Leçon 4 : Vos fantasmes, milady !
La première fois qu'il a rêvé d'elle, il aurait tout aussi bien pu cauchemarder.
O.o.O
Minerva soupire et compte jusqu'à dix. Bon. C'est son meilleur ami, elle doit l'écouter, ne pas le frapper et tant pis pour le devoir de potions. Allez, on inspire, on expire, on ne lui plante aucune plume entre les deux yeux et on sourit !
"Il est vraiment forcé, ton sourire."
Le rictus se fige un peu plus et finit par disparaitre devant le regard torve de Marx. Bien. Bon, bon, bon... Minerva souffle un bon coup et essaye vraiment de ne pas être agacée. Essaye.
"Et si tu m'expliquais ?"
C'est quand elle l'a vu prendre une grande inspiration d'un air déterminé qu'elle s'est résignée à rester sur son banc pour les cinq prochaines heures.
...
"Et tu te rends compte ?! Malefoy !
-heu...
- Un serpentard ! Ah, elle me déçoit !
- Mais...
- UN SERPENTARD !
- Il est en première année..."
Marx ferme la bouche et lui lance un regard qui signifie très clairement qu'il en a strictement rien a foutre. Il finit par lâcher :
"Ce sont tous des pervers."
M'oui. On n'est pas rendu.
"Et puis elle s'est bien penchee devant lui ! Les seins en avant !"
non. Décidément, on n'est pas rendu.
"et elle a OSÉ sourire devant lui ! Un serpentard !"
...
le mur a l'air sympa. Et puis peut-être que si elle tape suffisamment fort, il va oublier ? Enfin, la bosse sera là. Mais il va peut être ignorer le fait que c'est elle qui l'a assommé.
"Pourquoi elle ne lui a pas roulé une pelle directement ?!"
Minerva lève les yeux vers l'horloge, suppliant l'aiguille d'aller plus vite. Coup de bol, elle indique moins dix.
"Marx, je dois y aller. J'ai détention.
- Bien sûr, pour changer !" Il répond fielleux.
"Quoi ?
- Je, je et encore je ! On parlait de moi là. Tu peux arrêter de tout ramener a toi ?
- Mais je...
- Tu vois ! Va supplier Jedusor de te baiser et laisse moi en paix !"
La gryffondor cligne des yeux, sonnée. Elle se lève, brandit sa baguette et jette un aguamenti bien senti. Marx hurle en sautant sur ses pieds mais elle est déjà partie. Sans se retourner.
Va le supplier de te baiser... Qu'il aille se faire mettre. Elle ne veut pas baiser avec Jedusor ! Il faudrait être sacrément tordu pour avoir une idée pareille. Le rêve de la veille n'était rien, vraiment. C'est son professeur ! Est-il totalement idiot ? Non, le rêve ne voulait rien dire. Et elle n'était pas transpirante en se réveillant, quelle idée !
...
Tom a rêvé. Cauchemardé. Il ne sait plus. Il a ouvert les yeux, prêt à hurler et monstrueusement excité. Il est resté pendant une heure à se tourner et à se retourner, à chasser les souvenirs avant de les rattraper dans un gémissement. Un gémissement ! Même dans ses rêves, Minerva le rend fou.
.
.
Nous étions nus, tendus. Il y avait du brouillard, je crois. Peut-être que les murs étaient floutés mais je ne m'en souviens pas. Pas vraiment. La pièce ? La pièce n'avait aucune sorte d'importance. Je ne me rappelle pas pourtant je sentais sur mes épaules, sur ma nuque, le poids des murs. Peut-être était-elle vide au départ, blanche, impersonnelle. A moins qu'elle ne soit bariolée, remplie de bricoles et de babioles. Les murs pouvaient être jaunes, pour ce que ça changeait...
Il est en face de moi, dominateur et sûr de lui. Je suppose que son corps est beau. Il doit être fin et pâle. Une cicatrice courre sur son flanc. Mais encore une fois, rien n'est sûr. Son torse ? C'est triste mais je ne me rappelle pas. Je me remémore surtout de sa force, de sa haine. De la façon dont il s'est collé à moi, comment il m'a plaquée contre le mur -Il y avait un mur là ?- si brutalement que mes côtes gémissent, que ma respiration est coupée. Je suffoque. J'ai mal. Mais aucune supplique ne s'échappe de mes lèvres. Tue-moi si tu veux, mais je refuse de t'implorer !
Elle résiste. Elle me regarde, les yeux noirs, les cheveux noirs, le corps crispé et je veux maculer de sang l'étendue veloutée de sa peau. Je veux qu'elle frémisse et qu'elle se brise devant moi. Je veux sa mort. Elle le sait, je suppose. Pourtant, elle me provoque, elle m'attire à elle, se presse contre moi et elle attend. Je la mords. Je ne sais pas très bien pourquoi, mais il faut qu'elle souffre. Mes dents accrochent sa peau, la transpercent. Le sang perle et moi, je le bois. Comme un damné, je m'épanche à la plaie et elle frissonne. Ma langue passe sur sa peau, la goûte. Et la pointe s'enfonce dans la blessure, la fouille, à la recherche d'un peu plus. Je veux un grognement de douleur, je l'obtiendrais !
Non. Tu n'auras rien, Tom. Pas cette fois. Ses doigts s'enfoncent dans ma gorge et il laisse ses lèvres remonter près de mon oreille. Bien entendu, il mord encore. Là où c'est tendre, là où c'est doux, il mord. Et soudain, il m'embrasse. Il m'avale. Violemment, durement. Goulûment. Même dans l'amour, il est avide...
Elle doit réagir maintenant. J'ai été agressif, douloureux. Elle doit se débattre, forcément. J'emplis sa bouche de ma langue, je l'étouffe presque dans un baiser devenu bataille, je l'entame de mes crocs, je la déchire. Elle doit se débattre !
C'est sa langue que je sens, c'est ses dents qui s'agrippent, c'est mes cheveux qu'il tire. Il force ma nuque à se plier, à se tordre et ses mains sont si grandes qu'elles me tueront sans problème. Je ne peux pas m'échapper. Alors, je me laisse aller contre lui... Et je répond avec toute la tendresse dont je suis capable.
Ses lèvres, ses baisers fondent sur ma langue. Elle me répond avec une douceur surprenante, confondante. Non. Non, il ne faut pas ! Je la repousse de toute la hargne dont je suis capable. Mais c'est déjà trop tard, le poison brûle dans mes veines. Elle me lance un sourire et je fond sur elle.
Folie contre raison, violence contre tendresse et douleur contre plaisir.
Nos corps s'emmêlent et s'embrasent, on se bouscule et on recule, on embrasse et on danse. Oui vraiment, on danse. C'est totalement fou. Mais sa main est au creux de mes reins, serrée. L'autre est plaquée sur ma fesse et il m'entraîne dans une ronde étourdissante. Etourdissante de vitesse, de sensations et de fureur. Ma peau est contre la sienne, on partage la chaleur d'un corps et on tombe.
On tombe. J'espère qu'elle souffre autant que moi. Je la surplombe, son corps est nu et vulnérable, je devrais en profiter. Pourtant c'est elle qui colle nos sexes et c'est moi qui frémit. Non pas de la sensation -je la connais déjà trop bien- mais du geste. Là où je détruis et brûle, elle panse et apaise.
Elle est vierge. Je sais. C'est en partie pour cela que je refuse de prendre mon temps : Il faut la briser. Elle... Elle doit avoir mal. Alors, si je ne l'embrasse pas, ce n'est pas par peur -pour qui me prenez vous ?-, si je ne profite pas, c'est qu'il faut tout souiller. Les mains remontent sur les hanches et serrent à marquer.
Il est là, noir et sombre. J'ai froid. Mon dieu, qu'est ce que j'ai froid !
Je ne serais pas tendre. Je la déchirerais de toute la force de mon être.
Et lorsqu'il s'enfonce en moi, c'est violemment. Je dois saigner, surtout ! Oh, il y arrive. Le rouge coule et ça fait mal. Un mal de chien. C'est vrai, ça ne sert à rien de le nier. Je l'accepte et je le rend, coups sur coups. Là où il tord et casse...
Elle cajole et réconforte. Elle m'embrasse une nouvelle fois et...
Il se fige. Il répond au baiser, âpre. Il m'emplit. Il faut tout salir. D'accord, alors. Mais laisse moi juste te retenir entre mes cuisses, entre mes lèvres, capturer ta langue et presser mes seins contre toi. S'il te plaît.
Putain !
Ses bras lâchent, il tombe sur elle et elle frémit. Elle le caresse, le flatte, l'encourage. Alors il bouge en elle, enfin. Il va et vient au creux de ses reins et il se perd.
.
.
Minerva chasse le souvenir, contrariée. Mine de rien, Marx a tapé là où ça fait mal. La jeune gryffondor fronce les sourcils et rentre dans le bureau de son professeur, sans même frapper.
Tom ouvre les yeux en l'entendant. Il soupire et lui indique la table la plus éloignée. Délicieuse Minerva, si surprenante. Même dans ses songes, c'est dire !
Salut tout le monde !
Alors d'abord... J'avais dis à Mel' que je posterais lundi. SURPRISE ! :D J'espère que tu aimes. Et tu vas devoir TOUT commenter, t'es au courant ? :D
Romy n'a pas eut beaucoup de choses à dire sur ce chapitre je crois xD En tout cas, je peux pas attendre, je DEVAIS poster. Mais Romy, tu ne m'en veux pas, hein ?
Alors... J'aimerais vraiment avoir des réactions sur ça par contre ^^ Envoyez des reviews, je suis assez nerveuse. C'est mon premier lemon, c'est assez délicat ^^
Bien sinon... Romy, t'es la meilleure. Lapoppo, tu vas aimer xD Mel'... REACTION ! xD
Merci de lire. Merci d'avoir lu. Merci des reviews ^^
Bouya'
