Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.
Genre : Tranche de vie.
Acteurs : Duo, Quatre, Hilde, Trowa, Heero, Howard, Wufei.
Note d'auteur : Début d'écriture le 2 février 2017
Normalement, cela aurait dû être une histoire pour le recueil, « un mot, une histoire » seulement Heero n'était pas du tout d'accord de s'arrêter là où je voulais. Nous avons donc continué à écrire pour faire cette petite fic. ^^
Comme on fait son lit, on se couche
Chap 4
Pour finir, Heero avait pris beaucoup de plaisir à regarder son film d'action, cela lui avait changé les idées.
En partant, il avait repris le trousseau pour ne pas déranger Duo et quand il ouvre la porte, son sachet avec le souper à la main, il trouve Maxwell assis sur une chaise en train de monter le deuxième mur de décoration. La cuve de mortier sur une deuxième chaise protégée par un sac-poubelle avec quelques briques.
Il s'approche du premier mur et passe délicatement ses doigts sur l'ouvrage avant de sourire à son ami qui l'observe en posant la brique suivante. Il tape avec le manche pour l'enfoncer dans le ciment qu'il a mis.
-« J'ai presque fini mon mortier, on va pouvoir manger. »
-« Tu es vraiment doué. »
-« Merci. J'ai mis une éponge et de la crème à récurer dans la salle de bain de la voisine. »
-« Je ferai ça après le souper, je les doucherai directement dans le bac. Je vais déjà me changer pendant que tu finis. »
Il dépose le repas sur la table de la cuisine, sort deux assiettes, deux verres et part vers la chambre où il y a toujours son sac de voyage. Il passe un short et un marcel pour ne pas craindre d'être mouillé. Quand il revient, Duo se lave les mains dans la cuisine. Il y a près de lui trois essuies de vaisselle.
-« Ce sera pour les essuyer. » Dit-il en venant vers la table avec ses béquilles. « Il était bien ton film ? »
Heero ouvre toutes les boîtes iso thermiques de manière à ce qu'ils puissent choisir ce qu'ils avaient envie de manger, des petits pots de sauce aigre-douce à trois degrés d'épices sont ouverts également. Lui aime bien la sauce très épicée mais quand il attendait son tour au chinois, il s'est rendu compte qu'il ne connaissait pas du tout les goûts de son ami. Mais vu sa jeunesse, il ne devait pas être difficile. Ils auront sûrement encore assez pour manger au repas de midi, demain.
-« Oui, l'action du film n'était pas trop téléphonée, le héros tenait bien la route. Une bonne histoire, je ne regrette pas mon choix. » Dit-il en se servant un peu de tout.
-« Tu as vu « pour le meilleur et pour le pire » ? »
-« Oui, par contre à moins que mercredi il y ait une bonne sortie, je n'ai rien vu d'intéressant. Sinon, tu veux aller voir « un soldat dans la nuit » la semaine prochaine ? »
-« Peut-être, je n'en suis pas encore là. » Rétorque-t-il en prenant des pâtes et du porc aigre-doux.
Yuy soulève un sourcil.
-« Ro', j'ai l'habitude de vivre au jour le jour. Ce qui m'est arrivé la semaine dernière me prouve que j'ai raison. On ne sait pas ce qui peut nous arriver. »
-« Tu m'aurais prévenu que tu voulais venir au cinéma avec moi, je me serai inquiété de ta disparition dès samedi. »
-« L'envie m'a pris en pêchant. Je suis comme ça, c'est à prendre ou à laisser. »
-« Je suis toujours preneur. » Rétorque Heero en plantant son regard dans celui de son vis-à-vis.
Duo soupire.
-« Arrête de me mettre la pression. Avant la fin du week-end, je te dirai si c'est oui ou non. Demande à Hilde, j'ai sale caractère. »
-« Je n'ai jamais remarqué. » S'étonne Yuy.
-« Parce que tu n'as jamais fait que travailler avec moi. » Réplique-t-il en se resservant un peu de riz cantonais.
-« Je ne demande qu'à découvrir l'homme, sans te mettre la pression. De toute façon, tu vas m'avoir sur le dos aussi un moment surtout si tu veux aller travailler. »
-« Tu ne vas pas vivre ici pendant quinze jours ! » S'alarme Duo, restant sa fourchette en l'air.
-« Je peux investir l'autre chambre, ton appartement est suffisamment grand pour qu'on ne fasse que se croiser. »
-« Tu es sûr que c'est moi et pas lui ? » Questionne Maxwell légèrement sur la défensive.
-« Je n'avais jamais vu ton appartement avant de t'embrasser. » Rappelle Yuy en prenant un mini loempias.
-« Pour détourner mon attention. »
-« Tu me crois vraiment capable de ce genre de choses ? »
-« Je ne sais pas, j'ai juste travaillé avec toi ! »
-« Nous apprendrons à nous découvrir. »
Ils recommencent à manger en silence, pendant ce temps Duo repense à leur discussion, il secoue la tête en disant :
-« Quand tu me connaîtras, tu me plaqueras ! »
Heero dépose ses couverts, fait le tour de la table, tire la chaise de Maxwell en arrière, il y a vraiment de la panique dans les yeux améthystes, peut-être dû à son attitude un peu brusque. Il prend une autre chaise afin de se mettre près de Duo avant de lui dire doucement.
-« Toi qui viens de me dire que tu vivais au jour le jour, tu crois que tu es raisonnable ? Ne plus vouloir prendre des risques par peur de l'avenir, c'est stupide. Et oui, c'est possible que dans un an, dans dix ans, dans trente ans ce soit fini entre nous, comme jamais. Mais tu peux aussi changer d'avis toi et pas que les autres. Tu peux mourir demain. »
-« Je dois encore être sous le coup de ma rupture. » Soupire Maxwell.
Il se rend bien compte que tout ce que dit son ami est vrai, il ne peut pas avoir peur d'avancer à cause du passé.
-« Alors, je veux ta réponse quand on changera ton plâtre, ça te laisse du temps pour faire un choix et pour qu'on se découvre tous les deux. » Dit-il en repartant à sa place après avoir avancé la chaise de Duo.
-« Tu vas vraiment vivre ici ? »
-« J'irai chercher de quoi, lundi après le travail avec toi. J'ai un lit de camp que j'installerai dans l'autre chambre. »
-« Tu vas mal dormir ! » Soupire Duo.
-« Pas plus qu'en mission. »
Ils mangent en piquant chacun leur tour dans les boîtes ouvertes, cette fois c'est Heero qui brise le silence.
-« Qu'est-ce que tu dois faire dans l'appartement du premier ? »
-« Surtout évacuer les meubles, ôter la moquette. Je voudrais tout repeindre en blanc comme ça il aura meilleure allure pour le faire visiter. »
-« Oui parce que comme ça, il ne donne pas envie. Et l'autre partie de ton appartement ? » Questionne Heero.
-« Au départ, je me suis dit que Hilde changerait d'avis et qu'un grand serait mieux pour fonder une famille. J'ai pas envie d'un colocataire. Du coup, je ne sais pas, une chambre d'ami sûrement et pouvoir profiter de la vue quand j'en ai envie. »
-« Tu verras bien et faire le premier étage plus vite, ne te rapportera pas plus directement. » Réalise Yuy.
-« C'est certain. Tu as pris pour un régiment. » Lâche Maxwell en voyant tout ce qui reste dans les boîtes.
-« N'exagère pas et puis je ne connaissais pas tes goûts. »
-« C'est pour ça que tu veux vivre ici. » Sourit Duo.
-« Pas que, j'aime ta présence, j'aime le militaire, j'aime te voir ennuyer les autres, j'aime ce que je découvre et ta droiture d'esprit. »
Maxwell rougit sous la déferlante de compliments. Après le souper, Heero met tous les restes dans le frigo pendant que Duo fait la petite vaisselle parce qu'il ne doit pas faire des allers-retours.
-« Tu finis ton mur ? » Demande Heero.
-« Oui pendant que tu vas laver les meubles de terrasse. »
Dans la cuvette de la douche, la porte fermée, Yuy peut mouiller sans craindre d'abîmer quelque chose, en plus elle est suffisamment grande pour que même la table tienne debout. C'est bien plus facile également, il peut rincer à grande eau directement avec le pommeau de douche.
Une fois qu'un meuble est sec, il le dépose sur la terrasse, même si cette dernière avait besoin également d'un bon coup de brosse à récurer.
Au bout d'une petite heure, il peut s'installer sur le balcon pour profiter de la vue, sa part de travail est faite. Quand il va chercher une tasse de thé, il constate que Duo a presque fini également. Il met la dernière pierre debout sur sa chaise en l'entrant entre le mur et le dessus de la baie.
Il est vingt-deux heures quinze quand Duo vient sur la terrasse, Heero tapote la chaise à côté de lui.
-« Non, je venais te prévenir que j'allais me coucher. »
-« Déjà ? Le soleil n'est même pas encore couché ! » S'exclame Heero.
-« J'ai quasi le même horaire toute l'année. Je dors de vingt-deux à six heures du mat. »
-« Je viens après le coucher du soleil. »
-« Fais comme chez toi. » Sourit Duo en partant entre ses béquilles.
Heero reste dehors jusqu'à ce que le ciel soit rempli d'étoiles. En se dirigeant vers la salle de bain pour se changer, il y a déposé son sac tout à l'heure, il regarde le travail de Duo. Ses yeux tombent sur les outils de son ami et voit qu'ils sont déjà nettoyés et rangés dans un coin. Dire qu'il n'a même pas pensé à ranger la salle de bain après l'avoir utilisée.
Même s'il est tard, il s'y rend pour voir que les essuies sèchent sur la paroi et que la douche a été rincée. Il a honte, dans son état Duo a dû repasser derrière lui. Il aurait dû y penser qu'il aimait l'ordre, il a tout protégé, la vaisselle est faite à chaque fois, rien ne traîne réellement dans son appartement.
Après avoir passé sa tenue de nuit, il entre le plus doucement possible dans la chambre, Maxwell dort comme un bienheureux sur le dos. Il s'installe près de lui et se laisse glisser dans le sommeil.
µµµ
Une odeur de café le réveille, il ouvre les yeux pour voir Duo repartir. Sur sa table de nuit, il y a un thermos, deux tasses, sur le lit une mini table pour déjeuner. Combien de fois Duo est-il entré avant qu'il ne se réveille. Il jette un regard à son GSM pour voir qu'il est dix heures trente.
Maxwell revient avec un sachet de la boulangerie.
-« Ha, c'est bien tu es réveillé, on va pouvoir déjeuner. »
-« Je vais vite jusqu'à la toilette. Je ferai le service, installe-toi. »
Heero revient après dix minutes, il dépose son sac de voyage près de sa table de nuit qu'il ne traîne plus dans la salle de bain. Il met la mini-table au-dessus des jambes de Duo, prend les deux tasses et le thermos qu'il dépose également dessus, puis il ouvre le sachet de la boulangerie en constatant que les croissants sont frais, il fronce des sourcils.
-« J'avais besoin de sortir, j'ai été les chercher ce matin. C'est plus rapide les escaliers dans tes bras. » Avoue-t-il.
-« Et moins dangereux. »
-« J'ai descendu sur mon cul et monté à trois jambes pour pas dire à quatre pattes, encore une chance que je ne suis tombé sur aucun de mes voisins. »
Heero s'installe près de son ami et lui sert une tasse de café. Ils discutent de tout et de rien en déjeunant, de l'heure à laquelle le métis va certainement se lever définitivement. Dès le repas achevé, Yuy décide de débarrasser la chambre et s'étonne de ne pas voir Duo en sortir quand il y revient après avoir lavé la vaisselle et tout rangé à sa place. Il écarquille un rien les yeux en constatant qu'il est toujours dans le lit.
-« Tu restes avec moi ? »
-« J'ai beaucoup réfléchi en travaillant hier. »
Il soupire longuement, Heero préfère venir se mettre à côté de lui et attendre pour ne pas le stresser. Maxwell finit par se lancer après avoir soupiré une nouvelle fois.
-« Je t'aime beaucoup, ça ne date pas d'hier, je t'ai toujours apprécié. J'aime également ta présence non envahissante ici, mais j'ai peur de m'investir dans cette relation sans savoir si je saurai l'assumer jusqu'au bout, du coup je fais tout le temps machine arrière. »
-« Peur de quoi ? »
Duo rougit, regarde ses mains qu'il tord nerveusement, il se dandine dans le lit en cherchant ses mots pour lui faire comprendre de quoi il a si peur. Heero cherche aussi ce que son ami peut vouloir lui avouer, ce n'est pas dans ses habitudes de mâcher ses mots. Tout d'un coup il a une révélation.
-« Oh ! C'est vrai que si tu n'essaies pas, tu ne sauras jamais si tu peux l'assumer et tu ne pourras pas me donner ta réponse sincèrement, voilà pourquoi tu me repousses. » Lâche Yuy en venant lui caresser la joue.
-« Oui, mais j'ai peur. »
-« Je te jure que tu ne sentiras rien. » Rassure-t-il.
-« J'espère quand même sentir quelque chose. » Sourit un rien penaud Duo.
-« Tu n'auras pas mal, et je vais m'atteler à te donner le plus de plaisir possible. » Dit-il avant de commencer à l'embrasser tendrement.
C'est normal que leur histoire qui avait commencé dans le lit d'une rivière continue entre des draps.
Fin
Fin d'écriture le 27/03/2017
