Disclaimer : Tout appartient à Oda, sauf le cerisier, qui est à moi, et la vieille sorcière, qui est à Miyazaki.
Warning : … Là, il n'y a vraiment rien.
Pairing : Et bien… il n'y a rien non plus, mais ça se rapproche doucement…
Ndla : Voilà (enfin) le quatrième chapitre. Je sais, j'ai vraiment été longue. Mais prenez ça comme un cadeau de Noël en retard. (C'est le mot. En retard.) J'espère qu'il vous plaira quand même ! p (Et ne me tuez pas tout de suite…) Et surtout, bonne année 2013 à vous tous ! On a survécu à 2012, alors il n'y a pas de raisons !
Remerciements : à ma bêta, Loan, qui a encore fait un super boulot en retournant mes phrases mal tournées, et en me disant ce qu'elle pensait du texte en lui-même. Une ola pour elle, m'sieurs dame !
Bon, sinon, je manque à absolument tous mes devoirs ! Je reçois des reviews super motivantes par des gentils anonymes, et je n'y réponds même pas ! Allez-y lancez moi des pierres, je le mérite. (Mais pas trop fort quand même…)
Ce n'est pas que je n'y ai pas du tout pensé, c'est plutôt que… à chaque fois que je poste un nouveau chapitre, j'oublie d'y inclure les réponses aux reviews, alors je me dis : « Et m… ! Bon tant pis, j'y penserais au prochain chapitre. » Mais là, ça suffit ! Je le fais ! Let's go !
Vaninachan : Wouh ! Je marque trois points dès le premier chapitre ! \o/ Comment il est arrivé à cette classe infinie ? C'est une très bonne question… à laquelle je n'ai malheureusement pas encore de réponse :P (C'est quand même ici qu'on voit que les lectrices sont des sadiques ! Il en a bavé pendant cette scène, le pauvre petit bout de chou !)
Ty : Contente que ça te plaise ! Quant au pairing… Je ne parlerai pas, même sous la torture ! x) La réponse finira bien par arriver.
(Euh… y a même pas de nom, ça m'aide vachement !) : « Que ça devienne sérieux avec Baggy-chou » ? Baggy peut être sérieux ? Non, je plaisante x)
Amy : Je suis trooop d'accord avec toi. Il donne envie de le serrer fort dans ses bras !
Ai : ça me fait vraiment plaisir de voir que le chapitre 3 te plaise autant. Si j'ai assuré sur la suite, tant mieux ! Il ne faut pas que je me relâche !
Christigui : … Même si c'est sûr à 90% que c'est la même toi que celle qui possède un compte sur sous ce pseudo, je préfère répondre ici. Avec la chance que j'ai, ça pourrait très bien être une pure coïncidence. Toujours est-il que j'avais vraiment envie de parler un peu de Roger, qui est quand même l'une des grandes légendes de One Piece. Quant au rating évolutif, il va évoluer ! :D (Noon, pas possible !) Et ça ne saurait tarder ! ^^
Zororonoa-kun : KYYAAAAA ! Un garçon ! \o/ … Hum, hum. Désolée. C'est le manque d'habitude. U.U Mais au moins, mes parenthèses de genre sont justifiées, je ne me casse pas la tête pour rien. Merci. Et si j'ai réussi à rendre Shanks populaire à tes yeux, j'en suis plus que ravie ! Et je suis aussi contente de voir que ce que Shanks pense (enfin, ce que je lui fais penser) colle bien avec ce qu'on peut penser dans sa situation. Même s'il est lent à la détente ! x) (Faut pas lui en vouloir, c'est pas de sa faute ^^)
Voilà, je crois que j'ai répondu à tout le monde. Ah non, il y a quelque chose d'important que je voulais dire : MERCI A TOUS pour vos merveilleuses reviews qui me donnent plus qu'envie de continuer ! Et même si l'attente est plus ou moins longue entre les chapitres, merci beaucoup d'être là au rendez-vous !
Après cette intro plus longue que prévue, je vous laisse à ce chapitre tout chaud qui sort de la correction ! Enjoy !
.
.xXx.
.
Un trouillard. Shanks ne trouvait pas d'autres mots pour se qualifier. Un trouillard, voilà ce qu'il était en fin de compte. Et combien de temps lui avait-il fallu pour s'en rendre compte ?
Deux semaines. Deux semaines qui s'étaient écoulées depuis que les pirates avaient quitté l'île. Deux semaines pendant lesquelles il avait évité Skully. Pendant lesquelles il avait évité Crocus. Deux semaines depuis cette nuit qu'il avait passé, seul, dans la salle de bain. Deux semaines qu'il fuyait les regards de ses compagnons, de peur qu'ils apprennent ce qu'il était devenu. Ou ce qu'il avait toujours été.
Pourtant, au début, il avait pensé qu'accepter cette partie de lui rendrait sa vie plus facile. Mais au fur et à mesure que les jours défilaient, son angoisse grandissait. Le monstre tapi dans ses entrailles n'avait pas disparu, apaisé par les paroles du capitaine, il s'était simplement fait discret, pour mieux ressurgir dans l'estomac du mousse.
Shanks n'en pouvait plus. Chaque regard qu'on lui adressait lui donnait l'impression d'avoir été découvert. Il avait le sentiment que tout l'équipage savait, que chaque ricanement lui était adressé.
Il n'était pas retourné de nuit dans la salle de bain. Il n'avait pas observé à nouveau le magazine. Il n'avait pas pris ce risque. Et de toute façon, cela ne lui aurait servi à rien, car l'image s'était gravée dans son esprit. A chaque fois qu'il fermait les yeux, il voyait les deux hommes. Ils venaient hanter ses rêves aussi, et chaque matin, il devait affronter le résultat de ses fantasmes oniriques.
Shanks était accoudé au garde-fou, en haut du nid de pie. Il avait été assigné à la vigie, et en remerciait le quartier-maître. Il ne savait plus que répondre aux camarades qui lui demandaient s'il allait bien. Là-haut, au moins, il se retrouvait seul. Il n'y avait à perte de vue que l'océan, étrangement calme. Mais grâce à l'air électrique, chacun savait que le temps deviendrait mauvais d'ici peu. Quand précisément, personne ne le savait, et c'était ce qui rendait l'équipage si nerveux. Malgré l'expérience, Grand Line continuait de garder quelques petites surprises dans sa manche.
Le roux soupira. Il espérait simplement que son tour de garde se terminerait avant que la tempête ne se déclare.
A vrai dire, le calme, en plus d'être un mauvais présage, embêtait le jeune homme, et pas qu'un peu. L'absence totale d'action permettait à son esprit de ressasser en boucle les événements récents. Shanks aurait tout donné pour qu'il se passe quelque chose pour distraire le monstre qui s'acharnait à le torturer. N'importe quoi. Une bagarre sur le pont, un monstre marin, ou même cette fichue tempête qui leur rongeait les nerfs.
La distraction tant attendue arriva d'une toute autre façon. En regardant à tribord, Shanks vit un bateau se découper à l'horizon. Un bateau qui avançait vite, très vite. Il sortit sa longue-vue, et put ainsi distinguer le navire en question, et sa proue, reconnaissable entre toutes. Une baleine blanche.
Le Moby Dick !
- Bateau à tribord ! hurla-t-il vers le pont. C'est Barbe Blanche !
Shanks vit le bateau s'agiter sous lui. Une excitation extrême excita les pirates. Un combat se préparait.
Gol D. Roger surgit de sa cabine comme un boulet de canon, son grand manteau flottant derrière lui. Il s'empara de sa longue-vue, et scruta le navire qui fonçait vers l'Oro Jackson, toutes voiles dehors. Il n'était déjà plus qu'à quelques milles. Il donna quelques ordres à Rayleigh, qui les transmit de sa voix forte :
- Barre à bâbord ! Toutes voiles dehors ! Branle-bas de combat ! Chargez les pièces de travers !
Les pirates s'exécutèrent avec ferveur. Shanks se laissa glisser jusqu'au pont qui fourmillait déjà. Il descendit au pont inférieur, où les hamacs avaient été décrochés, et où les marins plaçaient les canons en face des sabords de tribord. Le jeune homme s'empara de son sabre laissé dans un coin, et remonta en quatrième vitesse sur le pont principal. L'Oro Jackson avait changé de cap, si bien que les deux navires se rapprochaient maintenant à grande vitesse. Ce n'était plus qu'une question de secondes avant qu'ils soient à hauteur de tir.
Le premier fut tiré par l'ennemi, et le boulet s'écrasa lourdement à la surface de l'eau, à seulement quelques mètres de la proue, provoquant une grande gerbe d'écume.
Les pirates de Roger ne restèrent pas les bras croisés, et l'ordre de faire feu fut lancé sur l'instant. Les canons se mirent à rugir des deux côtés. Les boulets filaient de tous sens, arrachant des morceaux de rambardes sur les deux navires, effleurant les coques sans faire de réels dommages. Les deux navires étaient déjà trop près.
Un dernier boulet fut tiré du Moby Dick, et siffla à seulement un mètre de Gol D. Roger, avant de disparaître de l'autre côté du bateau. Le capitaine resta imperturbable, plantant son regard dans celui de son adversaire de toujours. Les deux légendes se défièrent du regard quelques secondes, avant que Roger ne s'élance, sabre en avant, au-dessus des flots, pour aller frapper Barbe Blanche. Leurs sabres s'entrechoquant sonnèrent le début de la bataille.
Des pirates partirent à l'abordage de tous côtés, vociférant et jurant contre l'ennemi. Shanks respira à fond, le sang bouillonnait dans ses veines, alimenté par l'adrénaline du combat. Au moment où il s'élançait, une goutte d'eau s'écrasa sur sa main. Il la sentit à peine, et se jeta sur un des pirates qui venaient de débarquer sur le pont. Son sabre s'abattit avec force sur l'épaule du forban, qui hurla de douleur et de surprise. Shanks était tout entier dans la bataille, ses mauvaises pensées l'avaient quitté un instant, et il ne se souvenait déjà plus de la menace de Grand Line, malgré les nuages noirs qui s'amoncelaient…
La bataille faisait rage sur les deux ponts, et Shanks n'était pas en reste. Il se démenait comme un diable pour empêcher quiconque d'accéder au pont inférieur. Son sabre sifflait dans l'air et s'abattait sans relâche. A vrai dire, il ne peinait pas à repousser les assaillants, avec l'aide de ses camarades. Ce n'était que le menu fretin - les officiers de Barbe Blanche se trouvaient toujours sur le Moby Dick - et sans vantardise, le jeune mousse pouvait affirmer se débrouiller très bien à l'épée, malgré son jeune âge. Son agilité lui permettait d'esquiver facilement les coups des autres pirates, et, s'il manquait encore d'un peu de force, il n'eut aucun mal à envoyer son adversaire par-dessus bord. Sans attendre, il se jeta vers de nouveaux ennemis.
Un moment de répit lui permit d'observer le combat impressionnant qui se déroulait sur le bateau voisin. Les deux capitaines s'affrontaient avec ferveur, et nul n'aurait été capable de dire qui avait l'avantage : malgré une différence de taille notable, les deux hommes se battaient depuis longtemps à armes égales, et l'issue du combat ne dépendait que de peu de chose. Chacun de leurs duels était une lutte sans merci pour la liberté, empreinte du plus grand respect que les deux hommes se témoignaient. Mais aucun des marins présents n'aurait pris le risque de trop s'approcher.
Barbe Blanche frappa du poing, et Roger esquiva habilement le coup, alors que l'air se fissurait. Il se lézarda jusqu'au ciel, où les sombres nuages n'attendaient que ça. Ils se déchirèrent littéralement, avant d'exploser dans un puissant coup de tonnerre.
En quelques instants, la météo céda au caprice de Grand Line et le vent se fit violent. Une puissante rafale amena l'Oro Jackson contre le Moby Dick, provoquant de grands éclats. La houle, qui augmentait vivement depuis quelques instants, se déchaîna soudainement, et sépara brusquement les deux navires. Les pirates, pris de panique, rejoignirent leur navire respectif dans la précipitation. Quelques malheureux tombèrent à l'eau, immédiatement happés par la noirceur de l'océan. La pluie se mit à tomber violemment, réduisant considérablement le champ de vision des marins.
Shanks se jeta contre le bastingage pour tenter d'apercevoir son capitaine, mais tout ce qu'il pouvait voir, c'étaient les silhouettes des deux grands hommes qui continuaient leur combat malgré tout. A présent, les coups de tonnerre et le vent rugissant couvraient les derniers sons de la bataille. Des ordres fusaient, mais il ne parvenait plus à comprendre de quoi il s'agissait.
Le mousse plissait les yeux autant qu'il le pouvait, quand un éclair fendit le ciel, éclairant une seconde les deux bateaux qui avaient sombré dans l'obscurité. Cette vive lumière permit au jeune homme de voir son capitaine qui se lançait vers son ennemi. Mais il ne fit pas attention à l'énorme vague qui se levait de l'autre bord, menaçant de s'écraser sur le pont.
- Accrochez-vous ! hurla une voix.
Shanks eut juste le temps de se retourner pour voir la masse d'eau s'écrouler sur lui. Sa tête cogna contre quelque chose de dur, et il se sentit quitter le pont, avant d'être englouti par les eaux mouvementées et froides…
.
.xXx.
.
Sa tête lui faisait horriblement mal. Et sa gorge était en feu. Et il avait de nombreuses courbatures. Et, en fin de compte, tout son corps le faisait souffrir. Il avait l'impression d'avoir été passé dans une machine à laver.
Il tenta d'ouvrir les paupières, mais la lumière du soleil l'aveugla. Il soupira. Il essaya de bouger un peu ses bras, et découvrit qu'il était sous une couverture. Où était-il ? Et que c'était-il passé ? Des fragments de souvenirs lui revinrent, et il ouvrit lentement les yeux, pour leur permettre cette fois de s'habituer à la lumière.
Il se trouvait dans une pièce très austère. Les murs crème ne portaient aucun cadre, et les seuls meubles présents étaient une petite commode à l'autre bout de la petite chambre, et le futon posé à même le sol sur lequel il était allongé. Il se redressa sur ses coudes, chacun de ses muscles hurlant au moindre geste qu'il esquissait. Il jeta un coup d'œil par la fenêtre, n'apercevant seulement que les branches d'un vieil arbre. Un cerisier peut-être.
La porte coulissante s'ouvrit et un jeune homme entra, un bol fumant dans les mains. Il ferma la porte derrière lui avant de se retourner et de s'arrêter, surpris :
- Tu es réveillé ?
- Je suis où ? demanda Shanks d'une voix rauque et quasiment éteinte.
Il se racla la gorge, mais le regretta aussitôt. Sa trachée lui fit si mal qu'il en toussa, aggravant la douleur.
- Eh ! Du calme, du calme !
L'étranger posa le bol près du lit et maintint le roux par les épaules, l'aidant à calmer sa quinte de toux.
- Ça va mieux ?
Shanks acquiesça douloureusement, préférant économiser ses mots.
- Pour répondre à ta question, tu te trouves sur l'île de Pokonji, quelque part sur Grand Line. Je t'ai trouvé sur la plage au sud de l'île, il y a trois jours. T'étais presque mort. Je t'ai ramené ici, et la vieille Yubaba t'a soigné. T'avais une vilaine blessure à la tête, et t'avais avalé pas mal d'eau.
Le roux porta une main au bandage qui entourait son crâne. Ça n'allait pas l'aider à se souvenir. Mais le début de panique qui l'avait envahi disparut alors, grâce à la voix étrangement calme et reposante de l'inconnu.
- Quant à la façon dont tu es arrivé ici, c'est à toi de me l'expliquer. Mais pour l'instant, Yubaba m'a demandé de te faire boire ça. Me demande pas ce qu'il y a dedans, j'en sais rien. Mais si Yubaba dit que ça te fera du bien, tu peux lui faire confiance.
Il lui tendit le bol, et le roux s'en empara timidement. La couleur du liquide était aussi indéfinissable que son odeur, mais ni l'une ni l'autre n'était vraiment repoussante, sans pour autant être agréable. Il porta suspicieusement le récipient à ses lèvres, et fit couler lentement la tisane dans sa bouche. Le liquide chaud lui brûla la gorge, mais étrangement, la chaleur devint apaisante. D'abord méfiant, il fut soulagé de sentir la douleur s'atténuer.
Tout en buvant, il observa du coin de l'œil son hôte qui s'assurait qu'il finissait bien le breuvage. C'était un jeune homme qui semblait avoir à peu de choses près son âge. Il était brun, plutôt grand, et avait la peau pâle. Les manches remontées de sa chemise laissaient voir ses bras musclés, qui indiquaient qu'il s'entraînait très régulièrement. Ses cheveux étaient rabattus en arrière, laissant voir son visage fin. Mais ce qui marquait le plus dans ce visage, c'étaient ses yeux. Shanks n'en avait jamais vu de pareils. Ils étaient de la couleur de l'ambre, et semblaient scruter chaque chose avec attention. Les sentir posés sur lui mit Shanks mal-à-l'aise, ne sachant pas comment échapper à ces yeux de rapace. Si sa voix le calmait, le regard du brun le rendait nerveux. Malheureusement pour lui, ses lèvres fines étaient fermement closes et ne semblaient pas prêtes à se desserrer.
Shanks finit son bol en hâte, et le posa à terre.
- Merci, dit-il de sa voix éraillée.
Au moins, il avait moins mal.
- C'est vraiment efficace, ce truc, ajouta-t-il pour faire parler le brun.
Mais il se contenta de le fixer de son regard perçant.
- Euh… je m'appelle Shanks. Merci de m'avoir sauvé, croassa le roux en tendant sa main, dans l'espoir de lui arracher quelques mots.
Le garçon considéra la main tendue avant de la serrer fermement :
- Dracule de Hunedoara. De rien.
.
.xXx.
.
Voilà, voilà ! Comme d'habitude, laissez-moi votre avis, je tâcherai d'y répondre ! Je vous aime les gens ! (Et ne me lancez pas trop de pierres, siouplait !)
