Voilà le nouveau chapitre. Je suis désolée j'ai mis un peu plus de temps que les deux autres à le poster mais il y a eu un problème avec mon ordi... Et encore merci à Earenya pour ses nombreuses reviews... ;) Bon je vais vous laisser lire et arrêter ici mon bla bla... Bonne lecture!
Lu' ©
Journal d'une sorcière
Chapitre 3 : Rumeurs et faux-semblants
J'ouvre difficilement les yeux. Tout est aveuglément blanc. Après quelques secondes d'intense réflexion, j'en déduis que j'ai atterri à l'infirmerie. Je tourne la tête et j'aperçois mes amis qui me regardent comme si, subitement, j'étais devenu un hippogriffe. J'ouvre la bouche pour parler qu'il m'assaille de tous les côtés. « Ça va ? », « Tu nous a fait peur à t'évanouir d'un coup ! »... L'infirmière arrive et coupe court à leur flot de parole auquel, abasourdie, je n'ai pas répondu. Elle me demande de m'asseoir.
« Dites 33, m'ordonne t'elle en pointant sa baguette sur mon dos afin d'amplifier les sons.
-666, dis je malgré moi.
-Ah, je vois... Vous avez attrapé une petite gastro satanique. Ce n'est pas très long mais il y a plus agréable... Et c'est assez contagieux alors évitez de la couvrir de bisous lorsqu'elle sortira, dit elle à l'attention de mes amis. »
Ils s'éloignent de moi rapidement mais en souriant l'air de rien. Pomfresh me donne une potion dégueu (toujours fidèle à sa réputation) que je bois en faisant la grimace. Elle lève les yeux aux ciel puis se dirige vers son bureau.
« Au fait, vous saurez pour la prochaine fois. Il ne faut pas embrassez les personnes sortant de l'infirmerie. J'aurai du le signaler à M. Dubois... dis l'infirmière, un petit sourire aux lèvres.»
Si je n'avais pas été si occupée à m'étrangler avec ma potion (j'ai avalé de travers... qui ne l'aurait pas fait en apprenant cela) le pauvre lit sur lequel je me serais retenue pour ne pas étriper l'infirmière n'aurait pas survécu. Je me contente donc d'envoyer à Pomfresh un regard furieux. Sur le lit d'à côté, Alexie est morte de rire ainsi qu'Eden et Gwen me regarde bouche bée (quelle crédible celle là je vous jure...). Adrian et Samuel ont un sourire amusé.
« Naaaaaaaaaaaaaaaaaan ! Tu sors avec lui et tu nous as même pas prévenu, j'y crois pas quand même, comme tu cachais trop bien ton jeu quand même, alors il embrasse bien, à mon avis ça ne dois faire aucun doute... »
Nan, mais elle va se taire à la fin... Son flot de parole continue à un débit tellement important de paroles et de conneries que abasourdie j'arrive pas à même à lui dire de la fermer. Quand aux autres (j'entend par là Alex, Eden et les deux mecs) ils sont littéralement en train de s'étouffer de rire et donc personne n'arrive à faire taire l'extravagante crédibilité de Gwen la pipelette. Maintenant toute l'infirmerie est tournée vers nous amusée, étonnée ou même furieuse. Dans quel pétrin cette [grmbl] d'infirmière et de cette toute aussi [grmbl] de Gwen m'ont-elles mises.
Après être parvenue à pouvoir revenir de ma surprise, de ma colère (et tout ce qui s'en suit vous l'aurez compris...) je cris à Gwen de la fermer. Elle s'exécute croyant sûrement que je vais lui expliquer la situation. J'allais lui crier dessus (bon j'avoue c'est pas très sympa mais de toute façon, j'ai la poisse alors...) mais une nouvelle vague de vomissements me coupe la parole et je vois l'infirmière arriver en courant et en congédiant mes amis devenu trop bruyant pour ses malades.
Après être remise, je me mets en place afin de dormir confortablement. Ma pensée avant de dormir fut d'espérer qu'Alexie et Eden avait clarifier la situation auprès de Gwen parce que franchement... Quelle connerie !!
Je passais une nuit affreuse. Je me réveillais souvent et pas de la meilleure façon (pour vous épargner les détails...). Après cette nuit éprouvante et une journée pas plus marrante ponctuée par les visites de mes amis (Gwen avait enfin finit par comprendre que c'était une vanne pourrie de l'infirmière !!) je pus enfin sortir. L'infirmière me l'avait dit que c'était court mais bon je vous assure que les suppos à l'eau bénite et vomir tout le temps c'est pas mon kiffe...
Sur le chemin de ma salle commune, je remarque les regards surpris et haineux de certaines filles. Je ne m'en préoccupe même pas étant donné que je ne suis pas l'idole des jeunes de cette école. J'y pensais déjà plus lorsque j'entends quelqu'un m'interpeller. Je me retourne nez à nez avec la tête de gorille de Balthazar Horbs. C'est un poufsouffle aussi mais lui il est en 6e année. Ce crétin a peut-être oublié le mot de passe pour aller à la salle commune... Etant donné que la dernière fois qu'il m'a parlé (et peut être la seule à bien y réfléchir) c'était pour me demander si c'était vrai que je possédais des strings en dentelle, je garde un souvenir de lui comme le dernier des imbéciles... Quoi de plus normal, en fait !
« Oui ? je demande, méfiante.
-T'a des qualités cachées ? »
Je le regarde sans comprendre. C'est plus grave que ce que je croyais.
« Ben, il en faudrait pour que quelqu'un comme Dubois sorte avec toi... Remarque ça m'étonne pas qu'il ait essayer de le cacher, dit il en riant bêtement, fier de sa « blague » apparemment. »
Alors là je reste bouche bée pendant une minute. C'est quoi que ces conneries. Reprenant mon esprit je réalise de ce que ce ******* vient de me dire. Il est toujours en train de rire bêtement ce con. Mon poing part tout seul se loger dans sa mâchoire de primate. Puis je m'éloigne d'un air furieux jusqu'à ma salle commune. Je viens de faire le lien avec les regards furieux des autres cruches. C'est vrai que Dubois est pas mal apprécié de la gente féminine... Mais c'est quoi cette rumeur... Merlin ! Je me dirige droit vers mes amies et les traînent par le bras jusque dans le dortoir.
« C'est quoi cette histoire, je réplique d'une voix suppliante, dites moi que c'est pas vrai... »
Elles se regardent peinées.
« On a tout fait pour détourner cette rumeur mais les commères présentes dans l'infirmerie hier ont étés vachement convaincante si bien que tout le monde en est certain maintenant ! me dit Alex d'une voix désolée.
-Même Gwen a failli ne pas nous croire quand on lui a expliqué que c'était qu'une rumeur, ricane Eden. »
Un coussin s'écrasa sur sa tête blonde et une Gwen rougissante essayait de se justifier. Enervée par cette (horrible !) rumeur, je me couche rapidement en souhaitant bonne nuit aux filles après leur avoir assurée qu'elles avaient fait ce qu'il fallait et que ce n'était pas leur faute et que j'allais me calmer pendant la nuit.
Le lendemain, je me lève avec la sensation d'avoir fait un cauchemar, quelque chose de pas réel quoi ! D'ailleurs comme l'a fait remarquer Eden avec son tact habituel, j'ai une tête affreuse ce matin ! Je me dirige tel le zombi moyen vers la salle de bain et essaye de retrouver une figure humaine. Une fois que nous sommes toutes prêtes, nous descendons à la grande salle.
Malheureusement ce n'était pas un cauchemar et dès que nous entrons dans la salle j'entends des tas de chuchotements sur mon passage. Je sens que je vais être de bonne humeur ce matin... Comble du comble, une fois assise, je vois ma sœur qui vient à ma rencontre. Elle demande à me parler et je me lève pour la suivre. Derrière moi j'aperçois Alexie qui nous regarde perplexe. C'est vrai que ma sœur qui vient me parler, c'est rarissime.
« C'est vrai que tu sors avec Olivier, me demande t'elle. »
Je me disais aussi que c'était bizarre qu'elle vienne me voir.
« Non, répondis je en soupirant. »
Elle me regarde de travers puis s'éloigne sans un mot. Vive la famille ! Je retourne à ma table plus irritée encore qu'une minute plus tôt (ce qui n'est pas peu dire !). Je rapporte la « conversation » à Alexie qui me jette un regard désolé. Je mange avec peu d'appétit, en n'écoutant même pas les âneries que Eden, Gwen et Alex sortent. Sans que je le décide mon regard tombe sur Dubois, deux tables plus loin. Je réalise alors que lui aussi me regarde, perplexe. Je rougis et détourne vite le regard.
« Alors t'en pense quoi Cléo ? demande Gwen. »
Euh. De quoi elle parle là ? J'espère qu'elle n'a pas surpris mon regard, j'en aurais pour des heures à m'expliquer.
« Je suis d'accord avec Eden, répondis je, croisant les doigts pour que ça marche. »
Gwen boude puis reprend son opinion en rajoutant des arguments deux secondes plus tard devant le petit sourire satisfait d'Eden. Alex, elle me regarde genre « je ne suis pas dupe ». Je hausse les épaules et continue mon petit déjeuné.
A la fin du petit déjeuné, on se dirige lentement vers la salle commune, Eden et Gwen toujours en train de faire leur débat (et je ne sais toujours pas à quel sujet...). Alex m'observe silencieusement depuis tout à l'heure et elle commence franchement à m'agacer. Je lui jette un énième regard courroucé qu'elle ignore encore une fois.
Une fois à la salle commune, on rejoint les garçons, assis dans les fauteuils près du feu. Gwen et Eden demandent leur avis aux garçons et ils se lancent tous dans ce débat à deux noises. Je lève les yeux au ciel. Je commence a m'installer dans le fauteuil à côté de celui de Gwen quand je sens un bras me tirer en arrière. Alexie me lance son regard « il faut qu'on parle ». Je la suis en soupirant.
On choisit des fauteuils un peu à l'écart. Alexie me fixe, attendant que je parle la première.
« Oui, je les écoutais pas et alors c'est un crime ?
-Tu me caches des choses...
-Nan !
-...
-...
-Pourquoi t'a rougi ? »
Bonne question.
« -Bon ben... Je regardais Dubois... Tu vois ça m'énerve cette rumeur... Je le déteste tu vois...
-ça on le saura, rigole t'elle.
-Bon tu veux la suite ?
-Oui capitaine, pouffe t'elle.
-Ouais et il me regardait aussi... Je veux pas qu'il s'imagine des choses tu vois... C'est mon ennemi bordel ! Et d'ailleurs ça me soule, ça me soule, ça me soule... Raah ! Ils sont cons les gens ! »
Alexie sourit.
« Moi aussi, j'ai quelque chose à te dire, dit elle en rougissant. Je voulais te le dire l'autre jour mais, enfin tu as eu un petit problème...
-Hmm... Oui.
-Et ben tu vois Cédric...
-Diggory, tu veux dire, la taquinais je.
-Oui, dit elle en rougissant un peu plus. Et bien il me plait beaucoup...
-Oh c'est chou !!!
-Chut ! Moins fort sale patate ! Mais je veux rien tenter.... Mais bon je voulais te le dire, tu vois...
-Oh ma petite Alexie, devient une grande fille...»
J'éclate de rire en serrant Alex dans mes bras. De meilleure humeur, on rejoint les autres qui sont prêts à s'entretuer pour prouver qu'ils ont raison.
oOoOo
On est en train de manger tranquillement dans la grande salle et je regarde d'un air distrait les hiboux se diriger vers leur destinataire. Soudain, quelque chose attire mon attention, au milieu des hiboux, une demi-douzaine d'hiboux grands ducs porte un grand et long paquet. L'ensemble de hiboux se pose à la table des gryffondors devant une petite tête. De là où je suis, je ne peux voir que la petite à côté de celle du paquet est rousse. Je montre à Alexie assise à côté de moi l'étrange situation. Elle regarde et hausse les épaules.
Elle, ça ne l'intéresse peut être pas mais moi je suis perplexe car je suis quasiment sûre que c'est un balai, je connais ces choses là... Je me demande ce que Dubois trafique, parce que la personne qui a reçu ce balai (dans cette hypothèse là...) est toute petite donc un premier année... C'est louche !
oOoOo
L'affiche tant attendue qui annonce la prochaine sortie à Pré Au Lard est enfin épinglée au panneau de la salle commune. Gwen se précipite vers les garçons installés tranquillement dans des fauteuils. Les pauvres !
« C'est ce week-end la sortie à Pré Au Lard. Vous venez avec nous !!
-Tu pensais qu'on irait avec qui ? Kimberley ? demande Bartholomé. »
Je fais genre de vomir et Gwen sautille de partout, de joie qu'ils viennent. La connaissant, de toutes façons ils seraient venus : cette fille est une chieuse quand elle veut ! Il faut dire que quelque semaines ont suffis pour que nous soyons devenu un petit groupe, on est tout le temps ensemble. Il y a juste Jack et Karl qui semblent avoir du mal avec Gwen et moi et qui sont trop intimidés par Eden.
Gwen continue sa danse de la joie puis finit par s'épuiser. Elle se laisse donc tomber dans le fauteuil à côté de celui de Bart et se met à disserter sur les différentes sortes de chocolat de Honeyduke (les sujets passionnants de Gwen... !). J'admire un moment le courage de Bart quand à tenir face à cette, certes passionnante, conversation, puis je me tourne vers Adrian, assis juste à côté de moi.
« Vous allez pas trop regretter vos anciennes sorties ? Celles où vous étiez tranquille, sans folle(s) hurlant et sautant partout ?
-Nan, dit il en rigolant. On vous a bien adopté je dois dire.
-Parle pas de nous comme si on était des chiots abandonné, dit Alexie en lui écrasant un coussin dessus.
-J'oserais jamais insinuer une chose comme ça, fait Adrian les yeux malicieux. »
Alexie fait une fausse mine outrée face à ses propos, puis retourne au dortoir pour chercher son devoir de défense contre les forces du mal (Comment se protéger d'un vampire, comment le nuire ? 35 cm exiger). Adrian me rappelle qu'on a un entraînement de Quidditch dans dix minutes, alors je me lève et me dirige à mon tour vers le dortoir. Après avoir essayé de cacher mon sourire face à Alex qui n'arrivait pas à trouver son devoir commencé (Gwen lui a piqué et espéré qu'elle ne le remarquerait pas), je descends dans la salle commune où Adrian m'attend.
oOoOo
L'entraînement m'a épuisée et quand je rejoins mes amis dans la grande salle, je m'écroule littéralement sur le banc. Il faut dire qu'étant donné que la date du premier match (Gryffondor/Serpentard) approche et bien le stade est souvent réservé, alors nos séances, moins nombreuses, sont plus denses. D'ailleurs en parlant de ce match, la rumeur court que c'est le petit Potter qui joue au poste d'attrapeur chez les lions cette année. Oreste nous l'a annoncé quand il a fait un petit récapitulatif des équipes adverses. Je sais comment Dubois est accro au Quidditch et je trouverais bizarre qu'il est fait ce choix, ce n'est pas parce qu'il a tué Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom qu'il est puissant au Quidditch...
Je mange comme quatre (oubliant ce que en a suivit la dernière fois...) et ne m'attarde pas pour remonter au dortoir. Le soir, on parle de tout et de rien avec les filles. En bref, une journée banale, mais demain c'est enfin le week end !
Je me lève en savourant mon réveil parce que je sais que c'est le week end et que j'ai tout mon temps... Ah j'aime le week end ! Je m'extirpe difficilement de mon lit si douillet. Je serais bien rester un peu sous ma couette mais mon ventre n'est pas d'accord. En grosse morfale, je fais donc un effort et me dirige d'un pas lent vers la salle commune après m'être lavée et habillée, la tête encore dans le brouillard. En bas, je vois Alex et Eden en pleine conversation.
« Elle est pas avec vous Gwen ?
-Nan. T'as pas vu... Elle est encore en train de dormir !
-Ah nan j'ai pas vu...répondis je d'une voix ensommeillée. »
Alex me fait un sourire compatissant et continu sa conversation. Moi, je finis ma nuit dans le fauteuil, énervée de m'être levée pour rien à cause de Gwen-la-marmotte-qui-dort-toujours-et-qu'on-doit-attendre. Trois quarts d'heure plus tard, Gwen arrive, fraîche comme la rosée alors que j'ai toujours l'air d'une endormie première classe.
Une fois le petit déjeuner fini, nous remontons à la salle commune afin de finir nos devoir, au moins ceux pour demain. C'est donc peux motiver que nous faisons le chemin, en sachant ce qu'il nous restait à faire. Mais une fois arriver à la salle commune, je n'eut pas le courage de me mettre au travail. Je prends donc un magazine dans ma valise et redescends à la salle commune pour me caller dans un gros fauteuil bien moelleux.
J'étais tranquillement en train de lire un article « faites vous-même votre potion de lissage » qu'une main m'arrache à ma lecture. Je vois Alexie qui me sourit.
« Je vois que tu travaille activement à ton devoir d'astronomie, dit elle sarcastique.
-Rends mon magazine ! grognais je en sachant pertinemment qu'elle avait raison.
-Tu lisais quoi d'intéressant... C'est sûr, j'allais te le dire tu as besoin d'un lissage, ils sont terriblement ondulé tes cheveux dit moi !
-C'est bon t'a gagné, dis je de mauvaise humeur en quittant mon fauteuil. T'aurais dû être à Serdaigle ma parole ! »
Alexie rigole face à ma mauvaise foi et s'installe à une table. Je la rejoins deux minutes plus tard, les bras remplis de parchemins et la mine réjouie. Super, journée de devoirs en perspective. Eden vient nous rejoindre un quart d'heure plus tard et la studieuse Gwen arrive deux heures plus tard (« C'est vrai, on a une traduction à faire en étude de Runes ? »). Au moins demain on a la sortie et Alex n'aura aucune raison de me (nous) faire travailler ! Aha !
oOoOo
J'ouvre les yeux lentement. J'entends du bruit sous la douche et devine que Eden est déjà levée. Les deux autres dorment toujours. Je me lève doucement et m'approche furtivement du lit de Gwen. Haha, on va bien rigoler.
« Debout la marmotte ! je crie.
-Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »
Une de faite. Maintenant il faut réveiller l'autre. Faudrait pas qu'on soit en retard pour la sortie.
« Putain Gwen, tu soules y'en a qui dorment ici, marmonne le lit sur ma droite. »
C'est bon en fait, d'une pierre, deux coups ! Je me dirige vers la salle de bain, un sourire sur les lèvres. Bon, maintenant déloger la blonde.
« Eden, bordel, ça fait trois heures que t'es dans la douche, bouge pu...rée !
-Rectification, deux heures et demi, dit la blonde en ouvrant la porte. »
Je vous jure celle là alors ! Je m'engouffre dans la salle de bain et me prépare. Une fois sortie, Gwen est encore sous sa couette et Alex attend serviette à la main. Franchement c'est pas logique, c'est Gwen que je réveille, c'est Alex qu'est prête... Je me dirige donc vers le lit de Gwen et tire la couette d'un coup sec. La marmotte se recroville sur elle-même en gémissant des paroles incompréhensible. Je sais que je suis sadique, mais si je le fais pas elle est capable de dormir jusqu'à une heure de l'aprèm.
Dès que nous sommes (enfin !) toutes prêtes et qu'on a toutes manger, on retrouve les garçons devant la grande porte du Hall, où Rusard contrôle les autorisations. Une fois tous dehors, Adrian nous fait part de leur inquiétude de ne pas nous voir arriver. On se tourne toutes instinctivement vers Gwen, qui répond par un sourire angélique. Nous continuons le chemin jusqu'à arriver à Pré Au Lard.
« N'empêche, j'aimerais pas être dans le même dortoir que Cléo, elle à l'air coriace le matin... »
Je lui tire la langue et le pousse du coude.
« Aïe ! Tu ma fait mal, fait il avec une voix boudeuse.
-Oh mon pauvre petit Dridri d'amour, lui répondis-je d'une voix moqueuse. »
Je lui fais un bisou sur la joue.
« Ça va mieux maintenant ?
-Oui, fait il, prenant un air espiègle. »
J'éclate de rire et remarque Dubois et ses amis plus loin. Il regarde dans notre direction et nous jette un regard haineux. Rholala, on fait trop de bruit pour Môssieu ? J'allais lui expliquer ma façon de penser quand je sentis un bras m'en empêcher. Sans surprise, je croise le regard mécontent d'Alex.
« Laisse moi ! Il a pas à nous regarder comme ça alors qu'on a rien fait de spécial ! Je veux juste aller le voir et lui demander son problème. »
Alex continue à secouer la tête et les autres nous regardent sans comprendre. Finalement je cède et on se met en route vers Honeyduke. Je sens le regard d'Alex sur mon dos. Gwen babille, comme d'habitude et Eden est avec Chris, on doit la rejoindre à midi aux Trois Balais. Lorsque l'on entre dans la boutique bondée, je sens mon humeur remonter en flèche (quand j'y pense quand même, il ne m'en faut pas beaucoup pour remonter mon moral...Ni pour le baisser d'ailleurs !). On en ressort, les bras chargés de sac. On se dirige ensuite vers Zonko, afin que je fasse ma réserve de bombabouses et autres produits tant aimés par Rusard... Il faudra d'ailleurs que je pense à cacher tout ça en arrivant au château.
On était en train de parler du prochain (et premier) match, je me faisais d'ailleurs la remarque que Jack et Karl étaient d'ailleurs encore une fois à part, quand on tombe nez à nez avec Olivier et une bande de « groupies » qui paradent autour de lui. Je sais pas pourquoi mais ça m'a énervée. J'attrape le bras d'Alex et celui d'Adrian (c'était les plus près de moi).
Je jette un dernier coup d'œil énervé dans leur direction et je remarque que ma sœur fait parti de la bande de greluches qui rigolent à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Adrian et Alex me regardent l'air perplexe. Sans un regard vers eux je plonge ma main dans un de mes sacs pour en prendre une petite boule verte/marron peu ragoûtante. Je vois le regard d'Alex se teinter de compréhension et elle me saisi le bras.
« Arrête ! Tu ne vas pas lui lancer une bombabouse alors qu'il est seulement en train de draguer des filles ! Et puis pourquoi ça t'énerve autant...
-Parce que je suis gentille et attentionnée envers ces pauvres ignorantes et parce que je ne vais pas laisser ma sœur se ridiculiser de la sorte... Ce serait un crime de la laisser dans cette telle situation !
-En quoi ça te dérange ? C'est son problème !
-Ecoute c'est ma sœur... Elle fait partie de ma famille ! Lui, c'est mon ennemi, je le hais tu te rappelle ? Et puis je vais juste aider le destin à faire en sorte qu'elle le trouve juste... moins charmant disons... dis-je en regardant avec amour la bombabouse dans ma main. »
Et avant qu'elle ne puisse faire un geste, je lance la bombabouse en visant l'épaule, histoire que ça gicle bien de partout. Comme au ralentit, je vois la tête exaspérée d'Alexie, la lueur d'amusement dans le regard d'Adrian qui a enfin compris la situation et... Paf ! En plein dans le mille ! Eh oui... je ne suis pas poursuiveuse pour rien ! Je me tourne vers Adrian qui me fait un clin d'œil. Je les reprends par le bras et nous rejoignons les autres qui attendait les yeux comme des soucoupes là où on les avait laissé... C'est avec un petit sourire triomphant que j'entends derrière nous les cris dégoûtés des greluches et celui furieux de Dubois.
J'entends des pas derrière moi mais je ne fais pas attention. J'aurais dû car tout d'un coup je sens une odeur putride qui m'emplis les narines, je me retourne pour faire face à un Dubois rouge de colère (et de honte aussi sûrement, il faut dire que c'est pas très esthétique...).
« Dubois, si tu pouvais éviter de polluer mon air, je t'en serais très reconnaissante !
-Désolé de vous importuner majesté, loin de moi l'idée de vous déranger, mais je viens vous rendre quelque chose qui vous appartient.
-Avec mon infinie gentillesse, je te le laisse. Ne me remercie pas, ça me fait plaisir. »
Je savais que j'aurais dû me méfier... Sans que je m'y attende, il me lance une grosse bombabouse à la figure. Sans réfléchir à ma dignité (de laquelle il ne reste de toute façon, pas grand-chose) je me baisse et ramasse une grosse poignée de boue et la lance en plein sur ses cheveux. Etonné il reste sans bouger pendant quelques secondes, ce qui me laisse le temps de m'échapper. Je me retrouve donc seule dans une des ruelles de Pré Au Lard, mes ingrats d'amis s'étant éclipsé durant la « bataille ». Je lance un sortilège de nettoyage sur ma figure dégoulinante. Il n'est, malheureusement, pas aussi efficace que je l'aurais voulu et, bien qu'il n'y ait plus aucune trace, l'odeur est restée. Bon ça fera l'affaire pour l'instant.
Je prends le chemin des Trois Balais où ils doivent m'attendre. Arrivée, je me dirige vers le comptoir, commande une bièraubeurre et rejoins mes lâcheurs d'amis à leurs tables. Je leur fais une remarque acide « made in Cléo » pour qu'il comprenne que j'ai pas apprécié qu'ils m'aient lâcher puis je m'assois à côté d'Eden, qui bizarrement, n'est pas accompagné de Chris.
Je lui fais part de ma réflexion et elle me répond avec un vague haussement d'épaules que leur relation n'était plus ce qu'elle avait été et que maintenant elle s'ennuyait, qu'il n'y avait plus rien et que du coup elle avait cassé. Tout ça avec le ton indifférent à la Eden. J'avoue que des fois son manque de délicatesse me scotch... Bon j'avoue que je n'ai pas la palme d'or moi non plus quand à la délicatesse qu'il faut adopter dans certaine situation mais je trouve qu'il y a quand même un minimum syndical... Qu'Eden dépasse !
En parlant de la délicatesse d'Eden, celle-ci se tourne vers moi en remarquant d'une voix moqueuse que j'aurais dû prendre ma douche ce matin. Elle n'échappe bien sûr pas à mon magnifique regard noir que j'avais déjà préparé à l'avance, je connais Eden et j'attendais la remarque... Sadique qui aime rappeler son caractère ? Oui !
Alexie raconte donc en riant ma mésaventure et ceux qui avait suivi de loin (genre Gwen par exemple) se joignent à elle. Eden, elle, me regarde d'un air amusé. Alors que je leur dis que je ne comprend pas comment ma sœur fait pour s'intéresser à cet attardé qui sert de capitaine aux lions (d'ailleurs en y repensant, quesqu'il m'a fait chier quand il a su qu'il était capitaine, l'année dernière !), Gwen se met à énoncer les différentes raisons de « Pourquoi Dubois attire tant de monde ? ». Je suis comme muette. Où elle peut aller chercher de telles bêtises ? Alexie, elle, à l'air de s'amuser follement, son regard passe de Gwen à moi et elle se retient de ne pas exploser de rire. Perso, je ne trouve pas ça drôle... Juste inutile. Les autres, l'écoutent attentivement, eux aussi amusés... Pff.
Après avoir fini notre quatrième tournée de bièraubeurre, épuisés de nombreux sujets de conversation tous plus intelligents les uns que les autres (« Vous pensez que c'est vrai qu'Oreste a un hippogriffe tatoué sur la fesse gauche ? Cléo ? » ou alors « Moi, je dis que les dragées surprises de Bertie Crochu sont dangereux. Sérieux y'en a ils peuvent te faire tomber malade, par exemple je connais quelqu'un, l'oncle du frère à la copine de mon cousin au deuxième degré qui... » ou bien « Franchement, le Quidditch c'est un sport de machos, rien qu'a regardé la laideur des robes de Quidditch, ce n'est pas du tout adapté à la gente féminine et puis quand je vois l'état de certain quand ils rentrent d'une séance de Quidditch, c'est d'un glamour... » Enfin voilà le genre quoi !), on remets nos capes et nos écharpes et on se dirige en direction du château en continuant à débattre sur la propreté des toilettes et leur sécurité (c'est vrai qu'en tant que filles je ne m'y sens pas tellement en sécurité ave Mimi Geignarde... Enfin bref un sujet utile pour une fois !).
Arrivés au château, on se dirige vers la grande salle, le repas ayant déjà commencé. Je picore dans mon assiette parce que moi la bièraubeurre ça me coupe l'appétit. C'est comme ça que j'ai pu remarquer que ce n'était pas un cas universel en regardant Adrian se goinfrer à côté de moi. Je lui donne un léger coup de coude et lui fait par de mon observation. Avec un haussement d'épaules, il ne détourne même pas le regard de son assiette et continue à manger en faisant de grands bruits. Je lève les yeux au ciel. Ah l'élégance masculine. Je change aussitôt d'avis en remarquant la façon tout aussi propre de manger de ma voisine. Remarque, Gwen est un cas à part, c'est à se demander comment elle fait pour attirer autant de mecs... Bon c'est vrai qu'elle est vraiment pas mal mais ça se voit qu'ils ne sont pas 24 heures sur 24 avec elle ! D'ailleurs à ce propos...
Une main passe devant mes yeux. Je sursaute et aperçois Alexie qui me sourit. C'est malin, maintenant j'ai perdu le fil de mes pensées ! Elle me signale qu'ils y vont et on se dirige donc vers la salle commune. Une fois dans le dortoir, ma « conversation intérieure » me revient. Je me tourne donc vers Gwen, soit dit au passage qui est en pleine crise d'hystérie parce qu'elle ne retrouve plus son soutif préféré.
« Je me demandais, c'est bizarre, ça fait deux mois qu'on est rentré et t'a toujours pas de copain... Merlin, rendez nous la vraie Gwen ! dis-je en rigolant.
-Je me réserve pour Isaac, dit elle les yeux pétillant de malice – encore plus que d'habitude.
-Tu crois que je vais te croire en plus ! Gwen la lapine devient sage, on aura tout vu. Et puis l'année dernière tu ne te réservais pas comme ça.
-Aucune des proposition ne m'intéressait cette année, répondit elle en souriant malicieusement. »
J'explose de rire. Quelle vie injuste ! Gwen n'a jamais rien demander à personne, c'est toujours eux qui viennent à elle. Mais c'est vrai que je les comprends... Malgré ses gros défauts apparents, elle est débordante de vie et de bonne humeur ! Je me promet d'aller voir mon frère, d'essayer de me réconcilier avec lui (ce qui est facile à dire, mais moins à faire, il est tellement insupportable dans son égoïsme !) et de le rapprocher de Gwen, ça lui ferait tellement plaisir...
Je me glisse dans mon lit, et avant de définitivement m'endormir, j'entends Gwen :
« Quand j'y pense Cléo, je devrais peut-être tenter Oreste... Cette histoire d'hippogriffe m'intrigue. »
Je pouffe... Si elle savait... Je n'ai même pas vu son caleçon à Oreste, alors sa fesse gauche... J'entends Mâdâme Eden dire des jurons parce que Mâdâme veut dormir après un dernier petit rire chacune (même Alex mais pas Eden bien sûr), le silence se fait et je me sens glisser tranquillement dans les bras de Morphée.
Le lendemain matin, Eden nous accuse de l'avoir empêché de dormir et que c'est notre faute si elle a l'air d'un zombie. Le pire c'est qu'elle exagère, sa peau de pêche a le même teint que d'habitude, il a juste une légère ombre violette sous ses yeux de chats même pas bouffi. Quand je pense que je suis cinq fois pire les jours où j'ai une bonne tête, ça m'énerve ! Mais bon ça aurait pus passer si Gwen n'avait pas rajouté son petit commentaire « C'est pas grave tu passeras inaperçue... On est Halloween aujourd'hui ». Alexie et moi, à peine réveillées, on a donc assisté à la course poursuite de Gwen. Eden, ses chaussures à la main, en criant à Gwen qu'elle allait la ratatiner, en ponctuant cette phrase de multiples gros mots dont je ne connaissais pas l'existence (et pourtant j'en connais un paquet !). On laisse Gwen à son triste sort et nous nous dirigeons toutes les deux vers la salle de bain.
Après une bonne douche chacune, on ressort de la salle de bain en nous attendons à retrouver le cadavre de Gwen quelque part dans la pièce. Mais celle-ci est toujours vivante, elle s'est fait pardonnée en prêtant son pull rose décolleté à Eden. Je vous jure celles là. On descend à la salle commune où Adrian, Samuel et Bartholomé nous attendent. Etonnée, je demande où Jack et Karl sont passés. Ils nous répondent gênés qu'ils se sont disputés. Je vois bien qu'ils mentent mais je n'insiste pas et nous descendons à la grande salle tout les sept.
Les décorations d'Halloween sont déjà en place et c'est magnifique. Une nuée de chauves-souris nous frôle et Eden les chasse de la main, protégeant ses cheveux avec son bras. Je regarde souriante les citrouille lévitant au-dessus de nous et Sam me regarde amusé. Nous nous asseyons et Alexie me fait remarquer que j'ai un air légèrement abruti. Je ne dis rien et regarde Gwen, elle aussi à des étoiles plein les yeux. On éclate de rire. Les autres nous regardent bizarrement et nous nous faisons un clin d'œil. Alexie lève les yeux au ciel et je lui fais un sourire espiègle avant de me servir une tasse de chocolat.
Quand nous avons le ventre rempli (enfin surtout quand on a vu que si on restait plus de temps on allait arriver en retard au cours d'étude de Runes) on se lève et on va chercher nos affaires au pas de course. C'est essoufflé que Gwen, Alex, Sam et moi on arrive dans la salle (les autres font soins aux créatures magiques, perso ça me branchais pas trop.). La prof nous jette à peine un regard et on va s'asseoir au fond. Je sors mes notes et me met à noter distraitement. Cette journée de cours va être passionnante... Heureusement que ce soir il y a le banquet d'Halloween !
oOoOo
C'est excitées comme des gosses, qu'on traîne Alex et Eden par la main.
« Alleeeeer, on va arriver en retard ! Et en plus j'ai faim... trépigne Gwen qui avait du mal à tirer Eden.
-Tous les ans c'est la même chose, pour une fois vous voulez pas être normales ? demande Eden exaspérée.
-Na, je réplique d'un ton jovial. »
Arrivées dans la grande salle, je m'émerveille à nouveau... La décoration est aussi sublime que ce matin et la nourriture est abondante dans les plats en or. Comme chaque année, avec Gwen on se met à courir comme des folles en direction de nos places, la première qui est assise à gagner le droit de maquiller l'autre comme un zombi après le repas et elle doit se promener barbouillée dans toute la salle commune comme ça. C'est puéril je sais... Mais tellement drôle ! L'année dernière j'ai perdu, mais cette année je compte bien me battre ! Je bouscule un tas de deuxième année qui se mettent à crier mais je continue. Gwen crie « attention, laissez passer » sur son passage, Alex et Eden font genre de ne pas nous connaître et Adrian, Sam et Bart sont morts de rire à table. J'arrive un peu avant Gwen et je me mets à chanter à tue tête « We are the champions, my friends ».
Adrian n'en peut plus et il est écroulé sur la table. Sam et Bart rient à gorge déployée et Gwen boude en tentant de retenir son sourire. Alexie et Eden rigolent doucement en faisant genre « on les connait pas ceux là ». Mais tous les gens autour nous regardent bizarrement, j'ai même vu des premières années partir à l'autre bout de la table en nous regardant effrayés.
Une fois calmés (il a fallu du temps malgré tout...), on commence à se servir. Je ne m'étais même pas servie une deuxième fois que tout d'un coup les portes de la grande salle se sont ouvertes brusquement, laissant passer le professeur Quirrell, courant et le turban de travers, le visage déformé par la terreur. Tout le monde le regarde se précipiter sur le professeur Dumbledore, s'effondrer à moitié sur la table des professeurs et balbutier, hors d'haleine :
« Un troll... dans les cachots, je voulais vous prévenir. »
Puis il tombe évanoui sur le sol.
« Courageux le professeur contre les forces du mal, fait Eden moqueuse.
-Ca soule on a même pas fini de manger...
-Tu penses que c'est une blague pour Halloween ? demande Gwen. »
J'ai du mal à les attendre car tout le monde parle. Dumbledore envoie des étincelles avec sa baguette afin de ramener le silence. Curieuses, on se tourne vers lui.
« Messieurs les préfets, veuillez ramener immédiatement vos condisciples dans les dortoirs de vos maisons respective, dit il d'une voix autoritaires.
-Et mesdemoiselles, grogne Alex. »
Un grand bruit de tas de gens qui se lèvent précipitent se fait entendre et Alex s'éloigne en soupirant essayant de récupérer les premiers années terrifiés. J'allais me lever pour suivre les préfets quand je sens un bras me tirer vers le bas. Surprise, je me laisse faire et le bras m'attire sous la table. Aujourd'hui des grandes nappes ont étés mises pour l'occasion si bien que personne ne peut nous voir. Je me tourne voir qui m'a mené ici et je me retrouve nez à nez avec Eden qui me sourit de toutes ses dents.
« Viens on récupère Gwen et je t'explique... me chuchote t'elle. »
J'acquiesce et on se met en quête des pieds de Gwen. Une fois qu'on l'a trouvée et qu'on a suffisamment tiré Gwen apparaît.
« Eden... Cléo... Mais pourquoi vous m'avez amenées sous la table ? dit elle en regardant tout autour d'elle. Remarque, c'est trop drôle !
-L'idée d'Eden, je dis.
-Oui... Donc je vous ai amenées ici parce que ce n'est pas parce que un troll se promène dans les couloirs du château qu'on va se priver du banquet d'Halloween ! Et puis en y réfléchissant bien, si on retourne au dortoir, on risque de tomber sur le troll alors qu'en restant ici on est en sécurité, nous dit Eden avec une lueur maligne dans les yeux. »
Gwen et moi nous approuvons et Eden nous conseille de rester mangé sous la table parce que si quelqu'un vient chercher Quirrell, on sera dans de beaux draps... On remonte donc discrètement à la surface et on prend toutes sores de plats avant de les emmener dans notre cachette. Une fois à l'abri avec les ravitaillements, on se raconte des tas de blagues et nous voilà à rire comme des bossues. Le tableau doit être assez comique si quelqu'un venait nous trouver ici.
Mais tout d'un coup, on se fige toutes les trois. Un bruit de pas se fait entendre. Eden qui est curieuse et n'a pas froid aux yeux, s'approche de la nappe et la soulève pour voir un peu ce qu'il se passe. Avec Gwen, on s'approche doucement d'elle pour voir. Le spectacle est surprenant. Quirrell est maintenant relevé et marche d'un pas énergique et droit jusqu'aux portes mais le plus surprenant est qu'il parle à voix haute et sans bégayer à son « maître ». Interloquées nous le regardons disparaître dans le hall.
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