Chapitre4 : Les Maraudeurs et le Poudlard Express
Sirius attendait que son ami ait dit au revoir à ses parents pour transplaner en même temps que lui. Il avait hâte de retrouver James et Peter, qu'ils devaient retrouver dans un wagon précis du Poudlard Express. Son impatience se trahissait dans la façon qu'il avait de se passer la langue sur les lèvres ou encore dans la manière dont il se plaçait déjà sur le palier, bien que son ami ne soit pas encore sortit du salon, duquel il entendait les conversations s'éterniser. Quand enfin son ami apparut, Sirius eu un sourire crispé auquel Remus répondit par un rire amusé.
-« Ne t'en fais pas ! Tu vas le retrouver, ton château adoré !
- Pas si tu mets tant de temps à te préparer ! Sérieusement Rem', on dirait une fille ! »
Remus se remit à rire, et Sirius se laissa entraîner malgré lui devant l'hilarité de son camarade. Puis ce fut le dernier au revoir, les derniers remerciements. Enfin Sirius se sentit aspiré dans le tourbillon qui devait l'amener sur la voie neuf trois-quarts. Ils avaient transplané.
Sirius bondit d'excitation en apercevant le train qui les mènerait dans leur école, qu'ils chérissaient tant.
-« Patmol ! Hurla quelqu'un.
Il n'eut pas le temps de se retourner que déjà il se faisait attraper dans un étau de géant. James venait de lui faire câlin.
-Ahh ! Mon Jamie !
-J'ai gagné un nouveau surnom ? S'étonna James, en se retournant vers Remus pour le prendre dans ses bras.
-Monte ! Lui cria Sirius, hilare. On a pleins de trucs à te raconter ! »
Ils se firent, tout heureux, les récits de leurs vacances respectives. James eut une petite moue triste en apprenant que son ami avait choisie d'aller chez Remus plutôt que chez lui, mais il ne lui fit aucune réflexion. Vu la situation, il paraissait peu indiqué d'en rajouter une couche.
-« Une minute, les interrompu Remus alors que James leur faisait le récit d'un match de Quidditch qu'il avait vu pendant les vacances, quelqu'un sait où est Peter ? »
Un silence gêné s'installa entre les trois jeunes hommes.
-« Personne ne l'a vu monter dans le train ? » S'étonna Sirius, au bout de quelques secondes.
Remus et James firent non de la tête. Puis ils entendirent soudain un bruit d'explosion dans le couloir. Sirius se jeta dehors, suivit des deux autres maraudeurs : de l'action, enfin !
Un nuage de poussière s'éleva de l'endroit où avait visiblement eu lieu la déflagration. James et lui s'y jetèrent presque en même temps, pour découvrir leur ami Peter, recroquevillé par terre, le visage noir de poussière.
-« Peter ! S'exclama Remus en se jetant près de lui. Ça va, tu n'as rien ?
-Ca va… » Marmonna le pauvre garçon, avec un sourire crispé.
Sirius et James échangèrent un regard entendu. Puis ce dernier articula silencieusement entre ses lèvres « Malefoy ». A peine avait-il achevé d'articuler que d'autres détonations retentirent. Ils étaient pris pour cible ! Avec rage, les deux garçons se mêlèrent dans la bataille, tandis que Remus emmenait Peter un peu plus loin, dans un endroit un peu plus calme. Sirius venait, avec un cri de joie, de stupéfixier Lucius Malefoy lorsqu'une voix féminine se fit entendre le long du couloir.
-« Arrêter ! Stop ! S'il-vous-plait, vous l'avez blessé ! »
Les jeunes gens s'arrêtèrent progressivement devant le désarroi de la personne qui avait crié. Une jeune femme plutôt jolie apparut au loin, derrière le nuage de fumée.
-« Il faut appeler quelqu'un ! Cria-t-elle en tournant son visage dans la direction de James et Sirius. S'il-vous-plait, il saigne ! »
- Alors qu'est-ce que vous entendez ? Les railla Malfoy, qu'un de ses amis avait libéré du sortilège. C'est vous, les chevaliers servants de ce château !
-Tais-toi Malfoy ! Hurla la jeune fille. C'est un de tes amis qui l'a blessé, le sort venait de ta direction ! Alors vas-y ! Qu'est-ce que tu attends ? Qu'il se vide de son sang ? »
Elle tenait dans ses bras un petit garçon, sans doute de première année. Il tremblait, de peur ou de froid. Une mare de sang s'agrandissait à ses pieds.
De près, avec ses cheveux en bataille et son chemisier à moitié déboutonné, elle était vraiment très belle, songeait Sirius. Cependant quelque chose clochait dans son uniforme: sa cravate était blanche, comme eux avant la répartition. Elle n'avait pas encore de maison.
Une fois revenu dans leur wagon, James se tourna vers son ami :
-« Tu as vu sa cravate !
-Une nouvelle arrivante…
-Et pas des plus laides », ajouta James avec un clin d'œil entendu dans la direction de son ami.
