Bonjour! Je m'excuse du retard de cette fic. Trois mois, c'est beaucoup! /part se cacher/ J'ai eu beaucoup de mal à clôturer ce délire, je ne voulais pas faire triste ou totalement improbable. Néanmoins, je ne pouvais pas la laisser en suspens, donc voici, tardivement, la fin.

Merci à Gemi, Juliie, MEL, et Mahina à qui je n'ai pas pu répondre! J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture ^^!


Ulquiorra ferma les yeux et prit deux secondes pour retrouver son calme. Surtout, ne pas tuer l'octavo. Qui sait ce qu'il pouvait avoir en préparation dans son laboratoire, et Aizen-sama ne serait sans doute pas très content si la moitié de Las Noche explosait à cause d'une expérience en cours sans personne pour la maîtriser.

-C'est qui elle? commença-t-il en lançant un regard de tueur sur le scientifique.

-Ah, Ulquia? Ta sœur.

-Je croyais t'avoir dit (et aussi le reste de l'espada ) ce qu'il t'arriverait si tu jouais à me faire un clone féminin, menaça le numéro quatre.

-L'expérience était déjà en cours, répondit Szayel, l'air pas du tout inquiet. Je ne pouvais pas l'arrêter...

-J'ai le curieux sentiment que si tu l'avais voulu, tu aurais pu, répondit Ulquiorra avec la chaleur d'un hiver sibérien.

-Tu es venu pour quoi? demanda l'octavo sans relever l'accusation.

-J'ai un problème avec tes deux précédentes créations.

-Ah, et la sociabilité n'est pas vraiment ton fort, n'est-ce pas? La diplomatie n'a pas réussi? s'enquit Szayel, amusé.

Ulquiorra le saisit par ce qu'il put attraper du haut moulant de son interlocuteur et l'approcha de son visage.

-La sœur à Grimmjow me poursuit depuis cet après-midi pour "faire un petit entraînement". En fait, je crois qu'en guise d'entraînement elle préfèrerait un rendez-vous dans ma chambre pour ce soir. Et depuis que la sœur de Noitora a vu ça, elle me harcèle de ses allusions graveleuses. La première a bien évidemment remarqué son manège, puisque Noira m'a collé pendant une heure. Elle font comme une sorte de compétition, où la gagnante sera celle qui réussira à m'avoir. Moi, j'ai l'impression qu'elle font un concours pour savoir laquelle des deux me fera perdre patience le plus vite. Alors plutôt que de te foutre de moi tu vas y mettre le holà vite fait si tu ne veux pas que je les explose avec toi, ta sœur et ton labo. C'est clair?

Szaya, qui était arrivée avec son frère nota dans son carnet qu'Ulquiorra devenait bavard quand il était énervé ou en cas de grande nécessité.

L'octavo fronça les sourcils, inquiet malgré tout. Il ne pouvait pas disséquer en douce Ulquiorra, Aizen ne lui pardonnerait jamais. Et le "neutraliser" pourrait lui laisser des séquelles.

-Arera et Noira sont attirées par toi? résuma-t-il.

-J'en sais rien. Tout ce que je peux dire, c'est que leurs versions masculines sont nettement plus supportables. Et on parle de Grimmjow et Noitora, je te rappelle. Alors mesure à quel point j'en ai assez.

-Je vois. Je vais leur en toucher un mot. Mais, dis-moi, Ulquiorra, est-ce que tu trouves Grimmjow ou Arera attirants?

Après une seconde d'incrédulité, un cero apparut au bout du doigt d'un Ulquiorra excédé.

-Je plaisantais, fit rapidement Szayel pour se rattraper, nerveux.

-Oui, et pour vérifier cette hypothèse on n'a qu'à leur présenter ta sœur et voir ce qui se passe, intervint Szaya. Ne te dérange pas. Néanmoins, si elle est attirée par l'un des deux, il faudra que tu nous dises si par hasard toi et le sexta êtes en couple.

Elle se tut sous le regard furieux d'Ulquiorra. Ce dernier finit tout de même par lâcher le scientifique.

-Et qu'est-ce que tu comptes faire d'elle? demanda l'espada en montrant sa sœur qui n'avait pas bougé un cil de tout l'entretien.

-Et bien, pour l'instant je compte vérifier si tout va bien du côté des cordes vocales. Je ne sais toujours pas si elle ne peut pas parler ou si elle ne veut pas. Tout ce que j'ai réussi à obtenir comme réaction, c'est qu'elle ferme les yeux, un peu comme tu fais quand Grimmjow ouvre la bouche pour parler, l'informa le scientifique, pensif.

La concernée illustra ses propos avec un soupir, offrant l'image même de la consternation.

-Et on ne peut pas dire qu'avec ton caractère taciturne ce soit facile à déterminer...

-Tu sais ce que te dit mon caractère? lui répondit le regard du cuarta.

-Mais encore? lui répondit la voix du cuarta.

Szayel ne prit en compte que le message vocal.

-Je ne sais pas encore, avoua-t-il. De toute manière, il faut que j'aille en parler à Aizen-sama.

-J'espère qu'il décidera de mettre un terme à tout ça, commenta Ulquiorra. Et j'aimerais ne pas l'avoir dans les jambes, ajouta-t-il en parlant de sa sœur.

Celle-ci lui lança un regard froid et méprisant sans faire de commentaire, et Ulquiorra eut d'un seul coup l'impression de se regarder dans le miroir. Puis il tourna les talons et décida de retourner dans sa chambre, épuisé par sa journée. Szayel avait le don de rendre tout autour de lui complètement dingue.

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Tesla ne pouvait pas dormir. Il était trop angoissé. Il se rappela la journée éprouvante qu'il avait eu. Tout d'abord, les disputes incessantes et les débuts de bagarre entre Noitora et sa sœur. Il avait dû s'éloigner pour ne pas être balayé par la puissance des deux combattants. Puis, Noira avait disparu. A la poursuite d'Ulquiorra, avait dit Apache, presque jalouse. Puis elle était revenue. Elle avait recommencé à se disputer avec Noitora, puis avait changé de stratégie. Elle énervait le quinta par son biais à lui. Il avait bien cru finir violé dans un couloir -Szayel aurait sans doute apprécié les images, ils étaient juste en dessous de l'une de ses caméras. Et il ne pouvait pas dormir, parce que la sexy mais effrayante créature lui avait dit avant de tourner les talons, chassée par un Noitora furieux :

-À ce soir, mon mignon!

Noitora avait bien noté ce commentaire. Au point de camper devant la porte de son fraccion, pour empêcher l'autre de mettre la main dessus : Tesla était son fraccion! Et l'espada aurait deux mots à dire à Szayel.

Tesla se retourna dans son lit. Ça faisait la troisième bagarre pour cette nuit. Pourvu que la porte et les murs tiennent le choc...

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Szayel avait décidé de faire sortir sa dernière création. Ulquia allait donc faire un tour, du côté de Grimmjow, si possible. Avec Szaya. L'octavo devait, lui, faire comprendre aux deux têtes de pioches qu'étaient Arera et Noira, qu'harceler Ulquiorra n'était pas une bonne idée. Et comme les rapports entre Ulquiorra, Noitora et Grimmjow n'étaient pas à la franche amitié cordiale, le scientifique décida de commencer par Noira, en faisant partir les deux autres en avance. De plus, il avait une autre expérience en cours...

-Salut tout le monde, lança Szaya d'un air décontracté en arrivant à la hauteur de Grimmjow et de sa petite bande.

Il Forte lui lança un regard dégoûté, n'ayant pas vraiment digéré que la fratrie se soit agrandie de cette manière. Grimmjow ouvrit la bouche, stupéfait, puis partit d'un grand rire en voyant qui accompagnait la jeune arrancar. Arera gardait un visage neutre. Après tout, c'était la sœur de ce si séduisant numéro quatre. Mais est-ce que ça valait la peine qu'elle fasse l'effort d'être agréable?

-Bon sang, j'aurais bien aimé voir la tête de cet enfoiré! s'exclama le sexta en s'essuyant les yeux.

-Veux tu que je te montre à quoi tu ressemblais quand on t'a présenté Arera? rétorqua d'une voix glaciale l'enfoiré en question qui venait d'apparaître dans un shumpo. Je croyais vous avoir dit que je ne voulais pas l'avoir dans les jambes?

-Alors pourquoi as-tu décidé de venir ici? répliqua la scientifique.

-Et toi? demanda Arera qui ne supportait visiblement pas les femmes scientifiques aux cheveux roses.

-On passait par là, répondit Szaya, l'air détendue.

-Tu me prends pour une idiote? La porte du labo n'est pas dans le coin!

-On se promène. Ça ne t'est jamais arrivé? Pourtant c'est le prétexte que tu as utilisé hier pour rencontrer deux fois Ulquiorra.

Piqué au vif, Arera se leva et saisit l'autre par le col.

-Tu m'espionnes en plus?

-Allons, la violence ne cache pas que tu es à court d'arguments, se moqua la jeune femme en redressant ses lunettes.

Ni Ulquiorra ni Grimmjow ne se donnèrent la peine d'intervenir. Quant à Ulquia, si elle n'avait pas cligné des yeux de temps à autre, on aurait pu croire que c'était une statue.

-J'aime pas qu'on se mêle de mes affaires, t'as pas encore compris? gronda Arera en levant le poing.

-Pathétique.

Tout le monde se tourna d'un bloc vers celle qui venait de dire ça.

-ELLE PARLE!! cria Szaya toute contente, s'agitant dans la poigne de sa tortionnaire. Ulquiorra leva un sourcil.

-Et elle a dit quoi, la nouvelle? interrogea Arera, menaçante. J'ai cru que ça me concernait...

En un mot, Ulquia avait réussi à énerver la jeune femme. Et à la surprise de tous, elle enfonça le clou :

-Ça te concernait.

De l'électricité apparut dans l'air entre les deux femmes. D'un curieux commun accord, tout le monde autour décida de reculer prudemment et de continuer la conversation plus loin.

-Ouuaah! On dirait qu'Ulquia tient de son frère cette façon d'énerver les gens tout en évitant le combat! s'écria la jeune scientifique qu'Arera avait lâché pour l'occasion, observant la conversation qui s'envenimait.

-Pardon? demanda Ulquiorra, légèrement fatigué et contrarié.

-Je n'ai rien dit... Mais on dirait bien que votre haine à tout les deux est viscérale.

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-Noira, Ulquiorra aimerait que tu arrêtes de le harceler, commença Szayel d'un ton posé.

-Ah, et il n'est pas capable de le dire tout seul? demanda la femme de sa voix de fumeuse compulsive.

-Il faut croire que la communication n'est pas son fort. Mais en fait, je crois qu'il se retient de t'encastrer dans le mur. Avec Arera.

-Mon hierro est plus solide que le mur, ricana la sœur du quinta. Il est le plus solide de l'espada. Ulqui-chan m'appartiendra...

-Bon, et bien je n'ai pas le choix, soupira le scientifique. Si tu refuses de te plier à mon avis, je vais être obligé de neutraliser une partie de ton cerveau qui est responsable de ton attirance pour le cuarta. Ce qui, au passage, diminuera ton reiatsu de cinquante pour cent. Et tu n'es pas en position de refuser puisque tu te tiens précisément sur l'un de mes pièges dont la commande est (très précisément) dans ma main.

Szayel put presque voir le cerveau de son interlocutrice se mettre à fumer tant elle cherchait une solution.

-D'accord, capitula-t-elle. J'arrêterai de le poursuivre et je trouverai un autre moyen d'emmerder cette petite bêcheuse.

-Ouf, souffla Szayel. Au tour d'Arera! Mais en attendant qu'elle revienne, je vais finir ce que j'avais commencé.

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Ulquiorra et Grimmjow observaient leurs sœurs se battre.

-On devrait peut-être intervenir pour les séparer. Aizen-sama va être mécontent si le ciel artificiel est abimé, lança le cuarta de sa voix monotone.

-J'espère qu'il le sera suffisamment pour qu'il décide de nous débarrasser d'elles, répliqua le sexta, regardant d'un air intéressé sa sœur déchirer d'un coup de zampakutô une partie des vêtements de son ennemie.

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Szaya était rentrée dans le laboratoire, fatiguée. Il faut dire que les filles étaient dures à tenir ; et puis, tenter d'amener Arera à Szayel alors qu'elle était en plein combat était légèrement suicidaire. Szayel n'aurait pas voulu qu'elle soit blessée, non?

Elle s'assit en face de l'ordinateur et brancha les caméras de surveillance. Son frère étant occupé par sa toute dernière création, elle avait quartier libre. Elle brancha l'écran sur un couloir, resta bouche ouverte quelques secondes en voyant ce qui s'y passait, puis se cala confortablement dans son fauteuil, un sourire aux lèvres. Devant la caméra, Noira avait plaqué au sol un Tesla qui était tout sauf consentant, et entreprenait de déchirer ses vêtements. Tous ses vêtements. Visiblement, elle avait trouvé de quoi s'occuper.

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Tousen entra rapidement dans la salle du trône, agité. Et pour ce qu'il pouvait en juger, Aizen n'avait pas l'air ravi.

-Kaname, fais-moi un rapide bilan des dégâts, s'il te plaît, demanda d'une voix lasse le maître de Las Noche.

-Et bien, les sœurs de Grimmjow et d'Ulquiorra ont décidé de régler leurs comptes, ce qui abime le ciel artificiel au dessus du château. Noitora et sa sœur sont aussi en train de se battre, apparemment pour une histoire de fraccion. Il aurait surpris sa sœur faisant des avances à Tesla. Tesla, le fraccion à Noitora est blessé et en état de choc et toute une partie du château a souffert. Quant à la sœur de Szayel, elle est rentrée dans le laboratoire de l'octavo.

Aizen resta silencieux quelques secondes. Il était temps de mettre fin à cette expérience.

-Trouvez le moyen d'arrêter les combats. Je vais voir Szayel, déclara-t-il enfin en se levant, de très mauvaise humeur.

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Mais arrivé dans le labo, une très mauvaise surprise l'attendait. Szayel, parfaitement détendu, s'avança vers lui avec un sourire de très mauvais augure.

-Tu vas arrêter tout de suite toutes tes expériences sur l'ADN. Il y a assez de dégâts comme ça, et d'ailleurs on va se débarrasser de toutes les autres.

-A ce propos... Avant de parler de destruction, venez voir ma dernière création. Elle est superbe et je crois que vous devriez vraiment aller voir.

Aizen fusilla du regard le scientifique et entra dans la salle où se trouvait la "petite dernière".

Ainsi, c'était donc là qu'avait disparu sa tasse de thé...

Son double féminin se trouvait face à lui, un doux sourire sur son visage et une lueur implacable dans le regard. Cheveux bruns mi-long cascadant sur ses épaules. Plutôt jolie. Habillée d'une robe très... impériale.

-Bonjour, Sôsuke, je suis Sonoko. Ravie de te rencontrer, fit-elle doucement.

-Je le suis beaucoup moins, je dois avouer, répliqua Aizen.

-J'aurais été déçue de ne pas pouvoir te voir mourir. Après tout, il n'y a pas assez de place pour deux sur un trône.

La voix comme un bruissement de soie semblait amusée de lancer des menaces. Elle conclut en riant :

-Tu aurais dû venir avec ton zampakutô.

Elle dégaina.

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Aizen se réveilla en sursaut. Il était deux heures du matin, et il était dans son lit. Il n'avait heureusement pas de sœur, ni Grimmjow, ni Ulquiorra, ni Noitora, ni Szayel. Tout était encore en ordre dans Las Noche pour encore un petit bout de temps.

Szayel vérifiait les caméras de son laboratoire. Voir Aizen en personne dans son laboratoire était plutôt rare. Exceptionnel, même, sachant qu'il était venu lui donner des ordres, ou plutôt de l'interdire d'expérience. Mais ce qui rendait cette rencontre plus qu'irréelle, c'était l'heure (trois heures du matin), et surtout, le fait qu'Aizen-sama était en robe de chambre, les cheveux ébouriffés et l'air de mauvaise humeur. Pourtant, il ne manipulait pas de produit hallucinatoire...


Voilà! J'en ai fini avec ce délire fraternel ^^! J'espère que vous avez aimé et que vous m'excusez de mon retard! Sinon, comme chose que je dois écrire, il me reste le drabble pour Keikoku sama qui a mis ma 200e review sur mes drabbles. Je n'ai pas encore commencé, mais je crois que je le ferai pendant les vacances ^^! (en tout cas, je me suis promis de ne pas poster de drabble avant celui-ci...). A bientôt!