Merci à toutes, pour une première fanfiction je m'en sors plutôt bien grâce à vous, alors merci merci merci!

J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre, j'espère que vous aimerez!

Faites péter les reviews! & n'oubliez pas : ENJOY!

CHAPTER 4

Biiiiiiiiiiip. Biiiiiiiiiiip.

A ce moment précis, je détestais mon réveil. Après la belle soirée d'hier, il était l'heure de se remettre au travail. Une bonne douche – qui ne m'aura pas vraiment réveillée – et rien de tel qu'un bon café corsé. Pendant que je buvais mon délicieux breuvage matinal, je repensais à la soirée d'hier. J'ai l'impression d'avoir réussie à m'intégrer, même s'il ne s'agit que du premier jour. Jane m'avait parlé de sa famille. Elle m'avait dit comme quoi son père était parti avec la petite amie de son frère, Tommy, mais que celui-ci avait un enfant avec cette même personne – « blonde écervelée » comme l'avait appelé Jane. C'est un résumé bien entendu, mais en gros c'est ça.

Maura, elle, c'est différent. Elle a été adopté par des parents « fortunés » mais qui ne s'occupaient pas vraiment d'elle. Depuis, elle avait retrouvé sa mère biologique. Et son père biologique aussi, naturellement. Au moment de parler de Patrick Doyle, je n'avais pas pu m'empêcher d'être gênée, angoissée… Si elle savait…

7h45. Le temps passe tellement vite le matin, c'est fou non ? Je prends mes clefs de voiture, mon arme, ma plaque. Il est temps que j'aille retrouver mes collègues. Et Maura.


Huit heures pile, j'entrai dans nos bureaux.

- Hey Sasha.

- Salut Jane. Pas trop dur le réveil ?

- J'aurai pu vider mon chargeur dessus sans alerter mes voisins ? Je l'aurai fait.

- (Après avoir ri à sa bêtise) Où sont Korsak et Frost ?

- Ils sont en vacances ! Pas d'hommes avec nous pendant 3 semaines, le pied.

J'adore ses petits moments de plaisanterie, je comprends pourquoi Korsak et Frost l'aiment tant : elle est une source de bonne humeur. Maura nous rejoins quelques minutes après, habillée comme si elle allait faire partie d'un défilé.

- Bonjour Sasha – me dit-elle avec le sourire.

- Salut Maura.

Pas le temps d'en dire plus que le téléphone de Jane retentissait déjà.

- Rizzoli ? … Bien, on arrive. (Après avoir raccroché) On a un meurtre.

Arme chargée à la hanche, insigne à la ceinture, et nous partons. Ma première affaire, enfin !


A peine arrivée, je reconnais déjà cet endroit. Copley Square.

- Une personne a été tuée ici ?

- Oui Sasha, pourquoi ?

- Je venais souvent ici avec ma mère, ça m'étonne. Ce parc est ouvert à tout le monde et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Soit le meurtrier aime prendre des risques, soit il aime exposer ses œuvres au grand public.

Jane me regarde en souriant, avant de me sortir :

- Tu résonnes déjà comme un vrai flic, la bleue.

- A peine un jour et déjà un surnom ? dis-je surprise.

Je m'arrête de marcher, Jane continue en souriant. Maura passe à côté de moi, tenant son kit de légiste dans la main gauche.

- (Maura) Dans certains milieux professionnels, un bleu est un débutant, une jeune recrue sans expérience – me dit-elle en souriant.

- Merci pour ton soutien moral Maura ! - dis-je, faussement vexée.

- Venant de Jane, je dirais que c'est plus un surnom affectif.

Je la regarde avancer, dépitée. La bleue ? J'vais leur montrer ce que je peux faire. Je les rejoins, quelques instants plus tard.

Nous arrivons à un banc, que je ne connais que trop bien. Ce banc, où nous allions chaque dimanche avec ma mère, pour discuter, parler de notre semaine je parlais de mon travail, elle me parlait de sa santé, de ses rendez-vous chez le cancérologue, de son état qui se dégradait…

Je chasse ces souvenirs de ma mémoire pour me concentrer sur notre victime. Un homme entre 40 et 45 ans, la gorge tranchée, assis sur le banc avec un journal entre les mains.

- Le journal date d'aujourd'hui. Ça doit faire quoi, 2 heures qu'il est mort ? dis-je, au grand damne de la légiste.

- (Maura) Pas de conclusions trop hâtives, je le saurai après l'autopsie.

- (Jane) Sasha, prends quelques photos et mets les preuves dans les sacs. Je vais interroger la personne qui la trouvé.

Jane part interroger notre témoin et moi je m'attèle à mon travail. Je prends des photos sous tous les angles – vaut mieux trop que pas assez. Je remarque qu'il a un espèce de tatouage sur les côtés de chacun de ses doigts : « Truth Will Never Die ». Ce n'est pas du travail de pro... ou si ça l'est, il faut aller le l'arrêter ! Les lettres sont déformées, il a dû être fait il y a moins d'un jour.

Je fouille ses poches. Pas de portefeuille, donc pas de moyen de l'identifier. Après avoir fouillé ses poches de pantalon, je fouille son manteau.

- (Maura) C'est un manteau sur mesure, ça vaut une fortune.

- Donc il doit certainement vivre dans une situation aisée.

Maura me regarde attentivement.

- Alors, quel effet ça fait ?

- Quel effet ça fait quoi ? – moi, ne comprenant pas.

- C'est ta première enquête à la criminelle.

- Ah, cet effet là… c'est assez excitant, mais … je ne sais pas comment le décrire ce sentiment… je ne veux que la justice, on trouvera l'ordure qui a fait ça. – dis-je déterminée.

- Bonne réponse Sherlock !

Après cette brève coupure et un sourire partagé, je continue ma fouille.

- Il y a quelque chose dans la poche intérieure de son manteau.

Maura s'approche. J'en sors une photo. Celle d'une petite fille, âgée d'à peine 5 ans. Je commence à pâlir. Maura s'en aperçoit.

- Sasha, ça ne va pas ?

- Je sais qui est cette petite fille…

- Qui est-ce ? – me demande-t-elle, inquiète ?

- … C'est moi …

Elle reste sans voix. Nous regardons la photo, et machinalement je la retourne. Je n'aurai pas du. Un message était inscrit au dos : Sasha Ayrton, je vous tuerai. Dans 5…4…3…2…

Je réagis au quart de tour.

- C'EST UNE BOMBE ! TOUS A COUVERT !

Tout le monde commence à prendre peur et à aller se réfugier. J'entends Jane crier le nom de Maura, mais avec ses talons hauts elle n'arrivera jamais à temps. Ni une ni deux, je mets la photo que je tenais dans les mains de Maura, et la porte sur mon épaule droite comme je le peux. Elle ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe, mais elle me remerciera plus tard. Désolée sœurette.

Je cours le plus vite possible, mais au bout d'une quinzaine de mètres, la bombe explose, son souffle nous projetant. Juste le temps de protéger Maura, en me mettant sur elle, face contre terre. La dernière chose que j'entends, c'est la voix de Jane, criant mon prénom à plein poumons. Juste avant que je sombre dans l'inconscience…

A SUIVRE.