Chapitre 4 : Visites amicales
Le fait que Sephiroth se rende dans le bureau d'un de ses collègues était extrêmement rare. La plupart du temps, c'était les autres qui venaient lui rendre visite. En fait, il avait veillé à ce que cela se passe comme ça, et non l'inverse. Plus personne n'osait lui demander de se déplacer – même si, à la base, il n'y avait déjà pas grand monde d'assez courageux pour ça. Mais un contexte exceptionnel appelait à prendre des mesures exceptionnelles. Donc, en ce matin gris, après avoir bu son traditionnel café, Sephiroth se rendit de lui-même dans le bureau de son ami Genesis. Après tant d'années à ne pas être sorti du sien et déambuler dans la tour Shinra, une personne lambda aurait forcément eut besoin d'un plan : sa mémoire lui aurait fait défaut. Mais ce n'était pas le cas du SOLDAT d'élite. Il traversa les couloirs qui le séparaient de sa destination d'un pas svelte, comme guidé par une boussole interne. Lorsqu'il arriva devant une porte sombre et laquée, de style wutaien, il frappa deux coups secs et attendit quelques instants avant qu'une voix nonchalante ne lui réponde « Entrez. ». Ce qu'il fit.
Le bureau de Genesis aurait pu être une pièce magnifique si il n'était pas gâché par un désordre perpétuel. Pour avoir vu l'endroit rangé, avant qu'il ne soit investi, Sephiroth savait que sous tout ce foutoir se cachaient des meubles fabriqués avec les bois les plus nobles, dans une couleur proche du noir, et sculptés si finement qu'ils rivalisaient avec ceux des temples wutaien les plus prestigieux. C'était la raison pour laquelle pénétrer dans cette débauche de beauté étouffée le faisait toujours grincer des dents, et ravivait la petite pointe de mépris qu'il ne pouvait parfois pas s'empêcher de ressentir envers son compagnon. Il aurait voulu se montrer affable, sourire au rouquin, mais c'était plus fort que lui : à peine avait il posé un pied dans la pièce que déjà ses yeux s'égaraient ça et là pour constater les dégâts. Il remarqua d'abord les pommesottes. Certaines par terre, d'autres posées sur des livres ou pire, constata l'homme avec horreur, à même le bois. Un bois qui valait des sommes à cinq chiffres. Un tableau penché sur un côté, représentant une ferme au milieu de champs de pommiers, semblait vouloir s'enfuir du mur. Les bibliothèques étaient évidemment très mal rangées. Certains rayons étaient faméliques alors que d'autres paraissaient sur le point d'exploser. L'argenté sentit l'énervement poindre et estima dans un instinct de survie qu'il en avait assez vu. Il tourna la tête vers l'autre SOLDAT, un sourire un peu crispé malgré lui sur les lèvres.
Le commandant, en l'ayant vu entrer, avait tiré une petite moue avant de se laisser aller contre le dossier de son siège et de croiser les bras. Il attendait que l'argenté prenne la parole.
- Comment vas-tu, Genesis ?, lui demanda ce dernier.
- Bien, avant que tu ne m'interrompes dans mon travail en pénétrant dans mon bureau.
Sephiroth se contint de réagir à la petite pique et sourit aussi aimablement qu'il put. Il se dirigea vers le fauteuil de cuir qui faisait face à son interlocuteur et s'y installa, d'une manière qu'il voulait relaxée.
- C'est plutôt rare de te voir sortir de ton terrier, ces derniers temps, reprit Genesis en baissant déjà les yeux sur les papiers éparpillés sur son bureau, d'un air un peu blasé. Que me veut donc l'élite de la Shinra ?
Ladite élite hésita quelques secondes avant de répondre, un peu gênée sans n'en rien laisser paraître.
- Je venais juste rendre visite à… un ami.
Genesis releva la tête en haussant les sourcils.
- Vraiment ? Pourtant il me semblait que ma présence n'était plus la bienvenue à tes côtés.
Sephiroth se sentit soudainement las. Voilà, on y était. La phase tant redoutée. Celle des complications, des mises au pied du mur. Celle qui lui rappelait pourquoi il s'était promis il y a longtemps de ne pas s'investir personnellement avec les gens, pourquoi il mettait toujours un point d'honneur à maintenir des relations superficielles.
Tout cela le fatiguait. Sephiroth, soldat émérite, suprême parmi les suprêmes, en avait sa claque des caca nerveux de ses semblables. Il aurait voulu à cet instant précis être le pot de fleur à moitié renversé qu'il avait remarqué du coin de l'œil en entrant dans la pièce. Exactement. Un objet de décoration oublié qui demandait rien à personne et à qui personne ne demandait rien.
Mais, pour le bien de la Shinra - et pour son propre bien être mental aussi, même s'il ne se l'avouerait jamais - il se devait de réparer les dégâts. Angeal et Genesis était les garants de son humanité, une façon de lui rappeler qu'il était tout de même capable de nouer des liens avec autrui. Ils étaient en quelque sorte ses gardes fous. Et une fabuleuse couverture pour le reste du monde : un moyen de prouver que même le grand Sephiroth était doté d'affection, qu'il n'était pas qu'une machine à tuer.
Alors qu'une personne à laquelle il avait difficilement accordé sa confiance, pour laquelle il s'était évertué à bâtir quelque chose d'à peu près tangible et crédible, se sente meurtrie par sa faute, cela chamboulait l'ordre de son univers, voire de l'univers entier. Et ça, ce n'était pas bon du tout. « Aux grands maux les grands remèdes », pensa-t-il.
- Je suis venu…pour m'excuser.
A cette déclaration, le visage du commandant changea. L'attitude sarcastique et méfiante se fit surprise, voire choquée. L'homme à la chevelure flamboyante resta coi pendant quelques secondes, puis il se racla la gorge et se redressa sur son siège.
- Et bien, pour une surprise, on peut dire qu'elle est de taille. Sephiroth, c'est la première fois que je te vois t'excuser auprès de quelqu'un. En fait, j'ai même l'audace de penser que je viens d'assister à une première en la matière.
Aller, on repasse une couche de vernis.
- Tu n'es pas quelqu'un, Genesis. Tu es…comme un frère pour moi.
En prononçant les paroles suivantes, il eut un peu la sensation de se brûler les lèvres.
- Et je reconnais que dernièrement, mon comportement a été pour le moins …irritant.
Genesis ricana.
- Ca, tu n'as pas idée à quel point.
Il sembla le jauger du regard avant de poursuivre :
- Tu peux être assez cruel des fois, tu sais ?
Sephiroth ne répondit rien et se contenta de l'observer à son tour. Au bout de quelques secondes d'un silence ni confortable, ni inconfortable, un sourire vint enfin orner les lèvres du flamboyant commandant.
- Tu ne peux t'imaginer à quel point je prends plaisir à t'entendre dire ça. Vraiment, Seph', tu m'enlèves un poids des épaules.
Sephiroth commença enfin à se détendre et lui renvoya lui-même un sourire, sincère cette fois. L'utilisation du diminutif était un signe qui ne trompait pas : le commandant l'avait déjà pardonné…
- …Malheureusement, il va falloir que tu me prouves ta bonne foi.
…Ou du moins, c'était ce qu'il avait pensé. Evidemment, la trahison, le poignard dans le dos. Comment avait il pu être crédule ? Le SOLDAT se raidit sur son siège et tendit les oreilles à contre cœur, paré à toute éventualité.
- Tu es obligé de m'accompagner pour une soirée de débauche au Privilège jeudi soir.
Pendant un court instant, le temps parut suspendu. Le bureau de Genesis redevint complètement silencieux. Puis, lorsque Sephiroth comprit la sentence à laquelle il devait se soumettre, un sourire chaleureux - et de nouveau soulagé - éclaira ses traits délicats.
- Je t'accompagne volontiers.
- Ah !, s'exclama le commandant en écartant les bras, l'air triomphant. Je te préviens, tu n'auras aucun répit. Je compte bien faire ressortir l'animal qui est en toi.
Sephiroth savait où il voulait en venir et il ricana intérieurement.
- Mon vieil ami, jeudi prochain, tu seras dans l'obligation de ramener une donzelle dans ton humble couche. Il marqua un temps d'arrêt. Ou plusieurs en fait, c'est toi qui vois.
Sephiroth était toujours amusé et agacé par l'acharnement de son compagnon. Agacé, car il savait que Genesis ne se lasserait pas de lui jeter des coups d'œil évocateurs durant toute la soirée à chaque fois que n'importe quelle créature fécondable entrerait dans leur champ de vision, dans l'espoir que l'une d'elle retienne son attention. Jusqu'à présent, la technique n'avait pas vraiment portée ses fruits. Sephiroth se moquait pas mal du jeu amoureux et de tout ce que cela impliquait, et il était bien capable de se débrouiller tout seul pour attirer l'attention, plus que capable même. Si peu de personnes déjà l'intéressaient de manière amicale, il voyait mal comment il aurait une quelconque envie de partager une relation intime avec quelqu'un. Par intime, il entendait relation de couple, bien sûr. Evidemment, il lui arrivait parfois de prendre une conquête pour la nuit - question d'honneur. Mais son lit avait la fonction siège éjectable : l'heureuse élue devait avoir déguerpie avant le levé du jour. Il était hors de question qu'en plus il partage son cocon douillet.
Tout de même, il se demanderait toujours pourquoi le commandant aux cheveux de feu voulait à tout prix le caser avec quelqu'un. Qu'est ce que ça lui rapportait ? La satisfaction d'entendre par la suite des histoires de discorde propres à toute implication sentimentale ? Les gens l'étonneraient toujours. Peut-être voulait il entamer une sorte de compétition ? Mais à la vitesse où les conquêtes de Genesis défilaient, ce dernier était sûr de gagner. Non vraiment. Incompréhensible.
Il ne répondit donc rien et se contenta de continuer à sourire. La paix qui venait d'être difficilement restaurée restait fragile. Genesis soupira et cala ses mains derrière sa tête en se laissant aller contre son dossier, une expression rêveuse et un peu niaise accrochée au visage.
- Aaaah, je sais qu'il y a définitivement quelqu'un dehors qui est fait pour toi et qui attend désespérément de te rencontrer, et avec qui tu comprendras enfin le mystère et la beauté de l'amour, qui te rendra si faible et puissant à la fois !
L'argenté leva les yeux au ciel.
- Genesis. Ta plus longue relation a duré trois mois.
Le commandant se redressa et tira une moue enfantine qui fit sourire Sephiroth.
- Peut-être, mais cela n'empêche que j'ai aimé ! Et j'aime toutes mes conquêtes du fond du cœur.
- Oh. Tu es un grand sentimental, en fait.
Genesis eut l'audace de lui tirer la langue.
- Tu comprendras quand ça t'arrivera.
- J'en suis convaincu.
Le calme retomba un peu malgré l'étincelle de malice dans les yeux du commandant et Sephiroth laissa de nouveau son regard vagabonder ici et là, bientôt de nouveau las/irrité en redécouvrant le désordre ambiant. Par Gaia, je ne pourrais jamais vivre avec quelqu'un comme ça.
- Tu as l'intention de ramener d'autres personnes ? Angeal, peut être ?
Le rouquin prit un air scandalisé.
- Quelle question !
Il n'ajouta rien d'autre et Sephiroth ne su du coup pas comment interpréter cette réponse. Il n'avait pas envie de passer pour un idiot, alors il en resta là. Puis il se rappela la charge de travail qui attendait patiemment sur son propre bureau et il se racla la gorge avant de se lever.
- Et bien Genesis, je vais attendre cette soirée avec impatience. Tout ceci m'a l'air très prometteur.
Genesis décocha un sourire colgate presque digne de ceux du troisième classe Zack Fair.
-Tu m'en vois ravi !
Sur le chemin du retour, Sephiroth ne put s'empêcher de penser à ce qu'il pourrait porter pour la soirée.
Le jeune cadet Cloud Strife venait de terminer son entraînement quotidien et se dirigeait vers les douches collectives accolées aux vestiaires, lorsque, après avoir quitté ses vêtements et s'être positionné sous un des pommeau, quelqu'un lui donna une violente secousse par derrière. Il s'écrasa douloureusement contre le mur de carrelage froid et, en se retournant, complètement choqué, il réalisa que le quart d'heure qui allait suivre n'allait pas être une partie de plaisir.
L'homme qui venait d'engager les hostilités était le cadet le plus massif de la promotion, Karl, une sorte de brute épaisse à l'intelligence limitée, toujours accompagné de deux fidèles complices, dont le blond n'avait pas retenu les noms (mais il sentait que cela n'aurait bientôt plus aucune importance, vu que sa fin était très proche). Ses camarades avaient tout comme lui vite compris qu'il valait mieux éviter sa fréquentation et chacun en avait secrètement un peu peur – de manière légitime. Karl prenait plaisir à adopter constamment un tempérament agressif et signifier qu'il était le mâle alpha autoproclamé. Au début, certains s'étaient rebellés en répondant à ses provocations, que ce soit par un retour d'insultes ou directement de coups. Mais étant donné que, physiquement parlant, Karl les dépassait tous d'une bonne mesure, et avait envoyé les plus courageux à l'infirmerie, plus personne n'osait remettre en question sa supériorité et se contentait donc de s'écraser. C'était typiquement le genre d'individu que haïssait Cloud : un être primaire qui profitait de sa force pour faire sa loi, en considérant chaque organisme vivant comme une proie potentielle. Jusqu'à présent, il avait eu la chance d'être passé entre les mailles du filet : Karl s'était contenté de le traiter de femmelette et de lui attribuer toute sorte de sobriquets aussi charmants les uns que les autres, à base de « gonzesse », « sac à foutre », « erreur de la nature », et autres joyeusetés qui rendraient n'importe qui hystérique. Il commençait tout juste à être immunisé. Malheureusement, il semblait bien que Karl entendait lui rappeler sa place de victime désignée, à travers les coups, cette fois-ci.
- Alors, le suceur de bites, on a trouvé sa clientèle auprès des SOLDATS ?
Des rires gras fusèrent immédiatement, de la part des deux primates qui l'encadraient.
C'était donc ça. Cloud s'y était attendu, depuis l'instant où Zack lui avait fait signe dans la cantine. Il n'avait juste pas pensé que les « représailles » viendraient aussi tôt.
Karl s'approcha à dix centimètres de son visage et vint coller son avant bras sous sa mâchoire, en appuyant contre son cou, le plaquant contre la cloison froide. Cloud eut vite de la difficulté à respirer et écarquilla les yeux en ouvrant la bouche, comme un poisson hors de l'eau. En jetant de rapides regards affolés autour de lui, il s'aperçut que les autres apprentis soldats qui se trouvaient dans la pièce quittaient un à un rapidement les lieux, en baissant le regard. Bien. Cloud ne pourrait donc compter sur aucune aide extérieure. Il avait pourtant eu l'infinitésimal espoir que quelqu'un chercherait à le tirer de cette galère…c'était surement son côté optimiste. Ou naïf, plutôt.
L'haleine douteuse de Karl le rappela à l'ordre.
- Comment un misérable avorton dans ton espèce peut il s'asseoir à la table de SOLDATS, mmm ? Qu'est ce que t'as fait pour que l'élite s'intéresse à un cas désespéré comme toi ?
Cloud tenta vainement d'agiter ses jambes dans l'espoir de porter un coup au molosse qui le paralysait, mais ce fut sans effet. Enfin si : Karl le calma très vite en lui retournant une claque qui lui fit passer des chandelles devant les yeux. De nouveaux rires idiots fusèrent.
- T'as vraiment l'impression d'être un cas à part, la gonzesse, hein ?, parvint la voix du tyran de façon lointaine. Tu dois plus te sentir pisser, jme suis dit qu'on allait te rappeler ta place, le minable.
Cloud reçut une seconde gifle, toute aussi violente que la première, sur l'autre joue. Il eut la désagréable impression de revivre l'humiliation que lui avait fait subir l'instructeur Austin quelques jours plus tôt. Puis Karl lui agrippa la mâchoire d'une étreinte à lui briser les os – ce dont il eut peur – et approcha encore un peu plus son visage du sien, si bien que le champ de vision du cadet blond se limita dorénavant à deux petits yeux marron dans lesquels transparaissait la haine pure. Cloud sentit tout son corps s'engourdir d'un coup, en ayant l'impression que la température de celui-ci s'était brutalement effondrée. Il entra dans une sorte d'état second, comme cette fois où il avait faillit se noyer, alors qu'il était tout petit, dans la rivière qui s'écoulait à quelques pas de l'entrée de Nibelheim. Il perçut avec une clarté foudroyante les rigoles de sueur qui dessinaient des tracés glacés le long de sa colonne vertébrale et jusqu'entre ses fesses, les battements erratiques de son cœur tentant désespérément d'envoyer des signaux de détresse en pressant son cerveau de faire quelque chose, et à quel point le monde lui semblait soudainement plus…réel, tangible, et hostile.
Je vais mourir. Je vais mourir. Je vais mourir.
Karl, en le maintenant toujours fermement par la mâchoire, fit avancer sa tête de quelques centimètres avant de la repousser violemment en arrière, la fracassant ainsi contre le carrelage qui tapissait les murs de la pièce. Il y eut un craquement sinistre et la vision du blond se fit trouble. Il sentit bientôt quelque chose de poisseux lui dégouliner dans le cou, et il y eut un léger bruit de succion lorsque Karl amena à nouveau sa tête en avant. Les yeux engourdis, le blond posa un regard vague sur les deux autres complices en retrait, et mit du temps pour se rendre compte que leurs expressions étaient passées de sadiques et enjouées à légèrement inquiètes. Ce qui ne les empêcha pas de rester silencieux face au massacre.
- Tu piges vraiment pas, blondasse.
Oh si, la blondasse ne comprenait que trop bien. Karl avait raison, elle s'était perdue en chemin. Elle aurait voulu revenir en arrière, en ce jour maudit où elle avait glissé sa candidature au programme du SOLDAT, les mains moites, dans l'enveloppe qui allait sceller son funeste destin. Le cadet était à présent si près que Cloud voyait le bleu froid de ses yeux et ses pupilles rétrécies à l'extrême par l'adrénaline. Il retint son souffle. Un liquide chaud et épais commençait à descendre contre son front et se coller aux cils de son œil droit, l'obligeant à plisser la paupière. Karl du prendre cela comme une marque de peur puisqu'il sembla s'exciter encore plus.
- Je te fais actuellement une faveur, je t'empêche de perdre du temps à vouloir atteindre un but que tu pourras jamais atteindre. En fait, crâne d'œuf, et il posa son index contre le front du blond, tu devrais me remercier !
La petite pichenette qu'il asséna à Cloud fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Cloud se concentra de toute ses forces pour ne pas laisser la noirceur le gagner, mais rien n'y fit : sa vision se troubla franchement, et il se sentait tellement las…
Il entendit distraitement des voix agitées autour de lui, autres que celle de Karl, mais il ne put en saisir le sens, et il se sentit glisser contre le mur froid avant de sombrer définitivement dans les abysses.
Note de l'auteure :
Lalala, j'ai trois mois de retard...me tuez pas svp ! (si ya des gens qui lisent encore cette fic)
