Bonsoir, bonsoir !

Chapitre 4 un peu fluffy, voilà, voilà. Les interactions avec le reste de l'école commence dès le chapitre suivant. Là, on vas rire.

Bonne lecture,

DevilK.


Harry Potter

Lexia McGonagall & Hermione Granger

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~ Une expérience qui tourne mal ~

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Résumé : Hermione est une jeune femme brillante, très assidue et toujours en quête de défis à relever pour son intellect. Sa soif de connaissance en constante augmentation l'amène à lire tout ce qu'il lui passe sous la main. Mais quoi de mieux que la pratique pour apprendre ses plus belles leçons ?


Chapitre 4

Une fenêtre sur le passé


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Après une journée entière à tenter de reproduire la potion qui avait retournée sa vie, Hermione était fatiguée. Toutes ses tentatives finissaient par un raté, ce qui la frustrait au plus haut point ! Insister n'avait rien arrangé, elle s'énervait un peu plus à chaque échec. Lexia l'avait sentit et l'invita gentiment à prendre le thé, lui indiquant qu'il était temps de prendre une pause. Elle était donc dans le petit salon de ses quartiers privés, confortablement assise dans le canapé. Bien entendu, accompagnée de ses doubles. Celles-ci ne pouvaient évidemment pas restées en place et fouinaient partout. La noiraude flânait autour de la pièce mais ne touchait à rien, les mains sagement croisées dans son dos. La rouquine tenait un épais livre, enfermée dans son petit monde et la vipère …

« Hermione, c'est notre chance. »

Elle avait ses mains jointes sur son épaule, la tête posée dessus. Sa voix douce lui chatouillait l'oreille. Elle soupira en levant les yeux au plafond. Ne pensait-elle donc qu'à ça ?

« Pour la énième fois, non ! »

Soudain, la rouquine poussa un petit cri aigu qui les surprit toutes, avant de se précipiter sur le canapé et de s'y asseoir à la hâte, bousculant même leur original au passage.

« Regarder ce que j'ai trouvé ! » couina-t-elle, le visage rougissant. Le livre sur ses genoux, les trois autres demoiselles se penchèrent dessus et furent bien surprises. Là, sous leurs yeux ébahis et curieux, des photos magiques. Soudain, la noiraude dans leur dos pointa une jeune femme à la longue chevelure noir, qui souriait tendrement en direction d'une enfant qui lui tendait les bras.

« Est-ce le Professeur McGonagall ? »

« Avec plusieurs années en moins mais oui, on dirait bien que c'est elle. » répondit simplement Hermione, très intriguée par cette trouvaille. C'était bien la première fois qu'elle avait l'occasion de regarder dans le passé de la mystérieuse famille McGonagall. Lexia et Minerva ne le cachaient pas mais ne s'étalaient pas non plus à ce sujet.

« Nous sommes fidèles à la nièce mais ne nions pas la beauté de la tante. Cette femme est un vrai plaisir pour les yeux. »

La blonde regretta aussitôt ses paroles lorsque la préfète lui pinça la joue.

« Un peu de respect. » grommela-t-elle.

« Je ne fais que dire tout haut ce que tu penses tout bas. » chouina la blonde en se frottant la joue, la moue boudeuse.

« D'accord, la directrice est une femme enchanteresse mais regardez cette enfant. »

« Serait-ce Lexia ? » questionna la noiraude.

« Qui voulez-vous que ce soit ? » soupira la rouquine, exaspérée. « N'est-elle pas à croquer ?! » continua-t-elle alors, un sourire attendrit aux lèvres. L'excitation flagrante la faisait vraiment monter dans les aigus, Hermione pouvait comprendre ce que les autres ressentaient et pourquoi ils la regardaient toujours comme si elle leur cassait les oreilles. Elle finit par sourire, également attendrit par cette image. Minerva avait tellement d'amour et de tendresse dans les yeux. Son sourire était réservé mais authentique. Lexia souriait avec tant d'innocence, tant de joie. Le Choixpeau sur la tête, bien trop grand pour elle, lui couvrait les yeux et articulait quelque chose. 'GRYFFONDOR !', pensa-t-elle en riant.

« Ce n'est pas tout, j'ai également trouvé ceci. »

La rouquine recula de quelques pages et semblait soudainement plus calme. Elle tapota du doigt, une photographie de famille où y posaient probablement tout les membres. Minerva était au milieu, aînée de cette grande tribu. Sur sa droite, un grand homme aux cheveux noir qui avait une main posée sur l'épaule de sa femme, une magnifique blonde, et l'autre sur l'épaule d'un petit garçon. A coté de celui-ci, deux jumelles aussi blonde que leur mère. A l'opposé, un autre homme aux cheveux noir se tenait fièrement au coté de sa femme assise qui caressait affectueusement son ventre gonflé. Hermione eu soudainement le souffle coupé, la réalisation frappante lui sautant aux yeux. Elle était si belle, si rayonnante, de long cheveux bruns lui tombant sur les épaules et un sourire si familier. Cette femme … c'était son portrait craché.

« Par Merlin, les femmes de cette famille sont toutes sexy ! » s'exclama la blonde, ne sachant plus laquelle regarder.

« Voilà un compliment des plus flatteurs. Mon père et mon oncle ont effectivement, beaucoup de goût. Les beaux mélange font les beaux enfants parait-il. »

Surprises par cette voix, elles levèrent les yeux. La jeune enseignante apparut avec un plateau dans les mains, plusieurs tasses fumantes posées dessus. Elle le déposa sur la table basse devant la cheminée avant de se redresser, l'une d'elles en main. Elle souffla pour en refroidir son contenu avant de la touiller tranquillement, prenant garde à ne pas en renverser.

« C'est un peu exagéré. La génétique est un jeu de hasard, personne ne peut prévoir le résultat d'un tel mélange. Pas même dans notre monde. Mère nature est au-dessus de tout et nous rappelle que sorcier ou pas, nous n'en restons pas moins de simple mortel. »

Avec précaution, elle la porta à ses lèvres et en avala une gorgée.

« Humble en plus de ça. » souffla la vipère en souriant discrètement.

Hermione referma le livre à la hâte.

« Nous ne voulions pas être indiscrètes. »

Elle était consciente que son double avait trouvé la boite de pandore. Lexia ne lui avait jamais exposé sa vie familial avec détail. Elle n'en savait que le strict nécessaire, ses parents étaient partis de l'autre coté et Minerva n'avait eu d'autre choix que de l'adopter pour la garder sur le sol Anglais. C'était à peu près tout, la version que tout le monde connaissait en sommes. Jamais elle ne s'était aventurée à vouloir en apprendre d'avantage, à poser des questions qui auraient pu la mettre mal à l'aise. Elle n'était pas aussi indélicate.

« Cet album est rangé là pour être trouvé. Si je voulais vraiment le cacher, cette petite curieuse ne l'aurait jamais découvert. »

Lexia sourit doucement, un regard amusé et complice en direction de la rouquine qui rougit. Mais son sourire disparu lentement alors qu'elle tournait son attention vers la fenêtre, le regard perdu.

« L'occasion de t'en apprendre d'avantage ne s'est jamais présentée, jusqu'à maintenant. Profitons-en puisque nous n'avons rien de mieux à faire de toute façon. Laisse-moi juste me mettre à l'aise. »

Elle prit une dernière gorgée avant de reposer la tasse sur la table. Elle leur tourna alors le dos et commença à déboutonner sa chemise. La réaction qu'Hermione redoutait fut instantanée, son double maléfique et pervers était prêt à bondir. Sa main l'agrippa rapidement avant qu'elle n'est le temps de faire quoique ce soit d'autre.

« Ni compte pas. »

La vipère retenue en place avec fermeté, elle lui sourit gentiment tout en la menaçant. Encore un seul écart de sa part et elle finirait ligotée dans un coin du salon.

« Mais je voulais juste me montrer courtoise et l'aider à se mettre à l'aise. » se défendit la blonde avec des yeux larmoyant, les bras croisées et boudeuse. Mais Hermione n'était pas dupe, elle ne se connaissait que trop bien pour deviner les véritables intentions cachées derrière cette sois disant courtoisie. Elle tourna ensuite son attention sur la brune criminelle, qui s'était retournée et arrêtée à mi-chemin.

« Tu le fais exprès, avoue-le. » lui demanda-t-elle soudainement, le ton accusateur.

Lexia la regardait avec incrédulité.

« Ne sois pas bête voyons. Je ne fais que retirer ma chemise, pas un strip-tease. »

« Tu sais qu'elle ne tient pas en place. Arrête de la provoquer. »

Un sourire innocent pour réponse, elle roula des yeux, agacée. Trouver ce remède devenait une priorité absolue. La brune retira enfin l'objet de cette soudaine agitation avant de le poser sur le fauteuil à ses cotés.

« Excusez-moi, mesdemoiselles. »

Enfin plus à l'aise dans son débardeur de coton noir, elle s'installa tranquillement entre Hermione et son double aux yeux clairs. Jambes croisées, elle attrapa l'album et l'ouvrit à la page précédemment fermée.

« Voyons un peu ça. Autant vous prévenir tout de suite, je ne connais que très peu les membres de ma famille. Je n'ai jamais eu l'occasion de les rencontrer en personne, tous avaient disparus avant ma naissance. Je sais leur nom et nos lien de parenté mais le reste, je n'en sais que ce que màmag m'a raconté à leur sujet. Autant commencer par elle d'ailleurs. »

Plus qu'intéressées à l'idée d'en savoir plus au sujet de cette famille nombreuse, les demoiselles se mirent à l'aise autour de la jeune femme. Hermione, tête posée contre son épaule, serra son bras contre sa poitrine. La blonde se rapprocha d'elle et se pencha vers le dit album pendant que la noiraude prenait place à coté de la rouquine. Lexia balaya du regard cette image un peu jaunie par le temps avant de sourire doucement et pointer son doigt sur la jeune femme du milieu.

« Vous l'avez probablement reconnue, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle avec amusement, certaine de leur réponse.

Les demoiselles ne se firent pas prier pour répondre, enthousiastes. Chacune y allait de son petit commentaire, surpris et appréciateur mais Hermione lui souffla qu'elle n'en restait pas moins celle qu'elle aimait et désirait le plus, la faisant légèrement rougir. Elle se reprit rapidement et focalisa son attention sur l'image de Minerva.

« Vous avez raison, Màmag est une femme qui a fait tourner plus d'une tête. Elle avait beaucoup de succès auprès des hommes et beaucoup d'étudiantes à Poudlard, ne restaient pas de marbre face à son charisme. La vie n'a pas été tendre avec elle, à croire que le sort s'acharne. »

La tristesse soudaine dans ses yeux alerta la préfète, qui frotta son bras avec tendresse. Elle l'en remercia avant de prendre une profonde inspiration.

« Ce que je vais vous raconter doit impérativement rester entre nous. Pas un mot à qui que ce soit, surtout pas à elle. »

Chacune donna sa parole.

« Elle a beaucoup souffert, dans presque tout les aspects de sa vie. Les guerres, la perte de notre famille, les chagrins d'amour … Son premier et sans aucun doute, le plus douloureux, c'est Oncle Albus qui me l'a raconté un soir. J'étais jeune mais je n'ai jamais pu oublier l'émotion qui transperça mon cœur en l'écoutant. »

Son regard se perdait dans le lointain, se remémorant ce fameux soir, assise sur les genoux d'Albus qui lui contait cette histoire.

« Quand elle avait 18 ans, elle est tombée amoureuse d'un fils de fermier et cet homme, très amoureux lui aussi, lui a fait sa demande mais … »

Elle marqua une pause, fronçant des sourcils.

« Vous savez, être un sorcier n'était pas facile à l'époque. Nous devions vivre cachés et aucun moldu ne devait connaître notre monde. Mais cela n'a pas empêché certains de choisir entre leur origine et l'amour. Mon grand-père ignorait tout de la condition de sorcière de sa femme, elle le lui cachait farouchement. Quand ils ont eu des enfants, elle le lui cacha également, prétextant les envoyés dans des écoles privés, alors qu'ils entraient ici-même, à Poudlard. »

Puis soupira doucement.

« L'engagement mutuel du mariage implique d'accepter tout de l'autre et de l'aimer pour ce qu'il est, de n'avoir aucun secret aussi lourd à porter, de ne pas tromper. Et pourtant, elle se serait vu contrainte de tirer un trait sur ses origines et de lui mentir par la même occasion. N'était-ce pas un peu hypocrite d'accepter en sachant cela ? Comment aurait-elle pu vivre ainsi ? Màmag ne voulait pas commettre la même erreur que sa mère alors, elle retrouva cet homme le soir même et refusa son offre. Ce fût difficile, très difficile. »

Elle caressa affectueusement son visage souriant et heureux.

« Après ça, son cœur était devenu une forteresse imprenable. Sa vie à Londres ne lui plaisait pas, son travail au Ministère non plus. Même si Elphinstone était un bon chef de service et qu'elle l'aimait beaucoup, l'Écosse lui manquait. Il lui aura quand même fallut deux ans pour prendre son courage à deux mains et demander un poste à Poudlard. Heureusement qu'Oncle Albus en était devenu le nouveau directeur ! Il a accepter sa demande dans l'heure et avec raison. Màmag se révéla être plutôt douée pour enseigner, strict mais stimulante. Toutefois … son cœur avait du mal à tourner la page. Elphinstone avait beaucoup d'affection pour elle et la proposa en mariage mais elle refusait à chaque fois, toujours amoureuse du fils de fermier resté en Écosse. Je sais qu'elle en a longtemps souffert, gardant ses souvenirs enfermés dans une boite. Ce le fût d'autant plus en apprenant quelques années plus tard, que son premier amour avait finit par se marier à une autre. Et puis, la première guerre à éclaté, emportant beaucoup d'être chers avec elle. Notre famille, certes, mais également celle d'Harry, pour ne citer qu'eux. Lily et James étaient ses élèves préférer, sans oublier Sirius et Remus. Oh bien sur, elle aura beau grommeler et essayer de le nier mais dans le fond, elle les aimait comme s'ils étaient ses enfants. L'homme qu'elle aimait fut tué lui aussi, avec sa femme et ses enfants. Je l'ai si souvent surprise en train de pleurer sur sa photo, en demandant au ciel si elle aurait pu le sauver en étant devenu sa femme. Un de ses plus grands regrets alors. »

Elle secoua la tête, toujours aussi émue par cette histoire. Son cœur se serrait, débordant d'amour et d'admiration pour cette femme courageuse, endurcit par le temps et les épreuves que la vie mettaient sans cesse sur sa route.

« Heureusement, tout n'était pas si noir à l'horizon. Elphinstone était vraiment très amoureux d'elle, même s'il était bien plus âgé. Je m'en souviens parfaitement même si je n'étais qu'une enfant. Il ne cessait de renouveler sa demande et elle lui disait toujours non ! »

Elle en rit, revoyant ce pauvre homme s'en aller bredouille à chaque fois.

« Un jour, nous étions en train de nous promener autour du lac. Je devais avoir 8 ans à ce moment là mais, je me souviens l'avoir vu se mettre à genoux devant elle et lui redemander sa main avec tant de passion. Je ne sais plus qui d'elle ou moi était la plus rougissante ! »

Elle en rit d'autant plus, chérissant ces souvenirs si heureux. Puis, un sourire tendre mais triste se dessina lentement sur ses lèvres.

« Ce cher Elphinstone …. Il était si gentil, si aimant. Je l'adorais et màmag était heureuse avec lui. Il nous avait acheter une petite maison à Pré-au-lard dans laquelle nous avons vécus pendant 3 ans. Après sa disparition, nous sommes retournées vivre à Poudlard, juste avant mon entrée officielle en première année. Ma pauvre màmag … son deuxième chagrin d'amour. »

Elle soupira et fixait un point quelconque devant elle, son empathie gonflait son cœur de tristesse.

« Mais cela ne l'a pas empêcher de rester forte et affronter l'adversité. Malgré tout ce qu'il se passait dans le monde et dans sa vie, elle m'a garder à l'abri, ne me montrant que les plus belles choses … Pauvre de moi, je n'étais pas idiote. Si seulement j'avais été plus âgée pour pouvoir la soutenir comme il se doit. Pour lui montrer que je comprenais et que je serais là. Cette femme est mon héroïne, je l'aime tellement. Je l'aimerais toute ma vie, jusqu'à la fin. Je ne renie pas mes parents, ni mon oncle ou ma tante, pas plus que mes cousins mais màmag est tout ce que j'ai jamais connue. Elle est mon monde et l'a été depuis le début. Ma famille, c'est elle. »

Lexia réalisait l'importance de ses mots, elle qui ne les avait jamais dit à voix haute. Ce n'était qu'un bout de ses pensées, qu'elle gardait pour ne pas la froisser. Minerva connaissait chacun d'eux et les aimait de tout son cœur mais elle, n'en connaissait aucun. Leur perte n'avait donc pas le même impact émotionnel mais elle n'en disait mot, par peur de la blesser.

« Que s'est-il passé ? Que leur est-il arrivé ? » questionna doucement Hermione, ne souhaitant pas brusquer la jeune femme.

« La guerre. »

Lexia soupira tristement.

« La première guerre contre Voldemort pour être plus exacte. Oncle Albus venait de fonder l'Ordre du Phénix … mon oncle Malcolm était un Auror et le premier a rejoindre ses rangs. Mon père et Màmag n'ont pas tardé à le rejoindre mais le monde était si fou. Les Mangemorts tuaient tout le monde sur leur passage, moldus, sorciers, tout. »

Elle ferma les yeux et secoua la tête.

« Mon oncle Malcolm, ainsi que sa femme et ses enfants, ont été tués deux ans après le début des hostilités. Quant à mon père et ma mère … elle était enceinte et arrivait presque au terme de sa grossesse. Pour notre sécurité à toute les deux, il a déménagé notre famille sur le territoire français dans une maison cachée dans les montagnes. Ils sont resté à l'abri du danger un certain temps avant que des adeptes ne retrouvent notre trace. Mon père a fait tout ce qu'il a pu, j'en suis persuadée mais … cela n'a pas suffit. » termina-t-elle, les yeux dans le lointain.

Hermione serra doucement son bras, inquiète d'en avoir trop demandé.

« Il a défendu notre maison tout seul, contre tant d'ennemis, avant de succomber. Ma mère était à l'étage, en plein travail avec des elfes pour l'assister. Ils sont entrés … ont tués les elfes et laissés ma mère mourir. L'un d'eux a réussi à me cacher dans des couvertures avant de succomber à son tour. Oncle Albus et màmag sont arrivés trop tard, il ne restait que moi … »

Elle serra la mâchoire, gardant le contrôle de ses émotions. Sa main tremblait, touchant cette photo avec douceur.

« Minerva est ma tante, c'est un fait mais elle est également ma mère. Elle a remplit ce rôle à la place de celle qui m'a mise au monde. Une femme que je ne connais guère et pourtant, j'éprouve tant d'affection et de respect à son égard. Elle me manque … oserais-je dire. C'est un peu étrange, non ? Je veux dire … je ne connais pas cette femme, Hermione. Je déteste le sentiment que cela me fait ressentir en le disant mais … c'est une étrangère et pourtant je … »

Elle s'arrêta, les yeux perdus sur cette silhouette que son cœur désirait tant éteindre au moins une fois. Sa vision était soudainement flou, jusqu'à ce qu'une larme tombe sur sa main. Surprise, elle se toucha la joue et comprit assez vite qu'elle lui appartenait. Hermione pouvait ressentir sa détresse, l'inconfort flagrant d'éprouver autant d'émotions contradictoires, et la serra dans ses bras. Lexia retourna rapidement son étreinte et ferma les yeux, noyée dans une mer de sentiments qu'elle avait gardée au fond de son cœur.

Conscientes d'être de trop, les trois autres jeunes femmes se retirèrent silencieusement. La rouquine attrapa le livre et le déposa sur la table tandis que la blonde portait le plateau de thé, laissant les tasses qui ne leur étaient pas destinées. La noiraude donna un petit sourire d'encouragement à leur original avant de disparaître avec les deux autres, probablement dans une autre pièce. Hermione ne manquerait pas de les remercier plus tard, la brune dans ses bras était sa priorité. Tranquillement, elle lui caressa les cheveux, la laissant enfouir son visage dans le creux de son cou.

« Ta mère t'aimait, Lexia. Elle t'a portée pendant 9 mois, attendant avec impatience le jour de ta naissance pour t'accueillir et te chérir. Chaque jour de sa grossesse, elle t'a aimée et protégée, gardée en sécurité dans son ventre gonflé. Elle te parlait peut-être, te faisait la lecture, ou d'autre chose. Je suis sûr qu'elle se caressait le ventre pour te montrer toute sa tendresse, toutes les mères sont comme ça et la mort ne peut briser le lien qui s'est créé entre vous. Tu ne t'en souviens peut-être pas mais son amour est resté gravé en toi, pour toujours. C'est un lien privilégié que seul une mère peut partager avec l'enfant qui grandit en elle. Alors, non ce n'est pas étrange. C'est même tout à fait normal, elle est ta mère. Rien ni personne ne peut changer ça. »

Elle ferma les yeux à son tour, prise dans son propre lot d'émotion.

« Ma mère était comme ça lorsqu'elle était enceinte de moi. C'est ce que mon père m'a dit en tout cas. » lui murmura-t-elle tout bas.

Lexia resserra son étreinte et leva son visage pour lui faire face. L'émotion dans ses yeux lui brisa le cœur, quelle indélicatesse de sa part.

« Oh 'mione. » souffla-t-elle fébrilement, collant leur front ensemble. « Pardonne-moi … Je sais que c'est d'autant plus difficile pour toi. Je ne voulais pas remuer le couteau dans la pla- »

Mais elle n'eut pas le temps d'en dire d'avantage. Hermione avait un doigt sur ses lèvres, le regard luisant et un sourire tendre. Elle était soudainement hypnotisée, les yeux écarquillés de surprise.

« J'ai choisis de perdre ceux qui avaient le plus d'importance à mes yeux, pour les protéger. Toi et le Professeur McGonagall n'avez pas eu ce choix, vos proches vous ont été arrachés. Malgré tout, vous avez trouvé votre équilibre en puisant du courage et la force d'avancer dans la présence de l'autre. Elle ne serait peut-être pas comme ça si tu n'avais pas été là pour combler l'absence et le manque dans son cœur. »

« Hermione, j- » gémit-elle avant d'être à nouveau interrompue.

« Laisse-moi finir. »

Certaine d'avoir toute son attention, Hermione attrapa son visage par les joues et les lui caressa avec ses pouces.

« Mes parents me manquent, c'est vrai. » dit-elle, le souffle tremblant légèrement. « Mais une femme que j'admire énormément m'a dit un jour, que je leur avait probablement sauvé la vie et cela me suffit amplement. Je préfère les savoir en vie quelque part, sans le moindre souvenir de moi, plutôt que de les pleurer. »

Elle sourit plus largement, faisant couler quelques larmes.

« Ils me manquent mais j'ai la chance de ne pas être seule. Molly et Arthur sont là pour moi, même si Ron et moi ne sommes pas ensemble. J'ai Harry et Ginny. Bill, Fleur et George. Quelques amis vers lesquels me tourner, comme Neville ou Luna mais par dessus tout et le plus important … »

Elle rapprocha lentement son visage, ne quittant par ses yeux un seul instant.

« Je t'ai toi. » murmura-t-elle alors.

Lexia frissonna, incapable de détourner le regard. Puis, avec lenteur et douceur, leur nez se frottèrent tandis que leurs paupières se fermaient. Leur cœur, débordant d'amour et de tendresse, battaient plus fort dans leur poitrine.

« Je serais toujours là pour toi, 'mione. »

Le jeune professeur caressa une des mains posée sur sa joue, se penchant contre sa chaleur.

« Je l'ai toujours été, même si tu ne me voyais pas. Je ne t'ai jamais laissé, pas une seule seconde. »

Elle porta la paume à sa bouche, y déposant ses lèvres.

« Pas même quand tu étais à la recherche des Horcruxes avec Harry et Ron, mon patronus t'as suivi partout où tu allais. Je savais Greyback à vos trousses, j'étais tellement inquiète. Ce monstre … il a essayé de te mordre au manoir des Malefoy, n'est-ce pas ? »

Hermione acquiesça avec hésitation, sentant la colère dans ses yeux et sa voix.

« Mais il n'a pas eu cette chance. C'est probablement pour cette raison qu'il s'est vengé sur toi. »

Avec prudence, elle passa ses doigts le long de ses cicatrices à l'épaule. Elle remarqua alors une morsure, à la base de son cou, et écarquilla les yeux. C'était la première fois qu'elle voyait cette marque, Lexia ne l'avait pas montrée au bal de noël et elle n'en avait pas le souvenir non plus. Mais il y avait tellement de sang à ce moment là, la panique et le besoin urgent de trouver de l'aide ne lui avait pas non plus laisser le loisir de l'inspecter plus en détail.

« Il t'a mordu … »

Lexia soupira en détournant le regard.

« Oui et je préfère que ce soit moi sa victime, plutôt que toi. Je suis un Animagus de type Canis Lupus Albus, autrement dit, un loup. D'après les médecins, sa morsure n'aurait eu aucun effet sur moi. L'infection n'a pas donné lieu à la Lycanthropie parce que ma forme animal est déjà celle du loup. Cela n'a fait que renforcer certains … besoins déjà propre à l'animal. » finit-elle en grimaçant.

Hermione fut surprise, inquiète mais aussi, très intriguée.

« Quel genre de besoin ? »

« C'est un peu embarrassant … je n'ai pas vraiment envie d'en discuter … »

La jeune femme rougit un peu, ses yeux partout ailleurs mais pas sur la préfète. Celle-ci fronça les sourcils.

« Lexia, je pense être en droit de le savoir, non ? »

L'animagus se mordit la langue avant de céder.

« Très bien ! »

Elle soupira, regrettant déjà son choix.

« J'aime la viande saignante, tu le sais déjà mais depuis qu'il m'a mordu … »

Ses yeux au ciel, elle grimaça.

« J'ai commencer à apprécier la viande crue ! Littéralement, dégoulinante de sang ! C'est répugnant et pourtant je ne peux pas m'en empêcher ! L'odeur est un supplice et j'ai beaucoup de mal à la digérer par la suite mais c'est plus fort que moi ! J'avale des tonnes de bout de viande crus. »

Rouge de honte, elle cacha son visage dans l'une de ses mains.

« Et s'il n'y avait que ça ... » soupira-t-elle avec désespoir.

La préfète avait du mal à contenir son envie de rire, s'attendant à pire que cela. Lexia lui lança un regard d'avertissement, nullement amusée.

« Ose seulement et je te le ferais regretter amèrement. »

Le ton menaçant de sa voix et la lueur dans son regard faisait frémir son corps malgré elle. L'animal semblait l'avoir remarquer et grogna faiblement.

« 'mione. »

« Ne grogne pas comme ça. » gémit-elle en rougissant.

« Je ne peux rien y faire, c'est une semaine de pleine lune pour l'amour de Merlin ! Je suis particulièrement sensibles à ce qu'il se passe autour de moi et il se trouve que tu es autour de moi en ce moment Hermione. D'ailleurs, au cas où tu ne l'aurais pas remarquer, je subis un véritable cauchemars ! L'odeur de ta peau est en train de me rendre folle et je me fais violence pour garder mes pulsions sous contrôle parce que je suis ton professeur et que tu es mon élève ! Je sens ton corps trembler et ça ne me laisse pas de marbre d'accord ?! »

Elle se leva d'un bond et jeta ses bras en l'air.

« Comment diable mon père a-t-il fait pour supporter ça ?! »

Prise dans sa tirade de colère et frustration, Lexia n'avait pas remarquer l'expression de choc sur le visage de sa compagne. Hermione, loin d'être bête, venait d'assembler les pièces du puzzle et comprendre beaucoup de chose. Son amante peinait à garder l'esprit lucide, victime du besoin naturellement ressenti quand deux êtres s'aiment et se désirent. Ajouté à cela la nature sauvage et dominante du loup en elle, le résultat était assez … étonnant et inattendu. Cette femme était d'un naturel tenace et discipliné. Jamais elle ne céderait face à ses propres désirs alors qu'il serait tellement plus simple de se laisser aller. Mais Lexia n'était pas ce genre de femme, elle tiendrait ses hormones tranquille jusqu'à ce que leur moment se présente. Elle en rit calmement, embarrassée. Elle n'avait plus aucun doute, elles étaient faites l'une pour l'autre.

« Quoi ? »

Lexia la regardait avec les bras croisés, l'air renfrogné mais rougissante. Hermione se leva et se blottit dans ses bras.

« Parle-moi encore d'eux. » demanda-t-elle gentiment, au creux de son oreille.

La jeune femme se détendit à son contact, retournant l'étreinte si soudainement offerte.

« Que veux-tu savoir ? »

« Tout ce que tu pourras m'en dire. J'aimerais en savoir autant que toi à leur sujet, apprendre à les connaître même si nous ne les rencontrerons jamais dans cette vie. Bien qu'ils ne soient plus présent, il n'en reste pas moins important d'honorer leur mémoire. »

« Tu as raison. »

« Lexia. »

« Hm ? »

Hermione lui caressa les joues, plongeant sans hésitation dans l'océan de ses yeux.

« Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve mais je suis certaine d'une chose, je prends notre relation très au sérieux. Elle ne fait que commencer, Poudlard n'est qu'un petit contre-temps. Je serais bientôt diplômée et nous devrons parler de nos projets pour la suite. Tu es mon soutien, je n'ai plus que toi sur qui compter et me reposer. Alors, si tu me le permet, j'aimerais l'être pour toi en retour. Et si Minerva m'accepte, nous pourrions reconstruire ce que nous avons perdu, ensemble. Être … une famille à nouveau. »

Lexia sentit son cœur raté un battement, touchée par ces mots. Cette sorcière … comment ne pas en être éperdument amoureuse ? Elle était si sincère, si ouverte et enclin à parler de leur avenir ensemble. Un doux sourire sur les lèvres, elle la serra d'avantage, de la malice dansant dans le bleu de ses yeux.

« Miss Granger … Si c'est une proposition en mariage, sachez que je suis disposée à être votre dès maintenant. »

Celle-ci rougit avec ardeur, la bouche ouverte. La jeune McGonagall en profita pour la porter, l'incitant à enrouler ses jambes autour de sa taille, avant de l'embrasser. La sensation de ses lèvres était un plaisir coupable dont elle ne pouvait vraiment plus se passer. C'était si doux, si passionnée. Hermione gémit faiblement dans sa bouche, les faisant frémir d'envie, avant de s'éloigner.

« Maintenant et, je l'espère, à jamais. » souffla-t-elle avec émoi, collant son front contre celui de son amante.