Passing By

Auteur : DeltaSwan90

Traduction : Lili26

T/N : Merci à tous pour les reviews ! Et un énorme remerciement pour ma super béta qui fait un travail magnifique :D

L'histoire est dite entièrement du POV de Bella, il y a 19 chapitres et un épilogue.

Bonne lecture :D


Chapitre 4 : Découverte


Le lendemain, je m'occupais avec mes courses et tâches habituelles. Edward se promenait partout. Il ne restait pas vraiment au même endroit et ne faisait jamais vraiment la même chose. C'était étrangement angoissant. Il semblait anxieux, presque comme s'il attendait que quelque chose arrive. Il ne parlait toujours pas beaucoup et continuait à être mordant quand j'essayais de d'engager une conversation. Mais j'avais la sensation de commencer à voir un peu plus le vrai Edward Cullen. Il était méticuleusement soigné dans ses habitudes personnelles. Et ses manières et sa façon de parler le révélait en tant que gentilhomme. En fait, si je n'avais pas été là, si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux, je n'aurais jamais cru que cet homme avait été condamné à mort pour meurtre.

Il était presque la mi-journée quand j'entendis un coup furieux frappé à ma porte. Edward n'était nulle part en vue, j'imagine que le grand bruit l'avait surpris.

Je fus soulagée que ma porte soit déjà déverrouillée et je l'ouvris. Ce cher Charles se tenait devant moi, semblant plus en colère que je ne l'avais jamais vu.

Il m'attrapa par le bras et me tira dehors sur le perron, la prise de ses doigts mordant durement ma peau.

''Charles,'' hoquetai-je.

''Isabella, qu'est-ce que tu as FAIT !''

''Rien ! Lâchez-moi s'il vous plait !'' grognai-je, arrachant mon bras de sa prise.

''Si seulement j'avais su ce que tu faisais hier,'' dit-il, principalement à lui-même.

Réalisant soudainement la direction de ses pensées, je répondis. ''Est-ce que ça a quelque chose à voir avec monsieur* Cullen ?''

De la rage apparut dans ses yeux. ''Ça a tout à voir avec cet homme,'' cracha-t-il.

''Charles, entrons à l'intérieur je vous en prie, on est en train de se ridiculiser dehors,'' chuchotai-je.

''Je ne te laisse pas retourner dans cette maison ! Il est dedans !''

''Charles, s'il vous plait. Entrez,'' dis-je doucement alors que je faisais un geste vers la porte.

Il souffla et bredouilla quelque chose comme ''Cela n'a pas d'importance, le salaud n'osera pas essayer quelque chose pendant que je suis là.''

Je soupirai et fermai la porte derrière Charles et tentais de le diriger vers le petit salon.

L'intérieur était plein de lumière, le soleil brillant sur les fauteuils d'un bleu azur profond que ma mère aimait tellement. Ils étaient usés car elle les utilisait tout le temps. Ils faisaient parti des nombreuses choses que j'aimais dans cette maison. De les voir fut la dernière vision de calme avant la tempête.

''Je vous en prie, asseyez-vous,'' lui dis-je. Voudriez-vous un rafraichissement – du thé, peut-être ?'' demandai-je alors que je me tournai pour lui faire face.

Charles resta planté dans l'entrée du petit salon. ''Bella, arrête. Je ne suis pas préoccupé par ses gentilles mondanités à l'instant. Je suis inquiet pour toi. On peut toujours te sortir de là. Ce mariage,'' Charles s'étouffa presque sur le mot, ''n'est pas légal tant qu'il n'a pas été consommé. Il y a encore le temps. Tu peux toujours faire annuler ce mariage.''

Une voix tendue vint de derrière Charles. ''Est-ce que tout va bien ?''

Charles ne réagit pas à la présence d'Edward. Ses yeux étaient toujours dans les miens, me suppliant silencieusement.

Je savais ce que j'avais à faire. Il n'y avait jamais eu de question, jamais de doute – je devais protéger Edward. Prenant une profonde inspiration, calmant mon souffle et maintenant le contact visuel avec Charles, je dis ce que je devais dire. ''Je suis désolée, Charles. Mais il est déjà trop tard. La nuit dernière, Edward et moi avons partagés notre lit marital. Notre union a été consommée.'' Je n'avais jamais particulièrement été une bonne menteuse. Mais ce mensonge, un mensonge pour assurer la sécurité d'Edward, fut étonnamment facile à dire calmement et avec sincérité. Du coin de l'œil, je vis les yeux d'Edward s'écarquiller à mes mots.

Tout arriva très vite. Le visage de Charles changea de couleur et se tordit de rage. Il se tourna et attrapa Edward par le col.

Il le poussa contre le mur.

''Charles !'' hurlai-je.

Je ne savais pas de quoi j'étais le plus effrayée, Edward faisant du mal à Charles… ou Charles faisant du mal à Edward.

Mais, Edward ne se défendit pas. Il avait une prise étroite sur les mains de Charles pour les empêcher de l'étranger. Autrement, il ne bougeait pas alors que Charles lui rugissait dessus.

''Comment OSES-tu ? Une jeune et innocente fille ? Sale porc égoïste ! Tu… tu… COUARD !''

Je courus vers eux. ''Charles, arrêtez ! Il n'a rien fait de mal !''

Il se tourna vers moi cette fois. ''Rien fait de mal ! Bella, c'est un meurtrier ! Et maintenant, il profite de toi ! Je refuse de rester là et de le regarder détruire ta vie !''

''Charles, il n'a rien fait ! C'était moi idée ! Je l'ai accueilli, maintenant je vous en prie, lâchez-le !'' suppliai-je.

Les yeux de Charles se froncèrent et il tourna sa tête pour regarder Edward.

''Je vais te relâcher, et tu ne vas pas bouger d'un pouce. Tu me comprends ?''

''Oui,'' croassa Edward.

Je pouvais à peine regarder ce qui se passait devant moi, Edward luttant pour respirer, mais ne faisant rien pour se battre. Ça ressemblait trop au jour de notre rencontre.

Charles relâcha Edward, qui prit une profonde inspiration, mais autrement fit ce qui lui avait été demandé.

''Tu as de la chance que je ne te ramène pas en prison à l'instant, dit Charles.

''Vous ne pouvez pas ! Ne comprenez-vous pas ? Si quelque chose lui arrive, Aro viendra me chercher !''

''Bella, je ne laisserai pas Aro s'attaquer à toi, je t'en prie, laisse-moi m'occuper de ce chien !''

Je grimaçai à ses mots et me sentis soudainement en colère… très en colère.

''Je n'arrive pas à croire ça. Charles, vous ne pouvez pas suggérer que je renie ma parole d'honneur ! J'ai promis devant témoins que je serais responsable de cet homme. Et j'ai promis devant Dieu que je serais sa femme. Si je brise l'un de ses vœux, je n'aurais plus d'honneur ni d'intégrité. Ma réputation serait réduite à néant ! Je ne serais plus capable de garder la tête haute !''

''C'est un peu trop tard pour ça, Bella ! Tu as ruiné ta réputation en t'associant avec ce déchet ! Laisse-moi simplement le retourner là où il doit être !''

''Non, Charles… si vous le ramener là-bas, ils le tueront,'' dis-je doucement, regardant Edward. Il me regarda et sourit presque.

''Qui cela intéresse ?'' dit Charles.

''Ça m'intéresse !'' criai-je. ''C'est quelque chose que je dois finir !''

''Je t'en prie, Bella, laisse-moi t'aider !''

''Je ne peux pas. Je ne peux pas vous laisser vous associer à ça… je ne peux simplement pas. Je vous en prie, restez en dehors. Je vous en supplie. Rien ne va…''

Je fus encore interrompus par un coup furieux tape à ma porte.

''Grand dieu, est-ce que tout le monde est devenu fou ?'' grommelais-je alors que je quittais le petit salon pour aller ouvrir la porte. Je pouvais sentir les yeux de Charles sur moi, me regardant attentivement, apparemment pour être sûr qu'Edward n'allait pas se jeter sur moi dans l'ombre… en pleine journée… en présence d'un gendarme… et faire ce qu'il voulait de moi. Je levai intérieurement les yeux au ciel.

''Isabella Swan !'' claqua la voix de ma meilleure amie une fois que la porte fut ouverte.

''Bonjour, Alice,'' dis-je sèchement.

''Est-ce que Charles est déjà arrivé ?''

''Oui… tu n'as rien à voir avec ça, n'est-ce pas ?''

''Ça pourrait être le cas,'' dit-elle, fronçant ses yeux. ''Oh, Bella, de penser aux horribles choses qui auraient pu t'arriver !'' dit-elle d'une voix aigüe.

''Alice, entre. En fait, je suis contente que tu sois là. Maintenant, on peut s'occuper une fois pour toute de cette affaire, et toi et Charles verrez qu'il n'y a aucune raison de vous inquiéter pour moi.''

''On verra ça,'' dit Alice.

Je fermai la porte derrière elle et une fois que ses yeux atteignirent Edward, elle poussa un hoquet de surprise et se recula dans le couloir.

''Alice, il ne te fera pas de mal…''

''C'est un meurtrier !'' cracha Alice et Edward grimaça.

''Je sais,'' dis-je.

''Il pourrait te tuer,'' ajouta-t-elle.

''Il ne le fera pas,'' dis-je avec conviction.

''Bella, comment peux-tu le savoir ?'' demanda Charles, usant à nouveau sa voix de père protecteur.

''Je ne sais pas comment je sais ça, mais je le sais. Je lui fais confiance,'' dis-je, regardant une fois encore Edward. De nombreuses émotions que je ne pouvais comprendre passèrent dans ses yeux, mais il restait toujours silencieux.

Alice fit un bruit très déplacé, et je me tournai pour la regarder. Elle se tenait, totalement rigide, toujours pressée contre le mur. Ses bras étroitement serrés sur sa poitrine. Ses yeux me lançaient des éclairs, ne croyant manifestement pas un mot de ce que j'avais dit.

''C'est quelque chose que je devais faire, Alice. Je ne pouvais pas simplement le laisser mourir.''

Alice, pour une fois, était silencieuse. Elle regarda le sol, et je pouvais voir des larmes couler sur son visage. Elle releva lentement la tête et chuchota, ''S'il décide de te quitter… Aro te fera pendre.''

Je tendis la main pour attraper la sienne.

''Edward ne partira pas, Alice. Il a accepté mon choix de l'aider. Il n'ira nulle part.''

''Mais hier tu as dis…'' commença Alice.

Je la coupais. Je ne pouvais pas la laisser révéler ce que je lui avais dit sur notre arrangement devant Charles. ''Alice, les choses ont changées. Edward et moi sommes maintenant véritablement mari et femme. Je suis désolée pour hier, de ne pas être venue pour te dire la vérité tout de suite, mais la situation est ce qu'elle est. Je ne peux pas revenir en arrière.''

Soudainement, la tension de la conversation commença à me peser. ''Pouvons-nous tous nous asseoir ?'' suppliai-je.

Charles soupira et hocha la tête.

Gardant un œil sur Edward, il nous fit signe, à Alice et à moi, d'entrer dans le petit salon. Une fois qu'on fut installé, Charles attrapa la chemise d'Edward et le tira dans la pièce.

Edward trébucha sur une chaise et s'assit, aussi loin de moi que possible.

''Autant je déteste l'admettre, mais Bella a raison. Je ne peux pas la sortir de cette histoire. S'il y avait un moyen… n'importe lequel… mais, interférer pourrait endommager ma propre réputation, mettre mon travail en danger… je ne peux pas perdre mon travail, ma famille…'' dit Charles d'une voix torturée.

''Charles… je ne vous blâme pas pour ça. Bien sûr que vous avez besoin de penser à votre famille. Et je dois vivre avec mes choix.''

''Qu'est-ce que tu vas faire ? Les gens… vont parler.''

''Ce n'est pas comme si j'avais une position sociale tellement élevée avant, Charles. Ma famille était cultivée, mais pas riche. Les gens de ce village ont toujours considéré mon père comme un étranger bien qu'il ait vécu ici pendant plus de 20 ans. Et ils n'ont jamais accepté que mon père choisisse de donner à sa fille une telle éducation. Cela ne m'intéresse pas vraiment ce qu'ils pensent de moi. Tant que je vous ai vous… et Alice. Ça ira bien,'' dis-je en leur souriant.

Alice me sourit faiblement et hocha la tête. ''Tu m'as, ma chérie. Je ne vais pas prétendre que je n'ai pas peur, mais je serai toujours là pour toi.''

''Moi également,'' ajouta Charles. ''Mais il y a toujours le problème de ce qu'on va faire de lui,'' dit-il, faisant un signe de tête en direction d'Edward.

Je n'étais pas contente de la façon dont Edward était traité. Jamais appelé par son propre nom, toujours regardé de haut ou avec peur. Il ne méritait pas ça… il était toujours une personne. Cela m'occasionnait une douleur à l'estomac et enflammait la colère dormante en moi.

''Sieur*,'' interrompit Edward, doucement. Charles se tourna pour faire face à Edward et croisa les bras.

''Je n'ai pas de choix. Je dois rester là. Mais s'il vous plait, croyez-moi, je n'ai rien à gagner à lui faire du mal. Et oui, je pourrais fuir. Ça serait assez facile en fait.'' Il s'arrêta et mon souffle se coupa. ''Cependant, même si j'ai fait des erreurs dans mon passé… je ne vois pas de raison d'en faire plus… si je peux l'empêcher. Et je trouve que d'abuser de la confiance de quelqu'un comme elle, quelqu'un qui a risqué sa vie pour sauver la mienne, serait une terrible erreur.''

Je lui souris faiblement, mais je ne pensais pas qu'il l'ait vu.

Charles était rigide dans son siège. Je pouvais voir son esprit tourner, réfléchissant à tout ce qu'il avait entendu. Il savait qu'il n'y avait rien qu'il puisse faire de plus… Je savais qu'il n'aurait d'autre choix que d'accepter ma décision.

Charles souffla. ''Ça ne veut pas dire que je dois aimer ça''. soupira-t-il.

''Je sais que tu ne peux pas partir, même si j'aimerai que tu le fasses. Et puisque tu vas rester ici, je pense qu'on a besoin d'établir une sorte de plan, pour que je puisse garder un œil sur vous.''

''On a déjà discuté de ça, d'une certaine façon. On sortira à l'occasion… seulement de façon informelle. Ça devrait garder les suspicions d'Aro au minimum. Et Charles, vous êtes le bienvenu quand vous le voulez, vous savez ça. Et je sais que j'apprécierai toute aide supplémentaire que vous pouvez nous apporter,'' lui dis-je.

Charles hocha la tête. ''La seule raison pour laquelle je suis d'accord avec cette situation ridicule est que si quelque chose lui arrive, tu serais en danger, Bella,'' dit-il tristement. ''Souviens-toi de ça,'' ajouta-t-il en direction d'Edward.

Edward hocha la tête. ''Je comprends. Je suis sûr qu'elle est très importante pour vous.''

''Elle l'est,'' dit Alice. ''Et parce qu'elle est importante, je vais faire en sorte que personne ne doute d'elle. Je vais préparer un diner, vous serez tous les deux là.''

Je grognais. Pas parce que je ne voulais pas y aller. Au contraire, j'adorai passer du temps avec Alice et sa famille. Mais je savais que ça serait plus qu'un simple repas de famille. Aro sera probablement là, ainsi que d'autres hommes de sa clique – des supposés gentlemen qui allaient passer la soirée à reluquer ma poitrine, sans aucun doute. Je détestai avoir la sensation d'être une attraction pour leur espèce.

''Pas un mot, Isabella,'' avertit Alice. ''Si ça doit marcher, tu dois faire un peu d'effort !''

''Je sais, Alice. Je souhaiterais juste que des invités plus respectables soient présents.''

''Crois-moi, je suis totalement d'accord. Mais c'est le meilleur moyen. Bien sûr, j'inviterai Aro.''

''Ma ronde couvre la place centrale,'' dit Charles. ''Je préférerai que vous fassiez votre première apparition en public là où je peux garder un œil sur vous. Vous pouvez y passer autour de la mi-journée n'importe quel jour de cette semaine.''

''Merci à vous deux. Je pense que ça peut très bien marcher.''

On continua de parler pendant un moment. Et tandis qu'Alice et Charles n'étaient toujours pas ravis de mon nouveau mari, j'étais heureuse qu'ils soient tous deux d'accord pour nous aider. D'une certaine façon, ils croyaient, aussi, Edward et sa promesse de ne pas me faire du mal.

Après qu'Alice et Charles nous aient dit adieu, je me tournai vers Edward. ''Merci, je sais qu'ils ne sont pas contents de ça mais…''

''N'y pensez pas,'' dit-il rapidement.

''Je préparais le déjeuner, avant que l'excitation commence,'' gloussai-je. ''En voudriez-vous ?''

''Bien sûr,'' dit-il doucement.

Je me dirigeai vers la cuisine, et on s'installa une fois encore dans une après-midi embarrassante.


Les mots suivis d'une * sont en français dans la version originale

N'oubliez pas de me dire ce que vous en avez pensé !

Petite info : ce n'était pas prévu mais je pars à l'étranger pour les deux prochains mois, je vais essayer de poster quand je peux mais je crains de ne pas pouvoir faire ça aussi régulièrement que d'habitude, je m'en excuse d'avance ! En tout cas, bonne vacances à tous !

Lili