Bonjour!
Je suis sincèrement désolée pour cette petite absence. j'ai eu besoin de faire une légère pause, cerveau saturé.
Mais ça y est, c'est reparti. (d'ailleurs les autres fics vont suivre, j'attends le retour de ma beta)
Bonne lecture à toutes!
Auteur : Heavyinfinity
Nb de chap : 34
Univers de SM
Beta: Tracie (love-jella19)
A Moment Changes Everything : Chapitre 4
JPOV
Je m'assis dans le fauteuil en face d'Andy et attendis de voir ce qu'il allait faire. Cela m'intéressait de voir s'il allait suivre les instructions de Bella ou non. Maintenant, il dégageait de la curiosité, et l'intense inquiétude qu'il ressentait, quand il avait frappé à la porte de Bella, était maintenant partie. Il me fixait en retour, maintenant le contact. Clairement, il m'évaluait, mais son expression était plus spéculative qu'antagoniste. Je le regardai à mon tour, gardant mon visage impassible. Le silence était pesant, et je me demandais s'il prévoyait de me regarder comme ça, jusqu'à ce que Bella revienne. Je n'avais aucune envie d'écarter Andy, puisque, visiblement, il n'agissait qu'en raison de son inquiétude pour Bella.
Je décidai de prendre la parole et de voir où cela nous mènerait. « Est-ce que c'est un problème que je sois là ? » Demandai-je, m'assurant de rester poli. Il remua ses lèvres en un petit sourire.
« Le fait que tu sois là n'est un problème pour moi que si cela cause des ennuis à Izzy. » Répondit-il doucement. « Elle ne m'a jamais raconté son histoire mais je sais que ça a été vraiment dur. Pour autant que je sache, elle a été complètement livrée à elle-même. » Il détourna le regard un moment, rassemblant ses pensées, apparemment. « Et là, tu débarques, et je dois me demander si c'est une bonne ou une mauvaise chose pour elle. » Dit-il, sur un léger ton d'excuse. « J'ai accepté de ne pas jouer la carte de l'inquisition, mais je ne me sentirai pas bien si je ne te demandais ce que tu représentes pour elle, et pourquoi tu es ici. » Il se retourna vers moi et releva un peu la tête, attendant ma réaction.
Je soupirai, essayant de trouver les mots qui le rassureraient, sans pour autant ouvrir la porte à des questions auxquelles je ne pourrais pas répondre. Je pouvais sentir qu'il se souciait sincèrement de Bella, et je voulais lui faire honneur, avec le plus de vérité possible. J'entamai ma réponse. « Je ne vais pas te raconter l'histoire de Bella, ce n'est pas à moi de le faire. Je te dirai que je n'ai jamais eu l'intention de lui faire du mal, mais j'ai fait quelque chose qui a fait qu'elle s'est retrouvée seule. »
Il inclina sa tête sur le coté. « Bella, hein ? Ca lui va bien. » Dit-il doucement en hochant la tête, espérant clairement plus d'informations. Mon cerveau vampirique travaillait vite, filtrant la vérité, pour ce que cela devienne quelque chose que je puisse dire.
« Elle était avec mon frère adoptif, Edward. Je n'avais jamais vu deux personnes s'aimer autant qu'eux. Toute notre famille était folle d'elle, et elle nous aimait aussi. Mais… Notre famille s'est associé à des personnes qui n'étaient vraiment pas fréquentables. » Je grimaçai légèrement, tandis que j'essayais de dissimuler notre rencontre avec James et Victoria. « Bella a été exposée à certaines de ces personnes, et l'a vraiment échappé belle. Puis j'ai perdu le contrôle d'une situation, et Bella a couru un grand danger. Edward a décidé qu'elle serait mieux sans nous dans sa vie, et nous l'avons quittée. Tu devras lui demander ce qu'il s'est passé ensuite, mais tout revient au fait que je suis celui qui l'ai mise en danger. » Je m'avançai dans mon fauteuil et passai ma main sur mes yeux, sentant le poids de la vérité peser sur moi.
Quand je relevai les yeux, il me regardait toujours. « Je vois. » Dit-il. Je fus frappé par la sensation qu'il voyait bien plus que je ne le voulais. Ses émotions étaient, désormais, un mélange d'inquiétude pour Bella, et une pointe de respect pour moi. « Est-ce qu'elle t'a dit comment nous nous étions rencontrés ? » Demanda-t-il en arquant un sourcil. Je soupirai en sentait ma propre tristesse décupler par la sienne.
« Oui. » Dis-je simplement. « Je ne pourrais jamais te remercier assez pour lui avoir évité d'avoir à revivre ça. » Il regarda au loin, tout en triturant le coussin sur le canapé.
« J'aurais juste aimé pouvoir empêcher la première fois. » Dit-il tristement. « J'étais trop défoncé pour m'en rendre compte la première nuit. Puis, quand je l'ai revue, j'ai réalisé ce qu'il s'était passé. Elle avait cette expression sans vie sur le visage, et je n'ai pas pu le supporter, alors, je lui ai offert un endroit où rester. » Dit-il, sans aucune émotions. Je sentis le besoin urgent d'apaiser sa conscience.
« Tu as fait ce que tu as pu. Tu l'as sauvée, Andy. » Je pouvais dire qu'il ne me croyait pas. « Tu n'es pas responsable de ce que ce connard lui a fait. Tu as vu une fille qui avait besoin d'aide, et tu l'as aidée. »
Je lui envoyai un petit coup de sincérité, espérant que ça l'aiderait à accepter ce que je disais. Je fus surpris de le voir légèrement tressaillir quand je le fis. Il secoua rapidement la tête, puis se retourna vers moi, brusquement. Ses émotions devinrent plus nettes quand il parla à nouveau.
« Donc, maintenant que tu l'as trouvée, que comptes-tu faire ? Est-ce que tu vas rester dans le coin, ou est-ce que tu compte encore disparaître et la laisser ? » Dit-il, sa voix un peu plus haute. Je sentis une vague de frustration avec sa question, mais je me forçai à me focaliser sur le fait qu'il demandait parce qu'il s'inquiétait pour Bella. Je devais le respecter pour me tenir tête, alors même que je voyais des signes indiquant que la drogue s'évacuait de son système.
« Je ne vais nulle part, Andy. Même si ce n'était pas de ma faute qu'elle soit ici, comme ça, je ne pourrais pas m'en aller. Je vais l'aider, peu importe la façon, comme elle le voudra. » Je me décalai dans le fauteuil en entendant l'eau s'arrêter dans la salle de bain. Je savais que nous n'aurions pas beaucoup de temps pour finir notre discussion, alors je le regardai à nouveau dans les yeux. « Je comprends que tu tiennes à elle, et j'en suis content. Le fait est, qu'il n'y a rien que je puisse te dire, dans l'immédiat, pour te convaincre que je suis bien pour elle. Je te le prouverai en même temps que je le lui prouverai. »
Je notai que ses mains tremblaient de plus en plus et je pouvais presque sentir le besoin de drogues grandir en lui. A cet instant, je fus frappé par la similarité entre nous, et réalisai que je l'avais durement jugé. Au moins, ce dont il avait besoin ne faisait de mal qu'à lui-même. Si je succombais à mon envie, quelqu'un mourrait.
Nous nous tournâmes en entendant Bella approcher du salon. Elle haussa les sourcils. « Tous les deux en un seul morceau, je vois. » Dit-elle avec ironie. « Est-ce que tout le monde a été sage ? » Je lui souris, appréciant l'humour piquant dans le ton de sa voix.
« Oui Ma'am. » Dis-je, avec mon accent traînant. Elle éclata de rire face à mon exagération et me tendit ma veste. Mon sourire s'agrandit en entendant son rire. Je ne me souvenais pas l'avoir beaucoup entendu rire à Forks, mais, une fois encore, nous n'étions pas souvent ensemble. « Tu es prêtes pour le petit déjeuner ? » Lui demandai-je.
Je vis Andy se lever du canapé, grattant distraitement ses bras. « Je vais retrouver quelques amis. » Marmonna-t-il. Les yeux de Bella se voilèrent légèrement de tristesse.
« Fais attention, » Murmura-t-elle quand il passa près d'elle.
« Toi aussi, Bella. »
Elle se tourna vers moi et arqua un sourcil quant à l'utilisation de son nom. « J'en conclus que vous avez parlé de mon passé. » Dit-elle, plissant les yeux.
Je réalisai qu'elle pensait que j'avais raconté son histoire à Andy. « Bella, je n'ai pas trahi ta confiance. S'il veut connaître ton passé, il devra venir te voir. Il voulait juste s'assurer que je n'étais pas là pour profiter de toi. »
Son expression se détendit et elle haussa les épaules. « Ok alors, allons nourrir l'humaine. » Dit-elle. J'étais content de la voir sourire en parlant.
« Après toi, Bella. » Dis-je en nous dirigeant vers la porte.
Je la suivis hors de l'immeuble et le long de la rue, tandis qu'elle se dirigeait en direction de Broadway. « Il y a un resto quelques blocs plus bas. » Dit-elle pendant que nous marchions. Elle portait ses habituels jean et sneakers, et je remarquai que son jean était bien usé à certains endroits et un peu large au niveau de ses hanches. Sa veste semblait être en bon état, mais pas assez épaisse pour l'hiver froid.
Je voulais lui offrir ma veste comme épaisseur supplémentaire, mais je savais que j'attirerais l'attention en me promenant en t-shirt par ce temps. Je serrai le poing, tourmenté par l'image d'elle ayant froid et faim. Je vis qu'elle scannait toujours la foule, à la recherche de Victoria, et grinçai des dents, frustré par la raison de sa peur. Je devais combattre le besoin urgent de la conduire à mon appartement, où elle serait au chaud et en sécurité. Je savais que j'avais beaucoup à apprendre sur Bella, mais j'étais déjà plutôt sûr qu'elle n'apprécierait pas l'implication qu'elle ne puisse pas prendre soin d'elle-même. Ca allait être dur de trouver des moyens pour l'aider, sans qu'elle trouve ça insultant.
Je passai la porte du resto derrière elle et attendis pendant qu'elle demandait une table à la serveuse. L'endroit était calme vu que nous étions en avance sur le rush du dimanche matin. Bella n'ouvrit même pas le menu. Quand la serveuse vint à notre table, elle commanda des grandes assiettes avec du café et du jus de fruits. Je la regardai, les sourcils relevés, quand la serveuse repartit.
« Quoi ? » Demanda-t-elle. « Je me suis dit qu'il valait mieux que je prenne quelque chose que j'aime, puisque tu ne vas pas le manger. » Je lui souris en répondant.
« Je t'en prie, c'est moi qui offre, après tout. » Nous ne dîmes plus rien alors que la serveuse revenait avec les boissons. J'aimais regarder l'expression de Bella quand elle buvait le café. Je mis mes deux mains autour de ma tasse, savourant la chaleur.
« D'accord, Jasper Hale, il est temps de finir ton histoire. » Dit-elle en reposant sa tasse.
« C'est Whitlock, » La corrigeai-je doucement. Elle avait un air confus. « Mon nom est Jasper Whitlock, Bella. J'ai pris le nom de Rosalie, quand Alice et moi avons rejoint les Cullen. Après mon départ, j'ai repris mon vrai nom. » Elle hocha la tête.
« Jasper Whitlock, alors. Ca te va bien. » Dit-elle en reprenant son café. Je souris. « Ca le devrait, ce fut mon nom pendant longtemps. » Elle haussa les épaules. « Peu importe, crache le morceau. Alice a rompu, après une vision, et tu es parti. Qu'as-tu fait depuis ? Es-tu toujours en contact avec certains d'entre eux ? » Je regardai son visage pendant qu'elle parlait, me demandant si elle me questionnait, indirectement, au sujet d'Edward. Elle avait une expression curieuse mais pas impatiente.
Je décidai de lui répondre complètement. Si cela la contrariait, nous aurons juste à y faire face. « Je suis parti il y a environ un an et demi. Ils étaient en Alaska à cette époque, mais ils n'avaient pas prévu d'y rester très longtemps. Depuis, je n'ai fait que bouger. Je reste dans les grandes villes, mais jamais plus de quelques mois dans chaque endroit. Je parle avec Emmett par téléphone et j'envoie des mails à Esmé de temps en temps, mais c'est tout. »
Elle releva les yeux quand la serveuse revint avec deux énormes assiettes de nourriture. Je la regardai commencer à manger. Elle plongea dedans, appréciant visiblement ce qu'il y avait. J'adorai la regarder manger, mais je savais que nous avions encore d'autres questions à aborder. « La dernière fois que j'ai vu Edward, c'était deux semaines après notre départ de Forks. » Elle mâcha plus lentement et baissa un moment les yeux vers son assiette.
Je commençai à m'inquiéter qu'avoir amené Edward dans la discussion soit une erreur, mais son visage était calme lorsqu'elle releva les yeux. Elle tendit la main et piqua un morceau de bacon sur mon assiette intacte. Je pris automatiquement une fourchette et me mis à pousser un peu la nourriture, pour que cela soit moins évident que je ne mange pas.
« Alors comment tu te débrouilles tout seul ? » Demanda-t-elle avec un petit sourire. « Je suppose que j'aurai dû vérifier si tu avais les moyens pour mon appétit avant de te désigner volontaire pour me payer le petit déjeuner. » plaisanta-t-elle.
Je lui souris tout en lui répondant. « Tu n'as pas encore cassé la banque, Bella. Je réussis à rester à flot, même sans savoir ce que le futur réserve pour le marché des actions. » Je me rendis compte qu'elle avait essayé de déplacer la conversation vers un sujet moins important, et j'étais tombé dans le panneau.
Je choisis de lui donner plus d'informations personnelles me concernant, espérant qu'elle s'ouvrirait un peu plus sur elle, plus tard. « Quant à être tout seul, c'est plutôt bien. Mieux que je ne le pensais. » Je cherchais les mots pour lui décrire combien j'avais changé. « Je suis sûr que tu as remarqué que j'ai beaucoup plus de contrôle sur ma soif maintenant, en particulier parce que je ne ressens plus la soif des autres en plus de la mienne. »
Elle secoua la tête tout en volant mon toast. « Je n'avais jamais pensé à ça avant, Jasper. Ca doit sûrement être difficile à gérer. » Dit-elle avant de croquer un morceau.
« Je ne peux pas reporter toute la faute là-dessus, Bella. J'ai aussi travaillé très dur pour construire ma résistance à être au milieu d'autres personnes. » Clarifiai-je.
« Quand même, Jasper. C'est quelque chose dont tu peux être fier. Je me souviens comme c'était dur pour toi d'être simplement assis au lycée, et maintenant, tu vas dans les bars, et tu t'assoies à côté d'humains qui dorment, sans problème. »
Je ris légèrement. « En fait, je n'avais pas tenté l'expérience de la nuit avec quelqu'un d'autre, alors je ne sais pas encore si je peux en tirer tous les honneurs, Bella. » Je ramenai la conversation sur ma vie personnelle, notant qu'elle savait bien manipuler nos sujets de discussion. Elle avait dû développer cette habilité durant les deux dernières années, pour détourner la curiosité des autres à son sujet.
« Je dois admettre que certains côtés ont été plus durs, toutefois, » Dis-je doucement. « Ce fut… Difficile de s'habituer à vivre sans Alice. » Avouai-je. Je n'avais pas vraiment parler de la fin de mon "mariage" avec qui que ce soit, même pas Emmett. Mais je savais que si je voulais que Bella me laisse entrer dans sa vie sur le long terme, je devrais lui donner une raison de me faire confiance.
Elle écarquilla les yeux et son expression s'adoucit. « Je n'arrive pas à imaginer comme ça a été difficile, après tout ce temps passé ensemble. » Dit-elle gentiment. J'étais content de voir que tout ce qu'elle avait traversé ne lui avait pas enlevé sa compassion pour les autres. Elle poussa son assiette vide et posa sa main sur la table. Je regardai, stupéfait, tandis qu'elle tendait la main, tout doucement, et la posait légèrement sur mon bras.
Nous soupirions au même moment, alors que ce merveilleux calme s'abattait nous. J'étais tellement perdu dans l'instant que je ne remarquai même pas la serveuse approcher. Je fus réellement surpris quand elle nous demanda si nous voulions autre chose. J'étais étonné de voir que Bella avait pratiquement nettoyé nos deux assiettes. Bella déclina toute nourriture supplémentaire, et je retirai ma main, à contre cœur, pour payer la note. Je la suivis quand elle se leva et se dirigea vers la porte puis sur le trottoir.
Elle se tourna vers moi pendant que nous marchions. « Et ton petit déjeuner, Jasper ? » Demanda-t-elle avec un sourire.
Je lui souris en retour en répondant. « Dernièrement, je suis plus de l'après-midi pour mes casse-croûtes, Bella. » Elle rit un peu et continua vers son appartement. « J'espérais que nous pourrions parler un peu plus chez toi, ce matin. » Dis-je avec hésitation. Elle ralentit son allure et hocha légèrement la tête. « Habituellement, je vais chasser l'après-midi, et j'ai quelques trucs à faire après ça, aujourd'hui. »
Je la vis se tendre et me demandai ce qui l'avait contrariée. « Pas de problème, Jasper. Je ne veux pas t'empêcher de faire quoique ce soit. » Je sentis une petite pointe de tristesse de sa part avant que ça ne disparaisse. Elle regarda au loin et poursuivis. « C'était bon de te voir et de prendre des nouvelles, mais je n'aime pas trop ressasser le passé. Peut-être que nous pourrions juste nous dire au revoir ici, et laisse tomber le cœur à cœur. » Dit-elle sèchement.
Ma tête pivota quand je réalisai qu'elle pensait que je la quittais de façon permanente. J'aurais dû faire plus attention à mes paroles, sachant comment elle avait perdu toutes les personnes qui comptaient pour elle. Je cherchais le meilleur moyen de la rassurer sans avoir l'air d'être trop insistant.
« Bella, j'espère vraiment que tu me laisseras venir chez toi. Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses que nous ne nous sommes pas dites, et c'est une bonne occasion de le faire pendant que ton colocataire n'est pas là. » Dis-je rapidement. Ses épaules étaient toujours crispées et je savais que je la perdais. « Je dois partir chasser cet après-midi, mais après ça, j'espérais pouvoir venir te chercher. Nous pourrions te prendre à manger et aller chez moi, si tu veux. » Je m'obligeai à ne pas avoir l'air de supplier.
Son cœur accéléra un moment avant de se calmer. Elle ne se retourna pas vers moi et murmura sa réponse, réalisant que j'entendrai. « D'accord, Jasper. Viens. » Elle tourna dans son immeuble et je la suivis dans les escaliers.
BPOV
Je pris mes affaires et fonçai dans la douche. J'étais énervée après Andy et Jasper, mais pour différentes raisons. J'étais énervée qu'Andy ait interrompu notre conversation. J'étais tellement confuse par ce que Jasper m'avait dit au sujet d'Alice, et j'avais envie de poser plus de questions. J'étais aussi inquiète qu'Andy commence à poser trop de questions auxquelles il serait trop risqué de répondre.
Et Jasper, pensai-je. Qu'est-ce qu'il y a avec ces hommes Cullen et leur tendance à se blâmer pour tout ce qui se passe dans l'univers ? Il était vrai que c'était l'erreur de Jasper, cette nuit là, qui avait fait réalisé à Edward qu'une vie avec moi était trop compliquée, mais vous pourriez tout aussi facilement reporter la faute sur Alice pour avoir utiliser du papier cadeau et non une boîte. Je soufflai encore alors que je finissais ma douche. Je terminai de me préparer rapidement, m'inquiétant pour les deux hommes assis dans le salon.
Je fus soulagée de voir qu'ils avaient tous les deux l'air calme quand j'entrai dans la pièce. Je soupirai pour moi-même quand je vis qu'Andy était agité. Il partirait bientôt pour aller chercher son prochain fix. Il avait une si bonne âme, mais il se perdait un peu plus chaque jour. Je les taquinai sur le fait qu'ils aient survécu pendant ma douche et Jasper me gratifia d'un "oui Ma'am" avec son accent. C'était si adorable que je ne pus m'empêcher de rire. Ca faisait vraiment du bien de rire, et je me rendis compte que je ne me souvenais pas de la dernière fois où c'était arrivé. Je vis qu'il me souriait vraiment, et je fus étonnée par la façon dont cela illuminait son visage. Je n'arrivais pas à me souvenir de l'avoir vu beaucoup sourire à Forks, et whoa, ce que Forks avait loupé ! Ses yeux ambre brillaient légèrement d'amusement, et une mèche de ses cheveux blonds retombait sur son visage. Je dus vraiment m'empêcher de tendre la main pour la remettre en place.
Andy s'excusa et se prépara pour aller se défoncer quand il lâcha mon vrai prénom. Je me mis immédiatement en colère et interrogea Jasper sur ce qu'il avait raconté à Andy. Je fus soulagée quand il me dit qu'il ne m'avait pas trahie. Je me sentais un peu mal pour avoir douter de lui, mais ce n'était pas prudent qu'Andy en sache trop à mon sujet. Nous sortîmes de l'immeuble et je me mis en route vers mon resto préféré. Je marchais rapidement dans l'air froid, réfléchissant activement. Je commençais à angoisser à l'idée de passer plus de temps avec Jasper.
Me réveiller ce matin alors qu'il me tenait la main, avait été surréaliste. Dans le cocon de ma chambre, il m'avait semblé naturel de partager mon histoire avec lui, et je ne pouvais nier qu'il m'avait réconfortée. Mais maintenant que nous étions dehors, dans le monde réel, je me demandai s'il était sage de le laisser entrer dans ma vie. Je m'étais habituée à me débrouiller seule, et l'idée de dépendre de quelqu'un était effrayant. Je ne pouvais pas me permettre de devenir trop émotive et faible, si je voulais rester concentrer sur ma survie. Je ne savais pas non plus quelles étaient les intentions de Jasper. Je ne pouvais pas croire qu'il voudrait changer sa vie de nomade pour moi, et j'avais besoin de me préparer au fait qu'il partirait, encore une fois.
J'étais déterminée à garder la discussion axée sur lui et ce qu'il faisait. Plus de grandes révélations sur mon passé. Avec un peu chance, il me suivrait dans cette direction, et nous pourrions, en quelque sorte, sortir en douceur de la vie de l'autre à la fin de la matinée. Je redoutais un au revoir inconfortable et commençai à passer en revue différentes excuses pour couper court à cette matinée. Nous arrivâmes au resto et nous installâmes à une table tranquille. Je commandai deux énormes petits déjeuners, lui souriant fièrement quand il me regarda curieusement. Le café était génial et je profitai de la chaleur en attendant que la caféine fasse effet.
Je décidai de prendre l'initiative de lui demander ce qu'il s'était passé après qu'Alice l'ait laissé tomber. Le fait qu'elle ait mit un terme à leur relation était encore dur à accepter. Puis il corrigea son nom et je compris. Le vampire assis en face de moi avait autant changé que moi depuis notre départ de Forks. Il me parla de son style de vie et des contacts qu'il avait avec les Cullen. J'écoutais attentivement tout en mangeant le fantastique petit déjeuner. Il y avait le loyer à payer et il ne resterait pas grand chose jusqu'à ce que je travail mercredi, alors j'avais prévu de me gaver. Puis il mentionna Edward et cela devint dur d'avaler.
Je me forçai à rester calme et détournai son attention en piquant un morceau de bacon dans son assiette. Je ne passais pas beaucoup de temps à repenser à Edward, mais les souvenirs me rendaient encore triste. Je n'avais jamais vraiment eu la chance de me remettre de la fin de notre relation, mais ce n'était pas vraiment le moment de le faire maintenant. Je reportai la conversation sur lui. J'étais réellement intéressée par ce qu'il avait fait par lui-même. Il semblait bien plus en paix qu'il ne l'était à Forks. J'étais fier de lui pour être passé à autre chose. Puis il dit que cela avait été difficile pour lui, et je ne pus m'empêcher de tendre la main vers lui. Je détestais qu'il ait souffert et qu'il puisse encore souffrir. Cette folle sensation de calme passa entre nous, et nous restâmes comme ça, jusqu'à ce que la serveuse mette fin à ce moment en nous apportant la note.
Je tentai de maintenir une conversation légère tout en marchant vers mon immeuble, quand il mentionna son besoin de partir chasser et les choses qu'il avait à faire. Je ne pus empêcher le sentiment de perte qui me balaya avant de le contrôler. Je me raidis et réalisai que j'avais raison de vouloir abréger tout ça. Si j'étais si déçue qu'il parte, le voir encore plus longtemps ne ferait qu'augmenter ma peine. J'essayai de me débarrasser de lui, mais il me surprit en offrant de revenir me chercher pour m'emmener chez lui ce soir. Il semblait tellement sincère que je trouvais incapable de lui dire non. Ma bouche forma les mots en un murmure, mais je savais qu'il m'entendrait lui dire qu'il pouvait venir avec moi pour que nous finissions de parler.
Il me tint la porte quand nous entrâmes dans l'immeuble et je notai à qu'elle point il était grand quand je passai près de lui. Il avait une sombre expression sur son visage pâle, tandis qu'il me suivait dans mon appartement. « Andy ne sera probablement pas de retour avant plusieurs heures au moins. » Lui dis-je. « Il n'aime pas être avec moi quand il est défoncé, pour je ne sais quelle raison. » Je haussai les épaules. Il hocha juste la tête et j'eus l'impression qu'il se battait contre un dilemme interne.
Je décidai de le questionner là-dessus alors que nous allions vers ma chambre. « Qu'est-ce qu'il y a Jasper ? On dirait que tu ne vas pas bien. Est-ce que tu as "faim" ? » Demandai-je nerveusement. Il soupira et secoua la tête. Je me demandais ce qui pouvait le rendre autant nerveux. Après mes révélations de ce matin, tout était presque dit.
Il repoussa une mèche de cheveux de son visage et me regarda droit dans les yeux. « Bella, est-ce que tu veux que j'appelle Edward ? »
Je m'assis sur mon lit et je (e regardai avec un air choqué, avant de répondre. « Pourquoi voudrais-je que tu fasses ça, Jasper ? »
Il eut l'air surpris par ma réponse. « Je sais juste qu'il voudrait savoir tout ça, Bella, il voudrait arranger les choses. »
Je réprimai une énorme montée de colère face à ce que Jasper venait de dire. Personne n'allait "arranger " ma vie, à part moi. « Jasper, Edward m'a parfaitement fait comprendre avant de partir de Forks, que je n'étais pas assez bien pour lui. J'ai du mal à croire que les choses que j'ai faites ces deux dernières années améliorent son opinion sur moi. » Soufflai-je rapidement.
Maintenant, c'était à son tour d'être abasourdi. « Pas assez bien pour lui ? Je ne comprends pas Bella. Ca n'a aucun sens. » Mon ventre se serra quand je réalisai que j'allais devoir élaborer le départ d'Edward. Ce n'était pas une chose à laquelle j'aimais penser, et en parler à quelqu'un ne faisait pas partie de ma top liste des choses amusantes à faire.
« Il m'a dit qu'il ne voulait pas de moi, Jasper. Qu'il était fatigué de devoir prétendre être humain avec moi, et que je n'étais pas assez bien. » J'étais contente de voir que je ressentais plus de colère que de tristesse. « Je ne pense pas qu'il puisse être plus clair que ça. Je ne vois aucune raison pour qu'il soit au courant de ma vie d'aujourd'hui. » Dis-je fermement.
Je fus surprise par la véracité de mes propos. Durant les premiers mois qui suivirent mon départ de Forks, j'avais rêvé qu'Edward me trouve, me prenne dans ses bras et m'emmène loin de tout. Mais la réalité avait fini par frapper, et j'avais juste arrêté d'y penser après un certain temps. Maintenant que j'en parlais à voix haute, je me rendais compte que l'abandon d'Edward perdait de son pouvoir sur moi.
Jasper me regardait comme si une deuxième tête avait poussé sur mon corps. Il s'assit par terre, son dos contre le mur. Il avait l'air de chercher ses mots. « Bella, je pense que je dois te dire quelque chose, mais j'ai peur que ça ne t'énerve. » Murmura-t-il. « Je pense que tu dois savoir, mais je ne sais pas si tu en as envie. »
Je glissai du lit et m'avançai pour m'agenouiller devant lui. Il me regarda sérieusement. « Je ne veux simplement pas empirer les choses, Bella. Après tout ce que tu as traversé, je ne veux pas en rajouter. »
Je pris lentement sa main dans la mienne, savourant la sensation de calme qui arriva. « Dis-moi simplement la vérité Jasper. Toujours la vérité avec moi. » Dis-je doucement.
Il attrapa fermement ma main et me regarda dans les yeux. Malgré le calme qui nous entourait, j'étais triste de voir l'agitation dans ses yeux. « Bella, il a menti. » Commença-t-il lentement. « Edward a menti quand il t'a dit ces choses. »
Je lui souris tendrement. « Jasper, tu n'as pas besoin d'essayer d'embellir les choses pour moi. Ça me rend triste, mais je ne laisse pas ça déterminer ma vie. »
Il secoua la tête. « Non, Bella. » Dit-il en serrant ma main plus fort. « N'oublie pas, j'étais toujours là, à sentir ce qu'il ressentait. Tout le temps… Quand il t'a rencontrée, quand vous étiez ensemble, même après notre départ. Il t'aimait, totalement. » Sa voix était rempli de conviction. Je m'accrochai un peu plus à sa main, mais je pouvais sentir l'angoisse s'insinuer dans notre petite bulle paisible.
Je me forçai à respirer calmement, et laissai les émotions arriver. Le contact avec Jasper semblait m'aider à rester en contrôle tandis que je sentis mes émotions se battre les unes contre les autres. Ma première réponse fut de la peine et une sensation de trahison. Si Edward m'avait aimée, pourquoi me faire si mal quand il était parti ? Il aurait dû savoir que ses mots me détruiraient. Je réalisai qu'il avait décidé de ce qui était le mieux pour moi, sans tenir compter de mon avis ou de mes sentiments. Je sentais la colère venir. Qui croyait-il être, me mettre en pièces parce qu'il pensait que je serais plus en sécurité, sans lui dans ma vie ? Jasper ne bougeait pas, il tenait ma main pendant que j'assimilai tout ça. Je commençais à réaliser qu'Edward avait toujours été légèrement condescendant durant notre relation, tellement sûr qu'il savait ce qu'était le mieux.
Le visage angélique de Jasper était marbré d'anxiété par rapport à ma réaction, mais j'étais reconnaissante qu'il me laisse du temps pour ressentir mes émotions. Il avait tellement l'habitude de répondre au ressenti des personnes, ça devait être comme une seconde nature, même s'il ne pouvait pas lire les esprits. Je soupirai de frustration en sentant les larmes couler. Je détestais pleurer quand j'étais en colère. Je regardai Jasper dans les yeux et redressai mes épaules. « Alors je suis désolée pour lui, Jasper, parce que ce n'est pas un vrai amour. Le vrai amour se construit sur le respect et la fidélité. Le vrai amour vous fait vous battre, pas vous sauver. »
Je sentis une autre pointe de colère sous la sensation de calme. « Quant à "arranger" ma vie, ce n'est le boulot de personne, sinon le mien ! » Dis-je vigoureusement. « Je me suis battue si fort, Jasper. Courant avec la peur au ventre, travaillant jusqu'à épuisement, mais j'y arrive. Je garde la tête hors de l'eau et je suis assise ici, vivante. Alors l'idée que qui que ce soit pense qu'il ait besoin de se précipiter dans ma vie et de prendre tout en charge pour que ça aille mieux, ne passe pas vraiment bien. J'ai 20 ans et je ne vais pas le laisser me traiter comme un gosse qui joue avec des couteaux de cuisines ! » Lui criai-je. « Alors non, Jasper, je ne veux pas que tu appelles Edward. Je ne pense pas vouloir jamais revoir Edward. » Dis-je, ma voix plus douce mais toujours ferme.
Ses lèvres commencèrent à former un petit sourire à mesure que je parlais. Je sentis notre sensation de calme commencer à changer doucement, et réalisai qu'il m'envoyait une vague de fierté. « Bon ok, Bella. Je suis désolé si je t'ai contrariée, mais je suis content de savoir comment tu te sens par rapport à ça. Je n'aurais pas trouvé ça bien, de ne rien te dire, » Dit-il en relâchant lentement ma main.
Je sentis une pression alors que le calme s'évaporait, et je me rendis compte que le contact de sa main froide dans la mienne me manquait aussi. Je me rappelai que c'était un territoire dangereux et que je devais éviter de devenir dépendante de lui. Je me reculai et me levai. « Je suis contente que tu me l'aies dit, Jasper. C'est bien que je sache. » Je me tournai et fis mon lit, ressentant le besoin de faire quelque chose en attendant qu'il réponde.
JPOV
Je fus soulagé quand Bella dit que je pouvais revenir à l'appartement avec elle, mais cela fut de courte durée. Je prévoyais de passer l'après-midi à aider Bella, mais je devins vite conscient qu'elle n'accepterait pas très bien que j'intervienne et je prenne tout en charge. J'allais devoir refréner mon besoin de m'amender pour l'avoir attaquée, pour ne pas la faire fuir avec mon interférence. Mon cerveau bourdonnait de possibilités et scénarios pour pouvoir rendre les choses meilleures pour elle, mais je réalisai que je devais savoir ce qu'elle voulait pour elle. Je me demandais s'il y avait quelqu'un qu'elle voudrait voir parmi les Cullen. Elle semblait tolérer ma réapparition dans sa vie, mais de temps en temps, je sentais une trace de réticence à être près de moi. Je ne savais pas si elle voudrait d'autres personnes de la famille dans les parages, ou si les voir lui causerait d'avantage de peine.
J'étais carrément frustré par sa capacité à bloquer mon don de lire les émotions. Je soupirai et réalisai que j'allais devoir parler et lui demander si elle voulait qu'Edward soit au courant. Si c'était ce qu'elle voulait, je le ferai. Edward et moi nous étions séparés en mauvais termes. J'étais toujours submergé par ma culpabilité, et il était presque paralysé par sa douleur d'avoir quitté Bella. Toutefois, je savais que je lui devais tout ce que je pourrais pour la rendre heureuse, alors si elle me le demandait, je ferai en sorte qu'Esmé l'appelle. Je redoutais pourtant de questionner Bella à ce sujet. Elle essayait clairement de garder des sujets de discussion superficiels, et ce serait certainement une conversation extrêmement personnelle.
Je la suivis dans son appartement, mais elle avait sûrement dû voir sur mon visage, le conflit qui se jouait en moi, parce qu'elle me demanda si j'avais faim. Je secouai la tête, dégageai mes cheveux de ma figure et lâcha ma question. « Bella, voudrais-tu que j'appelle Edward ? »
Elle s'assit brusquement sur le lit, clairement choquée. Son cœur battait plus vite quand elle me demanda pourquoi je pensais que c'était ce qu'elle voudrait. Je fus surpris par l'ardeur de sa question. Je lui expliquai que je savais juste qu'Edward voudrait savoir et aider. Son visage montra une trace de colère à un moment, et j'espérais, une fois de plus, pouvoir savoir ce qu'elle ressentait. Puis elle me raconta exactement la façon dont Edward l'avait quittée, les mensonges exacts qu'il avait utilisés pour s'assurer qu'elle ne le suivrait pas.
Durant une minute, je ne sus quoi dire. Je m'assis pour tenter de rassembler mes esprits. Je n'arrivais pas à imaginer comment Edward avait fait pour la convaincre qu'il ne tenait pas à elle. Son amour pour elle avait été si fort que c'en avait parfois été dur pour moi d'être près d'eux. Sa passion était presque mêlée à un désir obsessif de la protéger, et cela m'avait mis tellement souvent mal à l'aise que je les évitais. J'étais maintenant face à un autre choix. Devrais-je dire la vérité à Bella… Qu'il lui avait menti et qu'à ma connaissance, il l'aimait toujours ? Je n'arrivais pas à savoir si le fait de le savoir l'aiderait ou la blesserait.
Elle s'agenouilla devant moi, visiblement inquiète pour moi. Je fus encore stupéfait de voir à quel point elle était altruiste. Je lui expliquai mon hésitation de lui faire part de quelque chose qui pourrait peut-être empirer la situation. Elle prit ma main et demanda la vérité. Cette agréable sensation de calme m'atteignit, et je me résolus à ne jamais lui mentir, à ne jamais rien lui cacher. Sa force de caractère méritait ce type de respect de ma part. Je lui dis alors qu'Edward avait menti quand il l'avait abandonnée. Elle ne voulait pas me croire, au début, pensant que j'essayais d'enjoliver ses souvenirs.
Elle serra plus fort ma main tandis qu'elle acceptait enfin ce que je lui disais. Je la regardais lutter pour garder le contrôle de ses émotions. Je ne ressentais toujours rien d'elle, mais à cet instant, je pouvais nettement les voir sur son visage. La peine à laquelle je m'attendais était présente, elle fut rapidement remplacée par de la colère. Je voulais la réconforter, mais je réalisai qu'elle avait besoin de temps pour digérer l'information. Mon cœur eut mal pour elle quand je vis ses larmes couler, mais elle s'en sortait visiblement toute seule. Elle me dit qu'elle était désolée pour Edward parce que ce n'était pas de l'amour, et je fus stupéfait par sa force. Sa description de l'amour me fit, moi aussi, avoir pitié d'Edward. Elle l'avait profondément aimé, et il s'était enfuit, au lieu de se battre pour la garder.
Elle se lança dans une tirade à propos des personnes "arrangeant » sa vie, et je me mis en garde de procéder prudemment en essayant de l'aider. J'aurais besoin de gagner sa confiance avant de réellement pouvoir commencer à faire la différence et l'aider à changer les choses. Je me sentais chanceux qu'elle soit même d'accord pour s'asseoir dans la même pièce que moi, après tous les soucis que je lui avais causé, à la fois dans le passé et durant les dernières heures. Je ne pus empêcher la vague de fierté qui m'échappa alors que j'admirais son indépendance, mais je ne pouvais pas dire si elle l'avait sentie. Je lâchai sa main avec regret et m'excusai de l'avoir contrariée. Une expression étrange traversa son visage tandis qu'elle me rassurait en me disant qu'elle était contente de connaître la vérité. Elle se tourna pour faire son lit et je me levai.
« Bella, je suis content que m'aies laissé venir pour parler. J'ai vraiment besoin de chasser aujourd'hui et j'ai quelques coups de fil à passer, mais après je suis tout à toi si tu veux. J'aimerais te montrer l'endroit où je vis. » Dis-je, espérant la convaincre d'accepter.
Elle se détourna de son lit qu'elle était en train remettre en ordre. « D'accord, Jasper. Je n'ai pas à travailler, donc je ne ferai rien d'autre de toute façon. » Dit-elle doucement.
J'essayai de dissimuler mon soulagement quand je répondis. « Bien alors. Est-ce que je peux revenir dès que j'aurais fini. »
J'espérais qu'elle me laisserait venir la chercher. L'idée qu'elle soit seule dehors, alors que Victoria était en liberté, était difficile à tolérer, mais je réalisai que je ne pouvais pas attendre d'elle qu'elle reste chez elle, juste parce que je n'étais pas là. Heureusement, elle accepta sans discuter, mais je pouvais presque sentir qu'elle avait hâte que je parte. J'imaginai qu'elle avait besoin de temps pour elle, pour digérer tout ce que je lui avais dit ce matin.
Elle me raccompagna à la porte de l'appartement. « Je te vois plus tard alors, Bella. »
Elle hocha la tête et répondit avec ironie, « Profite bien de ton casse-croûte, Jasper. »
Je ne pus m'empêcher de la taquiner. « Bah, il ne sera pas aussi délicieux que tu l'aurais été, mais un cerf ou deux feront l'affaire. » Plaisantai-je.
Elle haussa les sourcils mais ne put cacher son sourire. « Sérieusement ? Je suis heureuse de savoir que je suis la star du menu. » Répliqua-t-elle, amusée. « Maintenant, dégage de là. » Dit-elle en souriant, tandis que je me tournais pour passer la porte.
« Pas de bêtise. » Ordonnai-je, à moitié sérieux, quand elle ferma la porte. Elle ne répondit pas, mais j'entendis un grognement distinct tandis que je marchais le long du couloir.
Je descendis rapidement les rues en direction de Broadway et hélai un taxi. Je rêvais de pouvoir simplement courir à vitesse vampirique jusqu'à chez moi, pour commencer ma "mission sauvetage", mais au moins, le trafic n'était pas trop mauvais ce dimanche matin. Nous arrivâmes à mon immeuble et je payai le chauffeur. Je me précipitai dans mon appartement, le téléphone déjà à la main, maintenant que j'avais de l'intimité. Je démarrai mon ordinateur pendant que le téléphone sonnait. J'ouvris Google et commençai à écrire quand j'entendis enfin la voix que j'attendais. « Jenks, ici Jasper Whitlock. J'ai un travail pour vous. » Mission commencée, pensai-je tout en donnant les instructions à Jenks.
Pas d'effusion de sang après la discussion Jasper/Andy. En même ça n'aurait sûrement pas bien fini pour le pauvre Andy!
Bella reste sur ses gardes, à tout point de vue.
Le beau jasper réussira-t-il à briser la glace?
Bizzzzzzzzzz
Em.
