Coucou !

Comme promis, je n'ai pas tardé à publier ce deuxième chapitre, puisqu'il était déjà écrit. Je n'ai pas encore commencé le troisième, car je n'en ai pas encore eu le temps alors comme toujours, je ne peux faire qu'une chose : vous promettre de faire mon possible pour qu'il ne tarde pas trop.

Je vous souhaite une agréable lecture, le babla est à la fin !

Disclaimer : Rien de nouveau sous la lune xD rien ne m'appartient, tout est a JK Rowling. Sauf Max&Co -)

Lost, Michael Bublé

MARINE : Ouuuiiiiii! Que ça fait du bien de revoir lire à nouveau c'est mon cadeau de st Valentin Vu sous cet angle… lol J'aime tout dans ce chapitre mais le pauvre Drago, il me fait de la peine Mais oui je sais :'( j'adore les moments entre ted et vic, j'espère qu'on verra leur mariage ! Evidemment ! Max est trop chou avec sa fille C'est un papa super poule lol Je suis pressée de voir ce qu'il va se passer avec la mère de Cassy et Charlène.Ben voila, tu es servie lol A bientôt pour la suite, trop hâte Gros bisous Merci à toi ! Gros bisou et bonne lecture ^^


Ch.2. Eleanore.

Life can show no mercy / La vie peut ne montrer aucune pitié
It can tear your soul apart / Elle peut envoyer ton âme autre part
It can make you feel like you've gone crazy / Elle peut te faire sentir que tu es devenue folle
But you're not / Mais tu ne l'es pas

« Tiens bois, ça te fera du bien »

John tendit une tasse fumante à Eleanore, assise à table, le dos droit comme un I.

« Comment tu te sens ? » demanda-t-il.

Elle eu un sourire crispé et il remarqua que ses mains tremblaient légèrement.

« Tendue » avoua-t-elle.

« Je comprends… mais tu verras, tes filles sont vraiment exceptionnelles » dit-il de manière réconfortante.

Elle lui sourit reconnaissante et voulut poser sa main sur la sienne, mais il la retira au dernier moment. Eleanore n'insista pas. Depuis son improbable retour, elle ne cessait de se questionner. Que faisait-elle ici ? Pourquoi ? Que s'était-il passé ? Comment pouvait-elle revenir à la vie, presque 18 ans après sa mort ? Elle ne se souvenait de rien…

Flash back

« Eleanore ? » (1)

Cette dernière regarda tout autour d'elle, complètement déboussolée. Elle se sentait étourdie, paniquée et ressentait une brûlure plutôt cuisante de la racine de ses cheveux, jusque dans le bout de ses orteils ! Elle était visiblement dans un jardin, assise à même le sol et était complètement nue ! Instinctivement, elle se cacha et leva enfin le visage vers cette voix qui l'avait appelée. Elle fronça les sourcils, déglutit en sentant l'émotion étreindre son cœur et tout lui revint en mémoire… son accouchement, les cris de sa petite fille et puis ces traqueurs… elle était morte ! Bon sang, elle était morte ! Comment pouvait-elle se trouver là ? Elle fronça encore plus les sourcils quand elle vit son mari avancer lentement, avec précautions. Elle sentit quelque chose se poser sur ses épaules, mais ne put détacher son visage de John. Il avait l'air… plus vieux.

« C'est un miracle… » l'entendit-elle murmurer.

« John ? Que se passe-t-il ? » fut tout ce qu'elle se trouva en mesure de dire.

« Eleanore, ma chérie, tu… tu ne te souviens pas ? »

« Si… je me souviens du jour où je suis morte. Ce que je ne comprends pas, c'est ce que je fais ici » répondit-elle.

« Oh Léa'… » dit-il de l'émotion plein la voix.

Il avait les larmes aux yeux. Pour une raison qu'elle ignorait, elle ressentait la même chose.

« Combien d'années sont passées John ? » demanda-t-elle alors n'étant pas sûre d'être prête à entendre la réponse.

« Presque 18. Je vais tout t'expliquer, mais allons à l'intérieur il fait extrêmement froid » dit-il en l'aidant à se lever.

Mais quand elle voulut mettre un pied devant l'autre, ce fut comme si on les lui avait collés au sol et elle faillit chuter. John la rattrapa et la souleva.

« Je suis désolée, j'imagine que je n'ai plus l'habitude »

« Ça va revenir » murmura-t-il.

Il l'installa sur le canapé et lui raconta dans les grandes lignes, la vie de sa fille. Mais rien de ce qu'il put lui dire ne fit remonter quelque souvenir que ce soit. Pas même quand il lui signala que ses deux filles l'avaient chacune vue, alors qu'elles étaient aux portes de la mort. Visiblement elle avait une espèce de rôle dans l'au-delà, mais elle ne se souvenait de rien. Aussi, quand il avait voulut prévenir leur fille, elle lui avait demandé quelques jours d'adaptation.

Fin du flash back

Demande qu'il lui avait accordée, jusqu'à aujourd'hui. John ne voulait pas tenir sa fille plus longtemps à l'écart, elle lui en voulait déjà, il ne voulait pas aggraver la situation. Alors il l'avait appelée et avait averti Eleanore juste après.

La sonnette retentit, la faisant sursauter et sortir de ses pensées.

« Tout ira bien » la rassura-t-il avant d'aller ouvrir.

Il avait un sourire qui s'estompa très vite quand il vit qu'elle n'était pas seule.

« Bonjour papa »

« Je vois que la cavalerie t'accompagne… euh, est ce que c'était vraiment nécessaire ? » s'exclama John.

« Oui, ça l'était » fit Cassandra en entrant suivit des autres.

« Bonjour John » salua Drago qui était le dernier à entrer.

« Où est-elle ? » questionna alors sa fille.

John se sentait perturber par tout ce monde, ce n'était pas comme cela qu'il avait prévu les choses. Ce qu'il voulait, c'était des retrouvailles en familles. Il passa devant et leur intima de le suivre. Il ouvrit la porte de la salle à manger et ils entrèrent l'un à la suite de l'autre et lorsque Cassandra pénétra dans la pièce, elle sentit son cœur s'emballer quand elle vit sa mère face à elle, debout.

« C'était donc vrai » murmura Cassy émue en se dirigeant vers elle.

« Bonjour Cassy » répondit Eleanore nerveuse.

« Oh maman » dit-elle en l'attirant dans ses bras.

Surprise, la revenante lui rendit maladroitement son étreinte.

« Mais… que s'est-il passé ? »

« Je ne sais pas, je ne me souviens de rien » avoua-t-elle.

« C'était donc pas un mensonge… » murmura Ron à Harry, mais John l'entendit et lui lança un regard froid.

« Tu es tellement jolie, je n'en reviens pas » sourit Eleanore en prenant le visage de sa fille en coupe.

Cassy n'eut pas la même retenue que sa maman et laissa déborder quelques larmes de joies.

« J'arrive pas à croire que tu sois là » dit-elle.

Elle lui sourit et son regard fut attirer par les autres personnes présentes dans la pièce. John s'avança alors.

« Léa' ma chérie, permet moi de te présenter le chef des aurors britanniques, Harry Potter et… »

« Le survivant » acquiesça-t-elle.

Harry grimaça à peine. Il savait que ce surnom lui collerait à la peau jusqu'à la fin de ses jours, alors il ne s'en formalisait plus.

« Son ami et auror Ron Weasley - Ron hocha la tête - un autre ami qui a été mon garde du corps durant mon mandat présidentiel, pour un temps. Drago Malefoy » continua-t-il.

« Enchanté madame » fit poliment le blond.

« Son fils Max »

Le jeune homme s'avança dans la pièce, poussant la poussette de Nel qui dormait profondément.

« Ravi de vous revoir Mme Holhund » sourit-il en la saluant, elle fronça les sourcils.

« Revoir ? » questionna-t-elle.

« Alors vous ne vous souvenez vraiment de rien… c'est vous qui nous avez fais remonter le temps, vous nous avez sauvé » dit-il.

Elle paraissait réellement perdue.

« Je ne m'en souviens pas » murmura-t-elle.

Cassy posa une main sur la sienne.

« Ce n'est pas grave, ça viendra peut être » dit-elle.

« Et a qui appartient cet adorable bébé ? » demanda-t-elle.

Max et Cassy se sourirent. Elle se leva et enlaça son amoureux.

« C'est votre petite fille, elle s'appelle Nel » lui apprit Max.

Eleanore se leva, subjuguée et s'approcha du landau. Elle dormait à point fermé, emmitouflée dans un confortable petit cocon.

« Je suis grand-mère » s'extasia-t-elle.

Tout cela lui donnait un peu le tournis à vrai dire. Un bruit attira l'attention de tout le monde à l'entrée de la salle à manger. Charlène avait faillit renverser une lampe de chevet et rougit d'être l'attention de tous.

« Et voici… » commença John.

« Charlène » compléta Eleanore « tu ressemble tellement ta sœur » dit-elle émue en s'approchant d'elle.

Tous purent voir l'attitude de défense de leur amie. Elle ne semblait pas avoir les idées claires et si elle parvenait tout juste à avoir la force de bloquer le flux d'émotions de toutes les personnes présentes dans la pièce, il ne paraissait pas prudent d'entrer en contact avec elle. D'ailleurs Eleanore voulut l'enlacer et elle eu un brusque mouvement de recul. Choquée, Eleanore se figea.

« Oh, pardon je… »

« Non, ce n'est pas ça » l'interrompit Charlène qui semblait au bord de la rupture émotionnelle « je suis une empathique »

« Je vois, tu ne contrôle pas encore tes pouvoirs » comprit-elle.

« Si, mais pas toujours lorsque de fortes émotions s'emparent de mon cœur, alors je préfère éviter le contact pour l'instant. Je suis ravie de te rencontrer en vrai » dit-elle.

Elle avait du mal à bloquer les émotions des autres tout en gérant ce qu'elle ressentait elle-même, et ne tarderait pas à craquer si elle ne fuyait pas immédiatement.

« Je… excusez-moi, je ne peux pas » dit-elle en sortant précipitamment de la pièce.

« Charlène ! » Max se lança à sa poursuite et la rattrapa dehors avant qu'elle ne transplane.

Il lui empoigna le bras et la retourna face à lui. Elle pleurait à chaudes larmes.

« Hey… » fit-il avec douceur.

Elle laissa tomber ses dernières défenses et éclata en sanglots tandis qu'il l'attirait à lui. Il lui caressa les cheveux afin de l'apaiser et la laissa pleurer.

« Charlène… dis moi ce qu'il se passe. On est amis et ta sœur s'inquiète pour toi. Tout le monde s'inquiète »

Elle ne répondit pas immédiatement et se redressa. Elle le regarda, incapable de soutenir son regard sans sentir les sanglots remonter dans sa gorge.

« Je ne peux… pas » hoqueta-t-elle.

« Si tu le peux, tu peux tout nous dire » dit-il en prenant son visage dans ses mains.

Elle secoua la tête.

« Charlène… parle moi »

« Plus tard, d'accord ? Il faut que… il faut que je m'éclaircisse les idées d'abords, mais je vous dirais tout, c'est promis »

« Très bien, ne traverse pas ça toute seule, nous sommes là »

« Je sais » dit-elle en lui embrassant la joue, avant de disparaître.

Cassy l'avait rejoint, mais trop tard.

« Qu'est ce qui lui arrive ? » demanda-t-elle effarée.

« J'en sais rien… mais elle était bouleversée ! »

« On doit aller la retrouver »

« Non. Tu viens de retrouver ta mère, on s'occupera de Charlène plus tard, de toute façon elle n'est pas encore prête à nous dire ce qu'elle traverse. Rentrons à l'intérieur » dit-il en l'entraînant à sa suite.

Eleanore se tenait toujours debout, au même endroit.

« C'est moi qui… »

« Non ! Non maman, tu n'as rien avoir là dedans. Elle a l'air de traverser une mauvaise passe, ne t'en fais pas j'irais lui parler » Eleanore essuya ses yeux et sourit à sa fille en caressant sa joue.

« Tout ceci paraît tellement irréel » dit-elle.

« Mais ça l'est pourtant »

« Bien, je pense que nous pouvons nous en aller » s'exclama Harry.

Cette affirmation sonnait comme une question à l'intention de ses deux amis et collègues. Il regarda Drago qui embrassant la scène des yeux, hocha la tête.

« Je vous raccompagne » décida John.

« Appelez quand vous serez rentré » fit Drago d'un ton autoritaire.

« Promis » répondit Max.

L'auror se pencha sur le berceau de sa petite fille et effleura sa petite tête de sa main, avant de suivre ses amis et John dans le hall d'entrée. Ce dernier les retint avant qu'ils ne partent.

« Attendez une minute tout les trois. J'ai la sensation que vous étiez en délégation de sécurité, je me trompe ? »

« Mettez vous à notre place John. Avec tout ce qu'il s'est passé, nous ne pouvons pas prendre de risque » expliqua Harry.

« Vous croyez vraiment que je m'en prendrais à ma propre fille ? et à ma petite-fille ? » s'exclama-t-il choqué.

« Vous l'avez déjà fait ! » rétorqua Drago l'air mauvais.

« Techniquement, il n'a encore rien fait » tempéra Harry en levant la main pour enrayer la dispute.

« Écoutez, je sais que j'ai fais une erreur. Je suis assigné à résidence, ma fille m'en veux à mort pour une chose que je n'ai pas commise… j'ai compris la leçon et je compte faire soigner ma dépression, alors si vous pouviez éviter de me traiter comme un criminel de guerre, ça m'arrangerait ! Surtout devant ma femme » pesta-t-il en claquant la porte.

Drago serrait les poings et Ron le regarda avec compassion.

« Je suis forcé de reconnaître qu'il a raison » dit-il en posant une main sur son épaule.

Drago le regarda en coin et se dégagea de son étreinte.

« Tout ce qui arrive à Hermione est entièrement sa faute. C'est lui qui a commandité Anna pour nous lancé le sort noir, elle a faillit mourir, elle a perdu ses souvenirs et elle est partie Dieu sais où. Et tout cela, est entièrement de la faute de cet homme. Que ça se soit passé dans cette réalité ou dans une autre, pour moi ça n'a pas d'importance » dit-il d'une voix froide.

Et il transplana. Harry et Ron soupirèrent à l'unisson et le suivirent de peu, atterrissant devant l'immeuble où vivait Théodore Nott.

OoO

« Pourquoi tu as attendu deux semaines avant de me prévenir ? » attaqua Cassy, alors que John revenait avec du thé et des biscuits.

« C'est moi qui lui avait demandé d'attendre » intervint Eleanore « pourquoi est ce qu'il y a autant de tension entre vous ? » demanda-t-elle platement.

Prise au dépourvu, Cassandra ne sut pas quoi lui répondre.

« C'est compliqué » finit par répondre Max à sa place.

« Je crois que je suis en mesure de comprendre » répliqua-t-elle légèrement sarcastique.

Max jeta un œil à Cassandra, mais John décida de répondre.

« À cause de ce que j'aurais pu faire » dit-il enfin.

« Quoi ? Je ne comprends pas »

Max soupira.

« Vous vous souvenez, je vous ai dis que vous nous aviez ramené ? »

« Euh, oui »

« C'est la vérité Eleanore. Le futur que nous avons vécu votre fille et moi, n'étais pas du tout rose. C'est très, très long à expliquer, mais disons seulement que votre mari a fait euh… de mauvaises choses… mais il ne peut pas s'en souvenir, puisqu'elles n'ont pas encore eu lieues »

« Alors pourquoi vous vous rappelez vous ? Et pourquoi tu es assigné à résidence ? J'aimerais comprendre » s'énerva-t-elle.

Ce fut ce moment que choisi Nel pour se réveiller, au grand soulagement de tous. John se dirigea vers le landau d'instinct, mais sa fille le bouscula presque en s'y précipitant. Elle prit précautionneusement son enfant dans ses bras et se retourna. La douleur qu'elle lut sur le visage de son père, lui fit chavirer le cœur. Elle inspira et s'approcha de lui.

« Est ce que je… »

« Non » le coupa-t-elle sèchement « je te laisse déjà la voir, ne va pas croire que tu poseras un seul doigt sur elle ! »

« Cassy… » murmura Max en venant près d'elle.

Il la regarda l'air désapprobateur.

« Non ! » se borna-t-elle.

Il insista du regard en lui caressant le bras.

« C'est son grand père » Cassy regardait obstinément un point sur le coté « Cassidy »

« Très bien ! » pesta-t-elle.

Nerveuse, elle s'approcha de son père et lui tendit le bébé. Le visage rayonnant, John souleva sa petite fille légère comme une plume et sourit en la regardant.

« Fais… fais attention à sa tête » fit anxieusement Cassandra.

Max ne la quittait pas d'une semelle et ne cessait de lui caresser doucement le dos afin de la calmer, alors que John se dirigeait vers le fauteuil où se trouvait Eleanore. De sa main tremblante, Cassy agrippa le bras de Max.

« Tout va bien… » murmura-t-il au creux de son oreille.

« Regarde Léa', c'est notre petite fille » s'extasia-t-il.

Cette dernière sourit. Debout de l'autre côté de la pièce, Max trouva ce tableau magnifique. Mais ce moment de tendresse se termina quand John posa son doigt dans la petite main de Nel et que ses petits doigts se refermaient dessus. Instantanément, le bébé se mit à pleurer et même hurler !

Cassy accourut immédiatement, paniquée. John la lui rendit sans opposition, choqué.

« Qu'est ce que tu lui as fais ? » vociféra-t-elle.

« Mais rien… je… je ne comprends pas ! Tu étais là, non ? » dit-il désemparé.

Calmement, Eleanore se leva alors que les pleurs du bébé s'amplifiaient de secondes en secondes et s'approcha de sa fille. Elle avait un air déterminé, comme si elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Elle tendit les bras.

« Donne la moi » dit-elle calmement.

Cassandra obéit et Eleanore berça alors doucement l'enfant en la serrant contre elle.

« Chut… » disait elle en arpentant la pièce de long en large.

Nel finit par se calmer et même s'endormir sur sa grand-mère, s'était vraiment étrange comme situation. Eleanore finit par poser ses lèvres sur le front de sa petite fille et euh un flash.

« Maman ? » s'inquiéta Cassy.

Max lui reprit la petite, alors qu'elle vacillait. Elle tituba en arrière, rattrapée de justesse par John.

« Qu'est ce qu'il y a maman ? » paniqua Cassy.

Eleanore avait les yeux qui allaient frénétiquement de gauche à droite, comme si elle lisait à toute vitesse. Aussi vite, elle revint à elle, regardant les yeux bleus et inquiets de sa fille penchée sur elle.

« Je… je crois que je viens d'avoir un souvenir » souffla-t-elle.

« Décris-moi les images que tu as vue » dit-elle immédiatement.

« Ce… c'était confus. J'ai vu mes sœurs… puis juste Sonia avec une petite fille blonde… je t'ai vu toi, en train de réanimer cette petite fille » dit-elle à l'intention de Max « puis j'ai vu Sonia s'en prendre à vous deux… un exorcisme… » déballa-t-elle d'une traite de peur d'oublier.

« Je… je dois voir Sonia »

« Tante Sonia est à l'hôpital, maman »

« Quoi ? Il faut que je la voie ! »

« Pourquoi ? » s'exclama John ne comprenant pas.

« Je ne sais pas… j'ai l'intime conviction que je dois la voir pour y voir plus clair »

« Maman… tante Sonia est dans le service psychiatrique de Ste Mangouste » lui annonça-t-elle.

Eleanore regarda sa fille, avec l'impression d'avoir reçu un coup de poing dans le ventre. Elle se leva et sentit la tête lui tourner. Tout ça était beaucoup d'émotion et elle se sentit soudain très fatiguée.

« Je… je dois m'allonger. Tu voudras bien qu'on aille la voir ensemble Cassy, s'il te plaît ? »

« Oui, bien sûr dés que tu te sentiras mieux » répondit sa fille vraiment troublée.

Eleanore embrassa tendrement sa fille et se dirigea vers sa chambre, soutenue par John.

« Tu comprends quelque chose à ce qu'il s'est passé toi ? » demanda-t-elle.

Max regardait la porte par laquelle le couple Holhund venait de passer, perdu dans ses pensées.

« Quelque chose me dis que ta mère n'est pas réapparue pour rien. Quand elle a prit la décision de nous ramener, elle m'a dis que ce qu'elle allait faire pour nous lui était formellement interdit et que cela aurait des conséquences »

« C'est un ange tu crois ? » demanda Cassy.

« Je ne sais pas mais si c'est le cas alors… »

« Il faut découvrir pourquoi ils l'ont fait chuter » compléta Cassy.

« Oui et notre point de départ sera Sonia » termina-t-il.

« Rentrons à la maison Max, s'il te plaît »

Ce dernier se reconnecta à la réalité et acquiesça. Lorsque John revint au salon avec l'espoir de pouvoir s'expliquer avec sa fille, il ne trouva plus personne, il soupira.

OoO

Drago frappa à la porte de l'appartement. Elle s'ouvrit deux minutes plus tard sur Nott, qui mit quelques secondes à réagir quand il remarqua les trois aurors devant lui. Il voulut la reclaper, mais le blond fut plus rapide que lui et le bouscula violemment avant qu'il y parvienne.

Les trois aurors entrèrent dans l'appartement et Théodore se jeta sur sa baguette. À nouveau, Drago fut plus rapide.

« Expelliarmus ! » la baguette de son ancien camarade de maison vint se loger dans sa main.

Il la jeta à Ron qui la rattrapa derrière lui et s'avança d'un pas rapide vers lui.

« Où est ma femme Nott ? » demanda-t-il.

« Comment veux-tu que je le sache » rétorqua ce dernier.

« Écoute, t'as trois secondes pour me dire où elle est, avant que je te démembre mon pote » répondit Drago la fureur lui saisissant les tripes.

« Comme si tu me faisais peur » railla l'autre.

Le visage de Drago se ferma.

« Tu devrais » dit-il simplement.

« Drago ! »

Il avait saisi Nott par le collet, baguette sur sa joue et le colla au mur.

« Où est-elle ? »

Seul un ricanement lui répondit. Il cogna sa tête.

« OÙ ? »

« Pourquoi ça m'intéresserais ? »

« Je sais que tu as couché avec elle » répondit Drago.

« Et alors ? C'était juste un coup - et quel coup ! - qu'est ce que tu crois ? Que j'attendais qu'elle te quitte pour avoir une chance ? Tu te goure mon vieux, ni sentiments, ni attaches. Je l'ai sautée une fois, on a prit du bon temps ensemble ça s'arrête là Malefoy. Après tout, ce n'est pas de ma faute si tu gâche toujours tout avec elle » finit-il.

À peine eu-t-il finit sa phrase, qu'il ressentit une douleur cuisante au nez. Fou de rage, Drago lui avait asséné un coup de boule. Il l'envoya valser à l'autre bout de la pièce.

« Je ne crois pas t'avoir dis qu'elle m'avait quitté » vociféra le blond en se ruant sur lui.

Nott hurla et fonça dessus à la manière d'un rugbyman et les deux hommes roulèrent dans le salon. Ron ramassa la baguette de Drago tombée au sol et regarda Harry, un sourcil levé. Ce dernier soupira.

« D'accord, d'accord » fit-il en prenant sa propre baguette « on va leur remettre les idées en places, avec moi Ron » dit-il.

Ron lui sourit et alors que des bruits de coup de poings et des injures fusaient entre les deux hommes se battant comme des chiffonniers, les deux amis agitèrent leurs baguettes.

« Levicorpus »

Sans pouvoir réagir, Drago et Théodore se retrouvèrent suspendus dans les airs par la cheville.

« Très bien. Nous sommes des personnes adultes et responsables, le but de cette visite était de glaner des informations concernant Hermione. Puisque la réunion à très mal débuté, permettez moi de remettre les compteurs à zéro et de recommencer notre entrée » commença aimablement Harry, les mains derrière le dos.

« Qu'est ce que tu fais ?! Laisse-moi descendre ! » hurla Drago.

« Ron ! »

Le rouquin lança un sort qui jeta un silence dans la pièce. Drago, la tête à l'envers, continuait de vociférer et il devint tout rouge en se rendant compte qu'il venait de le priver de sa voix. Il continuait à hurler, mais plus aucun son ne sortait de sa bouche. Face à lui et dans la même position, Nott pouffa.

« Pitié que quelqu'un me donne une caméra, que je filme ça » fit-il hilare.

Harry écrasa son poing sur son nez déjà cassé, le faisant gémir de douleur.

« J'ai dis, silence » fit-il calmement.

Le calme revint enfin, les deux s'étaient tus. Harry les toisa.

« Très bien, vous êtes prêts à discuter comme deux personnes civilisées maintenant ? »

Nott lui jeta un regard noir et grommela dans ses mains pleines du sang qui s'écoulait de son nez cassé.

« Je prends ça pour un oui. Drago ? » dit-il en se tournant vers ce dernier.

Le blond avait la mine renfrognée, les bras croisés et fixait son ami, le regard féroce »

« Mmh ? » fit Harry.

Drago leva les yeux au ciel et montra sa bouche. Le Survivant leva sa baguette et rendit l'usage de la parole à son ami.

« Si tu commençais par me laisser descendre ? »

Harry se retint de sourire quand il entendit le ton volontairement contenu de Drago. Ils agitèrent leur baguette et les deux hommes tombèrent sur le sol comme deux crêpes. Quelques instants plus tard, ils étaient tous installés sur les fauteuils. Refusant de lui rendre sa baguette, Théodore appliquait un torchon de glace sur son nez en grimaçant.

« On recommence. Hermione est-elle venue te voir ? » demanda calmement Harry.

Nott le toisa, ferma les yeux et soupira de résignation. Il enleva le torchon de son visage et se redressa quelque peu.

« Elle est venue » confirma-t-il.

Drago serra les poings.

« Et elle est où maintenant ? »

« À ta question silencieuse, non il ne s'est rien passé entre elle et moi, elle est enceinte mec ! »

« Ce n'est pas ce que je t'ai demandé Nott » répondit Drago qui recommençait à perdre patience.

« Tu veux bien nous en dire plus s'il te plaît ? » proposa Ron.

Nouveau soupir.

« Elle est venue frapper à ma porte il y a deux semaines. Elle m'a dis qu'elle ne savait pas où aller d'autre pour te fuir » dit-il en jetant un bref regard à Drago.

« Continue »

« Elle m'a raconté cette histoire insensée de sort noir et de bond dans le temps. Elle semblait perdue, vulnérable. Je n'ai pas eu le cœur à la remballer, alors je lui ai dis qu'elle pouvait rester ici aussi longtemps qu'elle le voulait, tant qu'elle n'empiétait pas sur ma vie » expliqua-t-il.

« Et donc ? » demanda Drago.

« Elle s'est faites très discrète. Elle restait dans la chambre avec mon ordinateur portable pendant des heures entières et n'en sortait que pour manger et se laver. Elle parlait peu »

« Et elle ne t'as rien dis ? » demanda Harry.

« Je n'ai pas dis ça, j'ai dis qu'elle parlait peu »

« Alors dis-nous ce que tu sais à la fin ! » s'énerva le blond.

« Elle cherchait un moyen de retrouver sa mémoire »

« Quoi ? » fit Drago effaré.

Nott haussa les épaules.

« C'est ce qu'elle m'a dis. Qu'il avait fallut qu'elle s'éloigne de toi, le temps d'y voir plus clair et de retrouver ses souvenirs »

« Mais… je croyais qu'elle ne voulait pas retrouver la mémoire » fit Drago perdu.

« Alors voila je n'ai pas posé plus de questions. Elle faisait ce qu'elle avait à faire et de mon coté je m'assurais juste qu'elle ne manque de rien »

« Comme c'est mignon… ça t'arrive de t'occuper de quelqu'un d'autres que toi de temps en temps ? » railla Drago.

Nott lui jeta un regard orageux.

« Il fallait bien que quelqu'un le fasse à ta place, puisque tu n'es capable que de l'abandonner » rétorqua-t-il en le provoquant.

Harry retint Drago de justesse.

« On se calme ! Est-ce que tu sais où elle est allée ? » demanda le survivant.

« Un jour elle est sortie de la chambre avec un sac et une veste sur les épaules. Elle m'a remercié pour ce que j'avais fais pour elle et m'a dis qu'elle avait un avion à prendre »

« Et toi tu n'as même pas cherché à en savoir plus ? » s'exclama Drago.

« Pour quoi faire ? Ce n'était pas mon problème. Elle m'a demandé un abri, je le lui ai fourni. J'ai veillé sur elle et les bébés tant qu'elle était avec moi. À partir du moment où elle est partie, ma responsabilité s'arrêtait là. C'est une grande fille, elle savait ce qu'elle avait à faire, je ne vois pas au nom de quelle raison je me serais immiscé dans sa vie » répondit-il avec désinvolture.

« Oh ben je ne sais pas moi… au nom de l'amitié, peut être ? » ironisa Drago.

« Hermione n'est pas une amie. Pas vraiment… écoute mon pote, moi je suis un solitaire d'accord ? Je l'ai toujours été, je ne vois que mon intérêt et seulement le mien. Ce qui peut arriver aux autres m'importe peu. Si je peux aider, ok. Mais je sais toujours où se trouvent mes priorités » termina-t-il.

« Très bien, on peu au moins jeter un œil à ton historique ? » demanda Harry.

Nott lui montra l'ordinateur du bras, lui donnant l'autorisation.

« Il y a combien de temps qu'elle est partie ? » demanda Ron.

« C'était avant-hier » dit-il.

Drago sentit ses mains trembler. La désinvolture dont faisait preuve Théodore l'énervait au plus haut point ! Durant tout ce temps elle était là ! Presque sous son nez.

« Regarde ça… » murmura Harry.

Sur l'historique qu'il avait sous les yeux, il y avait tout les intitulés possibles. Comment retrouver la mémoire… Amnésie totale, comment y remédier… Magie + amnésie + remède… et encore plein d'autres.

« Elle était si désespérée au point de chercher une solution sur internet ? » s'exclama Ron ahuri.

« Elle ne se souvient de rien de notre vie Ron, mets toi à sa place cinq minute » rétorqua Harry qui scrutait les pages internet qu'elle avait visité.

Il tomba finalement sur un site intéressant qui parlait de jungle, de chaman et de magie. C'était le dernier qu'elle avait visité d'ailleurs.

« La forêt amazonienne ?! » s'exclama Ron.

« C'est une nouvelle piste »

« À prendre avec des pincettes » tempéra Harry.

« Au point où j'en suis, je suis prêt à tout essayer » dit-il.

« Je comprends, mais… on ne sait même pas par où commencer. Où est-elle allée ? Dans quel coin de la forêt ? En supposant qu'elle soit partie là bas » répondit Harry.

« Il faut tenter le coup, Harry. Tiens regarde, il y a le nom de ce village sur ce post-it » dit-il en désignant le petit papier collé sur le bureau.

« C'est très mince » se buta Harry.

« Tant pis. Je prends tout les indices, même le plus infime si cela me permet de retrouver ma femme. Vous êtes avec moi ou pas ? » demanda Drago une bonne fois pour toute.

« Évidemment, Hermione est plus que notre amie, elle est comme une sœur pour nous, Ron et moi on vient » finit par décider Harry.

« Super ! Vous pouvez donc sortir de chez moi maintenant, on en a fini non ? » fit Nott agacé.

« Il faut que j'emmène Jessie chez mon fils, Harry c'est toi le plus moldu de nous trois, tu réserves les billets ? »

« Ça marche »

« Je peux récupérer ma baguette ? » demanda Théodore alors que personne ne faisait attention à lui.

Ron la lui jeta.

« Trop aimable » railla-t-il « Malefoy ? » l'interpella-t-il avant qu'il ne sorte.

Ce dernier s'arrêta et se retourna à peine.

« Malgré tout ce que tu peux penser, je trouve que Granger est une chic fille et qu'elle ne mérite pas tout ce qui lui arrive. Vous allez la retrouver, j'en suis convaincu » dit-il.

« Arrête, tu vas me faire pleurer » fit Drago faussement peiné.

Et il sortit, ne prenant pas la peine de fermer. Nott soupira, ferma la porte d'un coup de baguette et transplana devant l'hôpital sorcier. Il devait faire soigner ce nez doublement cassé. S'il y avait bien une chose pour laquelle il n'avait jamais été doué, c'était les sors de guérison.

Il pénétra dans l'hôpital et se rendit à l'accueil de tri.

« Que peut-on faire pour vous ? » demanda la sorcière sans lever les yeux sur lui.

Voyant qu'il ne répondait pas, elle leva enfin la tête. Théodore la regardait, un sourcil levé, le nez complètement gonflé, mauve et du sang plein les mains. Elle leva un sourcil à son tour.

« Installez vous dans la salle d'attente, on vous appellera Mr ? »

« Nott. J'ai le nez doublement cassé, ça fait un mal de chien, ne pourriez vous pas appeler quelqu'un ? » demanda-t-il le plus courtoisement possible.

La femme devant lui chiquait un chewing-gum de façon très vulgaire.

« Nan, chacun son tour m'sieur. Suivant ! »

Mais il ne l'entendit pas de cette oreille.

« Je crois que vous n'avez pas saisi, je ne suis pas là pour un bête rhume madame »

« Oui, je vois ça. Mais vous n'êtes pas à l'agonie non plus, alors allez vous asseoir où j'appelle la sécurité, vu ? »

« Allons Moïra, vous pouvez faire une petite exception de temps en temps non ? » s'exclama une voix de fille sur sa droite.

« Si tu veux t'en occuper, il est à toi, mais aucun médicomage n'est disponible, donc il doit attendre » répondit la sorcière d'accueil.

« Je le prends en charge »

La femme haussa les épaules avec une totale indifférence.

« Suivez-moi » intima-t-elle au patient.

Perplexe, Théodore la suivit. Elle portait pourtant une blouse de médicomage. Mais la sorcière d'accueil avait dit qu'aucun médicomage n'était disponible. Elle avait l'air jeune… blonde, très mince… dix-huit ans tout au plus. Elle l'emmena sur un brancard et ferma le rideau afin d'être plus tranquille. Il la regarda s'affairer à préparer les ustensiles dont elle avait besoin pour le soigner, sans un mot.

« Vous êtes médicomage rassurez moi ? »

« Stagiaire » répondit-elle simplement, évitant son regard.

« Génial » soupira-t-il.

« Oh je suis parfaitement capable de soigner un nez cassé toute seule vous savez. Mais si vous préférez, je peux tout ranger et vous retournerez vous asseoir pendant des heures avant d'être prit en charge » proposa-t-elle aimablement, ne le regardant toujours pas.

« Ça va » grommela-t-il en ne bougeant pas de son brancard.

Elle se mit face à lui.

« Retirez vos mains » ordonna-t-elle doucement.

Il le fit et elle regarda attentivement son nez qui avait triplé de volume.

« Celui qui vous a fait ça ne vous a pas raté » grimaça-t-elle.

Elle baissa la tête pour prendre un linge et le tremper dans de l'eau, avant de le porter au visage du blessé. Alors qu'elle s'apprêtait à nettoyer tout le sang séché, il lui attrapa brusquement le poignet. Surprise, elle plongea son regard bleu nuit, dans le siens, vert jade. Elle le regarda d'une manière qui le surprit, sans savoir vraiment pourquoi, il désserra sa poigne sans la lâcher. Elle entrouvrit les lèvres, comme fascinée.

« Allez-y doucement » marmonna-t-il enfin avant de la lâcher.

La jeune stagiaire revint à elle et entreprit donc de lui nettoyer le visage. Avec beaucoup de douceur.

« C'est vraiment moche » murmura-t-elle comme si le fait de parler normalement allait offenser un quelconque Dieu.

Elle sortit sa baguette de sa blouse et l'agita devant son visage. Il sentit comme un courant d'air frais sur la peau de son visage et la vit fixer son nez en fronçant les sourcils.

« Je viens d'apercevoir la fracture, vous n'en avez qu'une, mais il va falloir que je remette votre nez dans son axe » expliqua-t-elle.

« Très bien mademoiselle la stagiaire, faites donc de moi votre cobaye » ricana-t-il.

Elle eu un rictus.

« Pourquoi croyez vous que c'est la première fois que je fais ça ? » s'offusqua-t-elle faussement.

Il haussa une épaule.

« Une intuition » répondit-il « comment allez vous procéder ? »

« Ne vous en faites pas, vous serez comme neuf quand j'en aurais finis avec vous, prêt ? » dit-elle en se mettant en position avec sa baguette.

Il hocha la tête.

« Bien, comptez jusque trois »

« Un… aouw ! Nom d'un chien ! » pesta-t-il en sentant l'os de son nez craquer.

« Ça va ? »

« À votre avis ?! » ragea-t-il.

« Allons, ce n'était pas si terrible » rit-elle pour détendre l'atmosphère.

« Laissez-moi vous casser le nez et vous le remettre en place, juste pour rire » maugréa-t-il en se redressant.

Elle rit, tout en prenant une compresse et en lui appliquant de l'onguent sur la boursoufflure qu'était devenu son nez.

« Vous n'oseriez pas » dit-elle en appliquant la pommade avec beaucoup de douceur.

« Oh vraiment ? Et comment pouvez vous donc en être si sûre ? » roucoula-t-il.

Elle sourit de toute sa splendeur et le regarda pour la deuxième fois dans les yeux. Elle avait de longs cils et un regard rieur, avec une pointe de chagrin, il se sentit… troublé.

« Une intuition » susurra-t-elle avant de se redresser complètement « voilà monsieur Nott, appliquez cet onguent encore demain matin et demain soir. En principe l'ecchymose disparaîtra rapidement et votre nez aura retrouvé une taille normale » dit-elle en retirant ses gants.

Il tâtonna son nez, s'assurant qu'il était toujours là et se releva.

« Merci »

« Je n'ai fais que mon travail »

« Eh la stagiaire, attendez » l'arrêta Théodore « comment vous connaissez mon nom ? » demanda-t-il perplexe.

Elle sourit. Et il nota qu'elle avait de très belles dents soit dit en passant.

« Je l'ai lu sur votre fiche d'inscription » répondit-elle « et moi, c'est Amélia » termina-t-elle en quittant la pièce.

Théodore Nott réfléchit un moment en fronçant les sourcils. En fait, elle n'avait pas prit sa fiche d'inscription à l'accueil.

OoO

« Vous êtes sûr que ça ne vous embête pas de garder Jessie quelques jours ? »

« Papa… évidemment que nous sommes sûrs »

« Merci fils »

« Tu es sûr de ta piste cette fois ? » demanda-t-il.

« C'est la plus sérieuse en tout cas » répondit Drago.

« Le Brésil alors… »

« Le Brésil » confirma-t-il.

« Fais attention à toi papa, tu me le promets ? »

« Mais oui ne t'inquiète pas, je serais prudent et puis je ne serais pas tout seul »

« Ramenez-la nous » implora Max.

Drago enlaça son fils de toutes ses forces.

« Je te le promet »

« Jessie est couchée et Nel dors à point fermé. Drago, tu nous préviens quand vous atterrissez ? »

« Évidemment. Et merci de prendre soin de ma fille Cassidy »

Cassandra l'enlaça à son tour.

« C'est bien normal voyons, sois prudent et embrasse Harry et Ron pour nous »

« Je n'y manquerais pas, prenez soin de vous » dit-il en sortant.

« Au revoir » et Max referma la porte.

« Ça va ? » demanda-t-elle.

Il voulut se montrer convaincant, mais en réalité ça n'allait pas fort non.

« Hey, tout se passera bien » dit-elle.

« J'espère qu'ils vont la retrouver cette fois, parce que ça commence à faire long » dit-il.

Elle l'embrassa afin de le réconforter.

« Je t'aime » murmura-t-il.

« Et moi donc » répondit-elle.

« Et si on allait se coucher ? » demanda-t-il en frottant son nez contre le sien.

OoO

Lorsque Sébastian rentra ce soir là, Charlène ne dormait pas encore. Elle avait pleuré, il le vit immédiatement.

« J'ai vu ma mère ressuscitée aujourd'hui » lui apprit-elle.

Il se figea.

« Ne m'abandonne pas Seb' » le pria-t-elle soudain les sanglots menaçant de ressurgir.

« Oh Lénie', non, jamais » dit-il en la rejoignant sur le lit.

Elle semblait tellement désemparée.

« Alors pourquoi est ce que tu me fuies ? » s'exclama-t-elle.

« J'ai pas envie de te faire du mal »

« Tu ne me feras rien Sébastian »

« Tu n'imagine pas à quel point je me maîtrise Charlène, tu n'as aucune idée de ce qui me traverse l'esprit » dit-il.

Elle se mit à califourchon sur lui.

« Je sais que tu ne me feras rien » murmura-t-elle.

Elle était trop proche, beaucoup trop proche. Elle vit ses prunelles noisette virer au jaune en trois secondes, ce qui pourtant, ne l'impressionna pas. Il détourna la tête.

« Regarde moi, s'il te plaît ne me repousse pas » le supplia-t-elle.

Il refusa de la regarder et attrapa ses mains qu'elle avait posées sur son visage.

« Je ne te repousse pas, mais tu dois me laisser du temps. C'est dur pour moi de me contrôler, j'ai juste besoin de temps d'accord ? » dit-il en posant son front contre le sien.

« Regarde-moi » le pria-t-elle de nouveau.

Il ouvrit enfin les yeux et ce qu'il vit dans les siens lui retourna le cœur. Sa peur de le perdre était tellement ancrée qu'il pouvait presque la ressentir. Il aurait voulut la rassurer et lui faire tendrement l'amour comme son magnifique corps le lui réclamait. Mais il ne pouvait pas. C'était trop dangereux pour elle.

« Je t'aime Charlène, tu as ma parole que je ne t'abandonnerais pas, jamais » murmura-t-il « mais tu dois me donner un peu de temps, s'il te plaît »

Elle finit par hocher la tête et il soupira soulagé. Elle le lâcha et se coucha. Il la rejoignit et l'enlaça. Elle se cala contre lui, fébrile, refoulant ses sanglots. Elle avait l'impression de ne faire que ça, pleurer depuis quinze jours.

« Je vais te laisser dormir un peu, tu es trop bouleversée pour ce soir » dit-il.

« Non, tu as besoin de te nourrir, je tiendrais le coup »

« C'est hors de question »

« Seb'… »

« Dors mon amour, cesse de t'inquiéter pour moi »

« Jamais… » murmura-t-elle.

Things have seem to changed / Les choses ont l'air d'avoir changé
There's one thing that's still the same / Il y a une chose qui est la même qu'avant
In my heart you have remained / Dans mon coeur tu es restée
And we can fly fly fly away / Et nous pouvons voler voler voler ailleurs
'Cause you are not alone / Car tu n'es pas seule

À suivre…


So ? Je suis toute ouïe pour vos questions et avis ! Comme je le disais la dernière fois, le prochain chapitre sera donc la suite directe du Prologue et nous retomberons dans une chronologie normale :-) et l'histoire mise en place pourra réellement débuter ^^

J'espère que pour l'instant cela vous plaît, c'est toujours un peu long à démarrer une nouvelle histoire… à bientôt !

Et surtout, merci pour tout.

Bisou

Jess

(1) Epilogue de Forgive me, lorsque John croit voir une méteorite s'écraser dans son jardin, c'est en fait sa femme.

Les paroles sont pour John et Eleanore et aussi Charlène et Sébastian