Salut à tous ! Je vous remercie pour vos commentaires, surtout n'hésitez à en laisser d'autres ;) Je suis désolée pour l'attente, mais j'ai eu pas mal de boulot alors ça a été un peu difficile. Voici un petit chapitre en attendant la suite.

Harry Potter ne m'appartient toujours pas, hélas !

Je vous dis à très bientôt !

Dans le Poudlard express, Harry avait du mal à conserver son calme. Savoir qu'il allait retrouver les Dursley ne l'aidait pas. De plus, Hermione semblait s'être mis en tête de lui faire parler de ses sentiments à propos de Sirius; il avait essayé d'éviter ses questions autant que possible, mais plus elle insistait, plus Harry craignait de se mettre vraiment en colère et de cracher sur le directeur dans la foulée. Quant à Ron, il essayait de faire comme si la bataille du Département des Mystères n'avait jamais eu lieu et se concentrait sur ses pièces d'échecs. Ginny jouait avec Coquecigrue, Neville était plongé dans ses pensées et restait silencieux la plupart du temps. Pendant ce temps, Luna restait fidèle à elle-même et lisait le Chicaneur à l'envers.

Neville se leva brusquement en prétendant avoir entendu le chariot de friandises. Il sortit en ignorant Ron qui commençait à lui faire une liste de tout ce qu'il voulait. Harry le suivit aussitôt dans le couloir.

« Tout va bien, Neville ?

Oh Harry, tu es là ! Désolé, mais je ne peux pas supporter l'ambiance plus longtemps, j'ai besoin d'une pause.

Je sais, moi aussi. Je peux me joindre à toi ?

Volontiers ! »

Ils firent quelques pas ensemble. Harry jeta un coup d'œil à sa montre. 13H20. Dobby avait déjà dû remettre sa démission au directeur et partir aussitôt à Gringotts. Il devait être en train de prendre l'argent pour acheter les livres et les ingrédients que Harry avait demandé.

« Neville, je suis désolé de t'avoir entraîné là dedans. Pour me faire en partie pardonner, j'aimerai que tu me laisses t'offrir ta nouvelle baguette.

Il n'y a rien à pardonner, Harry. C'est moi qui ai pris la décision de te suivre. Et puis, ma grand-mère veut faire réparer la baguette de mon père, alors...

Peu importe ce que te dis ta grand-mère. Tu es un grand sorcier Neville Londubat, je me moque de ce que les autres t'ont dit. Moi je te l'affirme: avec une baguette vraiment à toi, tu vas faire des miracles. Alors prends ces 20 gallions, reprends tes cours théoriques pendant l'été et on s'entrainera ensemble à la rentrée pour voir ce que ça donne avec ta nouvelle baguette, d'accord ? »

Neville souriait d'un air gêné. Sa main hésita légèrement, mais il prit l'argent.

« Merci Harry, marmonna-t-il.

Je le pensais vraiment, vieux. »

Il y eu un instant de silence gêné.

« Je suis désolé pour ton parrain.

C'était Bellatrix Lestrange, dit Harry d'une voix sourde.

Je sais, grogna Neville. Elle va payer un jour ! Ajouta-t-il en serra les poings si fort que ses articulations blanchissaient à vu d'œil.

Nous la tuerons ensemble, jura Harry d'une voix solennelle. »

Neville approuva avec ferveur et ils se serrèrent la main pour sceller leur promesse. Lorsqu'ils retournèrent dans leur compartiment, quelques minutes plus tard, les deux étaient plus détendus.

« Et les bonbons ? Demanda Ron.

Désolé, répondit Neville, j'ai dû rêver.

Alors pourquoi ils vous a fallu tout se temps ?

Hermione, nous en avons profité pour nous dégourdir un peu les jambes, c'est tout ! »

Harry regarda sa montre à nouveau: 14h30. Dobby était à Privet Drive, à présent, il avait caché ses achats sous la lame du parquet dont se servait Harry et nettoyait sa chambre pour que tout soit prêt à son arrivée.

« Pourquoi tu regardes sans arrêt ta montre, Harry ? »

C'était Ginny. Harry eu un léger soupire. Pas moyen d'avoir la paix, dernièrement !

« Mais c'est l'inquisition espagnole ou quoi ! S'exclama Luna. Laissez le respirer.

Merci Luna. Dans une demi-heure je retrouve mon enfer personnel, alors tu m'excuseras si j'ai besoin de me préparer mentalement.

Maman va sûrement convaincre Dumbl... , commença la petite sœur de Ron.

Non, la coupa Harry, le directeur a été très clair: je vais passer tout l'été là bas. Crois moi, je suis suffisamment en colère comme ça !

Harry ! Le réprimanda Hermione. Dumbledore sait ce qu'il fait ! »

Le jeune homme serra les dents pour ne pas laisser éclater sa colère et préféra ne pas répondre du tout.

14h40. Ils se changèrent et Harry commença à réfléchir à la meilleure façon d'amadouer les Dursley pour améliorer son séjour.

15h: le train entra en gare.

Avant qu'il puisse vraiment s'en rendre compte, Harry fit ses adieux à Neville et à Luna, puis il se dirigea vers les Weasley et une partie de l'Ordre qui menaçait verbalement son oncle et sa tante. En temps normal, il aurait trouvé ça très cool. Cependant, ils allaient juste rendre son séjour un peu plus difficile puisque son oncle saisirait tous les prétextes possibles et imaginables pour lui hurler dessus. Il lui fallait désamorcer la situation, et vite.

« Maugrey ! S'exclama-t-il. »

L'Ordre et les Dursley se tournèrent vers lui d'un même mouvement.

« La dernière fois que j'ai vérifié, c'était les Mangemorts qui menaçaient les moldus. Est ce que vous et l'Ordre avez changé de camp ? »

Sa phrase donna lieu à de nombreuses exclamations mais celle de Madame Weasley surpassa les autres:

« HARRY JAMES POTTER !

Criez plus fort, il me semble que Voldemort n'a pas bien entendu. »

Les membres de l'Ordre se turent aussitôt et le regardèrent avec une attention soutenue. Harry les ignora et se plaça devant son oncle et sa tante. Maugrey pointa sa baguette sur le front de Harry.

« Quelle forme prend le patronus de Potter ?

La forme d'un cerf. »

L'Auror abaissa sa baguette,visiblement perplexe.

« Je suis déçu Fol Œil. Je vous rappel que je ne partage pas les théories stupides de Voldemort sur la pureté du sang. Je ne vais pas tolérer qu'on menace des moldus en ma présence, même si c'est vous !

Mais Harry, on voulais te protéger, protesta Remus, ils te traitent si mal que...

Que vous vous êtes dit que puisqu'ils ont déjà peur des sorciers vous allez en rajouter une couche et leur donner une bonne raison de le faire, c'est ça ? Termina Harry à sa place. Et vous pensez vraiment que des personnes qui, jusqu'à présent, se sont montrées agressives en raison de leur peur de la magie vont être plus cordiales parce que vous les menacez ? Qu'est ce qui ne va pas chez vous tous ?

Harry, Dumbledore a juste pensé que... tenta à son tour d'expliquer Arthur Weasley.

Ça m'est égal. Ce raisonnement est stupide et va à l'encontre de ma moral. Ça suffit ! »

Il se tourna vers son oncle et sa tante qui le regardaient avec des yeux grands comme des soucoupes.

« Je suis désolé pour leur comportement, j'en toucherai un mot au ministre à l'occasion.

Au ministre ! S'exclama Shacklebolt. Mais Harry...

Comme je le disais, je n'approuve pas vos actions. Si vous ne voulez pas que cela parvienne aux oreilles du public, ne recommencez pas ! »

Les Dursley s'éloignèrent pour lui laisser le temps de faire ses adieux. Harry en profita pour mettre de l'eau dans son vin.

« Désolé d'avoir crié, mais votre action était complètement contre-productive pour moi. Ma menace d'en parler au ministre ou à la presse est fausse bien sûr, mais si les Dursley pensent que j'ai autant de pouvoir dans mon monde, ils me ficheront ma paix, vous comprenez...

Heu oui, marmonna Remus. Désolé Harry, je pensais bien faire.

Je sais, c'est pour ça que je ne vous en tiens pas rigueur ! »

Dans la voiture de son oncle et de sa tante, Harry décida de pousser son avantage et fit ce qu'il n'avait jamais eu l'occasion de faire jusqu'à présent: il tenta d'engager une conversation polie avec eux.

« Comment va Dudley ? »

C'était une question plutôt neutre puisqu'ils ne tarissaient jamais d'éloge sur leur pachyderme de fils.

« Pourquoi tu veux savoir ça ? Grinça sa tante.

Eh bien, je ne l'ai pas vu depuis environ un an. Et puis je voulais savoir comment il se sentait depuis l'attaque en juillet dernier. D'ailleurs celle qui nous les a envoyé me l'a avoué, alors j'ai décidé de porter plainte. Même si elle est bien placé dans notre gouvernement je pense pouvoir la faire tomber assez facilement. En fait, j'attends le bon moment et j'aimerai avoir un témoignage écrit de Dudley. Seulement...

Seulement quoi, mon garçon ? Aboya son oncle en lui jetant un regard noir dans le rétroviseur intérieur.

Eh bien, commença le garçon en choisissant soigneusement ses mots, je sais à quel point c'est dur de s'en remettre alors je préfère savoir comment il va avant de lui poser la question, je ne veux pas rendre les choses plus difficiles pour lui.

Et tu penses que lui faire écrire ce qui s'est passé va l'aider ! Glapit la tante Pétunia.

Il paraît que l'écriture peut être catharsique et peut permettre de faire face à certains traumatismes. Et de toutes façons, je tiens à ce que vous lisiez tous les deux sa déclaration avant de la transmettre au tribunal. Vous avez plus d'expérience que moi, et je m'en voudrai de laisser une ouverture pour la défense. »

Vernon eu un petit sourire satisfait en l'entendant leur demander leur avis. Harry s'en voulait un peu de les manipuler comme ça, mais il avait besoin de les avoir de son côté. « Nous en parlerons avec Dudley au dîner, nous verrons ce qu'il aura à dire, déclara son oncle.

D'accord, je te remercie, oncle Vernon. »

Sa tactique avait de toute évidence portée ses fruits puisque son oncle alla jusqu'à l'aider à décharger sa valise de la voiture.

« Dudley ! S'exclama Harry. Bon sang, je rêve où tu as sacrément maigri, cousin ?

Oh ! Tu l'as remarqué ! S'exclama son cousin d'un air ravi. »

Maigri... c'était vite dit, mais en forçant un peu l'imagination on pouvait voir une légère amélioration.

« Bien sûr ! Ça crève les yeux ! Tu as fait quoi ? Du sport ou un régime ?

Potter ! L'interrompit son oncle. Va dans ta chambre.

Oui, oncle Vernon. A plus tard Dudley. »

Dobby l'attendait en sautant sur son lit.

« Tu t'amuses bien ? Lui demanda Harry avec un grand sourire.

Hem, oui, Monsieur, marmotta l'elfe en baissant les yeux.

Eh, je ne te reproche rien ! Ne fais pas de bruit, c'est tout. Tu as ce que je t'ai demandé ? »

Il passa l'heure suivante à déballer ses affaires et à observer les achats de Dobby; surtout l'étui pour sa baguette. Au bout d'un moment, il l'accrocha à sa ceinture et y glissa son arme. L'étui s'ajusta automatiquement et devint invisible. Harry avait l'impression de porter une épée, et il s'entraina à dégainer rapidement.

« Tu es sûr que maintenant que tu es mon elfe tu peux faire de la magie près de moi sans que je reçoive une lettre du ministère ?

Absolument certain, Monsieur. »

Harry sourit, satisfait. Il sortit la liste des noms des personnes qui l'avait couché sur leur testament et à l'aide d'une plume à papote, commença à dicter:

Cher famille de Untel,

Il est récemment venu à mon attention que votre regretté untel avait eu l'amabilité de penser à moi dans ses derniers moments. Je tiens donc à vous présenter mes plus sincères condoléances pour votre perte et à vous remercier pour la générosité de votre famille. Je tâcherai de m'en montrer digne.

Sincèrement votre,

Harry Potter

« Plume, ordonna Harry, remplace chaque « untel » par un nom de la liste. Je signerai manuellement plus tard. Dobby, vérifie que chaque parchemin est écrit correctement et sans fautes d'orthographes, s'il te plait. »

Il n'y tenait pas vraiment, mais il descendit aider sa tante à préparer le repas. Il n'avait pas vraiment le choix, il avait besoin que les Dursley le laissent agir comme il l'entendait et cela n'arriverait pas s'il n'y mettait pas du sien.