Je me rattrape d'un dernier chapitre peu riche en rebondissement ^^

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Le Shukaku

Shikamaru et Temari retrouvèrent le duo en pleine conversation dans un couloir extérieur qui descendait aux jardins, tandis qu'un groupe patientaient un étage plus bas au pied des marches. La première chose qui frappa Shikamaru était l'absence de peinture violette sur le visage du marionnettiste.

- « Kanguro, tu n'avais plus d'onguent ce matin ? »

- « Nan disons que j'ai décidé d'expérimenter quelque chose de nouveau. »

- « Le naturel peut être… » murmura du coin des lèvres un Naruto hilare.

- « Ne faites pas attention aux lubies de mon frère. » coupa Temari avant que Kanguro ne contre attaque. « Entre lui et Gaara avec ses yeux cernés de noir, j'ai l'impression de ne plus être une fille. »

- « Je ne voudrais pas vous interrompre, mais maintenant que la chiffe molle s'est ramenée on pourrait y aller ! » appela un homme un peu plus loin.

- « La chiffe molle.. ? » interrogea Shikamaru, peu satisfait, qui s'était reconnu.

- « Ah ! Euh… laisse tomber ce détail ! Ça a du m'échapper quand je leur ai dit que… que j'allais te chercher » fit Temari toute chose avant de s'éloigner en courant. « Bonne balade ! »

- « … Tsss. »

- « Messieurs, nous partons. » lança Kanguro en descendant l'escalier et en menant sa troupe vers un autre bâtiment, apparemment le département où étaient traitées les affaires intérieures et secrètes de Suna.

Il arriva devant la grande porte en bois et après avoir effectué quelques signes s'écarta pour les laisser passer. Ils traversèrent tout d'abord l'immense hall, puis des couloirs aux nuances sable et baignés par l'éclat du soleil extérieur. Il y circulaient quelques ninjas venus remettre des rapports importants ou des chercheurs en blouse blanche. Puis après une nouvelle porte initialement scellée, ils se retrouvèrent à descendre un escalier en colimaçon taillé dans de la vieille pierre, mais préservée des dégâts du vent. Là encore, même un niveau sous terre, ils passèrent à côté de bureaux et toute leur population. Des couloirs plus sombres parcouraient l'étage, même si tout du long ils restaient éclairés par des puits de lumière situés au dessus de leur tête. Mais plus il faisait sombre et plus Shikamaru avait la vague impression de voir des lignes bleutées apparaître faiblement sur le visage Kanguro. Cependant à chaque fois qu'il l'observait un peu mieux en passait à la lumière, il constatait uniquement la couleur initiale de son grain de peau. Alors maintenant il voyait les gens avec le visage bariolé même quand il n'y avait rien ! Shikamaru se maudit en répétant qu'il aurait du faire une sieste.

Mais plutôt que de s'assoupir contre une colonne pendant que le Sabaku effectuait devant la troisième porte une nouvelle série de signe cette fois plus longue, il en profita pour observer plus attentivement l'assemblée. Uniquement des hommes, cinq ninjas dans la vingtaine tout comme lui et Naruto. Même s'ils devaient être des personnes de confiance pour avoir eu la permission d'approcher l'entité du sable, un anbu les escortait. Seulement deux étaient apparemment de Suna même. Les autres, du pays de l'Eau, de la Roche et de la Foudre. D'ailleurs celui de la Roche lui apparu extrêmement désagréable lorsqu'il le dévisagea avec son regard perçant et dédaigneux. Des yeux mauves dont la prunelle était cernée d'une nuance plus sombre. Et des cheveux longs, d'un châtain sombre, retenus par un catogan. Il portait un pendentif autour de son cou. Du lapis-lazuli… C'était sûrement lui qui l'avait traité de chiffe mole, et en plus c'était l'homme qui avait demandé en mariage Temari la veille. D'ailleurs, la fameuse bague était toujours dans sa poche. La troisième porte céda et le groupe continua son avancée.

Temari lui avait assuré que le Shukaku était incontestablement bien enterré. Certes, il ne risquait pas de remettre ça en cause ! Cette vicieuse avait tout de même omis quelques détails. Si les deux premiers niveaux sous terre étaient habités, désormais rencontrer un être vivant, même une souris, était beaucoup. Au-delà de quatre étages, Shikamaru avait arrêté de compter le nombre de paliers atteints. Il savait juste qu'il se trouvait aux tréfonds du Palais du Kazekage, avec seulement une torche tout les dix mètres pour les éclairer, et une ambiance radicalement plus sinistre à chaque niveau. Ils avaient traversé ce qui lui semblait être des kilomètres de cachots enfouis dans les ténèbres, tous vides car les prisonniers tous morts. Charmant… Puis ils étaient passés par un labyrinthe de couloirs étroits. De quoi mettre son orientation à rude épreuve. En effet, il était même très bien enterré le Shukaku !

Tout au long du trajet, les deux ninjas de la feuille firent un peu connaissance avec leurs acolytes. Grande surprise ou presque était de constater qu'ils étaient venus postuler au titre de fiancé de l'aînée des Sabaku. Chacun s'était entretenu au moins une fois avec la jeune femme, et une seule et même conclusion en ressortait : séduisante, voir piquante. Même très piquante, et avec beaucoup de caractère ! Les plus timides étaient ressortis de l'entretien tout penaud, les plus fiers, vexés. Shikamaru prit un malin plaisir à leur raconter comment elle avait déjà décimé sous ses yeux une forêt entière. Quant à l'homme aux yeux perçants, il avait écouté, mais était resté silencieux sur sa propre entrevue. Même si Shikamaru ne voulait certainement pas s'en faire son ami, celui là était décidemment bien chiant. Aucun ne semblaient s'avouer vaincu malgré le premier contact avec une Temari indomptable, et ils se vantaient de leur potentiel à pouvoir faire chavirer son cœur.

Tous étaient donc pleinement conscients que le bijuu serait scellé dans leur futur héritier. Il était logique qu'ils aient obtenu l'accord d'approcher la bête, qui on le sentait se rapprochait. Le plus perturbant était sans conteste le flot de chakra plus dense autour d'eux qui les étouffait à mesure qu'ils avançaient. Un claustrophobe serait mort depuis longtemps. Et à en juger par le squelette qu'ils avaient croisé il y deux minutes, ça devait certainement être son cas à celui la. Naruto qui était resté à la traîne devança le groupe pour aller questionner leur guide.

- « Kanguro, la… déco, s'est fait exprès ? » demanda le ninja à la vue d'une main squelettique sans propriétaire.

- « Et bien j'ai voulu tester cette pâte phosphorescente car j'avais de sérieux doutes quant à son efficacité, mais maintenant je suis convaincu. »

- « Nan, Naruto ne voulait pas vraiment parler ta créativité personnelle » répondit un Shikamaru qui s'était senti bien seul entouré de la horde de fiancés, et qui était satisfait de constater que ses yeux ne lui avaient pas fait défaut pour les traits du marionnettiste. Ce dernier avait d'ailleurs plutôt une apparence de fantôme avec sa peinture bleue fluorescente.

- « Disons plutôt l'ambiance glauque de ce looong couloir ».

- « Ça fait plus authentique vous ne trouvez pas ? »

- « Moué … C'est sûr c'est… c'est cool. C'est une manière de se rappeler qu'on peut tous crever un jour… » concéda un Naruto peu convaincu.

- « Et attend un peu ! D'ici le prochain tournant, tout le passage sera plongé dans le noir, et je te déconseille fortement de parler aussi fort que tu ne le fais, sinon tu vas les réveiller. »

- « Ok… hum… et réveiller qui ? »

- « Les chiroptères. »

- « Les chiro… chiroquoi ? »

- « Des chauves souris Naruto » expliqua Shikamaru blasé.

- « Ah… » Silence « HEEEhumpf humpf »

- « Voilà maintenant tais toi ! » lui souffla Kanguro qui terminait de l'étouffer, suivi par les quelques rires des marcheurs. « On y arrive ».

Personne n'était sûr de savoir à quoi ils arrivaient, car on ne voyait plus rien. Il ne leur avait pas été autorisé d'apporter des torches ou de se servir de justu de feu. Le seul moyen qu'ils avaient pour se repérer était de faire un effort de concentration quant à la réverbération de la phosphorescence bleutée du visage de Kanguro sur les parois. Peut être que lui connaissait le chemin par cœur, mais pour les autres, il était assez difficile de ne pas butter par mégarde contre un os, ou sur autre chose de non identifiée et dont il ne valait mieux ne même pas savoir ce que c'était.

Shikamaru sentit une frappe sur son épaule. Plutôt que de se retourner inutilement à cause de l'obscurité qui l'empêcherait de voir, le jeune homme ralenti le pas et synchronisa sa marche à celle de son voisin.

- « Tu voulais quelque chose ? »

- « Vous êtes venu également pour l'épouser n'est ce pas ? » murmura une voix rauque. Tiens ! Monsieur le Prétentieux.

- « Temari est bien trop chiante pour moi. Je suis venu pour une mission tout autre. »

- « Elle semble avoir quelques affections pour vous. Il en convient que nous autre partons avec un certain handicap. » Son ton impérieux était définitivement insupportable.

- « Soyez rassurer, je ne suis pas ici pour me marier. »

- « Pourtant il vous serait facile de rentrer dans la course. »

- « Temari ne m'envisagerait certainement pas en tant qu'époux. Et si pour vous elle constitue juste un défi, c'est évident qu'elle ne vous cèdera pas. »

- « Un défi ? Ne nous méprisons pas. Je suis ici car je la trouve tout à fait digne au contraire de devenir ma femme. »

- « Je n'ai pas à remettre en doute vos motivations. »

- « Tout homme devrait être conscient du parti qu'elle représente. Bien évidemment, si la concurrence peut se faire moindre, il n'est donc pu nécessaire de s'occuper des personnes les plus imprévisibles. »

- « Essayez vous de me dissuader de quelque chose ? »

- « Rien que vous n'envisagiez vraisemblablement. »

- « Je vous souhaite alors bien du courage. » conclu un Shikamaru qui commençait à en avoir sérieusement marre de ses sous entendus pourris.

Le couloir s'élargit brusquement, et la troupe se stoppa au geste de Kanguro qui leur indiqua de s'arrêter. Une imposante masse sombre se dressait devant eux. L'anbu, qui était resté silencieux tout le long du trajet bougea furtivement pour se placer aux côtés du marionnettiste. A la lumière phosphorescente, on pouvait distinguer qu'ils étaient devant la fameuse porte qui gardait le démon du sable. L'obscurité ambiante avait à la fois protégé l'identification du lieu, et empêché les ninjas qu'ils étaient de pouvoir distinguer les signes que les deux suniens effectuaient afin d'ouvrir la lourde porte. Cette dernière céda dans un bruit métallique, laissant s'échapper enfin une réelle lumière. La salle circulaire était allumée par d'imposants flambeaux. Et l'œil se tenait en son centre sur un large socle en pierre. Et assise à côté du réceptacle, Temari les regardait un petit sourire.

Elle était là elle ??

- « Temari-san ? » interrogea le ninja du pays de l'Eau « pourquoi ne pas être partie avec nous si c'est pour nous retrouver à ce même endroit ? »

- « Tu penses bien qu'elle s'est gardé de nous dire qu'il existait un chemin nettement moins chiant que celui qu'on a du prendre » balança tout haut un individu à la répartie plus rapide que son ombre.

- « Naruto » sourie hypocritement la demoiselle. « Le but est de garantir au maximum la sécurité du bijuu. Il serait stupide de dévoiler, même à des personnes de confiance, le chemin le plus rapide pour l'atteindre. C'est par la discrétion qu'on garde le mieux un secret. » énonça t-elle d'un regard entendu.

- « Le truc le plus ennuyeux sera surtout de se retaper tout le trajet inverse » éluda Shikamaru, et à ses mots tout le monde, et surtout Naruto, eût une pensée atroce en se rappelant les « chiromachin » dans le couloir sombre.

- « Mais la ballade en valait le coup » déclara le ninja de la Roche en se rapprochant de l'œil du colosse, et par la même occasion de Temari.

Présentant une quelconque tentative de sa part, la sunienne se déroba du côté de son frère et s'enquerra auprès de lui de comment s'était déroulé l'excursion. Les ninjas eurent tout le loisir de contempler le réceptacle du démon et de ressentir son pouvoir. L'œil était immense. Il fallait bien afin d'établir le diamètre deux personnes et demie pour l'encercler. Naruto adoptait un air sombre à la vue de l'entité. Autant de malheur et de convoitise scellés dans cette vieille pierre. Une solution serait de détruire ce gros caillou. Mais il savait qu'exterminer un bijuu… et de cette façon aussi sordide, était impensable.

Le regard de Shikamaru passait du démon à Temari. Si elle n'était pas encore sûre à quel mari elle allait appartenir, Shibi restait un compagnon certain. La jeune kunochi remarqua rapidement l'attention du shinobi pour son ventre, et elle essaya mal à l'aise de le cacher partiellement avec sa main. Shikamaru eu surtout l'impression qu'elle était déjà enceinte, et il en resta d'autant plus focalisé. Mais un coup de coude bien placé de la part de Naruto lui fit reprendre ses esprits.

- « Tu devrais arrêter de la regarder de cette manière. »

- « Je la regarde normalement » démentit le ninja aussitôt.

- « Apparemment pas pour ces types. »

Les types en question, dont l'attention se partageait entre le bijuu et la jeune femme, s'épiaient également les uns les autres, lui y compris.

Ça va, ça va ! Il la regardait innocemment, lui !

Subitement son air blasé lui revint en force, et Shikamaru offrit à tous ces calculateurs un air impassible. Puis il se concentra uniquement sur l'œil de pierre. Mais après qu'il lui ait tourné autour une dizaine de fois, qu'il l'eût détaillé sous toutes ses fissures, et qu'il en eût assez de le regarder avec obstination, il reconnu finalement qu'il se trouvait comme un idiot qui n'avait pas le droit de poser son regard là où bon lui semblait. Il regardait Naruto. Il regardait Kanguro. Il regardait par terre. Il ne regardait pas les prétendants parce qu'il n'en n'avait pas envie. Il ne regardait pas non plus Temari parce que les autres n'appréciaient pas. Mais c'est naturellement en parcourant la salle, que dans son champ de vision ses yeux étaient attirés en tout premier lieu par des cheveux blonds, ses cheveux à elle. Ce n'est pas comme s'il allait particulièrement s'attarder à l'observer. Mais c'est alors qu'on lui faisait comprendre de ne pas la regarder qu'il sentait son regard se diriger vers elle de plus en plus. Nan vraiment, il ne la regardait pas d'une manière particulière... mais il n'avouerait pas non plus qu'il la regardait souvent.

En ayant marre de devoir réfléchir sur quoi regarder, et surtout parce que les cailloux devenaient peut intéressants, Shikamaru trancha pour une solution qui mettrait tout le monde tranquille : il décida de piquer un somme, et alla s'appuyer contre une paroi. Et alors qu'il essayait vainement de penser à quelque chose de plus réjouissant, comme s'imaginer un nuage, il sentit que des pas s'approchaient dans sa direction. Il s'était mis dans un coin reculé, donc c'était forcément pour sa pomme. Si c'était l'autre crétin prétentieux, il pouvait aller se faire voir, et Shikamaru resta délibérément les bras croisés sans dénier lever un œil.

- « J'admire ta capacité à pouvoir t'endormir n'importe où, même lorsqu'il y a un démon à quelques mètres. »

- « Tu ne devrais pas venir me parler, je vais m'attirer les foudres de tes charmants fiancés. Celui du pays de la Roche est particulièrement chiant. »

- « C'est pour ça que tu t'obstines à ne pas ouvrir les yeux ? Je pourrais me servir de toi pour les rendre jaloux tu sais » lui souffla t-elle, « et peut être qu'ils se comporteront avec moins d'hypocrisie envers moi. »

- « Tu tiens vraiment à me voir mourir. »

- « Ca pimenterait un peu mon triste quotidien. En attendant tu vas avoir tout le loisir de te faire charrier par tes camarades. Kanguro veut repartir. »

- « Mendo k'se. »

Shikamaru commença à bouger, mais s'étant entêté à garder les yeux clos, il rentra accidentellement dans la jeune femme, qu'il avait cru être à sa gauche et non à sa droite, et ouvrit finalement les yeux.

- « K'so, gomen. »

- « Nan, ce n'est rien, mais tu m'as touché. Je pressens que tu vas mourir dans d'atroces souffrances après ça. Je compatis. »

Oui, là en effet Shikamaru sentait toute sa compassion.

- « Allez chiffe mole, grouille ! »

- « … » Naruto !

Le jeune homme se fit discret durant le retour. Il resta à distance raisonnable des autres, qui sympathiques à l'allée, étaient désormais d'une spontanéité plus récalcitrante à son égard. Il causa diplomatie avec le Sabaku, et Naruto lui causa ramen. Mais la plupart du temps le trajet se fit dans le silence, parfois agrémenté des murmures d'angoisse de Naruto qui suspectait des chauves souris dans tous les coins. Et revenir à la surface était ce que Shikamaru apprécia le plus de sa journée. Il n'avait qu'une hâte, se poser sur le toit de l'auberge avec un bon coussin, et s'endormir au soleil en ayant compté les nuages. Après une brève poignée de main à Kanguro, un salut respectueux à l'anbu du sable, et un salut évasif au reste du groupe, les deux ninjas de la feuille s'en retournèrent.

Quand ils arrivèrent à leur hôtel, les deux hommes aperçurent Sakura leur faisant de grands signes par la fenêtre. Et la jeune fille les rejoint rapidement dans le hall avant que Shikamaru ne s'échappe.

- « Il y a urgence, il faut impérativement aller faire les boutiques ! »

- « Pardon ? » demandèrent deux ninjas largués.

- « On nous en a informé avec Saï pendant que vous étiez partis. Ce soir, il y a bal ! »

- « Yata ! » Apparemment l'idée d'une fête bruyante où il faudrait danser mettait le jinchuriki de bonne humeur. « En quel honneur ? »

- « Un bourgeois qui fête la gloire de Suna ou je ne sais plus trop quoi. Quoiqu'il en soit, il reste à peine quelques heures pour trouver de quoi s'habiller et se préparer. Ils exagèrent de ne pas avoir prévenu plus tôt, je viens à peine de rentrer ! »

- « Et nous donc… »

- « Moi, je ne viens pas » prévint Shikamaru catégorique. « Les bals c'est trop galère ! »

- « Ah non monsieur, Saï a déjà utilisé ce joker. Toi tu viendras quand même. Allez ! Bougez vous ! »

Shikamaru eût une pensée bien triste pour sa sieste qui tombait à l'eau.

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J'espère que la ballade a été agréable ;)