La controverse de l'aimant
Disclaimer : pas gnamoi les persos mais à Mme J K Rowling la bienfaitrice
Rating : M (pour plus tard). Yaoi (relations homosexuelles entre hommes) ceux qui n'aiment pas, bye bye !
Note de l'auteur : Arg ! Enfin le chapitre 4 ! Désolée pour l'attente ! Mais avec les cours qui ont repris, ça devient de plus en plus compliqué pour écrire…
En tout cas, merci pour vos reviews, ça me booste !
Chapitre 4 : Une étincelle jaillit
Harry se réveilla un peu plus tôt que les autres. Il ne voulait ni voir leurs visages, ni manger avec eux, ni même se rappeler qu'il était dans la même pièce qu'eux.
Il enfila quelques habits, c'était samedi, il n'avait pas d'effort particulier à fournir. Il se rendit dans la salle commune. Comme les rideaux verts lui paraissaient froids, après les chaudes tentures rouge et or de sa… de son ancienne salle, à Gryffondor…
Il pressentait que sa journée allait être ennuyeuse. Il avait des devoirs, peu vu sa situation, en avait déjà fait la moitié et projetait d'abandonner l'autre partie.
Il s'assit dans un fauteuil et songea à ce qu'il devait faire. Il était 6heures et demie du matin. Le mois d'Octobre était déjà bien entamé : le calendrier que Harry venait de tourner avec lassitude indiquait le chiffre 16. Comme le temps passait vite… Il repensait à la rentrée des classes qui lui paraissait loin maintenant, et à son été.
Un véritable monde parallèle.
Comme d'habitude, il l'avait passé au Terrier avec Ron, pendant qu'Hermione était en Bulgarie. En tout cas c'est ce qu'elle leur avait dit car elle ne leur avait envoyé qu'une lettre disant rapidement qu'elle était vivante que les paysages étaient magnifiques et qu'elle apprenait de très nombreuses choses, bien plus que ce qu'elle aurait pensé au départ. Ils ne la virent pas pendant deux mois. Ron et lui en avait profité pour faire tout ce qu'elle aurait considéré comme passablement idiot et potentiellement dangereux.
Ron…
Ron ! Il faut que je lui parle ! Je dois aller lui parler ! Il doit croire que je l'ai abandonné…
Harry commença à s'agiter fortement. Il savait que son ami n'était certainement pas réveillé, mais il voulait aller lui parler.
Une main se posa sur son épaule, réconfortante. Harry posa la tête dessus, en quête de chaleur.
« Vraiment gênante, cette malédiction…
-Oui, j'ai été réveillé par ta faute. La prochaine fois, ne sors pas du dortoir !
-On devrait décider d'horaires communes…
-C'est ça. Ma peau a besoin de 10 heures de sommeil pour conserver un teint frais !
-Narcissique.
-Je veux juste éviter de ressembler à une loque comme toi.
-Si tu n'avais pas incité tes petits camarades à détruire la plus grande partie de ma garde-robe, je n'en serais pas là.
-Ce qui ne t'empêche pas de te peigner. »
Avant que Harry ne puisse répliquer, Draco embraya.
« De toue manière, mes ''petits camarades'', comme tu dis, t'ont rendu un plus grand service que tu l'imaginais.
-Pardon ? » Harry soustrait sa tête de l'agréable caresse que lui procurait toujours la main de Malefoy.
« Tu ne fais rien aujourd'hui, non ? »
Harry pouvait difficilement nier, il ne faisait déjà rien. De fait, il resta interdit. Draco profita de son silence :
« C'est parfait. »
Il se leva et sortit, et les jambes de Harry se levèrent et sortirent à leur tour pour le suivre. En marchant derrière le Blond, Harry nota un détail. Draco s'était habillé de manière normale. Il n'avait pas mis sa robe de sorcier, c'était… comme s'il allait sortir. Et avec sa volonté actuelle, si Draco sortait, Harry allait devoir faire de même… alors qu'il ressemblait à une loque (comme le lui avait si gentiment fait remarquer son interlocuteur quelques instants plus tôt) ! Harry eut soudainement honte de marcher à côté de Draco.
Etrangement, ce dernier sembla entendre, ou plutôt ressentir ce que pensait Harry car il ralentit pour marcher à côté de lui. Mais évidemment, les deux ralentirent, et ce n'était pas ce que souhaitait Draco. Il avait demandé sa journée au professeur McGonagall de manière… persuasive… et il l'aurait, cette journée ! Il avait tout calculé, et ce qu'il comptait faire était tellement mieux que de rester au château faire ses devoirs, fussent-ils de potion, que cela valait la peine de faire quelques concessions à la vieille peau.
Harry marchait de moins en moins vite, or il était presque 7 heures du matin : le soleil et les premiers élèves allaient se lever. Il fallait se dépêcher ou ils ne pourraient pas sortir. Draco s'empara donc du bras de l'ex-Gryffondor pour l'obliger à accélérer. Puis, comme cela semblait lui faire mal, il le prit par la main ce qui, au fond, était plus pratique.
Ainsi, les deux jeunes hommes se faufilèrent à travers le château endormi main dans la main.
Draco les mena dehors, ils sortirent, traversèrent le parc, passèrent l'enceinte du château. Le blond semblait ne pas vouloir s'arrêter.
« Mais… Mais où tu vas ? Où tu m'emmènes ?
-Tu verras, en attendant tais-toi tu vas rameuter tout le château ! »
Harry ne fut pas tout à fait convaincu par la dernière phrase du Blond puisqu'ils étaient déjà LOIN de Poudlard. Petit à petit, il reconnut le chemin sur lequel ils se trouvaient. Mais il était normal qu'il n'en ait pas eu de souvenirs directs, puisqu'il l'avait plus parcouru sous la terre dans les passages secrets, que sur la terre. Le Blond les avait conduits à Pré au Lard.
« Mais… Mais…
-Arrête avec tes ''mais'' Potter, on va finir par te prendre pour une chèvre !
-Mais qu'est-ce qu'on fiche ici ?! » Dit Harry qui avait ignoré la dernière remarque du blond.
« On n'est pas censés sortir, continua-t-il, il n'y a personne ! Enfin... Personne de l'école ! » Harry s'était repris car, bien qu'il fût 7h30 du matin, les rues de Pré au Lard le Samedi commençaient à s'animer.
« Il nous reste une heure et demi…
-Une heure et demi pour quoi ?
-A attendre l'ouverture des magasins. On petit déjeune ?
-Mais je… Je n'ai pas d'argent !
-Tu me rembourseras à l'école.
-… » Harry considérait la proposition.
« D'accord ».
Mais je te trouve bien mielleux aujourd'hui… Peut-être cherche-t-il à se faire pardonner pour hier ? Pff ! Il faudra plus qu ça pour obtenir mon pardon, crétin !
Le visage de Draco s'éclaira d'un sourire, et il le mena au Chaudron Baveur. Harry protesta qu'on allait tout de suite les reconnaître (surtout eux), qu'ils n'avaient pas le droit d'être ici ! Draco répliqua qu'il avait tout les droits, qu'il n'avait pas à s'en faire, ce qui eut l'effet contraire sur Harry : il s'en fit. Enfin, ce n'est pas comme s'il avait toujours été un élève modèle… Le blond rajouta alors qu'il s'était occupé de tout et qu'il prenait toutes les responsabilités en cas de problème, ce qui cette fois convainquit le brun.
Harry n'eut donc pas de mot à dire, et ils mangèrent suffisamment pour tenir au moins 5 ou 6 heures sans avoir faim. C'est-à-dire beaucoup, pour deux jeunes mâles en pleine croissance.
Il faisait bon dans l'auberge. Dehors, la nuit s'était presque entièrement dissipée, mais la fraîcheur du soir se faisait encore sentir : c'est en claquant des dents (sans le montrer) qu'ils étaient arrivés là.
Ainsi, ils restèrent attablés jusqu'à 9 heures du matin. L'ouverture des premiers magasins.
En réalité, pensa Draco, ils n'avaient pas d'argent. Ni lui ni Potter. Heureusement encore, il y avait pensé, et avait réussi à obtenir une autre autorisation spéciale du professeur McGonagall (Quel génie il était ! Même s'il avait dû flatter outrageusement les mérites du Directeur absent devant la vieille ! Ce qui comptait, c'est que cela ait marché). Enfin… Le problème ne se posait pas encore.
« OK Potter, tu es prêt ?
-Pr… Prêt à quoi ? »
Harry craignait le pire. Ils se trouvaient devant Fringues & Seugnirf, le plus grand magasin (et le plus cher) de vêtements à la ronde.
« Tu ne crois tout de même pas qu'on est venus pour moi ?
-…
-Si. Tu le croyais… Et bien détrompe-toi, Potter ! Je vais bien m'occuper de ton cas ! » Harry rougit, violemment cette fois, mais ne put rien dire.
Malefoy l'empoigna, le jeta dans le magasin, en pâture aux vendeuses, qui l'attachèrent, le torturèrent, lui firent essayer des tonnes de vêtements bizarres et moulants dont la possession ne lui aurait même pas effleuré l'esprit, sous le regard expert du filleul du maître des potions. La furie Malefoy était lancée et, telle un typhon dont la puissance éolienne aurait pu décaper la maison Blanche, rien ne pouvait l'arrêter. A peine quittaient-ils un magasin qu'ils rentraient dans un autre et chaque fois que le Blond disait :
« Mettez-nous tout de côté, Mademoiselle. Nous achetons tout mais nous viendrons les chercher cet après-midi pour des raisons pratiques », chaque fois Harry n'avait pas le temps d'exposer son point de vue qu'on lui enfilait déjà d'autres vêtements dans un autre magasin.
Puis ce fut le tour des sous-vêtements.
Non !!! Pas les sous-vêtements ! Se dit un Harry catastrophé.
Eh bien si, les sous-vêtements. Et Harry souffrit comme il croyait ne jamais avoir souffert (Sauf la fois où Tante Marge s'est servi de moi comme cobaye pour goûter sa « Gelée Mystère », la gelée s'appelait ainsi car personne n'avait jamais voulu savoir ce qu'il y avait dedans, et Marge elle-même avait tenu à garder sa recette secrète.)
A peine s'était-il approché des slips -normaux- qu'il avait entendu « NOOOOOOOooooOOoOON !! » et la tempête Malefoy s'était abattue sur lui. Il ne put saisir que quelques bribes de phrases dans les invectives que le jeune blond essoufflé et décoiffé déversait sur lui.
« Moi vivant… » « Jamais… » « Caleçons »… « Boxers »… « Strings »… « MAIS PAS SLIPS BLANCS, PECNO !! », et enfin un « Tu fais quelle taille Potter ? »
N'étant pas de taille à combattre, encerclé par des vendeuses au regard luisant et pernicieux, c'est un Harry rouge pivoine qui bredouilla sa réponse. Draco écarta les lèvres dans un sourire carnassier. Il ne les lui fit même pas essayer (se doutant peut-être qu'Harry refuserait de les porter s'il savait de quoi il s'agissait), et fit savoir aux jeunes femmes qui étaient agglutinées autour d'eux, avec une expression presque déçue puisqu' Harry n'essayait pas leur collection d'automne de lingerie pour homme, qu'ils prenaient tout.
Jusqu'à midi, ils suivirent ce rythme effréné (je vous passe les détails, en gros, Harry se fait plumer).
Essoufflés, ils s'assirent à la terrasse d'un café et déjeunèrent rapidement. Draco paya le repas. Ils sortirent de table pour aller s'allonger sur un banc, sous le soleil d'octobre. Harry se décida enfin à prendre la parole.
« Ma… Malefoy… C'était quoi, ça ? J'ai cru voir un typhon… Oui… Un typhon…
-Sache que ma principale qualité –et activité- réside dans mon excellence à connaître le milieu de la mode.
-… » Harry, ne releva pas, il se reposait. Puis soudain, une chose lui sauta aux yeux.
« Mais… Comment comptes-tu payer tout ça ?
-Moi ? Je ne compte rien payer du tout !
-Oui, c'est normal remarque… Mais… Je n'ai pas autant d'argent que ça à Poudlard !
-Ne t'ai-je donc pas dit que j'avais tout prévu ?
-Si mais tu ne m'as toujours pas dit quoi ! »
Harry était interloqué, et le fut encore plus lorsque le Blond se leva et clama, sa baguette étendue comme celle d'un maestro :
« Accio Nimbus 2001 ! Accio Eclair de Feu ! »
Il semblait tout à coup grandement concentré : la distance était assez importante, mais quelques minutes plus tard les deux balais arrivèrent ensemble.
« Voilà mon plan : allons à Londres. »
Harry faillit s'étouffer avec sa salive (nda : oui, c'est parfaitement possible ! Ca m'est arrivé de nombreuses fois… ).
« Non mais tu plaisantes ?!
-J'en ai l'air ? » Non. Il ne l'avait pas du tout.
« Mais… Mais pourquoi ?!
-Je n'ai pas d'argent et toi non plus. Or j'ai cru comprendre que tu n'étais pas dans le besoin, et nous devons acheter ces vêtements.
-Je n'en ai pas besoin d'autant…
-Tu n'as rien d'autre à te mettre. C'est le minimum pour les gens qui s'habillent normalement !
-Tu veux dire comme toi ?
-Je vois que tu as compris l'importance de la chose.
-… Mais au château, ils doivent s'inquiéter !
-Qui s'inquièterait de nous ?
-Euh, McGonagall, Dumbledore…
-Lui ? Il n'est pas là. Quant à l'autre vieille peau, je lui ai dit ce qu'il s'était passé hier en… enjolivant les faits. Bon, elle ne l'a pas crue au début, mais elle est si naïve que ç'en est touchant. Ne me regarde pas comme ça, parce que grâce à moi, nous avons carte blanche aujourd'hui !
-Grnx. » Harry n'avait, encore une fois, rien à répondre. C'était une argumentation parfaitement bien menée que celle de Draco… Tout paraissait normal, si on suivait la manière dont il l'avait présenté… Enfin. Harry n'avait pas envie de se prendre la tête. Il décida pour une fois de lui faire confiance… Après tout, il était bien partit pour cela.
« Excepté que mon argent ne sert pas à ça ! » Lança-t-il tout de même, pour la forme. Pour pouvoir se dire par la suite qu'il n'aurait pas eu d'autre choix.
« D'accord. Moi j'y vais, et tu seras obligé de me suivre.» Draco, sûr de lui, enfourcha son balai et voulut s'envoler.
Mais il resta cloué au sol. Cette fois, la volonté de Harry avait pris le dessus. Ils n'iraient nulle part tant qu'IL ne le voudrait pas.
« Oh non, Potter ! Tu ne vas pas gâcher tous mes efforts de bon goût ?! »
Harry repensa à la Tempête Malefoy (C'est ainsi qu'il le surnommerait, quand le besoin s'en ferait sentir).
« J'accepte de venir à une condition.
-Laquelle ?
-Je veux parler à Ron. »
Draco recula. Il était pris au piège. S'il n'acceptait pas maintenant, non seulement il aurait perdu sa journée mais en plus Potter s'habillerait toujours aussi mal… et lui n'oserait plus regarder les vendeuses de Pré au Lard en face, s'il les laissait en plan après s'être engagé !
« Pas évident de refaire ta garde-robe… On te donne la main tu arraches le bras !
-C'est à prendre ou à laisser. Et c'est toi qui as choisi mes sous-vêtements, je te rappelle… »
Les sous-vêtements ! Comment avait-il pu omettre ce détail ? Harry devait les porter. Ainsi, il pourrait l'admirer, euh… se moquer de lui à loisir !
A quoi je pense, moi ?!! Draco se frappa mentalement.
« D'accord, on ira voir le pauvre. … Mais pas longtemps ! Je ne veux PAS qu'on me voit avec vous !
-Oh, Draco ! Merci ! Non ! » Harry avait été si content que le serpentard accepte que son corps se jeta au cou du Blond et ils tombèrent tous les deux par terre.
« Euh… Désolé ? » Tenta-t-il en désespoir de cause. Il essaya de se dégager, mais Draco le retenait fermement, ce qui était dû aux pensées qu'il ressassait dans sa tête.
Il m'a appelé Draco il m'a appelé Draco il m'a appelé Draco ! , sans savoir pourquoi cela lui faisait un tel effet.
« Tu m'as appelé Draco ! »
Harry, toujours par terre, sursauta (c'est à se demander comment il a fait o).
« Euh… oui… C'était par .. par réflexe, je crois !
-Tu m'as quand même appelé par mon prénom. C'est rare dans ta bouche, Potter.
-Dé… Désolé !
-Non c'est bon, ça me va. »
Harry rougit un peu. Draco allait ajouter quelque chose, mais à cet instant, le Brun se releva pour de bon.
« Ca y est, je sais !
-Tu sais quoi ?
-J'ai trouvé la nature de notre malédiction !
- !! »
Draco avait les yeux écarquillés et restait sans voix.
« C'est selon nos sentiments ! Quand on est heureux, on se rapproche ! Tristes, on s'éloigne ! C'est le principe de base, mais c'est pas systématique !
-Potter, quelque fois, j'apprécie tes quelques neurones. Tu n'aurais pas trouvé en plus en moyen de nous en défaire ?
-Non, mais bon… Savoir ça peut déjà nous aider un peu…
-J'espère. »
Les deux étaient debout maintenant.
« Bon . » Conclut Harry, de bonne humeur tout d'un coup.
« On va à Gringotts, maintenant ?
-C'est partit ! »
Et ils enfourchèrent leurs balais.
A suivre
Suzak : RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !! J'ai enfin fini de le taper ! (Dans le sens propre, comme au sens figuré) Je n'en pouvais plus ! Je suis vraiment désolée pour l'attente, mais j'avais perdu mes feuilles sur lesquelles j'écris l'histoire…° Shame on me !
Donc voilà, j'espère taper la suite plus rapidement !
Encore merci d'avoir lu jusque là !
Kissssssssssssssssssssssssssssses
