Blabla : Alala, je ne fais que des bêtises ! Je me suis encore trompée dans le titre du chapitre précédent, et je m'en suis rendu compte après avoir perdu mon accès à Internet ! Bref. J'ai réussi à le rechopper ! :) Bonne lecture et à la prochaine (qui sait quand ?)

Guest (1) : Bon, eh, arrête de deviner la suite :p Ah évidement il faut que tu arrives pile poil quand je publie plus tous les jours :p Puisque je n'avais pas Internet, j'ai une excuse ! :p

Morgane : Je suis super contente que ça te fasse cet effet :D Mais ne souffre pas trop à cause de moi, quand même. Merci merci ! Bonne vacances à toi aussi :)

Guest (2) : Désolée de t'avoir faite attendre :( merci pour ta review :D


Le lendemain


Je me lève de super bonne humeur. Je petit déjeune comme il faudrait que je le fasse plus souvent, je file sous la douche en chantonnant et comme je me suis levée plus tôt, je range ma chambre. Incroyable ! Je fais même la vaisselle. Je vérifie que je n'ai pas de fièvre, mais ce n'est pas le cas. Cette fois, j'ai bien le temps de me maquiller et de me coiffer comme il le faut. J'en profite pour essayer plusieurs choses avec mes cheveux. Qu'est-ce qui va correspondre à mon humeur d'aujourd'hui ? Qu'est-ce qui plairait à… Je ne lui ai pas demandé son nom ! Je me demande ce qui pourrait lui plaire… J'aimerais tellement lui plaire !

Je me demande… Vais-je lui demander son nom ou rester un peu plus dans le mystère de mon bel « inconnu de la ligne A » ? Hm… Je vais attendre qu'il me demande le mien, en espérant qu'il n'en fasse pas de même de son côté.

Hm j'ai encore faim… Oh j'ai une idée ! Je suis en avance sur mon avance, donc j'ai le temps d'aller acheter des croissants. Deux. Et trouver un moyen pour en offrir discrètement un à Colgate. Ouais, je vais le surnommer Colgate finalement, à cause de ses dents. Amener le café est trop risqué dans un gobelet en carton. Et comme j'ai laissé mon thermos dans le métro hier… Non ne vous inquiétez pas, je ne trouve pas ça dommage parce que si je ne l'avais pas oublié il aurait pu boire dedans et quand j'aurais bu à mon tour là où il a posé ses lèvres ça aurait été un baiser indirect et- Quoi, vous n'y avez pas pensé ? Non, moi non plus, je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Oulalala, je suis dans tous mes états !

J'ai même encore du temps avant de passer à la boulangerie. J'en profite pour me pencher sur mes croquis de vêtements. J'adore en dessiner. Pour le moment je ne suis qu'une stagiaire exploitée au service de stupides « designers vestimentaires » aux goûts douteux et trop excentriques, même pour moi. Mais bientôt je serais célèbre, et bien plus qu'eux ! Ce sont eux qui iront chercher mon café et qui se feront crier dessus parce qu'ils ne sont pas assez rapides. Ils se prosterneront devant moi et me supplieront à genoux de travailler avec moi, quand ils se rendront enfin compte de mon immense talent. Ce n'est pas par manque de modestie que je dis ça, je le pense vraiment et on me le répète souvent. Même si ce sont des gens de ma famille… Je ne pense pas qu'ils mentent.

En attendant aucun de mes « patrons » ne me prête d'attention - à part quand ils veulent se plaindre de moi - et ils ne daignent pas jeter le moindre coup d'oeil à mes croquis. Ce n'est pas faute d'essayer de le leur montrer ! Je leur ai demandé, ça n'a pas marché. Je les ai « négligemment » laissé trainer, ça n'a pas marché. Je les ai glissé dans quelques-un de leurs dossiers, ça n'a pas marché. Mais je ne désespère pas. Pas du tout, mon heure viendra. Au bon moment.

Je descends tranquillement et vais à la boulangerie juste en bas de chez moi. Je parle quelques minutes avec Angela, qui est vraiment super gentille. Puis je vais vers la station de métro, en longeant le parc. J'ai la chance d'habiter pas très loin, ce qui me donne une très belle vue. Mon appart' est hors de prix, mais je l'ai gagné. Oui, gagné ! Lors d'un concours. 'voyez que j'ai du talent ? Si j'avais su qu'on pouvait gagner un appart' dans le Bronx avec vue sur le Van Cortlandt Park, j'aurais envoyé des participations bien plus tôt !

J'arrive devant les tourniquets du métro et, oh surprise ! J'ai oublié ma carte. Je jette un coup d'oeil à l'heure sur le tableau d'affichage interactif. J'ai encore le temps de remonter chez moi, si je me dépêche. Who, j'étais vraiment en avance !

Je redescend en sifflotant, sur mon petit nuage. Même si on ne se voit qu'une dizaine de minutes par jour, je suis super contente de pouvoir parler avec l'inconnu de la ligne A. De là à me préparer pour lui plaire le plus possible… Oui, c'est ce que je fais, même si je n'ai aucune idée de ses goûts. Si ça se trouve, il a une petite amie. Ou il est marié. Peut-être même qu'il est gay ! J'espère pas… Pour aucun des trois.

J'arrive de nouveau aux tourniquets. Pour une fois il n'y a pas beaucoup de monde. Il n'y en a pas beaucoup non plus dans la rame, mais je n'y fais pas trop attention. Pour une fois que j'ai un peu d'espace, une place assise, et que ça ne sent pas la transpiration et l'excès de testostérone… Je ne vais pas me plaindre !

Je sors à la 168ème et me dirige calmement vers le quai de la A, direction Lefferts Boulevard. Encore une fois, il n'y a pas beaucoup de monde mais au lieu de m'en soucier je m'en réjouis. Je laisse passer deux métros (je me suis VRAIMENT levée en avance) avant de monter dans le troisième. Celui de 8h18.

Je sais qu'on va se parler, il n'y a pas de raison. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Je me sens comme une ado qui va à son premier rendez-vous, alors que ce n'est pas DU TOUT la situation.

Hop hop ! Amsterdam Avenue ! Je ne le vois pas sur le quai, mais là il y avait un peu plus de monde et le métro allait vite. On entend la sonnerie… Les portes se referment… Le métro démarre… Il n'est pas là. Il n'est PAS LA !

Comme ramenée sur Terre d'un coup, je jette un coup d'oeil paniqué à mon portable. 13 juillet… Oh non… On est DIMANCHE !