Bonsoir bonsoir,

Voici le quatrième thème du quatrième jour! Bonne lecture!


Thème : Balade dans la forêt.

Personnages : Aizawa et Eri

Rating : K

Musique : « Sound of The Shire » – Lord of the Rings


Le chant des oiseaux.

Lorsque Aizawa se réveilla naturellement ce samedi matin, sans cris provenant de sa classe, sans vilains pour venir détruire l'école ou sans catastrophe ambulante nommée Présent Mic, il eut l'impression que quelque chose clochait. Il cligna les yeux plusieurs fois, jeta un coup d'œil à son réveil, et s'extirpa doucement de son lit. Il était 8h et quelques, dehors le soleil brillait doucement dans le ciel et il pouvait presque entendre les oiseaux chanter derrière sa fenêtre.

Ah.

Le printemps. Tout s'expliquait. Si beaucoup attendait le printemps avec une impatience tout à fait compréhensible – le retour du beau temps, le feuillage qui revenait, le soleil et sa vitamine D – ce n'était pas le cas d'Aizawa. En fait, il se fichait plutôt des saisons à venir et des évènements ou fêtes qui allaient avec. Ça ne changeait pas grand-chose à son train de vie, et soyons clair : batifoler dans les feuilles mortes, se jeter dans la neige ou encore courir dans les bois n'étaient pas vraiment des passe-temps qui l'intéressait plus que ça.

Toutefois il devait le reconnaître, l'arrivée du beau temps et le retour des reflets verdoyants des arbres faisaient du bien. Et il ne disait pas ça parce que la plupart de ses élèves étaient en week-end chez leurs parents, et que par conséquent il avait une paix royale.

Absolument pas.

Il s'habilla rapidement et opta pour une tenue peut-être un peu moins sombre que d'habitude – ce haut noir paraissait moins noir que les autres – avant de sortir de sa chambre et de se diriger vers le petit réfectoire des professeurs. Si les élèves devaient dormir à l'internat suite aux incessantes attaques des vilains, certains professeurs avaient eux aussi leur chambre attitrée comme Midnight, Présent Mic ou encore Vlad King. All Might parfois y restait certaine nuit, même si il faisait des allers retours plus fréquemment à son domicile que les autres.

« Et le vampire sortit de sa longue nuit pour venir se repaître de son met préférer, le café… »

Il venait tout juste d'arriver dans son réfectoire que Midnight le charriait déjà, un sourire narquois sur le coin des lèvres. Les cheveux encore en bataille, elle étalait sur une tranche de pain ce qui ressemblait à de la pâte de cacao. Aizawa voulut lui faire une remarque désobligeant sur sa façon de saluer les gens dès le matin et sur le fait qu'il ne savait pas qu'elle s'adonnait à ce genre de nourriture très enfantine pour une femme de son âge, mais une petite voix l'en empêcha.

« Monsieur Aizawa n'est pas un vampire ! Ou alors c'est un gentil vampire. »

Eri, installée à côté de Midnight, fixait cette dernière avec une mine si sévère que même All for One n'oserait pas y répondre. Mine qui disparut bien rapidement lorsque la jeune femme lui tendit sa tranche de pain parfaitement tartinée.

« Tu es déjà réveillée ? s'étonna Aizawa en se servant une grande tasse de café. Tu sais que la plupart des étudiants ne sont pas là ce week-end… Tu pouvais dormir un peu plus.

- Le soleil m'a réveillé, et un oiseau est venu me dire bonjour à la fenêtre ! s'exclama la petite. Mais il s'est envolé avant que je lui réponde…

- Il avait peut-être du travail.

- Les oiseaux travaillent aussi ? »

Ses grands yeux levés vers lui, la petite fixait Aizawa avec un mélange d'étonnement et de curiosité qui lui fit fondre le cœur. En temps normal, il n'était pas sensible – pour pas dire totalement froid – à la candeur des enfants, mais avec Eri… Avec Eri, tout était différent. Il ignora donc le regard clairement moqueur de Midnight et vint s'asseoir aux côtés de la petite, sa tasse de café à la main.

« Disons qu'ils travaillent à leur manière, expliqua t'il.

- Qu'est-ce qu'ils font comme travail ?

- Eh bien… Ils construisent des nids en compagnie de leurs… amis. Ils chantent et discutent entre eux de ce qu'ils vont bien pouvoir faire comme jeu aussi. »

Eri hocha la tête, comprenant mieux maintenant ce que pouvait faire un oiseau. Elle attrapa son bol de lait chocolaté, en bu facilement la moitié et le reposa, dévoilant une large moustache brune sur le visage. Aussitôt, Aizawa attrapa une serviette et commença à la débarbouiller.

« Ne bois pas aussi vite, gronda t'il doucement, tu vas avoir mal au ventre sinon.

- Je n'ai jamais vu d'oiseau travailler, réfléchit la petite une fois sa bouche propre. Ni jouer. J'aimerais bien regarder les oiseaux jouer… »

A ces mots, Midnight lui lança un regard entendu. Il ne réagit pas immédiatement, et elle commença à lui faire les gros yeux tout en lançant des regards à Eri. Visiblement, elle voulait qu'il passe du temps avec la petite… Ce qui n'était pas une mauvaise idée en soit, le seul problème était qu'il avait encore des copies à corriger. Cependant, il était encore tôt et si il se débrouillait bien, il pouvait finir son paquet ce matin et avoir son après-midi de libre. Mais, si il en croyait le tas qui traînait sur son bureau, la tâche allait s'avérer difficile…

« J'ai beaucoup de chose à faire, grimaça Aizawa en détournant le regard. Et il y a encore quelques étudiants à surveiller… Tu sais qu'on ne peut pas les laisser seuls ne serait-ce qu'un instant.

- Je suis sûre qu'ils ne détruiront pas l'internat, s'amusa Midnight. Et puis Kan est là, la plupart de ses premières B sont aussi à l'internat…

- Hm mais je -

- Mais ça fait une éternité que tu n'as pas fait de pauses. Hizashi a raison, en te poussant à faire des sorties, ça te ferait du bien ! En plus je suis de patrouille cet après-midi donc… »

Aizawa grommela dans son écharpe, avant de sentir le regard intrigué d'Eri. Pensant le pour et le contre, il finit par soupirer et lui demander doucement :

« Que dirais-tu d'aller faire un tour dans les bois de l'école ? Avec un peu de chance, on pourra voir des oiseaux jouer… »

Eri écarquilla les yeux, surprise.

« C'est vrai ? On peut ?

- Oui, il fait beau en plus alors…

- Oh trop cool ! »

Ses pupilles pétillaient et un immense sourire barrait son visage. Aizawa ne savait pas qui lui avait appris l'expression « trop cool », mais voir la petite afficher un sourire aussi grand lui enleva toute l'envie d'aller trouver ses étudiants pour les sermonner sur le vocabulaire employé en face d'elle. Quoi qu'il irait bien leur toucher deux mots, surtout avec Mineta, Bakugou ou encore Kaminari, qui pouvaient parfois avoir un langage particulièrement limite.

Le petit déjeuner aurait presque pu se finir dans le calme, si seulement Présent Mic n'avait pas débarqué en chantant « Morning's here, oh morning's here ! » d'une voix tonitruante. Heureusement pour lui, Midnight le fit taire en lui enfonçant un petit pain dans la bouche, car Aizawa avait été à deux doigts de l'étrangler. Non pas que sa voix le dérangeait, mais il était 8h30, un samedi matin.

Et tout le monde savait à quel point le matin pouvait être difficile pour Aizawa.

Au final, après la tempête Mic passée, ils purent aller travailler dans leur bureau en paix, Eri dessinant non loin d'eux, hésitant parfois sur les couleurs à choisir ou parfois sur ce qu'elle allait pouvoir dessiner. Aizawa la surveillait du coin de l'œil, comme si il s'attendait à voir un vilain débarquer pour la kidnapper ou tout simplement pour lui faire du mal. Il savait que cette éventualité était presque nulle, surtout dans le cas où ils étaient dans Yuei avec plusieurs héros professionnels à ses côtés, mais les derniers évènements et le passé d'Eri montrait qu'il ne fallait jamais relâcher son attention. La petite avait suffisamment souffert lorsqu'elle était en compagnie d'Overhaul, et Aizawa était prêt à se battre corps et âme pour ne pas qu'elle subisse de nouveau un tel traitement un jour.

Elle avait énormément évolué depuis son arrivée à l'école. Avant elle souriait peu, avait peur de quiconque n'était pas Aizawa, Mirio ou Midoriya et sursautait au moindre bruit inhabituel. Ses premiers dessins avaient été particulièrement sombre – elle n'utilisait que du noir pour colorier – elle refusait le moindre cadeau et était en proie à des terreurs nocturnes. Cependant, grâce à la patience de Recovery Girl et de tout l'amour que lui portait les personnes de Yuei – lui compris, il l'avouait – elle émergeait petit à petit. Même si elle faisait encore des cauchemars, même si elle se méfiait encore des inconnus, Eri avait appris à sourire et à découvrir que la vie n'était pas qu'une cave sombre visitée par des mafieux aux intentions douteuses. Elle dessinait avec des couleurs vives à présent, portait avec joie les vêtements qu'on lui offrait et riait lorsque Mirio faisait le pitre avec Midoriya.

Et ça, il était prêt à tout pour la protéger.

Le repas du midi arriva à une vitesse folle, et Aizawa fut surpris de voir qu'il avait presque terminé son paquet de copie. Aussi étrange soit-il, cette évaluation avait été loin d'être mauvaise et plutôt rapide à corriger. Même Kaminari qui lui donnait parfois des pépites – Midnight avait tenu à accrocher une de ses évaluations en salle des profs tant elle en avait ri – avait fait de gros efforts et lui avait rendu une copie correcte. Comme quoi, les miracles pouvaient exister…

« Tu emmènes Eri faire un tour ? demanda Présent Mic en rangeant son plateau vide.

- Hm hm. »

Exceptionnellement, elle avait obtenu l'autorisation d'aller manger avec ses étudiants encore présents, tandis qu'Aizawa et les autres professeurs restants mangeaient de leur côté. Après sa réponse, Présent Mic étira ses lèvres en immense sourire, quelque chose en tête. Mais Aizawa connaissait ce sourire là… Il ne savait que trop bien qu'il était synonyme de bêtise ou de blague qui n'allait pas lui plaire.

« N'essaie même pas de dire un seul mot, bougonna t'il en lui lançant un regard noir à travers son écharpe.

- Je n'ai rien dit !

- Tu penses trop fort… »

Toutefois, malgré sa menace, Présent Mic ne se départit pas de son sourire et le garda collé sur le visage, alors qu'il le suivait jusqu'à l'internat des premières A pour aller voir où en était Eri. En arrivant dans le dortoir, Aizawa la trouva en pleine conversation avec Kirishima et Tsuyu, si bien qu'il se demanda si il n'allait pas la laisser tranquille tant elle paraissait absorbée par la discussion. Mais il n'eut pas le temps de faire demi-tour que la petite avait déjà relevé la tête et s'était précipitée vers lui, vêtue d'une petite robe à manche longue bleu marine et des collants noirs aux pieds. Sa coiffure un peu fantaisiste était clairement signée Tsuyu, là où son pins rouge flamboyant représentant Crimson Riot était clairement un cadeau de Kirishima.

« Est-ce qu'on peut aller voir les oiseaux ? » demanda t'elle poliment.

Décidément, cette enfant aura raison de son cœur.

« Oui, absolument… Viens, profitons-en tant que le soleil est encore là.

- Merci ! »

Avant d'ajouter aussi soudainement :

« Et pourquoi, parce que le soleil va travailler lui aussi ?

- Eh bien, plutôt parce qu'il risque de vouloir jouer à cache-cache avec les nuages si on traîne trop », expliqua t'il simplement.

Eri hocha la tête pour montrer qu'elle avait parfaitement compris, et attrapa la main d'Aizawa pour pouvoir le suivre sans difficulté. Il ignora superbement le « bonne balaaaade » taquin d'Hizashi, et se dirigèrent tous deux vers le parc de Yuei. Il avait pensé à sortir dans un parc pour enfant, mais il n'était pas sûr qu'Eri soit prête à sortir hors de l'école. Il craignait qu'elle ne panique, qu'un enfant lui fasse du mal et qu'elle active son alter par peur, ou encore qu'un vilain n'apparaisse et réveille ses traumatismes. Il était peut-être surprotecteur, mais la petite avait vécu bien trop de choses pour une enfant de son âge, et il ne voulait pas en ajouter à son tableau.

Et puis pour être franc, il n'était pas vraiment à l'aise dans les parcs pour enfants. Il suffisait que quelqu'un ne le reconnaisse, qu'un journaliste ne les prenne en photo, Eri et lui et… Ce genre d'information pouvait s'avérer dangereuse si jamais la Ligue mettait la main dessus. C'est pourquoi la forêt de Yuei était très bien. Et puis, elle allait pouvoir voir des oiseaux de cette manière…

Ils marchèrent silencieusement jusqu'à arriver à l'orée de bois, une brise soufflant doucement sur le jeune feuillage des arbres. De là où ils étaient, ils pouvaient entendre le chant de mille et un oiseaux cachés dans les branchages, répétant leur éternel concert tout en étant invisible aux yeux des Hommes.

« Les oiseaux chantent… ! chuchota Eri. Ils chantent bien !

- Effectivement », répondit Aizawa ; lui-même impressionné par la symphonie qu'ils entendaient.

En vérité, il n'avait jamais pris le temps de se balader dans ce coin-là de l'école, toujours enfermé dans les locaux ou à être sur le terrain en compagnie de ses élèves, et il devait reconnaître que l'endroit était agréable. Il savait que certaines personnes allaient courir le matin dans le parc – quand ils ne couraient pas autours de l'école – mais il n'avait jamais pris le temps d'y mettre les pieds. La surprise passée, il décida de prendre le petit chemin de terre qui était censé faire une petite partie de la forêt, peu désireux de se promener parmi les ronces.

Le soleil filtrait à travers les feuilles, éclairant leur route sans jamais les éblouir ou sans jamais leur donner trop chaud. Au contraire, l'humidité des dernières pluies était encore présente et Aizawa se demanda si il n'aurait pas dû prendre une veste en plus pour Eri. Toutefois, les regards émerveillés qu'elle jetait autour d'elle et le bonheur qui pétillait dans ses yeux lui fit comprendre que, froid ou non, elle n'était pas prête à rentrer.

Était-ce la première fois qu'elle se baladait dans une forêt, ou ce monstre d'Overhaul avait-il pris la peine de lui faire connaître ce genre de plaisir tout simple ? Visiblement, ce n'était pas le cas. Il serra la mâchoire, le souvenir de son étrange fuite en tête et il sentit son cœur s'accélérer sous la colère.

« C'est la première fois que j'entends les oiseaux chanter… chuchota Eri en regardant autour d'elle.

- Vraiment ? fit Aizawa en essayant de paraître le plus calme possible.

- Hm, oui. Monsieur Chisaki ne voulait pas que… »

Elle se tut et Aizawa s'arrêta immédiatement pour s'accroupir en face d'elle. Visiblement, certains souvenirs étaient trop récents. Il repoussa une mèche derrière son oreille en un geste très doux, et lui dit gentiment :

« Tu n'es pas obligé d'en parler, si tu n'as pas envie…

- … je… je ne voyais la forêt que dans les livres. Ils étaient gentils, ils m'offraient pleins de livres, mais je ne pouvais jamais voir les images en vrai. »

Son « ils étaient gentils » avait été prononcé avec une monotonie particulièrement effrayante, comme un texte que l'on répétait sans vraiment y croire. Aizawa sentit son cœur se serrer, se disant qu'il y avait quelque chose de brisé en cet enfant et qui était très certainement irréparable. Il voulut parler, mais Eri le coupa en souriant légèrement :

« Mais maintenant je peux voir une vraie forêt ! C'est encore plus joli que dans les livres… puis elle chuchota : et les oiseaux chantent ! »

Elle était visiblement très intéressée par le chant des oiseaux, et ce changement d'attitude fit sourire Aizawa à son tour.

« Ça te plaît ? demanda t'il en se relevant. La balade.

- Oui… !

- Pourquoi est-ce que tu chuchotes ?

- Pour ne pas déranger les oiseaux qui chantent… ! Ce n'est pas gentil de faire du bruit alors qu'ils chantent aussi bien… »

L'air très sérieux de la petite le fit sourire de plus belle, et ils continuèrent leur marche à travers les bois, tous deux bercés par la mélodie qui jaillissait des feuillages. Parfois, un écureuil en sortie d'hibernation apparaissait devant eux pour les fixer avec curiosité, avant de repartir aussitôt. La première fois, Eri eut peur de cet étrange petit animal qu'elle ne connaissait pas, mais après les explications d'Aizawa, elle devint rapidement très intéressée. Dès que l'un d'entre eux apparaissait, elle se mettait accroupi et s'arrêtait de bouger, comme si elle était un chercheur qui voulait les étudier. Et, chose amusante, les écureuils osaient s'approcher un peu plus, si bien qu'Aizawa vint à se demander si « les écureuils » n'étaient pas en fait « un écureuil » qui revenait à chaque fois. Au bout du quatrième manège, le professeur farfouilla dans ses poches et en sorti un petit paquet d'amande. Recovery Girl n'arrêtait pas de lui en donner, lui expliquant qu'il manquait de magnésium et qu'en manger de temps en temps ne lui ferait pas de mal…

Dommage, il avait horreur des amandes.

Il s'accroupit à son tour et tendit le paquet de fruits secs à Eri tout en lui disant à voix basse :

« Tends-lui-en une… Peut-être qu'il s'approchera un peu plus. »

Elle attrapa une amande, puis d'un geste très lent la tendit devant elle. L'écureuil, intrigué, s'approcha lentement et… attrapa l'amande très rapidement avant de l'enfourner dans sa bouche. Il fixa Eri un petit instant, puis détala, son butin à l'abri dans ses joues. Après sa disparition, Eri éclata d'un rire cristallin.

« Il ressemblait à monsieur Deku avec ses grosses joues ! »

L'imagine d'un écureuil vert avec la bouche remplie d'amande et les yeux larmoyant d'un Midoriya émotif fit pouffer Aizawa malgré lui. Il était à peu près sûr que la petite allait le lui raconter, et il devait avouer qu'il serait curieux de voir la réaction de son élève…

Ils finirent leur balade en s'installant sur un banc qui avait été posé au bord du petit chemin, Eri lui racontant – toujours en chuchotant – ce qu'elle avait fait la semaine dernière. Parfois, un oiseau en recherche de graine ou de ver se posait devant eux, et la petite se taisait aussitôt pour l'admirer. Parfois, l'écureuil revenait et se faisait disputer par une pie au mauvais caractère, d'autres fois un groupe de moineaux atterrissait pour fouiller la terre dans l'espoir de trouver de quoi se mettre quelque chose sous le bec. Aizawa en profita pour nommer chacun des oiseaux, apprenant ainsi à Eri ce qu'était un pigeon, que les rouge-gorges avaient du caractère ou alors que les pies pouvaient parfois être des voleuses…

Le temps passa très rapidement, et 18h arriva si vite qu'Aizawa crut pendant un instant que sa montre était cassée. Ils repartirent donc dans le sens inverse, et il finit même par porter Eri dans ses bras qui commençait à fatiguer. Les oiseaux chantaient toujours et, bercée dans ses bras, la petite s'endormait petit à petit.

« J'adore le chant des oiseaux… chuchota t'elle d'une voix fatiguée. J'aimerais chanter comme eux un jour.

- Ah oui ?

- Oui. Un oiseau qui chante, c'est un oiseau libre, c'est dit dans mon livre d'image. Et je ne veux plus jamais être enfermée… »

Aizawa ne répondit rien, et il se contenta de caresser doucement la tête d'Eri, la portant jusqu'à l'internat où elle allait pouvoir se reposer au chaud.

Lui aussi, il aimait le chant des oiseaux.

Fin


Dernier blabla:

Et voilà pour ce thème!

Bon, j'ai un peu de mal à maîtriser le caractère d'Aizawa, je vous avoue que je ne sais pas vraiment ce que ça donne. Idem pour Eri qui, mine de rien, est un enfant qui a vécu beaucoup de traumatisme malgré son jeune âge. J'espère que les personnages ne sont pas trop OOC en tout cas!

Et non, Eri ne respecte pas Izuku.

En tout cas, merci d'avoir lu, et à demain!