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(Veuillez tout de même nous excuser du retard, bonne lecture.)


Les Holmes et Miss Adler furent les premiers à quitter les lieux. Si leur entrée s'était faite remarquée, leur départ était passé inaperçu des yeux des habitants de Meryton. Ils avaient donc tous les trois rejoint leur calèche tranquillement. La jeune Irène se plaça près de Sherlock tandis que Mycroft s'était installé face à eux, un sourire sur ses lèvres. Celui-ci semblait ne pas avoir quitté son visage de la soirée. Notamment depuis qu'il avait partagé quelques moments avec l'aîné de la famille Watson.

-Cette soirée était tout à fait exquise ! Je crois que je vais me plaire ici, la population y est d'ailleurs absolument divertissante ! J'ai pu rencontrer grand nombre de personnes respectables avec qui la conversation ne se tarissait jamais. Je regrette un peu notre départ mais il se fait tard et demain nous avons des choses à faire. S'exprima Mycroft, toujours de bonne humeur.

À ses mots, il ne récolta qu'un regard ennuyé de la jolie blonde qui les avait accompagnés alors que son frère, Sherlock poussait un soupir. Il avait le regard rivé à l'extérieur, fixant le paysage qui défilait à mesure que leur moyen de transport avançait. Mycroft se demandait d'ailleurs ce qu'il pouvait bien y voir, vu la noirceur qui les entoure.

-Il n'y avait là que des simplets, et des hypocrites, mon frère. La moitié des gens qui osaient entamer la discussion avec l'un de nous, étaient motivés par le désir de faire de nous leurs futurs gendres. Il n'y avait là qu'insolence. Pour ma part, tout ceci n'a été qu'une vulgaire perte de temps. Cela m'aurait été plus bénéfique de passer ma nuit à errer dans la bibliothèque.

À travers les paroles qui avaient filé dans l'air, Mycroft avait aisément deviné, le ton amer. C'était ainsi depuis que Joan Watson avait eu le courage ou alors la folie de répondre, de manière tout à fait étonnante à Sherlock. La chose avait tout d'abord fortement amusé l'aîné des frères, car après tout il était rare de trouver quelqu'un avec un minimum de bon sens, lui adresser ainsi la parole, les gens étaient pour la plupart bien trop gêné par la présence imposante de son frère. Mais à présent le plus âges trouvait la chose quelque peu irritante, cependant il se garda bien de signifier ceci. Après tout Sherlock avait toujours été quelqu'un au caractère et aux réactions assez distinctes, alors le fait qu'il soit encore fâché à ce sujet, était donc normal.

-Mon cher frère dois-je vous rappeler pourquoi nous sommes venu à Meryton, loin du désordre et du saccage qu'avait Londres sur vous ? , laissa échapper Mycroft

-Vous y voyez désordre et saccage quand moi j'y voyais plaisir et bien être. Nous sommes venu ici uniquement parce que vous pensiez que j'étais perdu, hors il s'avère qu'en prenant ces substances je parvenais enfin à me retrouver.

-L'Opium et l'Absinthe vous rendez fou mon frère ! Le simple fait que vous pensiez encore à cela sous de tel terme le prouve aujourd'hui.

-J'ai accepté de venir ici uniquement pour pouvoir par la suite rejoindre notre protégée. Seul cet ultimatum m'a fait réagir, autrement, ce que vous pensiez de mes agissements m'auraient apporté peu, croyez moi. , s'exclama Sherlock.

-Je suis là pour vous soutenir très cher…Jamais je ne vous laisserai retourner dans ce moment sombre de votre vie malgré vos mots. Votre bien être m'importe beaucoup et vous savez que ceci est la meilleure des solutions…, intervint Irène en prenant la main de Sherlock délicatement dans l'une des siennes.

Mycroft finit par hausser des épaules et tourna à son tour la tête vers la fenêtre donnant sur l'extérieur. Un silence régna dans l'habitacle jusqu'à ce que soudain la voix de Sherlock Holmes ne s'élève, sommant le cocher de s'arrêter. Les bruits de chevaux cessèrent donc et les deux autres occupants n'eurent le temps de poser une quelconque question, que le cadet des frères se trouvait à l'extérieur marchand à grands pas vers ce qui semblait être un bordel, à en juger par la présence de femmes peu vêtues à l'extérieur de leur refuge.

Sherlock avançait d'un pas pressé, les traits totalement concentrés sur ce qui se jouait devant lui. Il avait immédiatement noté un problème lorsqu'il avait constaté un attroupement dans un point précis du terrain. De plus grâce à la lumière située à l'extérieur de la maison, il avait rapidement compris qu'il y avait là quelques officiers, lorsque l'un d'eux emmena un peu plus loin un homme dont le pantalon avait clairement dû être resté dans la chambre après s'être précipité dehors. Le jeune homme glissa ses mains dans les poches de sa veste noire, continuant son inspection. Il entendait des pleures, venant probablement d'une de ces filles de joie, quelques cris témoignant de la gravité de la situation. Plusieurs membres de la police interrogeaient les personnes présentes. Sherlock déduisit alors que derrière tout cela se trouvait probablement un meurtre, d'une personne importante, car les forces de l'ordre ne prêtaient à cet endroit, aucune attention à l'accoutumée. Après tout il était fréquent d'y trouver des tragédies quand on savait le métier qu'occupaient ces femmes. Il fut néanmoins tiré de ses pensées par la présence de deux hommes face à lui. La mine grave qu'ils affichaient ne faisait que confirmer son hypothèse. L'un d'eux était plutôt mince malgré la musculature qu'on pouvait apercevoir, les cheveux semblaient inexistants malgré la jeunesse qui habitait ses traits. Mais ce qui frappait le plus était sa petite taille qui le rendait presque transparent lorsqu'on voyait son collègue. Ce dernier était bien plus grand et on avait dû mal à faire abstraction de sa présence. En effet le visage marqué de l'homme attirait facilement le regard, il paraissait fort et l'air déterminé. Les cheveux poivre et sel indiquèrent à Sherlock qu'il était sans doute doté d'un certain âge. Il remarqua par ailleurs plusieurs cicatrices qui lui apprirent que l'homme semblait exercer ce métier depuis fort longtemps. Ce fut d'ailleurs ce dernier qui s'exclama :

-Vous n'êtes pas autorisé à pénétrer sur la propriété Monsieur. Le lieu a été réquisitionné afin d'y mener une enquête et toute interaction extérieur est interdite. Veuillez donc …

- Je suis Sherlock Holmes, consultant pour la police de Londres. Je suis ici pour quelque temps et à en croire tout ce que je vois là vous êtes plutôt dépassés. Je vous propose donc mon aide afin de résoudre cette histoire de meurtre, car il me semble évident qu'il s'agit là d'une histoire de meurtre, les coupa Sherlock.

Il fit alors face à deux regards étonnés. Il ne s'en formalisa cependant pas et reprit son chemin, sans attendre que les deux hommes n'acceptent sa proposition. Il réglerait cette affaire que ce soit avec ou sans l'accord de la police. Le jeune homme fut rattrapé par les officiers au bout de quelques instants.

- Holmes dites-vous ? Sherlock Holmes ? J'ai lu un article sur vous, il est dit que vous avez résolu un grand nombre d'affaires…Je suis le capitaine Gregson, et voici l'officier Bell.

De nouveau ce fut le plus âgé qui s'était adressé à lui. Sherlock hocha simplement de la tête et porta son regard sur la grande demeure face à lui. Un petit sourire au coin des lèvres. Il semblait être remis d'aplombs, tandis qu'il se mettait légèrement sur la pointe des pieds, signe qu'il était impatient de commencer. Une petite main, sur son coude lui indiqua la présence d'une nouvelle personne sur les lieux. Il baissa alors des yeux, pour constater que c'était Irène.

-Ma chère, dès demain nous aurons une affaire à résoudre !

Quelques jours étaient passés depuis le bal. Les demoiselles Watson s'étaient rendues en ville afin de faire quelques achats. Deux petits groupes s'étaient formés : Jane et Joan s'en étaient allées flâner alors que Kitty, Mary et Lydia étaient parties dans un des nombreux magasins à la recherche d'une quelconque babiole.

Les deux premières filles marchaient côte à côte, riant aux éclats. Même si Joan n'était pas une enfant légitime, ces deux là avaient créé un lien fort.

Elles furent néanmoins arrêtées par l'arrivé, d'une femme qui ne leur était absolument pas inconnue. En effet, Miss Adler venait tout juste d'apparaître et s'était mises face aux jeunes femmes, un sourire poli aux lèvres. Les mains liées, elle porta son attention sur Jane.

-Miss Jane Watson. Quelle plaisir de vous voir. Cela doit être du destin car je m'apprêtais justement à aller déposer cette lettre pour qu'elle vous soit remise. Mais vous voilà ! J'aimerai vous inviter au domaine, pour prendre le thé, évidement se projet se construira au cours de la semaine qui arrive. Aucun refus n'est acceptable, de plus cela ravirait fortement Mycroft Holmes qui ne cesse de tarir d'éloge à propos de vous !

Jane eut quelques rougeurs aux joues alors qu'elle jouait nerveusement avec ses mains. Joan, s'était elle fait, totalement ignorer par la blonde, il en fallait peu pour le déduire. Puisque celle-ci regardait fixement Jane, comme pour oublier la présence de l'asiatique. Cette dernière roula des yeux et détourna du regard, s'empêchant de faire part de sa manière de pensée à cette femme. Après tout elle ne voulait pas que par sa faute, sa sœur rate, là, une occasion de revoir Mycroft, celui là même qui quittait à peine les pensées de l'aînée.

Joan remarqua alors Sherlock Holmes. Après tout il était difficile de ne pas le voir, il était si grand, mais il dégageait quelque chose de bien plus fort qui faisait que sa présence ne passait inaperçu. Un petit froncement de sourcils se posa sur son visage lorsqu'elle constata qu'il conversait avec deux officiers. Elle les avait déjà vues quelques fois dans sa jeunesse, lorsque l'une de leurs voisines avait été assassinée dans des circonstances étranges.

-Que se passe-t-il avec Monsieur Holmes et ces deux officiers ? , ne put s'empêcher de demander Joan.

Sa question fut totalement omise par la blonde qui attendait toujours la réponse de Jane. Et ce fait ne fit que nourrir un peu plus le sentiment de curiosité qui avait naquit en l'asiatique.

-Cela sera un immense plaisir Miss Adler. Je serai là.

Jane sourit, même si la gêne pouvait toujours se lire sur son visage. Irène sembla ravie et hocha de la tête.

-Bien alors nous vous y attendrons pour seize heures Miss Watson. Soyez à l'heure. Bonne journée à vous.

Sans plus de cérémonie, Irène Adler tourna des talons pour rejoindre Sherlock Holmes. Jane s'était mise à donner ses impressions tant à cette invitation mais pour une fois, Joan ne put se prêter au jeu et ce fut à peine si elle perçut un quelconque mot de la part de sa sœur. Son attention était toute fixée sur le petit groupe à quelque pas de là. Que diable se passe-t-il…

Jane finit cependant par remarquer l'absence de sa sœur. Elle fronça légèrement des sourcils mais n'eut pas le temps de dire quoique ce soit, que Joan filait à toute vitesse vers Holmes.

-Nous avons une deuxième scène crime sous les bras. Similaire à la première, du moins pour ce qui est du sang qui a été retrouvé. Le lieu est à presque un mile du Bordel de l'autre soir. La famille Linton. Le père de famille a été tué. Si on en croit les traces de sang, retrouvé face au lit comme pour le premier cas. Miss Linton a vue son époux rentré, il a apparemment salué ses filles avant d'aller à l'étage. C'est sa cadette qui à découvert la marre de sang en montant l'appeler pour le souper. Et comme la précédente affaire, le corps ne s'y trouvait pas, ni même dans les environs d'ailleurs, Dit Gregson, en fixant Sherlock d'un air grave.

Joan était restée à proximité de manière à tout entendre, mais elle faisait également en sorte de ne pas être vue par les hommes. Elle avait vue Adler entrer dans une épicerie, et ne se souciait donc pas vraiment d'elle. En voyant sa manœuvre, Jane était rapidement venue vers sa sœur pour la prendre par le bras.

-Mais enfin que faites vous ? Est-ce là une manière d'agir ? Ecoutez ce dont…

-Mais taisez vous donc Jane et écoutez ! , Coupa Joan.

Jane poussa un petit couinement outré, tandis que Joan était de nouveau toute ouï à l'autre conversation.

-Cela me semble très étrange…et ma foie incompréhensible. D'abord du sang retrouvé dans une maison close, assez pour faire penser à un meurtre et à présent vous me dites qu'il y en a un second similaire. Les victimes sont-elles liées d'une quelconque façon ?

-Absolument pas Monsieur, se manifesta Bell, Nous avons vérifié cette piste. L'homme du Bordel se nommait George Deschamps. Il vivait dans l'autre compté mais il venait en ces lieux pour éviter d'être vue. Nous avons pu joindre sa femme, elle assure que son mari ne pouvait pas connaître l'homme qui vient de disparaitre.

- Il nous reste alors deux possibilités, soit les deux hommes avaient un lien quelconque avec la personne qui a fait ça et que c'est une histoire de vengeance, ou alors nous avons à faire à un personne bien plus sombre…et bien plus complexe.

- Que voulez vous dire Monsieur ? , intervint Gregson

-Nous pourrions bien faire face à un tueur en série. Mais il est difficile de pencher sur cette piste car nous ne savons pas ce qui le motive et rien ne nous dit que cela va recommencer.

Joan eut une mine choquée en entendant les paroles de Sherlock alors que Jane la tirait par la main pour l'entraîner ailleurs sans qu'elles ne se fassent surprendre. Pourtant la tentative fut inutile puisque Joan croisa le regard de Sherlock qui venait tout juste de quitter les deux officiers pour pouvoir quitter les lieux lui aussi. L'échange visuel dura un petit moment avant qu'elle ne disparaisse à travers la foule. Joan ne savait pas vraiment ce qui se tramait pourtant à l'instant elle ne se focalise plus sur ce qu'elle avait perçu, son attention était sur tout autre chose. Le simple contact de leurs prunelles contenta pour que Joan comprenne : Sherlock savait qu'elle écoutait depuis le début, car aucune surprise n'avait pu y être lut.


Voila donc la fin du chapitre trois, nous vous laissons passer au chapitre quatre dés maintenant ! BISOU Marion & Océane.