un homme paie l'addition pour moi. Je suis une grande fille. » Répondit elle, dédaigneuse.
Ron releva les sourcils manifestant son incompréhension. Cette fille était un 'tue l'amour' à elle toute seule.
« Je vais vous raccompagner. » Proposa-t-il.
« Non merci, pour ça aussi, je sais me débrouiller seule. »
« Mais vous êtes insupportable ! Que vous le vouliez ou non, je vous raccompagnerai. On ne m'a pas élevé comme ça. Je ne peux pas vous laisser repartir seule. On ne sait jamais. »
« Je viens de vous dire que je n'avais pas besoin d'un chaperon ! »
« Melle Granger, ceci n'est pas une proposition, mais un ordre ! »
« Je ne vous permets pas de prendre des décisions pour moi, Monsieur ! »
« Vu que vous êtes têtue comme une mule, je n'ai pas d'autres moyens ! »
Ron prit Hermione par le bras qui se débattait. Il héla un taxi qui s'approchait. Tenant toujours Hermione par le bras, il ouvrit la portière, elle le tapait de toutes ses forces sur le bras et essaya à plusieurs reprises de lui donner des coups de pieds, en vain, Ron enfourna Hermione prestement dans le taxi. Le chauffeur, très amusé, leur demanda leur destination. Ils répondirent en même temps leur adresse respective. Hermione jeta un regard venimeux à Ron, il fit un geste pour qu'elle redonne son adresse au chauffeur. Elle se calma légèrement et récita de nouveau celle-ci. Le conducteur embraya.
Pendant tout le trajet, ils ne desserrèrent pas une fois les dents. Ils se regardaient chacun leur tour. Hermione restait toujours fâchée, le regard empli de colère. Quant à Ron, il en jouait. Il la trouvait horripilante mais extrêmement amusante.
Arrivés devant l'immeuble d'Hermione, Ron demanda au chauffeur de l'attendre. Ils sortirent de la voiture. Ron tendit sa main pour qu'Hermione la serre. Elle hésita mais la prit.
« Désolé d'avoir été un peu brusque mais vous ne m'avez pas laissé le choix. » Hermione voulut rétorquer quelque chose mais Ron ne lui en laissa pas l'occasion, il reprit. « Non, ne dites rien, je sais ce que vous pensez. Mais, je ne pouvais décemment pas vous autoriser à rentrer seule. J'aurais eu trop de scrupules et d'inquiétudes. Merci d'être venue pour refaire l'interview. Je ne pense pas que nous aurons l'opportunité de nous revoir. » Ron n'avait toujours pas desserré la main d'Hermione. Celle-ci s'en aperçut et voulut la retirer mais Ron la serra encore plus.
« En effet, je n'ai pas du tout apprécié ce que vous avez fait. Je pense également qu'il y a peu de chances que l'on se revoit sauf si le sort s'acharne contre moi. Maintenant, veuillez me lâcher la main, s'il vous plaît. » Dit elle en essayant tant bien que mal de la dégager.
Ron la lâcha enfin, à regret, car il savait que ça la mettait très mal à l'aise. Et il adorait ça. Elle le regarda, les joues enflammées, le salua d'un « Bonsoir ». Il l'observa pendant qu'elle entrait dans son immeuble, elle se retourna avant de refermer la porte. Ron lui fit un geste de salut, le sourire au coin des lèvres. Elle releva les yeux en signe d'exaspération. Ron riant, s'installa dans la voiture et donna son adresse au chauffeur.
« Si je puis me permettre, Monsieur, vous faites un drôle de petit couple, tous les deux. » Plaisanta-t-il.
« Vous rigolez, ce n'est pas ma petite amie ! Mais elle me fait mourir de rire tellement elle est coincée. J'adore la taquiner, c'est tout. Et il y a peu de chances que l'on se revoit, croyez-moi. » Répliqua Ron
« Mais vous savez ce qu'on dit, 'Qui aime bien, châtie bien'. »
« Mouais… » Dit Ron, tournant la tête vers la vitre pour mettre fin à la conversation. Il ne savait pas ce qu'il devait en penser. Elle était froide, susceptible, colérique, négative. Cependant, elle était assez jolie, ses lèvres étaient charnues, et l'accident du chemiser où il a pu observer sa poitrine avait été plus que… tendu, surtout dans son pantalon. Bref, elle ne le laissait pas indifférent, et ça l'énervait. Elle n'était pas du tout son genre, en plus. Les ennuis commençaient.
