CHAPITRE 4
Mon corps lachait. Il se détruisait de l'intérieur. Le gobelet tomba, le sand se répandant au sol. Le bruit de mes os se brisant à l'intérieur de moi était le seul son que j'entendais désormais. La panique submergea tout le monde. Alors que je m'effondrais au sol, je sentis Edward éviter que ma tête ne claque contre le sol. Puis, soudainement, trop vite pour que je ne comprenne qu'on me déplaçait, je me retrouvais allongée sur le lit médical, entourée par Alice, Rosalie, Jacob et Edward. La douleur était atroce. Mon corps était en train d'être détruit de l'intérieur.
- Faites le sortir. Hurlais je.
Edward venait d'injecté la morphine, cependant, attendre que celle ci fasse effet voulait dire, souffrir plus longtemps, et prendre le risque que le bébé ne survive pas. Rosalie attrapa le scalpel, prete a ouvrir mon ventre pour faire sortir le bébé. Mais Edward l'arrêta.
- Attends que la morphine fasse effet. Ordonna presque Edward.
- Non. On a pas le temps, il va mourir. Répondit elle, toujours le scapel dans la main.
- Vite ! Je veux qu'il sorte ! Criais je.
La douleur était insupportable. Je doutais désormais que les choses seraient simples pour moi. J'avais se présentiment. C'était au plus profond de moi.
Jacob me regarda dans les yeux. Il savait que j'allais souffrir, plus que jamais. Edward lacha la main de Rosalie.
- Regarde moi Bella.
Je ne pouvais contenir mes hurlements. Je sentais Rosalie ouvrir mon ventre avec le scalpel, sans attendre que la morphine fasse effet. Ma vision était alors trouble, je n'étais plus totalement là. Je me battais pour rester éveillée, pour voir mon bébé. Rosalie se redressa, et fixa le scalpel plein de sang. Mon sang. Du sang humain. Edward poussa alors Rosalie à l'autre bout de la pièce. Alice l'emmena loin, tandis qu'Edward tentait de m'aider, et de libérer le bébé. La douleur était pire que jamais.
- Il faut que ton coeur batte.
Edward décida alors. Il ouvrit mon ventre avec ce qu'il avait. Ses dents. Les minutes semblaient être une éternité. Le bébé était en train de suffoqué.
- Non ! Hurlais je.
J'avais l'impression d'être entre deux eaux. Ma vision était floue, mais je réussis a voir notre bébé. Edward avait réussi. Le bébé était vivant.
- C'est EJ. Déclara Edward.
- Tu es magnifique. Soufflais je en voyant mon fils.
Edward posa EJ sur moi, quelques secondes, avant de le reprendre lorsque EJ me mordit pour se nourrir. Le bébé pleurait. Alors j'observais mon mari tenant notre fils, un être incroyable né d'un père vampire et de mère humaine. Toute cette grossesse, cette douleur, cette destruction intérieur avait alors un sens. Toute douleur valait d'être vécue pour pouvoir assisté à cela. Je les regardais, tentant de garder les yeux ouverts. J'étais heureuse. Paisible. Vide. Je sentais le vide m'envahir. Carlisle avait sans doute raison. Je ne survivrai pas. Il y avait peu de chance que le venin d'Edward ne me sauve, ou ne fonctionne sur moi. Mais il fallait que je reste. J'avais un fils. Un mari. Une famille. Ils ne pouvaient pas me perdre. Je souris alors à Edward. Puis, se fut le noir.
