Tout comme ma chère coécrivaine, je ne peux pas me retenir de publier la suite (c'est la première fois que je le fais, et je risque de me faire massacrer, je suis désolée si vous ne pourrez lire la suite que d'un seul point de vue...), même si les publications doivent et devront s'espacer plus que ça, mais aujourd'hui est un jour spécial... c'est l'anniversaire de Fred et George (ok, c'est aussi le jour des poissons, mais bon), et je ne pouvais pas ne rien publier ! Enjoy :D (PS : Qu'avez vous pensé de la chanson du Choixpeau ? Elle a été créée rien que pour vous !) - S. Smith
Erell
Je vole sur mon balai. Je suis l'attrapeuse de l'équipe de Quidditch de ma maison. Grâce à moi nous allons gagner la coupe. Je vais attraper le Vif d'or. Aïe ! J'ai reçu un coup ! Aïe, encore un ! Ce sont les Batteurs de l'équipe adverse qui s'acharnent sur moi et...
- Erell ! Si tu ne te lèves pas je te jure que je te balance par la fenêtre ! On va être en retard !
J'ouvre les yeux et aperçois le visage d'Emma, la fille que j'ai rencontrée hier après la Répartition. Cheveux blonds, yeux verts et mâchoire légèrement carré, jolie dans son genre. Emma est cool même si elle est bien plus terre à terre que moi. En fait heureusement qu'elle est là parce que sinon... Pour toute réponse, je lui fais la grimace. Arriver le premier jour en retard, il ne manquerait plus que ça !
- Tu devais faire un rêve drôlement agréable, dis-donc, tu souriais bêtement !
- Drôlement agréable, et c'est pas peu dire ! Où sont les autres ? dis-je tout en m'habillant et en lançant un regard à notre dortoir.
- Descendues prendre le petit-déj'. Et si tu ne te dépêches pas, il ne restera plus rien pour nous !
- Oh !
Notre dortoir est rond et tout de bleu. En fait, notre Salle Commune se trouve dans une tour. Je prends mes affaires et je descends pour aller déjeuner en compagnie d'Emma. Celle-ci m'observe du coin de l'œil.
- Tu rêvais de qui ?
- Pardon ?
Sa question m'a tellement surprise que j'ai répondu sans réfléchir et je vois bien à la tête d'Emma qu'elle est persuadée d'avoir visé juste.
- Tu m'as très bien comprise ! De quel garçon ? Je suis sûr que c'est le gars brun qui est dans notre maison, Davies, je crois. A moins que ce ne soit ce Poufsouffle...
Je soupire et m'installe à la table de Serdaigle tout en regardant au passage si Susan, Fred et George sont déjà à leurs tables respectives. Susan est en train de parler avec un type qui porte un pins avec trèfle. Un Irlandais. C'est donc un type bien. Fred et George arrivent à ce moment en compagnie d'un type que je ne connais pas et qui porte des dreadlocks. Je leur adresse un signe de la main et ils se dirigent vers moi.
- Tu m'écoutes quand je te parle ?
- Mmmh ?
C'est Emma qui a remarqué que je n'étais pas très attentive à ce qu'elle racontait. Elle m'adresse un regard lourd de reproches et je baisse la tête, penaude.
- Je disais que je me demandais quel cours on va avoir aujourd'hui ?
- Oui moi aussi. Le professeur Flitwick devrait nous distribuer nos emplois du temps dans pas longtemps.
- Salut toi !
- Fred, George et... toi ?
Le gars me lance un grand sourire éclatant.
- Lee Jordan, pour vous servir !
- J'adore tes dreads ! Moi c'est Erell et je vous présente Emma.
Celle-ci leur adresse un petit signe de tête, tout en buvant son jus de citrouille. Fred et Lee répondent à son salut mais George semble préoccupé et l'ignore.
- Où est Susan ? me demande-t-il.
Fred me fait un clin d'œil ce qui me fait exploser de rire et je plonge aussitôt la tête dans mon bol de corn flakes. Manque de peu, je m'étouffe avec une céréale, la traîtresse ! Emma lève les yeux au ciel et me tapote doucement le dos. George me regarde l'air interrogateur, tandis que Fred et Lee se tordent de rire.
- Alors ?
- Elle est avec ses nouveaux amis de Poufsouffle.
A ce moment un hululement retentit et une nuée de hiboux et de chouettes volent en direction des tables pour apporter le courrier. Comme je m'y attendais, Icare vient se poser en face de moi et me tend la patte avec toute la noblesse et la dignité que son statut de hibou grand-duc lui permet d'avoir. Je prends la lettre et l'ouvre... pour la chiffonner deux secondes plus tard. L'expression de surprise de mes amis me fait comprendre que je leur dois quelques explications.
- C'est mes parents. Pour me féliciter d'être allée à Serdaigle. Dumbledore les a prévenus.
- Trop cool, murmure Lee.
- Oui c'est très bien tout cela, mais, nous on va vous laisser. C'est pas qu'on n'a pas encore déjeuné mais bon... on n'a pas encore déjeuné, lance alors Fred.
- Oui et les professeurs commencent à distribuer les emplois du temps en plus, renchérit Emma.
Sur ce, Fred, George et Lee nous font un dernier signe de la main et vont s'asseoir avec leurs compatriotes de Gryffondor. Cinq minutes après, Flitwick arrive. J'adore ce prof. Il est tout petit, plus petit que moi et c'est pour cela que je l'aime trop et quand il parle on dirait qu'il couine comme une souris.
- Miss Donnovan ! Quelle joie, quelle joie ! Tenez votre emploi du temps, il tapote avec sa baguette une feuille vierge et me la tends, ainsi que le vôtre Miss Riverstone.
Puis il s'éloigne en sautillant. Je jette un œil à mes cours. Super, je commence avec un cours en commun au Poufsouffles, et donc à Susan ! Mince, ce sont deux heures de potions ! Génial, quatre heures de vol le mercredi matin ! Zut, j'ai des cours avec des Serpentards !
Je me tourne vers Emma et lui lance :
- Bon, on y va ?
- Je te suis.
Nous nous dirigeons donc vers les cachots où les Poufsouffles attendent déjà. Je vois Susan en grande conversation toujours avec le même type que tout à l'heure et je lui saute dessus - sur Susan, pas sur le type.
- Erell ! T'es complètement folle ?
- Ma mère en est persuadée mais moi je ne suis pas d'accord je pense que c'est le monde qui est fou !
Susan éclate de rire et me présente à son copain, un dénommé Ewan Mullhogan. Deux filles arrivent : une avec un visage de lutin, l'autre métisse.
- C'est Judith Garrow et Djemilah Scrooge. Les filles je vous présente Erell Donnovan et...
- Emma Riverstone.
On commence alors à parler afin de savoir ce qui s'est passé depuis hier soir quand un grand fracas se fait entendre. Une fille de Serdaigle arrive, entourée de quatre Serpentards, tous en première année mais beaucoup plus musclés qu'elle. Ils lui ont pris ses affaires et ricanent comme des imbéciles. Et leur chef n'est autre que...
- Rathbones ! T'as rien trouvé de mieux à faire que d'embêter les autres ?
Je n'ai pas réfléchi, en même temps quand je suis en colère, la réflexion c'est pas trop mon fort !
Rathbones s'est retourné et me lance un regard mesquin avant d'ajouter :
- Ah Donnovan ! Tu veux venir t'amuser avec nous ?
Ses copains font rouler leurs biceps et je remercie intérieurement tous les garçons présents derrière moi pour leur soutien (notez bien, ceci est encore de l'ironie).
- Qu'est-ce quelle t'a fait ?
- Rien. Ou attends si ! C'est une Sang-de-Bourbe !
Là par contre, je sens une réaction. Je me retourne, persuadée que je vais voir quelqu'un de costaud venu à mon secours mais c'est Susan qui s'est avancée. Petite déception. Mais bon, c'est déjà mieux que rien, je suppose...
- Et j'imagine que c'est pour ça que toi et tes copains vous l'embêtez à quatre contre une, le persifle Susan.
Visiblement la remarque a fait mouche car Jason perd subitement de sa superbe. A ce moment arrive un homme aux allures de chauve-souris et au teint cireux : le professeur Rogue, professeur de Potions et directeur de la maison des Serpentards.
- Peut-on savoir ce que quatre élèves de ma maison font dans les couloirs alors qu'ils devraient être en cours ?
Il a marmonné cela sans élever le ton ni même articuler, pourtant les quatre garçons se dépêchent de filer et laissent toute seule l'élève de Serdaigle. Immédiatement, je me dirige vers elle pour l'aider à ramasser ses affaires.
- Un instant !
Je me retourne pour faire face à Rogue et le fixe d'un air interrogateur.
- J'aimerais savoir ce qu'il se passait Miss...
- Donnovan, Professeur.
- Miss Donnovan, vraiment ? Voilà qui est intéressant, murmure-t-il en me fixant ce qui me met mal à l'aise. Vous étiez en train de chercher les ennuis si je ne me trompe pas, non ?
Il a dit cela avec un regard malveillant et bien que j'aie promis à moi et à mes parents de rester calme et sage, je me sens bouillir intérieurement.
- Il fallait bien que quelqu'un fasse votre travail puisque vous ne faites rien !
Un silence se fait entendre. Une lueur est apparue dans le regard de Rogue et j'ai peur. Peur car je sais que j'ai dépassé les bornes et qu'il est trop tard. Même les regards impressionnés des Poufsouffles et des Serdaigles n'arrivent pas à me rassurer.
- En retenue vendredi soir à vingt heures dans mon bureau, Miss Donnovan. Et j'enlève cinq points à Serdaigle pour votre insolence. Entrez en cours maintenant et en silence !
Tous les élèves s'avancent et je rejoins Susan. Celle-ci me regarde d'un air compatissant qui me rend encore plus morose que je ne le suis. Je m'assois à côté d'elle et laisse lourdement tomber mon sac sur la table.
- Génial, la semaine commence bien, je bougonne.
- T'en fais pas, avec tes dons et ton intelligence, je parie que tu vas nous éblouir Rogue et qu'il te retirera la retenue, me dit Susan en essayant vainement de me réconforter.
- Pfff, j'en doute !
Emma, Judith et Djemilah se sont assises toutes les trois à la table devant nous et m'observent. Soudain, la fille que les Serpentards ont embêtée se dirige vers moi et s'installe sur la chaise vacante. Rousse aux yeux gris, elle me fait penser à un leprechaun.
- Salut, moi c'est Rosalie Byrnes. Merci pour tout à l'heure. C'était drôlement courageux.
Elle me sourit timidement et je réponds à son sourire. Pour me remonter le moral, je me dis que je n'ai pas seulement gagné une retenue aujourd'hui mais aussi probablement une nouvelle amie.
Susan
Quelle matinée agréable pour un premier jour… Deux heures de Potions, suivies d'une heure d'Astronomie théorique, quel rêve… Je me débrouille quand même mieux en Potions, malgré la différence de caractère de Rogue et Sinistra. Le « Maître des Potions » ne semblait pas faire attention à qui que ce soit dans la classe (en fait, je pense qu'à part les Serpentards, il s'en balance totalement. Sauf des Gryffondors, il ne peut pas les blairer.), mis à part Erell. Il lui lançait toujours des regards méprisants, mais contrairement à ce que j'aurais cru, ce n'était pas des regards énervés : on aurait plutôt dit qu'il la jaugeait, l'évaluait. Un bref moment, il m'a regardée dans les yeux, j'ai soutenu un peu, mais mon chaudron commençait à faire des bulles bizarres… J'aurais tellement aimé lui répondre, comme Erell, mais y a pas à dire, elle est plus spontanée et impulsive que moi. En général, la scène se passe dans ma tête, et souvent trois plombes après, allez savoir pourquoi… Toujours est-il que grâce à ces charmantes trois premières heures, j'ai déjà un parchemin à rendre sur le venin d'Acromentule et ses effets dans une potion d'Amnésie (qu'est-ce que j'en sais, moi, sérieusement) et un parchemin sur le Soleil. Su-per.
En me dirigeant vers la salle de Sortilèges, je croise les jumeaux et leur ami aux dreadlocks. Leurs trois heures de vol avec les Serpentards n'ont pas l'air de leur avoir fait si plaisir que ça…
- Quel crétin, ce Rathbones ! J'avais tellement envie de lui enfoncer son balai dans le… fulmine George, qui tellement énervé, s'avance vers moi sans me remarquer.
- Ça aurait pas suffi, c'est pas encore assez gros, grimace Fred.
- Sans rire, c'était trop beau quand Lee lui est… Ah, Susan ! Tu vas en quoi ?
- Hey George, Fred, et euh… Lee, je présume ? Je vais en Sortilèges, je lui réponds. Et qu'est-ce qu'il a fait, Lee ?
Fred et George le regardent d'un air amusé, et Lee fait la grimace. Je remarque qu'il se tient les côtes d'une main.
- Il a foncé sur Rathbones avec son balai, m'explique Fred. C'était magnifique…
- Tu l'aurais vu bouger les bras, on aurait dit une poule qui essaie de voler ! renchérit George.
- Sauf qu'il s'est écrasé au sol, comme une belle bouse de dragon, termine Fred avec un large sourire.
- Ouais, ben voler c'est pas mon truc, dit Lee. Je préfère commenter, c'est beaucoup plus marrant !
- Mais c'est trop bien de voler ! je m'exclame.
- T'es déjà montée sur un balai ?
Aïe. Je réponds par la négative, consciente du fait que ça pourrit complètement ce que je viens d'affirmer.
- Ben voilà. Soit t'es fait pour le balai, soit tu l'es pas, conclut Lee d'un air dramatiquement fataliste.
Une petite voix flutée s'élève soudain un peu plus loin, là où mes amis Poufsouffles attendent :
- Poufsouffles, premières années ? C'est par ici, s'il vous plaît !
- Bon cours ! me glissent Fred et George en cœur, avec un clin d'œil.
Je leur fais un signe de la main et me précipite dans la classe, tandis qu'ils partent en courant vers… l'autre côté du château ? S'ils n'ont pas une demi-heure de retard, ce sera un miracle…
Heureusement que les sortilèges compensent le début de la journée, sinon je ne serais plus de ce monde (vive l'optimisme !) ! Flitwick est super chouette, et j'ai réussi le sortilège du premier coup. Wingardium Leviosa, Wingardium Leviosa, Wingaaaardium Leviooosaaaaaaaa ! Hum, laissons ma carrière de cantatrice de côté, et revenons-en à nos dragons. C'est presque en courant que notre troupeau de Poufsouffles se précipite vers la Grande Salle, tellement on a faim. Je vois Erell à sa table, et je veux m'asseoir à côté d'elle pour discuter, mais le regard que les plus vieux Serdaigles me lancent me fait comprendre que c'est une mauvaise idée. C'est tellement bête de classer les gens par maison !
- Eh, les filles, lance Judith, on n'a qu'à aller manger au parc, on prend deux ou trois trucs et on va là-bas !
Ni une, ni deux, on prend cette bonne idée à la lettre. Il y a déjà un groupe de Gryffondors, je crois, un peu plus âgés que nous. Erell fixe un brun pendant quelques secondes, puis détourne la tête et s'assoit. On pique-nique tranquillement en discutant de tout et de rien, et Djemilah (qui a eu un peu de mal en Sortilèges), décide soudain de s'entraîner : elle emprunte d'abord une plume à Emma, et parvient à lui faire quitter le sol sur deux centimètres (horizontalement, malheureusement), et décide de viser un peu plus gros. Elle emprunte donc un peigne à Rosalie, et à peine a-t-elle prononcé la formule, que le peigne décolle comme une roquette, traverse l'air en frôlant le haut de la tête d'Erell, et se dirige droit vers le garçon brun.
- Attention ! hurle Emma.
Il se retourne à la vitesse de l'éclair, et (je n'ai rien vu de comment) chope le peigne à trois centimètres de son visage.
- Eh, c'est dangereux, les mômes, dit-il calmement en balançant le peigne à Judith, qui lui envoie un regard noir : elle n'a pas apprécié le dernier mot.
Erell non plus : elle se lève d'un bon, et pointe sa baguette sur le garçon.
- Comment ça, môme ? On n'a jamais que deux ans de moins que toi, môssieur je me la pète en rattrapant des peignes !
Gênée, je tire sur la manche d'Erell.
- Euh, il a failli se le prendre, je lui rappelle discrètement.
- M'en fiche, grommelle-t-elle. Il avait qu'à pas m'appeler môme.
Les amis du garçon commencent à rire, un peu plus quand Erell les foudroie du regard : ils n'auraient pas dû…
- FURUNCULUS !
Aussitôt, leurs visages se couvrent de boutons énormes. Judith les regarde avec un sourire béat, et Emma pousse un sifflement d'admiration. C'est assez impressionnant, il faut avouer ! Enfin, ils n'ont pas l'air d'être de cet avis. Le type brun se lève soudain (étrangement, il n'a pas été touché beaucoup par le sortilège, à part un gros bouton sur le nez, il n'a presque rien), et sans qu'on arrive à voir le geste, il pointe sa baguette sur Erell et…
- Expelliarmus.
La baguette d'Erell s'envole, et il l'attrape aisément, puis me la tend.
- Surveille un peu tes amis, tu veux bien ? Je ne relève pas les défis…
Une drôle de lueur, un peu folle, s'allume alors dans son regard.
- … sauf au Quidditch, termine-t-il. Bon, direction l'infirmerie, les gars, au moins elle nous a donné un moyen de sécher l'Arithmancie. Et on a intérêt de se bouger si on ne veut pas que Percy nous balance…
Ils s'en vont tranquillement, la plupart la main sur le visage, sauf le garçon (soit il est/se pense tellement cool que ça ne changera rien à sa popularité, soit il n'a pas compris qu'un pustule rouge a élu domicile sur le bout de son nez. J'opterais plus pour la deuxième option, mais bon.). Erell lâche soudain un juron et me reprend sa baguette des mains.
- Quel crétin !
Emma se retient difficilement de rire, et c'est malgré moi que mes zygomatiques se tendent :
- On devrait y aller, le temps de trouver nos salles, non ?
- Oui, allons-y ! confirme Djemilah, en se relevant. On a quoi, nous, déjà ?
- Métamorphose, répond Judith. C'est avec McGonagall, non ? ajoute-t-elle d'un air désespéré.
- Oui, mais t'inquiète, elle est plutôt cool, la rassure Rosalie.
- Enfin, elle est quand même sévère si tu te plantes, il y a qu'à regarder Jeremy Medley, grimace Emma. Hein, Erell ?
- Hein ? Ah, ouais, ouais, mais ça va… Et nous on a quoi ?
- Histoire de la magie.
- Arf… Super… Bon, à tout à l'heure, bande de Poufsoufflettes !
Et elle s'en va en traçant, si bien qu'Emma et Rosalie piquent un petit sprint pour la rattraper.
- Bon, ben, allons-y aussi, je lance.
La Métamorphose est (à mon humble avis) tout de même un peu plus dur que les Sortilèges, mais ça passe. Ou ça casse, dans le cas de Judith… qui se rattrape en Botanique, ou je retrouve Fred et George. Je me mets avec eux à une paillasse, tandis que Lee rejoint mes deux amies (il a l'air heureux de se savoir entouré de filles. La bonne blague !).
- Alors, la première journée ? me demande George.
- Plutôt bien, et vous ?
- Bof, à part les Serpentards ce matin, c'était tranquille, répond Fred.
- On a déjà réussi à trouver un passage secret, me glisse George, alors que ma directrice de maison nous explique l'objet du cours.
- Sérieux ?
- On pourra t'y emmener ce soir, me dit-il en souriant malicieusement.
- Ce serait mieux maintenant, bougonne Fred, je m'ennuie déjà…
Pendant que Chourave nous présente le matériel, je leur raconte ce qui s'est passé entre Erell et le Gryffondor. Ils explosent de rire, ce qui leur vaut un regard noir de la prof, et Fred me chuchote :
- Je crois qu'elle s'est fritée avec Olivier Dubois…
- Qui ça ?
- C'est le Gardien de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, m'explique George.
Ah. Ça explique le rattrapage du peigne et de la baguette.
- Il est aussi borné qu'elle, pouffe Fred.
- Surtout quand il s'agit de Quidditch, sourit George.
- Eh ben, ça promet, entre eux deux, je soupire. Si jamais ils deviennent amis, ce sera vraiment un jour…
- … exceptionnel, confirme Fred en hochant la tête.
On passe la fin du cours à papoter, et enfin, on peut sortir. Les filles m'attendent à la porte, mais Fred leur lance :
- Désolé, on vous l'emprunte pour la soirée !
Elles me lancent un regard un peu perplexe, genre « mon-sourcil-droit-remonte-et-mon-sourcil-gauche-plonge », mais elles s'éloignent pour rejoindre la Grande Salle. Lee est parti avec deux autres Gryffondors, et ils essaient de suivre Judith et Djemilah discrètement, c'est-à-dire comme trois hippopotames.
- Bon, on va chercher Erell pour vous montrer ce passage ? lâche enfin George.
