J'arrive dans le bureau de mon supérieur. Il a l'air tellement énervé que je ne pense même pas à ses mains sur mon corps. Il me regarde s'énerve:

«-C'est quoi ce dossier? C'est ni fait ni à faire!»

Il me le jette à la figure:

«-Vous aviez une semaine et vous avez fait n'importe quoi! Vous avez vingt-quatre heures pour recommencer tout! Et vous avez plutôt intérêt à me donner quelque chose de solide sinon vous êtes virez!»

Je ressors du bureau tout penaud. Je n'ai que vingt-quatre heures. Je me plonge dans le dossier corps et âme. Je travaille comme un forcené je n'ai pas envie de perdre mon boulot. Je n'ai même plus d'images coquines qui me viennent car là j'avoue que je suis un peu refroidis.

Je m'accorde une pause quinze heures plus tard quand mon cerveau ne veux plus travailler. Je vais me chercher un café et je retourne dans mon bureau. Je relis ce que j'ai fait jusque là et me remet aussitôt au travail. Il ne me reste plus que neuf heures et j'ai encore la moitié du dossier à faire, il ne faut pas que je traîne.

Je termine le dossier huit heures et demi plus tard. Je le relis une dernière fois et l'amène à la secrétaire. Elle me fait non de la tête et pointe la porte du bureau du patron du doigt. Je soupire en comprenant ce que ça veut dire. Je toque légèrement. La voix grave de monsieur Écu-de-Chêne beugle d'entrer.

Je me glisse à l'intérieur et lui donne le dossier. Il me lance un regard noir et commence à le lire. Il redresse ensuite la tête:

«-C'est mieux. Je suis passé pour un crétin auprès de mes collaborateurs car je n'avais rien à leur donner! Moi qui vous faisiez confiance je ne pensais pas que vous alliez me décevoir de la sorte!

-Désolé monsieur.

-C'est bon le plus important c'est que maintenant j'ai un dossier.»

Il se lève et fait le tour du bureau en m'observant d'un air indéchiffrable. Je le regarde avec appréhension. Il s'approche de moi lentement et avant que j'ai le temps de comprendre il se penche et m'embrasse. J'ouvre de grands yeux surpris. Il a un léger sourire plus excitant que jamais et murmure:

«-Bon travail.»

Il me fait me lever et m'allonge sur son bureau. Je suis pétrifié, je ne sais pas quoi faire ni trop ce qui m'arrive. Il se met au dessus de moi et commence à m'embrasser dans le cou. Je ferme les yeux en me disant que ça ressemble étrangement à mon rêve. Toutefois je crois que c'est la réalité car je sens distinctement sa langue dans ma bouche qui taquine ma propre langue.

Il se redresse légèrement, pose son index sur ma bouche pour m'imposer le silence et appuie sur son interphone pour s'adresser à sa secrétaire:

«-Je suis en réunion qu'on ne me dérange sous aucun prétexte!»

La secrétaire acquiesce. J'embrasse timidement le doigt sur mes lèvres. Mon patron se tourne vers moi et me souris. Il plonge ses yeux magnifiques dans les miens. Je crois rêver quand il se penche et m'embrasse à nouveau. Bientôt les baisers dérivent dans mon cou, il dépose un suçon à la jointure de mon cou et de l'épaule. Ça m'arrache un petit hoquet mêlant surprise et plaisir.

Ses grandes mains me déboutonne ma chemise et me la retire. Il s'attaque ensuite à mon torse avec ses baisers plus que divins. Je passe une main dans ses courts cheveux bruns. Ensuite plus audacieux que jamais quand je vois la tournure que prenne les choses je lui retire ses lunettes rectangulaires aux bords arrondis. Je les pose délicatement dut le bureau et retire la veste de son costume bleu marine. Je demande soudain:

«-Comment vous appelez vous?

-Oh… effectivement c'est bon de le savoir, je m'appelle Thorin. Et vous?

-Bilbon.»

Il hoche la tête et se jette à nouveau sur mes lèvres. Je passe ma main dans sa chemise par le haut car cet homme magnifique digne des dieux grec porte sa chemise ouverte aux deux premiers boutons et sans cravate. Il approfondit le baiser et me retire ma ceinture. Je ne me rappel plus quand ni comment mais je me rend compte que nos chaussures et nos chaussettes ont disparues, nous sommes pieds nus tout les deux.

Thorin m'embrasse à nouveau le torse et me retire mon pantalon. Je fronce les sourcils, comment se fait-il que je sois quasiment nu et que lui soit encore habillé?! Je me dépêche de remédier ça. Je lui déboutonne sa chemise à la hâte et l'envoie voler à l'autre bout du bureau. Ensuite je lui retire sa ceinture et son pantalon bleu marine.

Mon presque amant se plaque un peu plus contre moi et nos érections se touchent à travers nos boxers. Ça y est, nos sous-vêtements ne sont plus qu'un souvenir. L'avantage d'être au dernier étage c'est que personne ne peux nous voir. Il fait courir ses longues mains fines sur mon corps ce qui me fait frissonner de plaisir. Thorin m'embrasse dans le cou:

«-Tu es magnifique.

-C'est plutôt vous… toi?»

Il se met à rire devant mon hésitation sur quelle personne je dois utiliser pour m'adresser à lui. Je le regarde, il est si beau. Grand, mince, musclé à souhait, les pectoraux développés, des tablettes de chocolat dans lesquelles on rêverait de mordre, des biceps à faire crever de jalousie les culturistes, des cuisses fermes et un... wow je rêve c'est ça?! Un pénis à faire rougir des stars du X. Le tout légèrement bronzé. Je regarde son visage maintenant, de courts cheveux bruns comme la nuit, des yeux bleus glace magnifique, un nez fin et droit, des lèvres fines, et des dents blanches parfaitement droites. Il sourit devant mon examen:

«-Je te plaît?

-B… beaucoup!

-Tant mieux.»

Il agrippe mes hanches et m'embrasse en se collant à nouveau à moi. D'une main je lui caresse la nuque et de l'autre les fesses. Je constate qu'elles sont fermes elles aussi et c'est très excitant. Il lâche une de mes hanches et se lèche les doigts avant d'en insérer un en moi. Je me cambre, dieu que c'est bon. Il m'embrasse dans le cou et commence un mouvement avec sa main. La deuxième ne reste pas inactive et commence à me masturber.

Je ferme les yeux, autant de plaisir c'est un crime. Il ajoute un deuxième doigt ce qui m'arrache un soupir de plaisir. Il descend encore ses baisers et s'attaque à mes tétons. D'abord Thorin les embrassa tendrement, puis il trace de petits cercles avec sa langue avant de les mordiller. Je pousse un gémissement de plaisir ce qui le fit sourire contre les deux boutons de peau sensible.

Le dieu grec ajoute un troisième doigt en moi et là je crois mourir à cause de toutes ses actions combinées. Il n'a toujours pas lâché mon sexe bien au contraire et dévore toujours mes tétons sans la moindre pitié.

Quelques minutes plus tard il arrête tout et m'agrippe à nouveau par les hanches. Il plonge son regard dans le mien, utilise une de ses mains pour se placer et me pénètre lentement mais profondément.

Je rejette la tête en arrière en gémissant de plaisir. Il embrasse ma gorge et commence un mouvement de hanches. Je me cambre en caressant son torse, mon dieu c'est si bon, maintenant je comprend parfaitement pourquoi il me faisait fantasmer.

Il accélère son va et vient un peu plus tard en m'embrassant avec fougue. Je ne suis plus que plaisir, j'en oublie même qui je suis et où je suis. Si on m'avait dit que je me ferai prendre sauvagement par mon patron sur son bureau je ne l'aurais jamais cru. Et j'aurais traité la personne de menteuse si en plus elle m'avait dit que j'adorerais ça et que je serais en train de prier pour que les coups de butoirs ne s'arrêtent jamais.

Son horloge sonne deux fois indiquant chaque fois une heure qui vient de passer avant que je ne sente le plaisir me submerger. j'ai un orgasme violent qui me fait crier le nom de mon patron. Thorin donne encore quelques poussées et jouit lui aussi. Mon amant, et oui maintenant je peux le dire, se retire et m'embrasse. Il me sourit et se penche pour ramasser ses vêtements. J'ai alors une vue magnifique sur son postérieur parfait et j'avoue que ça me plaît beaucoup. Bilbon Saquet tu es devenu un sacré pervers, je me lance mentalement.

Je me lève du bureau et j'embrasse son dos musclé en passant mes bras autour de sa taille. Là Bilbon tu n'es plus pervers tu es pathétique, je m'insulte mentalement. Franchement, je suis qui pour faire ça, une midinette ou quoi? Il a juste voulu qu'on baise vite fait sur son bureau et c'est tout. Je me recule.

Thorin, toujours dos à moi me lance:

«-Pourquoi tu arrête? J'aimais bien moi.»

Je le regarde avec surprise. Thorin se tourne pour me faire face et m'embrasse:

«-J'aime beaucoup les papouilles après l'amour.

-Ah… je ne savais pas.

-Bah maintenant tu sais.»

Il m'embrasse et me serre dans ses bras. Il pose son menton sur mes bouclettes blondes humides par notre activité physique et sourit:

«-Je n'aurais jamais cru coucher avec un comptable dis donc. Mais toi… c'était inévitable, tu m'as tout de suite fait de l'effet.»

Je le regarde surpris et me rhabille en pilote automatique. Ce qu'il vient de me dire devrait me faire plaisir mais je ne sais pas pourquoi ça me fait plus drôle qu'autre chose. Je m'avance vers la porte. Il me lance alors que j'y arrive presque:

«-On se revoit plus tard?

-Tu… es mon patron donc je pense qu'on sera pas sans se recroiser.»

Je sors du bureau. La secrétaire me lince un regard et un sourire pleins de sous-entendus ce qui me fait baisser la tête. Je retourne dans mon bureau. Finalement je rentre chez moi et je médite sous ma douche brûlante.