Bon, le décor est planté, on commence à passer aux choses sérieuses donc ^^

N'hésitez pas à commenter ;-)


Pendant une semaine, Lilly et Scotty avaient pris l'habitude de leur colocation. Ils s'étaient habitués à la présence de l'autre. Le matin Lilly préparait le petit déjeuner, et le repas du soir c'était Scotty qui s'y collait. Elle se régalait chaque soir. Ses petits plats allaient cruellement lui manqué après l'enquête. Le choix du programme télé était plus difficile par contre. Elle n'aimait pas beaucoup le basket, et lui en raffolait. Donc il y avait eu un compromis de fait de part et d'autre. Un soir sur 2. Mais, elle avait pris goût. Elle n'irait pas voir un match, mais elle se surpris à refermer son bouquin, quand un point important était sur le point d'être marqué. Le soir de ce huitième jour, après avoir éteint la lumière du dehors, Scotty monta se coucher. Lilly était déjà dans son lit depuis plus d'une heure. Elle ne dormait pas, un filet de lumière sortait par la porte. Il toqua, et hésita à entrer quand elle lui répondit. Elle fit abstraction de la tenue de l'inspecteur. A chaque fois qu'elle le voyait avec ce qui lui servait de pyjama, elle réagissait bizarrement. Elle commençait à avoir chaud, et détournait son regard, cherchant à éviter le sien.

« Désolé de te déranger. J'avais peur que tu te sois endormie la lumière allumée.

- Et ?

- Rien, c'est juste que...

- Valens ! Mon livre est tellement passionnant que je ne me rends pas compte de l'heure, mais c'est gentil de t'inquiéter.

- Il est tard. Bonne nuit, dit-il en la dévisageant.

- Bonne nuit. »

Ils restèrent quelques instants à se regarder. Un sourire vint se former sur le visage de Scotty. Il la trouvait tellement belle et naturelle qu'il aurait voulu rester. Il chassa cette idée de sa tête. Lilly, elle, ne savait plus quoi faire. C'était la première fois qu'il venait lui souhaiter bonne nuit. Leur relation avait bien changé. Elle ne savait pas encore comment, mais elle avait évoluée. Ou plutôt elle ne voulait pas voir ce qui finalement pourrait arriver. Stillman lui avait dit de tirer la sonnette d'alarme. Il était peut-être temps. Elle réussit pourtant à soutenir son regard, il s'était approché et très lentement il déposa un baiser sur ses cheveux. La délicieuse décharge qu'ils ressentirent tous les 2 finit par les convaincre. Leur relation avait évoluée. Et ça leur plaisait.


Le lendemain matin, Lilly passa son temps à éviter Scotty. Elle n'arrêtait pas de penser à ce qui s'était passé la veille. Elle sortit donc à pas de loup dehors, et décida qu'un jogging lui changerait les idées. Au moment où elle s'apprêtait à s'élancer dans sa course, elle entendit une voix l'appeler.

« Lilly ! Tu ne m'avais pas dit que t'aimais courir ?

- Mary ! Tu cours toi aussi ?

- Oui, j'essaie de le faire au moins un matin sur 2. C'est vivifiant, et tu commences bien la journée ! Et toi ?

- Moi ? C'est que...

- Non ! Vous ne vous êtes pas disputés Scott et toi ?

- Non ! C'est juste que j'avais envie de profiter de ce beau soleil levant ! Pour une fois, qu'on a une belle arrière saison, faut en profiter ! Je t'invite à prendre un café après si tu veux !

- Oui, pourquoi pas ! Je suis contente d'avoir trouvé quelqu'un pour m'accompagner. Les filles n'aiment pas trop. Sarah préfère son fitness ! Tu verrais le temps qu'elle passe à faire ses étirements, c'est affolant ! »

Après leur jogging, Lilly et Mary s'effondrèrent sur le canapé. Lilly remarqua un mot posé sur la table basse, elle le prit et le mit dans sa poche. Elle le lirait plus tard. Mary, intriguée, la regarda et sourit. Son mari ne lui laissait plus de mots ! Lilly s'était levée et se dirigeait vers la cuisine, elle lut les quelques lignes que Scotty lui avait laissé. Jeffries et Andrews venaient aujourd'hui dans le quartier avec Paul Jenkins pour tenter de lui rafraîchir la mémoire. Elle sourit bien malgré elle. Scotty avait conclut son petit message par un « affectueusement ». C'était un mot qu'elle ne lui avait jamais entendu dire, et quelque part elle était fière qu'il soit adressé à elle. Elle se rendit compte qu'elle commençait à s'inquiéter de son apparence. Au début de leur cohabitation « forcée », elle ne se préoccupait pas de son apparence le matin, mais là elle passait vite par la salle de bains pour se coiffer. Les cheveux en bataille c'est pas très attirant. Elle se mit à penser que c'était peut-être réciproque, que lui aussi faisait attention à sa présentation. De retour dans la salle, elle demanda à Mary si elle avait quelque chose de prévu aujourd'hui. Elle mentit sur le fait qu'elle devait aller à Philadelphie pour voir une expo qu'une de ses clientes lui avait conseillé, mais qu'elle pouvait reporter si jamais elle désirait faire autre chose.

« Merci, répondit Mary, je me demandais si par hasard tu ne voudrais pas m'aider à choisir un tissu pour mes doubles rideaux. Ca fait des mois que je cherche, mais je n'ai pas de coups de cœur. Peter n'arrête pas de me dire qu'il n'a pas le temps pour ces futilités !

- Futilités ? Attends, c'est bien un homme ça !

- Alors ? Partante ?

- Oui, répondit Lilly, et je verrais ton petit nid comme ça ! J'ai quand même une question qui me trotte dans la tête. J'ai été contactée par l'inspecteur Andrews.

- Quoi ? Pourquoi ?

- Tu te rappelles de la clé ?

- Oui, elle ouvre bien quelque chose ?

- Oui, et tu avais raison, c'est bien une clé de consigne. Il m'a juste demandé comment je l'avais su.

- Tu ne lui a pas parlé de moi ?

- Je suis désolée, mais il a insisté. Il m'a dit que ce n'était pas possible d'avoir pu penser à ça toute seule.

- Lilly ! Tu crois qu'il me suspecte ?

- Non, je n'ai pas dit ça, je pense juste que tu as été assez vite en conclusions c'est tout ! Tu as à peine regarder la clé, et tu m'as tout de suite dit à quoi elle pouvait bien servir.

- Lilly, tu crois que je pourrais avoir un rapport avec le meurtre de Cynthia ?Fit Mary les larmes aux yeux.

- Non, c'est juste que les faits sont là ! Tu n'avais pas l'air étonné en voyant la clé.

- A quoi tu joues ? Soit tu as vu ou lu trop de romans policiers, ou soit tu... Non ! Tu ne mènes pas quand même ta propre enquête ? »

Le téléphone sonna. Lilly fut soulagée, car elle ne savait pas comment stopper net la conversation.


Pendant ce temps, Jeffries et Stillman mettaient au point la visite qu'ils devraient effectuer avec Paul. Scotty passait la journée avec Vera. Ils devaient se renseigner sur les habitudes de Cynthia, et surtout ils avaient rendez-vous avec l'agence d'adoption. Car même si les Jenkins n'avaient pas commencer les démarches, ils avaient quand même constitué un dossier de demande.