Désolée pour le retard! Mais entre mon travail pendant la dernière semaine de vacance et la rentrée, je n'ai pas eu trop le temps d'écrire. J'essayerais d'être plus ponctuelle à l'avenir, mais ce ne sera surement pas le dernier retard que j'aurais. Aussi, ne soyez pas étonner si parfois il faudra attendre deux semaines avant que le chapitre suivant ne sorte. Enfin, je m'excuse de nouveau.

Mais je suis contente! J'ai eu des reviews * en train de danser comme une folle dans la pièce * ! Alors bien sur, je vais y répondre.

Namikaze: Désolée si les descriptions n'étaient pas facile à deviner au chapitre un! Mais je ne voulais pas que ce soit trop facile non plus: un peu de réflexion ne fais jamais de mal :3 Sinon, c'est vrai que j'ai un peu modifié le caractère de Nai, je ne voulais pas qu'il soit trop naïf et insouciant, même si je sais que ça lui donne un certain charme. J'aimerais faire découvrir un autre Nai, j'espère que j'y arriverais. J'ai moi même adoré écrire le moment entre Nai et Gareki, j'étais impatiente, tans mieux si ça a plu. Ca changeait un peu de Karoku qui le malmenait un peu, le pauvre.

Ca me fait plaisir que tu trouve ma fic agréable à lire parce que c'était le but :)

Colin-maillard, c'est un jeu qui se joue minimum a deux: l'un a les yeux bandés et doit chercher l'autre, qui fait tout pour lui échapper. Touche-touche est un jeu, qui comme son nom l'indique, ou un des joueurs doit toucher les autres. Une fois touché, c'est ce joueur là qui devient le loup et touche les autres. Et poisson rouge hé bien, tu mets un des joueurs au centre de l'espace de jeux, les autres sont en lignes a l'une des extrémités et ils doivent traverser de l'autre coté sans que l'autre ne les touche: mais celui au centre doit d'abord annoncer une couleur, et ceux qui la porte sont sûrs de pouvoir passer sans se faire toucher.

Louisazou: Je suis contente que tu aime la façon dont j'écris, merci. Si l'histoire t'a plue jusqu'ci, alors tu devrais aimer le chapitre 4, même si tu retrouve encore le Karoku que tu déteste tant^^ Moi bizarrement, même s'il est vrai qu'il est cruel de temps en temps et assez froid depuis qu'il est arrivé à Chroma, je l'aime bien. Il faut dire que je me suis attachée a tout mes personnages. Mais j'adore particulièrement Nai et Gareki. Dommage qu'il n'y aie pas plus de fic avec ce couple en français * soupir *

Voilà, je ne vous retarde pas plus. Bonne lecture!


Chapitre 4:

Karoku m'aida à me débarbouiller. Il voulait que j'aie l'air parfait pour rencontrer le patron. Je n'avais pas vraiment envie de le voir, j'aurais préféré que Seiji reste plus longtemps.

- Je pourrais le revoir? demandai au scientifique.

Karoku avait compris de qui je parlais.

- Si tu te conduis bien à notre rendez-vous avec le directeur, tu pourras jouer avec lui demain. C'est d'accord ?

J'hochai précipitamment la tête, je pouvais bien faire ça en échange.

- Parfait, allons-y. Mais je vais d'abord te rappeler quelques marches à suivre : d'abord, je ne veux pas de cri ni de jérémiades, ensuite tu ne parleras que quand on te posera une question. C'est bien compris ?

J'hochai à nouveau la tête et nous y allâmes.

Nous primes ce que Karoku appelait un ascenseur et nous montâmes jusqu'au cinquième étage. Il n'y avait qu'un couloir qui conduisait à une porte. Le bleuté toqua et nous attendîmes que retentisse un « entrer ». Le chercheur ouvrit la porte et je le suivis. J'eus juste le temps de voir un bureau et un homme aux cheveux grisonnant assis derrière avant qu'une jeune fille aux cheveux roses ne saute au coup de Karoku.

- Te revoilà ! Si tu savais comme tu m'as manqué ! Tu es vraiment cruel Karoku : même pas un petit mot à mon intention dans ton mail… est-ce que je ne compte pas à tes yeux ?

Karoku fit un petit sourire.

- Bien sûr que si Mademoiselle, mais je ne veux pas mélanger vie professionnelle et sociale : je ne me permettrais pas de faire mention de vous dans un mail qui parle de ma toute dernière expérience, ce serait tellement grossier de ma part. Vous valez mieux que ça, Eliska-sama.

La fameuse Eliska avait l'air très heureuse d'entendre ça et rougit de plaisir.

- J'adore quand tu dis des choses comme ça.

- Eliska, ça suffit ! Arrête d'importuner notre invité, dit l'homme assis derrière son bureau, laisse-nous s'il te plait, on doit discuter.

La jeune fille lâcha à regret Karoku et sortit en claquant la porte derrière elle, pour bien montrer qu'elle aurait préféré resté dans la pièce.

- Papa, tu n'es pas sympa.

Ce dernier préféra ne rien répondre et dirigea son attention vers Karoku et moi.

- Alors voici…Nai c'est ça ? Etais-ce vraiment un Niji avant ?

Le scientifique hocha la tête :

- Bien sûr, pourquoi vous mentirais-je ? Mais votre suspicion prouve que le résultat est parfait ! On dirait vraiment un humain, mais il est beaucoup mieux. Il a appris très vite, et ses réflexes et ses sens sont plus développés que les nôtres. Rien à voir avec nos précédentes expériences.

- Mmmmh, vous avez fait du bon boulot, mais quand est-il de nos… il me regarda, et hésita. De nos autres cobayes ?

- Ce n'est pas encore au point Monsieur, mais je sens qu'on s'approche du but.

Je ne comprenais pas trop ce qu'étais ces « cobayes » ou de quelles autres expériences il parlait, aussi décidais-je de ne pas y prêter attention. Par contre, je comprenais parfaitement que j'étais une sorte de marchandise qu'on essayait de vendre, mais je ne pouvais rien y faire, ils étaient plus fort et plus nombreux que moi. Aucun moyen de fuite n'était envisageable.

- Très bien, je vous fais confiance, je sais que vous allez réussir. En ce qui concerne Nai, j'ai besoin que des experts l'analyse, je veux comprendre comment il fonctionne. Et ensuite, nous verrons quoi faire de lui.

Il se tourna ensuite vers moi :

- Alors, Nai, comment trouve-tu l'organisation ?

- Il y a beaucoup de monde, répondis-je simplement.

- C'est vrai, nous sommes un grand groupe de scientifique, qui souhaite faire avancer la science. Et grâce à ta participation, nous avancer d'un nouveau pas dans la connaissance.

Je voulus lui dire que je n'avais pas participé de mon plein gré, mais un regard de Karoku me conseilla de me taire. Aussi gardai-je mes pensées pour moi. Mais je devais saisir cette chance pour essayer que tous redevienne comme avant.

- J'aimerais redevenir un Niji.

- Mais pourquoi ? s'étonna le grand patron. Nous avons fait de toi quelqu'un d'unique, tu devrais être heureux.

- Je ne le s…

Je fus interrompu par Karoku qui me broya l'épaule, me lançant un dernier avertissement. Je détournai donc le regard et rectifia ma réponse.

- Oui, Monsieur.

Le directeur eut l'air satisfait.

- Bien. J'espère aussi que tu ne provoqueras plus d'incident comme celui dans l'hélicoptère, ou ce serait…regrettable.

J'hochai la tête :

- Je ne le ferais plus.

- Alors vous pouvez disposer. Les tests auront lieu demain, surveillez-le bien jusque-là, Karoku, et n'hésitez pas à lui administrer une bonne dose de laxatif si le besoin s'en fait sentir.

- Bien monsieur, fit ce dernier.

Et il m'amena en dehors de la pièce. Qu'allait-il se passer maintenant ? Je l'interrogeai du regard.

- Tu as failli franchir la limite, Nai. Mais je vais quand même te laisser revoir ton nouvel ami, pour te prouver que tu peux être heureux ici si tu y donne un peu du tiens. Allez, viens, on va se coucher.

Je lui fus reconnaissant de ne pas me punir et je le suivis à travers les couloirs.

Je m'endormis assez vite ce soir-là, oublieux des tests que je devrais passer dans la journée du lendemain.

Au matin, je pris rapidement mon petit déjeuner et comme promis Karoku m'amena auprès de Seiji.

- Tu as jusqu'à midi, après tu iras faire tes tests.

Je donnais mon approbation. Il me fit stopper devant une porte, qu'il ouvrit. On entra et j'examinai la pièce : Seiji et l'ami de Karoku était là. Ils arrêtèrent leurs activités quand on s'approcha d'eux.

- Karoku ! En voilà une surprise ! Tu as finit ton entretiens avec le boss ?

Je souris à Seiji qui me regarda avant de s'intéresser à la conversation des deux adultes. J'examinai la pièce pendant ce temps : Il y avait des tables avec des cages posées dessus, ainsi que divers instruments dont je ne savais pas l'utilité. Je m'approchai des cages avec des grilles en fer. Il y avait un animal que je n'avais jamais vu sur mon ile là-dedans. Mais je vis qu'il était malheureux, et qu'il souffrait. Il était allongé dans la paille et respirait difficilement. Mon instinct d'ex animal me connectait à lui sans que je le veuille. Je sentais chaque respiration difficile, je sentais chaque battement de cœur faible, je sentais qu'il n'avait plus la force de se relever. Il était sur le point de fermer les yeux pour toujours.

J'entendais Karoku demander à Jellal s'il pouvait donner congé à son élève juste quelques heure « pour détendre Nai avant ces examens « acheva-t-il, et Jellal donna son accord :

- Nous en profiterons pour discuter autour d'une bonne tasse de café, ajouta ce dernier.

Je n'écoutais pas vraiment, tout absorbé par ma contemplation de l'animal gris à queue rose qui agonisait. Je sentis des larmes couler devant cet horrible spectacle. J'avais mal au cœur. C'était ainsi qu'ils traitaient les animaux ? C'est ainsi qu'ils allaient me traiter moi aussi ?

Les autres finirent par remarquer mes pleurs.

- Qui y a-t-il, Nai ? demanda gentiment Jellal.

Je ne plus répondre, et je me contentai de secouer la tête. Il ne pouvait pas comprendre. Et puis, c'était lui l'origine de toute cette souffrance, alors je le détestais.

Finalement, je pus articuler :

- Nous…. Snif….nous ne méritions pas ça.

- « Nous » ? demanda ce dernier, visiblement perdu.

- Les animaux… snif…. Ne sont pas de simples bêtes ! C'est cruel…de les traiter comme ça.

Le professeur eut l'air de comprendre, mais il ne sembla pas le moins du monde désolé.

- C'est comme ça que la science évolue. Tu préfèrerais qu'on fasse ça sur des humains ? Non.

- Nous aussi nous ressentons les choses ! Humains et animal ne sont pas si différents ! essayais-je de lui faire comprendre.

- Je crois que tu as besoin d'un peu d'air, intervient Karoku.

- Laissez-moi essayer quelque chose, dit Seiji avant d'aller chercher un mouchoir en tissu propre dans une armoire, un comprimé blanc dans un autre et cassa ce dernier en plusieurs morceau dans de la nourriture.

Ensuite, il s'approcha de la cage devant laquelle j'étais et l'ouvrit. Il alla mettre le mouchoir sur le rat comme on mettrait une couverture à un enfant et il lui fit manger un peu de nourriture.

- Je viens de donner quelque chose au rat qui va l'endormir. Avec un peu de chance, ça lui permettra peut-être de récupérer des forces, mais il mourra surement. Mais au moins, il mourra sans souffrir.

Il referma la cage et me prit la main.

- Tu reviendras le voir tantot, allons un peu sur le toit, tu veux bien ?

J'hésitai, après tout, même s'il venait de traiter gentiment le rat et de lui épargner des souffrances inutiles, c'était de leur faute, à lui et à son professeur, s'il allait mourir. Mais pourtant, je ne voyais pas cette indifférence chez lui, comme je la voyais chez Jellal et Karoku, aussi hochais-je la tête.

Sortir me fit effectivement du bien.

Nous étions seuls sur le toit.

- Nai, que dirais-tu de partir d'ici ? me demanda soudain Seiji en s'appuyant contre le bord du mur et en regardant le ciel.

Je le regardais, surpris.

- Partir….d'ici ?

- Oui. Et venir avec moi à Circus. Là-bas, ils ne font pas d'expériences sur des rats ni sur des autres animaux. Au contraire, Circus essaye de contrecarrer les projets d'organisations comme celle-ci, et de mettre fin à leur horribles expériences. N'est-ce pas ce que tu veux toi aussi ?

Ce que je voulais, c'était rentrer chez moi.

- Ce n'est pas ce que je voulais au départ mais… maintenant ce que j'ai vu ce qu'ils font ici… je veux empêcher que d'autres animaux souffrent comme moi, comme le rat.

- En es-tu vraiment sur, Nai ? Si tu m'accompagnes, tu ne pourras plus revenir en arrière.

Je gardai le silence quelques instants, avant de poser une question :

- Si tu n'aimes pas ce qu'ils font, pourquoi le fais-tu ?

- Parce que j'y suis obligé : je devais récoltés des informations : pour contrecarrer un ennemi, il faut apprendre à le connaitre, tu comprends ?

- Oui…

Je pris ma décision :

- Je vais venir avec toi : mais je veux qu'on aille libérer les animaux qui sont en cage d'abord, avant de partir.

- On ne peut pas faire ça, Nai. On a fait des expériences sur eux, ce qui les a rendus dangereux. Si on les relâches dans la nature…. Ça pourrait être catastrophique. Cela dit, il y en a un qui, je pense, pourrais être sauvé. Il n'a pas encore subi trop d'expérience.

- Mais…et les autres ?

- On peut abréger leurs souffrances, mais les garder en vie serait trop dangereux.

- Je ne comprends pas.

- Je n'ai pas le droit de t'en dire plus tant que tu ne nous a pas rejoint. Mais tu dois me faire confiance. D'accord ?

- Je ne veux pas qu'on les tue….

- Préférais-tu qu'ils souffrent jusqu'à la fin?

- Non…

- Alors, c'est la seule solution. Je suis désolé. Mais tu sais, s'empressa-t-il d'ajouter devant ma mine déconfite, je pense qu'il n'y a que le corps qui meurt. L'âme survit toujours, et se retrouve un nouveau corps : tes amis les animaux ne meurent donc pas vraiment ils renaissent sous autre forme.

Son explication me rassura un peu, et mon cœur devint un peu moins lourd, même si j'aurais préféré pouvoir les relâcher.

- Nous ferons cela ce soir, et nous partirons ensuite, d'accord ?

J'approuvais de la tête.

La journée passa. Je passai mes examens sans faire d'histoire, et le soir venu, j'étais prêt à agir.

Notre plan était simple. Seiji me l'avait expliqué plusieurs fois. Aussi, quand l'horloge de ma chambre indiqua minuit, je me glissai hors de la chambre en silence. Il ne me restait plus qu'à trouver la clef qui ouvrait la porte d'entrée. Hier, j'avais tendu mes oreilles à travers la porte de ma chambre pour savoir plus ou moins dans quelle direction il déposait les clefs.

C'était près d'un pot de fleur. Seiji m'avait énoncé plusieurs cachettes possibles quand je lui avais expliqué ma situation. Sous le pot de fleur était une des possibilités. Je vérifiais. Elle était là.

Je sortis discrètement et referma la porte derrière moi. Ca retarderait Karoku quand il se rendrait compte au matin que je n'étais plus là.

Seiji m'attendais au bout du couloir. Il me fit signe de faire le moins de bruit possible et nous nous dirigeâmes à pas de loups vers le laboratoire.

- J'ai réussis à piquer le pass de Jellal, murmura mon ami, mais ça n'a pas été chose facile. Il a fallu que je l'assomme car il s'est réveillé pendant que je fouillais sa chambre. Pour la discrétion, c'est raté, mais tant pis. Je l'ai ligoté au cas où il se réveillerait. Dépêchons-nous.

On arriva finalement devant le labo. Seiji scanna le pass de Jellal et nous pûmes entrer. Il fallut désactiver l'alarme avant, mais le garçon aux cheveux noirs connaissait déjà le code.

- Je l'ai appris dès mon premier jour ici, il n'est vraiment pas discret quand il le compose.

Il m'indiqua la cage ou était le seul rat qu'on pouvait sauver.

- Tu en seras responsable. Calme-le pendant que j'endors les autres.

Il alla chercher une seringue et mit quelque chose dedans. Je préférai me détourner pour ne pas à voir ça.

Je m'occupais de l'animal qu'il m'avait désigné. Par la même occasion, je pus voir que celui de ce matin ne respirait plus. Je contenus difficilement mes larmes.

Finalement, Seiji termina.

- Ils sont mors. On peut les emporter pour les enterrer si tu veux.

J'hochai la tête. Seiji prit des gants, mit chaque corps dans un mouchoir et mit le tout dans un sac. Je tentais de ne pas être blessé par ce moyen de transport, après tout il y avait sept rat, beaucoup trop pour les prendre tous à bras.

On partit. Le plus dur restait à faire : sortir de l'organisation.

- Ne t'inquiète pas, avant d'intégrer Circus, j'étais un voleur assez compétent. En effet, il réussit à ouvrir la porte en s'aidant du pass et d'un trombone pendant quelques minutes. L'alarme retentit, mais on s'enfuyait déjà. On courut et courût encore et quelque chose d'énorme passa au-dessus de nous, et des lumières se projetèrent sur nous. Nous avait-on rattrapés, m'affolais-je ? Je n'osais imaginer la fureur de Karoku si c'était le cas.

- C'est le Deuxième Vaisseau ! C'est Cricus, Nai, n'aie pas peur.

Une échelle descendit. Je libérai le rat, qui s'enfuit sans se retourner, et Seiji m'aida à monter.

Ce n'était pas facile, mais c'était amusant. J'arrivai au bout de l'échelle.

- J'ai réussis Seiji ! m'exclamai-je joyeusement en me hissant à l'intérieur du vaisseau.

- En fait, c'est Gareki. J'ai dut utiliser un faux nom, rectifia ce dernier en se hissant à son tour

- Bienvenue à vous deux ! lança une voix près de nous.

Je me tournais vers cette dernière et rencontra un visage amical, avec des lunettes. L'homme portait des cheveux noirs mi- longs, et portait un chapeau sur sa tête.

- Je me donne Hirato. Bienvenue à Circus !


Et ces premières paroles d'Hirato conclut le chapitre. Je vais essayer de faire la suite pour dimanche prochain, mais je ne promet rien. Mais on va enfin rencontrer Tsukumo et Yogi, donc ça va me motiver.