Harry Potter et Death Note ne m'appartiennent malheureusement pas. Ils sont le fruit du travail de J. K. Rowling et des mangakas Obha & Obata
Review de Khalice : Merci pour ton avis et ton engouement : ) Pour ce qui est de Shinigamis, le personnage de la mort, avec ses reliques, joue une place centrale dans l'œuvre de Rowling, et je ne peux pas trop en dire sans divulgacher . Pour ce qui est de Misa, je ne pense pas qu'elle fera une apparition, mais je n'en suis pas sûr. En tout cas, si un des personnages est sa « réincarnation », il n'apparaitra pas avant quatre chapitres. Je ferais peut être une Poll, pour elle et pour les couples éventuels.
Cercle vicieux de Cavey
I.
Toute tentative de démonstration d'une Loi de Murphy quelconque qui échoue prouve que la loi est exacte.
II.
Ce n'est pas parce que la démonstration d'une loi de Murphy réussit que la loi est fausse.
Chapitre 3
Light s'était lancé à la poursuite de L, et avait franchi le seuil de la porte la porte. Le monde autour de lui s'était déformé. Il n'y avait plus de haut et de bas pendant quelques secondes. Light fut brutalement rappelé à la réalité en s'écrasant sur quelque chose de mou. « Aïe ». L émit un petit cri indigné, broyé sous la masse de son frère. Light se releva, et épousseta une poussière imaginaire sur sa chemise d'un blanc immaculé. Il tendit sa main à L, et l'aida à se relever. Les jumeaux inspectèrent avec caution l'espace autour d'eux. La pièce était grande, de la taille d'une cathédrale, légèrement plus grande que celle dont ils venaient. Ils éprouvaient la même impression que dans le palais mental de L. Ils étaient présents physiquement, dans un corps à la fois solide et intangible. La pièce semblait avoir été sculptée à l'intérieur d'un énorme bloc de marbre blanc, si ce n'est la porte d'où ils sortaient, qui était en chêne sombre. L brisa le silence « Nous ne sommes plus dans mon palais mental. Je ne contrôle pas l'espace ». Le visage de Light s'illumina brièvement. Un bureau en bois ciré apparut. « Je ne sais pas comment cela se fait-il, mais nos esprits semblent relier. Cette pièce est mon palais mental ». Light fit apparaître deux chaises, et les frères commencèrent à vocaliser leurs réflexions. « Il n'y a aucune autre prote que celle-ci. Pour une raison quelconque, il semblerait que nos esprits soient liés. La probabilité que cette connexion apparaisse quand tu as pénétré mon esprit pour la première fois est d'environ 3%. La porte est trop ancrée dans nos palais mentaux et tangible pour cela. L'hypothèse la plus probable, avec au moins 84.2% de chance d'être véridique, est que, pour une raison quelconque, nos esprits, nos âmes, soient reliés. » Le garçon aux cheveux noir sortit un rouleau de réglisse de sa poche.
« Dis-moi, Light, as-tu déjà entendu parler des âmes sœurs ?
La Sonate dite « du Printemps » de Beethoven; N°5 de fa majeur, opus 24, résonnait dans l'orphelinat. Light était au piano, tandis que L jouait du violon. Ils étaient presque dans un état de transe, induite par la musique si…belle. Parfaite. Remplie d'émotions. Les articles de Ryuuzaki leur avaient apporté des revenus, mais ils avaient pu acheter le piano et le violon sans éveiller de suspicions en publiant De l'Education en utilisant leurs véritables identités.L'Angleterre toute entière semblait s'être passionnée par l'histoire de ces deux orphelins, brillants et incompris. Les demandes d'adoption avaient plu du ciel, mais les « parents » potentiels s'étaient engagés dans des batailles juridiques complexes. Les garçons résidaient donc toujours à l'orphelinat. L'engouement de tant de personne était notamment dû au passage des deux jumeaux dans « The Late Show » quelques jours après la publication. Le présentateur, Jones Newman, avait reçu les garçons dans une de ses émissions.
« Bienvenue au Late Show du 9 Février 1980 ! Aujourd'hui est un jour particulier. Aujourd'hui, nous allons recevoir les écrivains de « De l'Education ». Cet essai, publié il y a quelques jours met en exergue tous les défauts de notre système scolaire, dans un style tantôt cynique, tantôt incisif. Ce livre a explosé le record des ventes, et a même été l'objet d'un article dans « The Economist » par le mystérieux chroniqueur Ryuuzaki ! Pour la première fois, celui-ci complimente ! C'est une preuve de la qualité de cet écrit, chers téléspectateurs. Alors imaginez notre surprise quand nous avons découvert la véritable identité des auteurs : des enfants qui n'ont pas encore dix ans ! » Des murmures surpris parcoururent l'audience, qui croyait à une mauvaise blague. « Un tonnerre d'applaudissement pour ceux qui sont frère en tout sauf par le sang : Lucian Valerius et Harry Valerius » L'audience resta bouche bée, puis applaudit frénétiquement quand deux garçons entrèrent sur le plateau. Ils étaient le jour et la nuit. Le premier était châtain, plutôt grand pour son âge. Il avait un visage angélique et aristocratique. Sa posture trahissait une grande confiance en soi, et il portait étonnamment bien le costume pour une personne dont l'âge n'avait qu'un chiffre. Son dos était droit, et un sourire sarcastique ornait ses lèvres. Le second, en revanche, était habillé d'un Tee-shirt blanc trop grand, et d'un jean baggy. Il était pieds nus, et marchait, les mains dans les poches en trainant des pieds. Ses cheveux noirs de jais étaient en bataille, et d'impressionnants cernes ornaient ses yeux charbons. Le plus étrange cependant, était la nonchalance des deux garçons. Là où deux enfants normaux seraient tétanisés de peur et stressés d'être en direct devant plusieurs millions de téléspectateurs, les deux garçons avaient presque l'air… ennuyés.
« Bienvenue sur le plateau de The Late Shaw, messieurs ! » déclara le présentateur, d'un ton à la fois joyeux et incrédule. « Je vous en prie, asseyez….vous ». Harry venait de s'asseoir d'une manière extrêmement étrange sur le canapé réservé aux invités. Il se tenait recroquevillé, les genoux contre le torse. Il ouvrit ensuite le petit sac qu'il avait posé à côté de lui, et en sortit une barquette de fraise. Il en saisit une entre deux doigts, et l'engloutit. « Ignorez-le. Il est excentrique, et lui poser des questions ne fera que l'encourager ». Light s'assit avec élégance et grâce dans le canapé, en croisant nonchalamment une jambe. Il avait l'air tellement sûr de lui, qu'on aurait pu le penser arrogant.
L avala une seconde fraise, et déclara « Si je suis dans une autre position, je perds 12% de mes capacités cérébrales ». Jones, intrigué, s'exclama « Pardon ?! ». L soupira. Il se mit à parler avec ce ton qu'on utilise pour expliquer quelque chose à un enfant, provoquant le rire de l'audience. La situation s'était inversée ! « Cette position permet une courbure de mon système sanguin optimale, et me permet d'avoir une meilleure irrigation, et donc oxygénation du cerveau. De plus, la consommation de sucre est très importante pour le cerveau. Sans sucre, vous ne pourrez pas réfléchir. Et, accessoirement, vous mourrez. »
Tous, sauf Light, dévisagèrent l'étrange garçon l'étrange garçon. Jones, s'exclama « Ah ! Je vois. Ce doit être pour une raison similaire que vous êtes pieds nus ? » Harry le regarda comme s'il était stupide. « Non. Je n'aime pas les chaussures ». Lucifer ricana, et le présentateur commença à poser quelques questions : « Neuf ans seulement, vous avez écrit un livre dont des experts chantent les louanges. Que pensez-vous de cet exploit ? » L mangeait une troisième fraise, tandis que Light répondit : « La terminologie de votre question est incorrecte, monsieur Newman. Nous ne pensons rien de cet « exploit » car nous ne pensons pas que c'est un « exploit ». L déglutit, en continua à la place de son frère « Depuis quand est-ce devenu un exploit d'écrire un livre ? Et cet ouvrage n'était pas destiné à la publication. Nous l'avons écrit pour le plaisir, et il ne fait que regroupe nos réflexions sur le système scolaire de Grande Bretagne. Ces sont des réflexions que toute personne sensée et un tant soit peu informée est capable d'effectuer». Il se saisit d'une cinquième fraise, la tenant entre son pouce et son index comme si le concept de « fraise » lui était étranger. Il la suspendit au-dessus de lui, fit basculer sa tête en arrière et goba le petit fruit rouge. « Eeer…. » répondit le présentateur. L se moqua « Quelle éloquence ! » et le public ricana. Jones Newman était connu pour se moquer sans merci de ses invités, grâce à son agile langue. Et il venait de perdre une joute verbale contre deux garçons de neuf ans à peine.
L'homme rougit de gêne, et crut bon de rappeler « Il n'empêche que vous êtes particulièrement intelligents pour des gens de votre âge. En quelle classe êtes-vous ? » Light décroisa ses jambes « En quatrième. Nous avons sautés quatre classes. » Jones siffla, admiratif. «Et encore, comme vous l'avez souligné, notre travail impressionne des doctorants. » Il se pencha en avant, comme pour faire une confidence. Alors que des millions de spectateurs suivaient ses moindres mouvements. « A vrai dire, mon frère et moi-même avons décidé de passer notre A level en candidat libre l'année prochaine. » Jones s'exclama « Votre A level à onze ans ? Vous battrez le record national de trois ans ! » Light haussa les épaules « Ce n'est pas comme si ce sera le premier record que l'on écrasera. Nous sommes les plus jeunes auteurs de livre « sérieux » du monde entier. » Newman hocha la tête, et se tourna vers le public « C'est incroyable chers téléspectateurs ! Et je crois être en mesure d'affirmer que nous sommes en présence des enfants les plus incroyables de notre pays ! »
L'interview avait continué pendant une quinzaine de minutes, L et Light, enfin « Lucian » et « Harry », n'avaient cessé d'émerveiller et de de faire rire le public. Ils étaient intelligents, avaient énormément de répartie et pouvaient parler aussi bien politique qu'art. Ils avaient d'ailleurs finis l'interview en jouant un passage de la Sonate du « Printemps », la musique qui retentissait actuellement dans les murs de l'orphelinat.
« Dit, Light » la voix de L résonna directement dans la tête de son frère. Les deux garçons avaient trouvés un moyen d'utiliser la porte reliant leurs esprits pour communiquer par télépathie. C'était quand même infiniment plus efficace que le morse ! « Yep ? » Les garçons pouvaient communiquer avec des mots, mais également s'envoyer des émotions et des images. « On a vu que le Don nous permettait de modifier la nature même des objets et des créatures quand on a assez de volonté. C'est d'ailleurs ainsi que j'ai pu donner à Didier une intelligence presque humaine, et des écailles aussi dures que l'acier. Et si on créait un objet intelligent et animé ? » Light ne répondit pas. Il finit cependant par rétorquer, hésitant « Tu veux jouer à Dieu ? Créer des choses qui te doivent la vie ? »
L et Light remontèrent dans leur chambre, après avoir fêté leur onzième anniversaire. Ils avaient reçus de nombreux cadeaux, dont un de leur éditeur qui les suppliait d'écrire un nouveau livre. La plupart des cadeaux étaient cependant destinés à « Ryuuzaki » par des fans. Il y avait notamment des livres élitistes sur l'économie et la politique. Les jumeaux ricanèrent en imaginant la tête des expéditeurs s'ils savaient qu'ils avaient envoyés de tels présents à des enfants. Ils profitèrent de cette occasion pour faire le point sur ce qu'ils avaient accomplis depuis qu'ils étaient devenus frères. Les articles de Ryuuzaki. Leur livre. La découverte du Don. La musique. Les entraînements aux arts martiaux. Leurs rires. Leurs pleurs et leurs sourires. Les deux se regardèrent dans les yeux, et se demandèrent silencieusement ce qu'ils auraient fait sans l'autre. L était tout ce dont Light avait besoin, et L n'aurait survécu sans L. A deux, ensemble, rien ne pourrait les arrêter.
Ils avaient depuis longtemps arrêté de ne plus écouter en cours, et débattaient, faisaient des théories sur le Don ou jouaient mentalement aux échecs. L menait les parties sur plateau, ou ils déplaçaient les pièces grâce à leur Don. Le score était de 259 contre 241. Cependant, Light gagnait de plus de deux cents parties lorsqu'ils jouaient mentalement. Le score était certes impressionnant, mais devait être pris avec des pincettes : ils avaient joués plus de dix mille sept cent parties après tout. Ils avaient largement le niveau de passer le A level, mais le rectorat ne leur donnerait l'autorisation qu'à partir de leurs douze ans.
Leur maîtrise du don s'était accrue, mais les deux garçons s'étaient notamment concentrés sur les « arcanes mentales », comme ils en étaient venus à les surnommer. Les jumeaux en étaient passionnés. Ils arrivaient maintenant à rentre dans la tête de n'importe qui (même s'ils n'avaient jamais croisés quelqu'un qui avait le Don à part eux en quelques secondes. Ils pouvaient lire les pensées, et retrouver n'importe quel souvenir en un temps record. Light excellait tout particulièrement à « convaincre » ses victimes. Il arrivait à implanter des « idées » dans la tête de n'importe qui. Qu'il ait besoin d'une autorisation écrite de la matrone de l'orphelinat, ou le mot de passe d'une bibliothécaire, rien ne l'arrêtait. L était le seul pour qui c'était impossible. En effet, l'esprit des jumeaux était leur bien le plus précieux, et ils avaient passés deux ans à faire en sorte qu'il soit inviolable.
Toutes les semaines, ils passaient deux heures à essayer d'entrer dans la tête de l'autre, qui devait repousser leurs attaques. Chacun avait construit un palais mental si tortueux et complexe que l'autre n'était jamais arrivé à la « salle des contrôles », où se trouvaient les souvenirs. L'assaillant devait se trouver dans cette « salle » pour prendre contrôle de la victime. L se souvenait de la dernière fois qu'il avait essayé de trouver la « salle de contrôle » de son ami. Depuis ce jour, il se maudissait de lui avoir fait découvrir Alice au pays des merveilles. En essayant de rentrer, il s'était senti chuter dans un immense trou, où la gravité n'avait plus aucun sens. Tandis qu'il descendait, il croisait des chaises filant dans le sens inverse, ou encore des livres qui volaient tel des oiseaux, en battant des couvertures. Il avait atterri sur quelque chose de mou, puis aperçut la forme d'un lapin blanc affublé d'une redingote courir devant lui. Face à lui, la même scène que dans le livre : une table, une horloge, un gâteau et une potion. L avait été retord, et manger le gâteau ou boire le liquide argenté ne faisait que provoquer une douleur insoutenable.
Le seul moyen d'avancer était d'ouvrir la porte de l'horloge, et de l'inverser pour que l'aiguille aille dans le sens antihoraire. Au bout de quelques minutes, Light pouvait observer la maison être construite par des hérissons. Le temps se déroulant en sens inverse, les murs étaient détruits, et Light pouvait continuer son chemin. Après avoir été attaqué par un sphinx qui lui avait posé une énigme complexe, le châtain était arrivé à un banquet singulier. Light était impressionné par la multitude de détails présent : chaque feuille, chaque arbre, chaque brin d'herbe avait nécessité un effort de la part de L. Light sourit en contemplant le chapelier fou et le lièvre de mars en grande discussion. Il avait échoué de nombreuses fois à cette étape, mais avait rapidement découvert le moyen de s'en sortir : il devait prouver au chapelier que ces paradoxes n'en étaient pas. L'existence même de chapelier se basant sur ces paradoxes, il disparaissait peu après. Light devait ensuite prouver au lièvre de mars que les paradoxes du chapelier étaient bel et bien des paradoxes. Cette épreuve était très difficile car le lièvre avait assisté au raisonnement de Light et réutilisait ses arguments contre lui. Il devait donc faire attention à ce que les preuves qu'il apportait au chapelier soient réfutables, mais que ce dernier n'arrive pas à les réfuter.
Light arrivait ensuite à une autre épreuve, qu'il n'avait jamais réussi à franchir. Il se retrouvait perdu dans la forêt, et croisait le chat de Cheshire. Les deux discutaient, mais à chaque fois, peu importe ce que Light disait, ce dernier disparaissait dans un écran de fumée. Si L ne venait pas le récupérer, Light serait resté perdu, à errer pour l'éternité dans cette forêt. Light n'était cependant pas complexé. Après tout, L non plus n'avait pas réussi à arriver jusqu'à sa salle des contrôles. Il se targuait d'avoir des pièges encore plus subtils que ceux de L et….
Les jumeaux se regardèrent, ébahis, mais reprirent rapidement un visage de marbre. Ils venaient de sortir une distorsion dans le sixième sens. Et cette distorsion n'était pas marron verdâtre, comme les autres humains, mais d'un blanc éblouissant et très puissant. Un possesseur du Don était dans l'orphelinat. Et les jumeaux ne croyaient pas aux coïncidences.
Quelqu'un toqua à la porte. Light reconnut l'aura de Lucille, la Matrone.
« Un certain « professeur Dumbledore » veut vous voir ».
Je sais, je suis vicieux de vous laisser un tel cliffhanger !
Le A level, pour ceux qui se le demandent, est l'équivalent britannique du Baccalauréat.
Dans le prochain chapitre : Dumbledore face aux jumeaux
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