Bonjour à tous!

Et non, je ne suis pas morte! Pourtant, ça fait, heu, sept mois que je n'ai rien publié?

Je suis vraiment désolée pour ça! Mais vraiment, je n'arrivai pas à écrire ce fichu chapitre 4. Dons j'ai décidé de faire une pause. Qui m'a permis de revoir le plan de mon histoire, et de "retrouver" Katsumi. Et finalement, je l'ai écrit! J'y suis arrivée!

Mais ça, c'est grâce à vous et vos reviews qui m'ont fait chaud au coeur, vraiment! Et surtout, merci à toi, M.F., cette histoire t'est entièrement dédiée! Bon courage pour cette année!

Alors voilà, je me lance. Je dois vous avouer que j'angoisse à mort, mais bon, c'est parti pour le chapitre 4!


Chapitre 4

09 janvier XXXX. 9h3O

Chère Mère.

Mes vacances, hélas, sont terminées.

Dans une demi-heure, un de mes professeur va arriver -je ne sais pas dans quelle matière- et ma cousine et moi, nous commencerons une nouvelle année scolaire. Pourquoi avec ma cousine? Elle n'a qu'un an de moins que moi, il est donc facile de nous laisser ensemble. Inutile d'avoir deux enseignants alors qu'un seul est nécessaire.

Enfin, la "rentrée" et les "vacances" ne sont pas telles que ce connaissent les plébéiens; c'est juste que nous avons moins de festivités. Et que nos professeurs peuvent retrouver leurs familles pendant ce laps de temps.

L'excitation des fêtes est retombée, je suis juste fatiguée, maintenant. Mes cauchemars continuent. La routine, en somme.

Les pas de ma tante résonnent dans le couloir, elle doit être en train de donner des directives aux esclaves pour le grand nettoyage de début d'année, qui se fait après chaque saison de fêtes et réceptions au manoir.

Quelqu'un frappe timidement à la porte. Comme si j'allais crier qu'on me dérange!

Ah, ma cousine.

Elle vient de me dire que nous allons commencer par nos leçons de diction. Si vous saviez, mère, comme j'abhorre tout particulièrement la «diction».

Par ailleurs, diction ne veut absolument rien dire, vu que cette matière regroupe à la fois l'étude du français, la poésie, le théâtre. Dans le but, bien sûr, que nous apprenions à camoufler nos émotions, que nous sachions parfaitement parler quelque soit la situation.

Je suis très mauvaise à ce petit jeu. Je ne sais pas mentir, garder un visage de marbre quand on m'attaque ou quand je suis tout simplement heureuse. Il le faudrait, pourtant. Sinon je risque de ne pas survivre longtemps dans cette société qui est la notre.

Ma professeur, une veille Sang-mêlé, m'assure pourtant à chaque fois que je suis une excellente élève, si bonne comédienne pour mon âge. Mensonge !

Je hais ces gens qui pensent que nous flatter pourraleur donner des avantages plus tard.

Il est certain qu'agir de cette manière auprès de la princesse Sharlia est une excellente idée pour eux, mais moi je pense qu'il faut au contraire se méfier de ces gens là, qui ne cherchent que le profit en profitant de nous.

Qu'ils prennent garde à la famille Blackmind! Ils devraient le savoir, pourtant. Nous pouvons les briser en un instant; un seul et unique mot de mon oncle peut les envoyer au fin fond d'East Blue ou au plus profond d'Impel Down.

Je dois vous avouer que je n'ai aucun état d'âme pour ces gens. Leur sort m'est totalement égal et pour moi, il n'y a rien qui les sépare des esclaves -à part les colliers explosifs, peut-être ?

09 Janvier XXXX. 11h30.

J'ai dû m'interrompre à cause de mon horrible professeur. Quel ennui total! Quelle désolation! Ma cousine n'a pas arrêté de rire et je la comprends: vraiment, le théâtre et moi ne somment pas bon amis !

Je devais jouer une scène dramatique et simuler une crise de larme (très utile dans notre société, comme vous le savez). Malheureusement pour moi, j'ai plutôt réussis à amuser ma cousine et agacer ma professeur… Je suis une fort mauvaise actrice, incapable de simuler ou même de dissimuler. Je sais que je devrai faire des efforts, mais au fond de moi, j'aimerai tellement ne pas avoir à le faire!

Pouvoir faire la grimace, rire et sourire quand je suis heureuse, pleurer quand j'en ai envie, etc… Pourquoi se cacher? Pourquoi s'obliger à n'être que des créatures égales en humeurs, alors que nous bouillonnons toujours intérieurement?

Mes propos doivent vous sembler bien étranges, Mère. Mais parfois, je dois vous avouer que j'ai envie de hurler à la face du monde ce que je pense réellement de cette société fade et prise dans un carcan de conventions désuètes et démodées.

Allons, vous ne trouvez pas ces propos étranges? Je n'en parlerais plus, je vous le promets. Après tout, je ne puis rien changer à cette société qui vit ainsi depuis des siècles. Et si elle perdure, cela doit être pour une bonne raison.

Cet après-midi, point de leçons de danse! D'une part, mon oncle pense que nous en savons assez sur le sujet, et de l'autre, ma très chère tante nous emmène chez un grand couturier de Marijoa, le si célèbre Christian Chanel, pour qu'il nous dessine de nouvelles robes. Je refuse -et ma cousine aussi- de porter les mêmes robes que la dernière fois. Vous imaginez, porter encore une fois une robe que vous avez déjà montrée en société? Plutôt rester à la maison que de mourir de honte devant les autres Dragons Célestes!

Et puis, mon oncle est riche, il peut tout à fait nous offrir tout cela sans se ruiner!

09 Janvier XXXX. 18h30.

Nous voilà enfin revenues. Quel bonheur de rencontrer un styliste aussi doué et dévoué! Il a tout de suite compris ce que je voulais. Un véritable expert. Je ne vais pas vous expliquer tout de suite à quoi mes nouvelles robes ressembleront, je préfère vous garder la surprise. Je suis sûre qu'elles vous plairont!

Autre sujet, beaucoup plus insignifiant peut-être, mais qui mérite d'être souligné: ma nouvelle esclave, vous savez, celle que mon oncle m'a offert au Nouvel An? La petite rousse?

Elle s'est finalement résignée et il n'y a plus eu de coups d'éclat depuis la dernière fois, il y a huit jours.

Elle a une fort jolie voix, très agréable. Depuis quelques temps, elle prend même l'initiative de venir le matin, quand je prends mon petit déjeuner! Qu'elle commence à se résigner à sa condition d'esclave me simplifie vraiment la vie.

Punir - ou tuer- les esclaves, contrairement à d'autres, ne m'amuse pas vraiment. C'est une telle perte d'énergie, de temps et d'argent! Cela n'a aucune utilité, et je risquerai de me salir. Donc si je dois le faire, je demande toujours à une autre de le faire à ma place.

Oh, je ne leur fais pas confiance au point de le leur ordonner et m'en aller -je vérifie toujours que mes ordres sont bien exécutés- car je sais très bien qu'il existe une sorte de solidarité malvenue entre les esclaves.

Je vous rassure, Mère, je sais bien tenir mes esclaves. Mon oncle, qui comme vous le savez est un homme d'une grande sagesse, nous a bien appris à tous que si l'on veut être bien obéis, il faut toujours avoir un œil derrière ceux qui nous servent. Ce qui, parfois, est un peu agaçant. C'est vrai, enfin! La dernière fois que je suis allée chez la princesse Sharlia, tous lui obéissaient au doigt et à l'œil. Et tous tremblaient devant elle. Il faut dire qu'elle a la gâchette facile. Et qu'elle lance très bien les couteaux. La princesse m'a dit s'être beaucoup entrainée sur les esclaves de son père quand elle était petite, ce qui fait qu'elle ne rate quasiment jamais sa cible, maintenant. Ça a l'air de l'amuser, tant mieux pour elle, mais personnellement je trouve qu'il s'agit d'une occupation peu digne de nous, les Dragons Célestes.

Enfin, je ne le lui ai pas dit, vu que son père a autant d'argent que mon oncle.

17 Janvier XXXX. 22h30

Il neige sur Marijoa.

Je suis assise sur le rebord de la fenêtre, blottie dans ma robe de chambre en velours, et je vous écris, Mère. Vous devez vous demandez ce que je fais dans ma chambre à cette heure-ci, n'est-ce-pas? Je ne sais pas non plus.

Mais il neige sur les toits des demeures de Marijoa.

Je ne me sens pas très bien, en ce moment. Ma chère amie, la princesse Iriss, s'est mariée hier. Et elle part pour des contrées lointaines et indignes de sa condition pour…. Je ne sais pas combien de temps!

Et là, je suis seule. Vraiment seule, car Yliona part en voyage pour voir sa vieille et riche grand-mère qui est mourante…. Mais elle aussi, tellement loin! Quelle idée de s'être exilé sur des terres aussi éloignées de notre île où la vie est si agréable! Loin de cet endroit privilégié, où nous sommes en sécurité!

Enfin, je crois que je suis un peu jalouse… Seulement un peu. Car elles vont pouvoir voyager, alors que moi je ne suis jamais sortie de mon quartier de Marijoa.

Je n'ai jamais vu la mer.

Je n'avais jamais non plus vu de neige jusqu'à aujourd'hui.

Il neige sur les toits des palais de Marijoa. Il neige dans nos jardins, sur les arbres, les fleurs, les arbustes, le sol est recouvert de cet épais manteau d'une grande blancheur…

Je n'avais jamais vu la neige avant…

Je veux sortir. Je veux sortir, je ne peux pas et j'étouffe.

Tout ceci est inconvenant. Si on l'apprenait… quelle honte pour moi et ma famille!

Mais je veux sortir pour savoir ce qu'est réellement la neige…. J'ai une boule au fond de la gorge qui ne veut pas s'en aller et mes yeux me piquent… Je ne sais pas ce qui m'arrive… Suis-je malade? Surement, pour avoir de telle envies.

Demain, je dois rendre visite à la princesse Sharlia, qui va encore me parler de sa collection d'esclave, du bassin à piranhas de son frère, des miséreux qui ne lui montrent pas assez de respect sur Saobady, et j'en passe… Je vais m'ennuyer, je le sens. Mais de toute façon, je n'ai rien d'autre à faire, si il n'y a plus ni Iriss ni Yliona….

J'espère qu'il restera de la neige, demain.

10 Janvier XXXX. 15h45

Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux, Mère.

Je me suis relue ce matin, et j'ai été très étonnée de ce que j'ai écrit. Ha,ha,ha, je devais être bien fatiguée pour raconter des inepties pareilles!

Je reviens de chez Sharlia, qui a fait réaménager ses appartements. Quelle splendeur! Une véritable merveille de modernité, à la dernière pointe de la mode.

La princesse a beaucoup de chance que son père lui passe tous ses caprices d'enfant gâtée. Enfin! Je préfère ma chambre.

Elle et moi, nous avons beaucoup discuté. Oh, je vous rassure, il ne s'agit pas de confidences ou de débats philosophiques sur l'état actuel du monde, mais plutôt de ragots croustillants ou de critiques vestimentaires.

Je crois, Mère, que je ne vous ai jamais tellement parlé de Sharlia, n'est-ce-pas?

C'est une très belle femme, incontestablement. Moins que moi, naturellement, mais très belle tout de même. Elle est fiancée au fils de Sire Prewett depuis maintenant deux mois. Elle est très respectée et admirée par toutes les jeunes filles de la bonne société pour ses goûts vestimentaires, son élégance et sa grâce; elle lance les modes: il suffit qu'elle porte une robe d'un nouveau genre, une nouvelle coiffure et le lendemain, toutes veulent la même chose.

Je crois qu'elle est aussi celle qui a le sang le plus pur parmi nous toutes; elle en est très fière. Ses idées sur le monde et le respect qui nous est dû, en tant que Dragons Célestes, sont très radicales pour notre société. Mais j'imagine qu'avec une telle ascendance, il est normal qu'elle soit aussi fière.

Je ne peux pas dire que nous sommes amies, loin de là, mais sous sommes en bon termes. Son père et mon oncle vont souvent ensemble sur Shabondy pour acheter de nouveaux esclaves, je crois qu'ils s'estiment assez.

A la fin de ma visite, après m'avoir annoncé qu'elle viendrait me la retourner dans une semaine, la princesse m'a promis que dès que je serais fiancée, elle me fera visiter Shabondy, pour "être sûre que je vais dans les meilleurs magasins de cet île inférieure et que je sois traitée selon mon rang divin";

Comme c'est adorable de sa part! Je suis vraiment ravie qu'elle me fasse cette proposition, même si je ne suis pas encore fiancée…

PS: Je viens de me relire et je n'en crois pas mes yeux. Ai-je vraiment écrit ceci? Hahaha, si un jour on m'avait dit que je serai amie avec Sharlia… je crois que je lui aurai ri au nez!

17 Janvier XXXX. 6h30

- Réveillez-vous, Maitresse, réveillez-vous!

Katsumi ouvrit enfin les yeux, en proie à une terrible panique. Son rêve…. Non, son cauchemar, plutôt, avait été violent, d'après ses souvenirs.

La pièce était plongée dans le noir, sauf une petite lampe posée sur son bureau, diffusant une douce lumière. Que faisait-elle là? La Noble ne se souvenait pas de l'avoir posée ici. Et d'ailleurs, qui l'avait réveillée? Qui avait osé contredire ses ordres?

La rouquine. Sa nouvelle esclave. Qui la regardait avec inquiétude.

- Que fais-tu ici, sale petite garce? Hurla Katsumi, tremblante, en lui jetant un coussin à la figure. Je t'ai interdit de venir ici la nuit, pas vrai? Alors, pourquoi tu es là?

Elle s'était vivement rapprochée de Mara et la tenait par le menton pour que leurs yeux se croisent, ses ongles longs plantés dans sa chair. Du sang coula doucement, mais cela ne semblait pas déranger la jeune esclave qui regardait sa maitresse avec douceur.

La rage mêlée de peur qui se lisait dans les yeux de la Dragonne Céleste en aurait effrayé plus d'un, mais la jeune fille ne bougeait pas, attendant patiemment que sa maitresse se calme.

De son côté, la jeune femme se demandait ce qu'elle allait devoir faire pour garantir que son secret serait bien gardé. La tuer? Mais son oncle lui demanderait des explications et ne lui en rachèterait pas une nouvelle. Et surtout, avec quoi? Son livre de chevet? Et cela allait tacher le parquet et ses draps qui coutaient une véritable petite fortune.

Respirer. Oui, il fallait qu'elle respire et qu'elle se calme.

Mais sans le regard de chien battu de cette esclave, bon sang! Elle n'arriverait jamais à se concentrer avec!

- Pars! Cria Katsumi. Dégage de là, tout de suite, si tu ne veux pas mourir!

Elle relâcha l'esclave et la poussa loin d'elle, cherchant tout de suite après du regard de quoi se désinfecter les mains.

Quand elle se retourna, Mara avait disparu.

17 Janvier XXXX. 7h50

Chère Mère.

Je suis réveillée depuis précisément une heure et vingt minutes. Je ne puis dormir, je ne fais que tourner et virer dans mon lit. Je réfléchis et je tente de me calmer.

Quelle petite insolente! Que croit-elle? Que je ne suis qu'une femme ordinaire, à qui elle peut désobéir impunément?

Je suis une Dragonne Céleste, que diable! Ma parole doit être sacrée, mes ordres indiscutables!

Alors pourquoi?

Le pire, Mère, est la pitié que j'ai pu lire dans ses yeux. Comme je hais ça! Que cette esclave, une chose, rien de plus qu'un objet, qui ne vit que selon mon bon vouloir, me prenne en pitié… J'enrage.

Je ne sais encore de qu'elle manière je vais la punir… Je ne le sais pas encore, mais je jure que je le lui ferai payer!

Je ne sais plus ce que je dis. C'est terrible, Mère, d'être angoissée à ce point! Chaque matin, j'ai la gorge nouée, les larmes aux yeux, la peur au ventre…. Comme je vous l'ais déjà dit.

Il me faut toujours un bon quart d'heure pour me calmer.

Je n'en peux plus, ils empirent avec le temps. Et je ne peux me confier à personne! Sauf à vous. Et cela me pèse énormément.

Mais si quelqu'un le découvre, on me prendra pour une folle, et aucun homme sensé ne voudra m'épouser.

Car la folie n'a pas sa place dans notre monde.

18 Janvier XXXX. 8h00

Mère.

Vous allez me trouvez bien faible. Mais j'ai craqué.

Oh, ne paniquez pas! Je ne me suis pas enfuie de la maison (pour quoi faire, d'ailleurs?), je n'ai pas déshonoré le nom de notre famille ou quoi que ce soit.

Mais ce matin… Elle était de nouveau là. L'esclave. Elle m'a réveillée quand j'ai commencé à trop m'agiter, et elle est restée là. Ses yeux verts m'ont regardé avec douceur et sans aucune pitié.

Elle m'a juste dit:

- J'ai vécu ça, Maitresse. Ne restez pas seule. S'il vous plait, laissez moi vous aidez.

Je n'ai jamais été aussi surprise de ma vie. Ma vision s'est bouillée. Le reste est un peu flou dans ma tête.

Je crois avoir bredouillé un "Si jamais tu en parle…" et elle a secoué la tête chuchotant un "je vous le jure".

Il me semble qu'elle m'a prit dans ses bras et qu'elle s'est mise à chanter. Je ne sais plus de quoi ça parlait, ni du rythme ou de quoi que ce soit d'autre; mais c'était beau.

Je ne sais pas ce qui se passe. Je crois avoir été soulagée par ses paroles rassurantes. Quelqu'un est là pour moi.

C'est une drôle de phrase, n'est-ce-pas?

Et j'ai pleuré. Pas des pleurs d'enfant gâté, mais de vraies larmes. Je n'ai jamais autant pleuré. Mais pleurer pour quoi?

Je n'en sais rien. Mais cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien.

Depuis que je suis recluse dans ma chambre, depuis ce terrible jour, ce jour maudit, j'ai beaucoup réfléchi.

Et je me suis aperçue de quelque chose de terrifiant.

Nous qualifions le monde extérieur de fou, d'insignifiant à nos yeux et j'en passe. Pourtant, quel père renierait sa fille à cause de mauvaises rumeurs à son sujet? Totalement fausse, qui plus est? Sans poser de questions à la concernée?

Je suis sûre que dans le monde extérieur, cela n'existe pas.

D'ailleurs, dans ce monde là, l'esclavage n'est qu'une vision du passé, juste évoquée aux enfants pour leur faire peur! Alors pourquoi le pratiquons-nous? Quelle folie fait que nous pouvons impunément tuer des gens, enlever des femmes, nous comporter comme les maitres du monde?

J'ai demandé à mon père, une fois. Il m'a juste répondu d'un air hautain: "Car nous sommes des Dragons Célestes, ma fille. Le monde nous appartient, car sans nous il n'existerait pas." A une époque je l'ai cru, vraiment. Mais après, j'ai rencontré…

Ah, je divague. Si j'écris ces lignes, c'est en espérant que ce cahier tombe entre de bonnes mains.

Les mains d'une personne qui puisse réaliser que les fous, ce n'est pas les autres, mais nous.

Et que nous courrons à notre perte. Car un jour, ces gens que nous soumettons par la force se révolteront, et nous ne pourrons rien faire contre eux.

Journal de Lady Katherine (23 mai XXI- 24 octobre XXXIX)


Et bien... Voilà! Ouf... J'en ai vraiment bavé avec ce chapitre. Qui est un peu différent des autre, non? L'action s'est un peu accélérée, et l'on voit bien le caractère de Katsumi. J'en suis assez contente, mais comment le trouvez-vous?

Au départ, Lady Katherine ne devait pas avoir trop d'importance. mais j'aime trop écrire ces passages, donc je la garde encore un peu! ^^

Comme toujours, si vous avez des questions, des remarques (sur la conjugaison, fautes d'ortographes en tout genre ou que sais-je!), n'hésitez pas à les poser, je serai toujours ravie de vous répondre!

Merci encore d'avoir lu ce chapitre! A la prochaine!

Hanae