Well well Soldiers !
Wah, longtemps qu'on ne s'est pas vus. Mais là, il y a plusieurs facteurs qui ont joués, notamment mes études…. Ah oui… De geek ultime et auteur plutôt productive, je suis passée à ermite sans vie sociale sinon mes révisions. L'éclate totale pendant près d'un mois je vous dit pas… JE SUIS EN VACANCES DEPUIS HIER SOIR ! Et je peux enfin tenter de faire des nuits de sommeil complètes, de manger autre chose que des trucs en trois minutes et surtout… renouer des liens forts avec mon PC et ma PS3 qui a pris la poussière pendant bien trop longtemps.
Bref bref ! Ne parlons pas de tout cela, et réjouissons nous de l'arrivée de ce chapitre 4 qui s'est fait longuement attendre d'après les messages que j'ai pu recevoir, et je tiens à présenter mes excuses à tout le monde et plus particulièrement Farfadet du bois (merci pour ce petit message de motivation xD), à Tomberry (non je ne m'arrête pas là, regarde !) et à ceux à qui j'ai déjà répondu. Et puis au passage, je tiens à remercier Scarlet, Kalimero et Amiante pour leurs commentaires auxquels je n'ai pas pu répondre personnellement mais que j'ai lu et qui m'ont fait très plaisir. Merci à vous !Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture,

Kiwi.


Not Easy to Love

La deuxième heure de cours de littérature se termina au moment où la grande brune qui présidait sa classe finit de donner le travail à faire pour la semaine suivante. La sonnerie n'avait pas encore retentit, mais elle libéra ses élèves avec deux minutes d'avance. Au plus grand bonheur de ceux-ci, soit dit en passant. Mais loin d'être innocent, cette action était une manœuvre qu'elle mettait en place pour en isoler une qu'elle n'avait pas cessé d'observer durant toute l'heure précédente. Fang eut juste le temps de reposer son livre sur son bureau sous le brouhaha des chaises qui raclèrent le sol ainsi que des voix de ses élèves qui s'élevèrent joyeusement. Ils la remercièrent poliment en quittant la salle, alors qu'au moment où Vanille recula sa chaise, elle l'interrompit dans son geste.

- Vanille ?

La rouquine redressa la tête, croisant le regard de son enseignante qui la fixait avec une résolution qui n'annonçait rien de bon. Elle déglutit en finissant de plier ses affaires, sous les airs inquiets et surpris de Yuj et Maqui.

- Je peux te parler un instant ? Demanda la grande brune.

- J'ai cours en suivant… Tenta-t-elle pour sa défense.

- Ca ne te prendra pas plus de quelques secondes crois-moi.

- Hum, bien, madame.

Fang rangea à son tour ses affaires alors que sa classe se vidait définitivement pour n'y laisser qu'elle et sa jeune élève qui semblait mal à l'aise. Elle prit son temps, montrant bien à son vis-à-vis qu'elle maîtrisait la situation. Il fallait laisser le stress de la culpabilité monter.

Vanille passa la hanse de son sac à son épaule en détournant pendant une infime seconde les yeux. Mais ce fut assez. La brune le remarqua immédiatement et dissimula tant bien que mal le petit sourire sardonique qui tendait à poindre. Elle intima à son élève de s'approcher d'un petit signe de tête.

- Mme Yun ? Demanda Vanille.

- Ne joue pas à la plus fine avec moi, Vanille. Tu sais bien qu'en dehors des heures de cours, je suis Fang.

La rouquine esquissa une petite mine désolée. Il fallait croire qu'elle s'était faite avoir sur toute la ligne. Elle ne pouvait tromper le sixième sens de sa grande sœur. Et celle-ci profitait largement de l'avantage qu'elle avait en cet instant.

- Où est Serah ? Répéta calmement la brune en croisant les bras.

- Je te l'ai dit, à l'infirmerie…

- Je vois… Donc ton échange de regards avec Yuj et Maqui était purement innocent.

- Qu-… ? Comment tu sais ? S'inquiéta soudainement la rouquine en écarquillant les yeux.

Un long sourire malicieux étira les lèvres de la plus grande des deux, alors qu'une étincelle d'intelligence pétillait au fond de son regard céladon.

- Je ne le savais pas. J'ai prêché le faux pour avoir le vrai, et tu n'as pas marché, tu as couru. Tu fais une piètre menteuse, tu sais ?

- Pfeu… On peut rien te cacher à toi, c'est vraiment chiant.

- Hep, pas de gros mots.

- Je sais mais là, y a pas d'autre mot pour le coup.

Fang poussa un petit soupir amusé en tendant son bras droit pour relever tendrement le menton de son opposante. Leurs yeux, réciproquement émeraude, se captèrent. Ce contact visuel obligea un petit silence à les envelopper de son doux manteau. Il représentait à la fois un certain reproche mais aussi une affection qui allait au-delà des mots. La cadette de leur famille recomposée plongea ses iris dans un océan tranquille qui lui transmettait son profond attachement. Fang était comme cela… Quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, elle arrivait toujours à deviner la vérité. C'était comme si elle lisait dans ses pensées. Elles n'avaient pas de lien de sang, mais leurs sentiments respectifs avaient toujours dépassés cette simple condition. Elles avaient grandi ensemble dans un orphelinat de banlieue. Ce n'avait jamais été le grand luxe, et s'y procurer deux repas par jour relevait souvent du miracle. Mais, dès le premier jour la grande brune l'avait prise sous son aile. Elle s'était interposée entre elle et un gamin bagarreur qui tentait de faire régner sa piètre autorité par la peur. Fang l'avait alors toujours protégée, défendue et aidé à s'instruire. Et Vanille l'avait toujours admirée en retour. Peu importe comment on pouvait la voir à cause de ses origines hispaniques, ou de son accent, pour elle, Fang était rayonnante comme un soleil. Elle apportait la joie et le rire partout où elle allait. Cela semblait émaner de son être entier, qu'elle le veuille ou non. Il suffisait qu'elle vous sourie et tous vos malheurs semblaient d'un seul coup peser moins lourd sur vos épaules. Elle apportait des solutions à des problèmes insolubles comme si la réponse était évidente.

Elle pouvait parfois sembler provocante et immature dans sa façon de s'exprimer, mais en réalité, il n'en était rien. Fang était quelqu'un d'extrêmement réfléchi qui savait concilier pensée et action. Elle faisait croire à une certaine stupidité en tendant des perches énormes, mais ce n'était que dans le but d'analyser son interlocuteur et de l'aider à se dévoiler pour l'aider. Elle était incorrigible… Elle essayait toujours d'aider les autres. Et quand Vanille lui avait un jour demandé pourquoi elle faisait cela, elle avait seulement répondu : « le sourire. » La rouquine l'avait regardé sans comprendre de longues secondes, la faisant rire. La brune s'était alors penchée pour lui déposer un baiser sur le front et lui citer une phrase qui était restée à jamais gravée dans son esprit : « Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup. Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent. Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel. » Elle avait ensuite marqué une pause, pour finalement rire doucement et ajouter « J'adore ton sourire Vanille. Sois heureuse, et transmet cette joie autour de toi. ». La rouquine avait, depuis lors, toujours cru en ces mots. Ils étaient devenus son principe de vie. Le sang n'avait rien à voir avec leur relation, car elles étaient plus unies que n'importe quelle famille.

- Tu sais ce qu'a dit Anton Tchekhov dans un texte qu'il a nommé « Lettres » ? Finit par demander Fang.

Vanille secoua la tête pour toute réponse. Sa grande sœur reprit alors :

- Il a dit « Nulle raison ne pourrait justifier le mensonge. ». Tu ne voudrais pas le contredire ? Rit-elle.

- Non, rougit alors la plus jeune. Mais… (elle marqua une pause). Serah n'a jamais séché, je te le jure, elle ne voulait pas crois moi ! Ce n'était vraiment pas contre toi ou ton cours !

L'intéressée hocha simplement la tête, l'incitant à poursuivre.

- Elle a… un problème familial. J'en sais pas plus que toi, mais seulement que ça concerne sa grande sœur : Lightning.

- Lightning ? Répéta Fang en fronçant les sourcils.

- Oui.

- Et tu sais où elle est allée ?

- Elle est rentrée chez elle. Elle a pris son bus. De mémoire, elle n'a qu'une vingtaine de minutes de trajet, donc… elle doit déjà y être. Pourquoi toutes ces questions ?

- Rien, laisse. (L'enseignante fit semblant de regarder sa montre pour toute excuse). Oh et tu ferais bien de filer, sinon tu vas être en retard.

- Ah oui ! En effet ! De mémoire, t'as plus cours à donner là… On se retrouve ce soir ?

- Ouaip. J'm'occuperai du dîner.

- Je veux des macaronis, termina la rouquine en passant la porte. A toute alors !

- Attend Vanille.. ?

- Oui ? fit-elle en se retournant.

- Plus de mensonges.

- De toute façon, tu arrives toujours à faire éclater la vérité… rit-elle en quittant pour de bon la salle. Je vois pas pourquoi je continuerais à me fatiguer.

Fang la regarda partir, songeuse. Elle-même connaissait le sérieux de Serah et son départ précipité ne pouvait signifier qu'une seule chose : quelque chose de grave était arrivé. Quelque chose qui n'avait pas pu attendre la fin des cours vu qu'elle avait demandé à Vanille de mentir pour la couvrir. Et maintenant qu'elle y pensait, elle comprenait soudainement le plan de la jeune femme. Tout lui parut limpide maintenant qu'elle connaissait une partie de l'histoire : Yuj…

Elle soupira profondément. Ils avaient utilisé la plus vieille méthode d'attaque qui n'ait jamais existée : la distraction pour détourner l'attention de l'ennemi. Le jeune homme aux cheveux bleus avait servi d'appât pendant que la jeune Farron se faisait la male. Ingénieux. Stupide et immature, mais bien joué elle devait le reconnaître. Pourtant, ce plan de fuite organisée mis à part, cette histoire l'inquiétait. Elle n'avait pas besoin de connaître personnellement Lightning pour savoir qu'elle possédait une fierté monstrueuse. Cet état de fait était inscrit dans son regard azur et dans sa manière de se tenir. Pour certains, elle pouvait paraître seulement froide et laconique. Mais pour qui savait observer un temps soit peu les signaux émanant de son corps, elle était en réalité en alerte constante et trop renfermée pour oser ne serait-ce qu'évoquer ses sentiments. Et cela se remarquait à ses épaules carrées et tendues. Une veine musculeuse restait toujours tirée à la base de son cou, preuve d'un tourment perpétuel. Elle était une véritable boule de nerfs sous une apparente tranquillité.

La grande brune se passa une main sur le visage afin de se masser légèrement les tempes. Si une histoire de ce genre était arrivée à un autre de ses élèves, elle n'aurait rien fait pour remédier à la situation… Pas par absence d'inquiétude ou manque de professionnalisme, non, mais parce que ce même élève avait forcément des parents pour gérer la situation. Ce qui n'était pas le cas de Serah. Cette gamine d'à peine dix-sept ans se retrouvait à manquer les cours pour porter assistance à sa grande-sœur, unique représentante de leur famille. Et cela, elle ne pouvait le laisser passer… Sans parler du fait, qu'outre le comportement de son élève, elle devait reconnaître ne pas apprécier savoir que son soldat était peut-être dans un sale état. Elle réfléchit donc pendant quelques secondes à une solution en fermant les clapets de son sac en cuir contenant ses cours. Elle n'avait qu'un moyen d'intervenir. Un seul et unique. Et celui-ci pouvait se révéler doublement gagnant pour elle maintenant qu'elle y songeait. Il était diablement ingénieux en réalité… On était loin d'une petite distraction montée sur un coup de tête… Non, son plan à elle était bien plus tordu et pourrait se révéler payant. Elle esquissa un petit sourire en coin en récupérant ses affaires pour se diriger vers la salle des professeurs.

[…]

Serah de son côté était arrivée à destination depuis plus d'une demi-heure et s'appliquait à changer les compresses sur le front de sa grande sœur pour essayer de faire diminuer sa fièvre. Affolée, elle était entrée dans leur appartement comme une furie pour se rendre compte que Lightning était dans un vague état second et gémissait doucement sous le contrecoup des symptômes de sa maladie. Elle n'avait pas répondu par simple incapacité à ne serait-ce qu'entrouvrir les yeux. Elle était vraiment affaiblie. Serah ne l'avait jamais vu comme cela. Et dire qu'elle refusait catégoriquement d'aller chez le médecin…

- Lightning ? L'appela sa cadette. Ca ne peut plus durer… Je vais appeler le docteur pour qu'il se déplace à domicile… Tu ne peux pas rester comme ça.

- Je t'ai dit… que ça allait, murmura l'intéressée dans une grimace. Ca va… passer… Rien qu'un coup de fatigue…

- Un coup de fatigue ? Répéta la plus jeune avec une pointe de sarcasme. Light', ça fait trois jours que tu es étendue là ! Tu en as conscience au moins ?

- Trois jours ?...

- Oui.

Serah, assise sur le bord du lit, passa à nouveau le gant de toilette frais sur le visage de sa sœur. La fièvre la faisait transpirer et déformait dans la douleur son beau visage d'habitude calme et serein. Jetant un regard sur la table de chevet, elle remarqua que Lightning avait quand même ingurgité les cachets antidouleur. C'était toujours ça de pris…

La jeune Farron savait que son aînée détestait tout ce qui s'approchait de près ou de loin à un médecin ou à un hôpital depuis la mort de leur parent. Cet état d'esprit en était presque devenu phobique vu sa résistance quand Serah lui avait proposé de l'accompagner au cabinet médical le plus proche. La cadette était trop jeune à l'époque pour se souvenir avec précision de tout ce qui s'était passé. Surtout que Lightning l'avait maintenu le plus possible en dehors de cette affaire pour la protéger et l'épargner. Mais elle savait en contre partie que le soldat avait dû passer de longues heures seule dans un couloir d'hôpital à attendre des nouvelles qui ne venaient jamais. Depuis, elle n'avait plus jamais voulu y remettre un pied.

Serah poussa un petit soupir en mettant des glaçons dans un petit sachet pour le reposer sur le front de son aînée. Elle espérait de tout cœur qu'elle se remette rapidement. Elle détestait la voir comme cela, voire elle n'aurait jamais cru la voir un jour dans un état pareil. Pour elle, quand elle pensait à Lightning, elle voyait une personne grande et forte qui savait lui sourire tendrement et la prendre dans ses bras quand elle était effrayée ou qu'elle avait besoin de réconfort. Souvent, leur relation n'avait rien de fusionnel ou d'effusif, mais elle était pure et magnifique. Sa grande sœur veillait toujours sur elle et faisait tout pour qu'elle ait la meilleure vie possible.

Un petit gémissement fiévreux la tira de ses pensées, alors que les sourcils de l'intéressée se fronçaient à cause d'une vague de douleur. Serah se sentit dépassée tandis que la panique s'emparait d'elle. Qu'est-ce qu'elle avait ? Et elle, que pouvait-elle faire pour la soulager ?

- Light, Light… Parle-moi. Où as-tu mal ?

- J-je… Je n'ai pas mal…

- Arrête de dire ça ! Je sais que c'est faux. Où ?!

Le soldat serra les dents en inspirant par petites saccades. Son corps ne cessait de la tirailler et de l'élancer sans relâche. C'était éprouvant autant physiquement que moralement. Et bien que la douleur s'intensifia dans son crâne, elle persistait à ne pas vouloir inquiéter Serah. Son inconscient veillait à l'épargner malgré le gouffre dans lequel elle se trouvait. Elle savait qu'elle ne pourrait pas s'en sortir seule, mais essayait quand même.

- De l'eau… finit-elle par chuchoter. S'il te plaît…

- De l'eau ?! Bouge pas, je t'apporte ça, bondit Serah en s'élançant hors de la pièce.

Lightning esquissa une petite grimace amusée en songeant que de toute façon elle ne risquait pas d'aller bien loin vu son état. Son corps ne lui répondait absolument pas. Plus tôt, elle avait tenté de bouger son bras et celui-ci avait semblé peser plusieurs tonnes, restant obstinément étendu sur le matelas à ses côtés. C'était comme si ses membres s'étaient détachés de son anatomie pour ne plus être que des bouts de bois inutiles et incompétents.

Le soldat ferma à nouveau les yeux, son esprit tournait comme si la Terre allait s'écrouler. Et elle ne pouvait plus supporter la vision de son lustre qui tanguait avec la mauvaise intention de se décrocher du plafond pour venir l'assommer pour de bon. Tout ceci était fou… elle était en train de devenir dingue. Tout son être semblait s'embraser comme si récemment on avait remplacé les globules rouges de son sang par de la lave en fusion qui la rendait nauséeuse et maladroite. Rien que soulever un verre d'eau relevait d'un exploit. C'en devenait affligeant…

Comment avait-elle pu tomber si bas à cause d'un bête coup de froid ?

[…]

Serah ouvrit un placard vitrée dans la cuisine duquel elle tira un verre arrondi. Le posant sur le plan de travail, elle ouvrit en suivant le réfrigérateur pour en tirer une bouteille d'eau fraîche. Elle en versa une partie dans le verre qu'elle venait de prendre jusqu'à ce que celui-ci soit rempli à moitié, puis elle compléta avec de l'eau tiède du robinet. L'eau trop froide n'aurait pas été agréable pour sa soeur, il valait mieux compenser pour que la température soit finalement idéale.

Son travail accompli, elle retourna dans la chambre où Lightning n'avait pas bougé. Elle s'assit à nouveau sur le rebord du matelas et approcha le verre de ses lèvres en lui disant de redresser légèrement la tête. Son opposante lui obéit, les yeux mi-clos, elle paressait ailleurs. Mais Serah eut à peine le temps de lui donner quelques gorgées que des coups frappés à la porte d'entrée la firent réagir. Etonnée, elle reporta son regard de la porte de la chambre de sa sœur à son beau visage pour lui demander :

- Tu attends quelqu'un ?

L'intéressée ouvrit un œil, son regard fiévreux lui faisant passer le message : « Tu crois que j'ai envie de voir quelqu'un là ?! ». Elle n'avait pas tord. Serah se redressa donc en posant le verre sur la table de chevet pour sortir de la pièce et se diriger vers l'entrée de leur appartement. Elle traversa rapidement le petit couloir qui donnait sur le salon pour finalement atteindre la porte principale. Porte qu'elle regretta immédiatement d'avoir faite basculer sur ses gonds. Sur son palier se tenait une figure Ô combien reconnaissable qui attendait les bras croisés avec un petit air à la fois provocateur et réprobateur. Son enseignante : Oerba Yun Fang. Serah manqua une série de battements cardiaque en sentant sa salive rester bloquée dans sa gorge.

- Ma-madame… ?

- Quelle coïncidence n'est-ce pas ? Fit son opposante dans une ombre de sourire malicieux.

La jeune fille garda la bouche ouverte durant quelques secondes trop abasourdie pour pouvoir répondre. Comment sa professeur pouvait-elle bien être ici ? Sous ses yeux ? Elle cligna pour vérifier qu'elle n'hallucinait pas, mais lorsque ses paupières se rouvrirent, la jeune femme à la peau halée était toujours là. Bien trop réelle pour n'être qu'un tour joué par son imagination.

- Mais… Que faîtes vous ici ?

- Je pourrais te retourner la question, s'amusa-t-elle. Tu n'es pas sensée être en cours, Serah ?

- Oui-i mais…

- Je peux entrer ? La coupa gentiment son interlocutrice. On sera mieux pour discuter à l'intérieur je pense.

Pour toute réponse Serah s'écarta pour laisser entrer sa professeur de littérature. La grande brune esquissa un nouveau petit sourire en coin avant de décroiser les bras pour avancer et pénétrer dans l'appartement. Faisant quelques pas de côtés, elle laissa à son élève le soin de refermer la porte dans son dos, pour finalement la suivre au salon, où la jeune fille lui désigna une place sur le canapé. Avec grâce, elle contourna le sofa pour s'y asseoir avec une lenteur mesurée. Elle faisait durer le silence dans le seul but de faire réfléchir son opposante. Et à voir la couleur pâle de son visage, son cerveau fonctionnait certainement à deux cents à l'heure. Elle blêmissait à vue d'oeil au fur et à mesure des différentes hypothèses qui lui traversaient l'esprit.

La grande brune prit donc ses aises en gardant une position stricte pour conserver sa place de dominante. Elle ne devait pas laisser à Serah la moindre chance d'échapper à son jeu de rôle. Et pour cela, elle se devait d'ouvrir les hostilités :

- Tu sais que sécher les cours et t'enfuir du lycée en te créant un alibi falsifié est passible d'un renvoi temporaire de deux jours ?

Si la peau de Serah avait pu devenir plus blafarde, on aurait vu à travers à cet instant précis. La jeune fille déglutit alors que son opposante continuait sur sa lancée.

- De plus, ce genre de faute de parcours apparaîtra dans ton dossier scolaire qui te suivra toute ta vie. Et autant dire que pour une élève aussi brillante que toi… c'est quelque chose qui ne pardonne pas.

- J-je…

- Si j'avertissais la vie scolaire et le Conseiller Principal d'Education de ton cas, tu pourrais perdre l'entrée dans une université que tu convoites…

- Je suis tellement désolée, madame, couina la jeune fille en sentant les larmes lui monter aux yeux. Je ne savais pas… J-je ne voulais pas…

Contre toute attente, alors qu'elle sentait son cœur tambouriner contre sa poitrine, elle vit le visage de son vis-à-vis s'éclairer un petit sourire qui aspirait à la confidence.

- Je sais, répondit simplement Fang. Sinon je ne serais pas là et j'aurais déjà donné ton nom aux surveillants.

- A…alors que faîtes vous ici ?

- Je suis là pour t'aider Serah. Vanille m'a avoué que tu avais des problèmes familiaux… Et que c'était eux qui t'avaient obligés à sécher.

Serah voulut parler mais la brune leva une main devant elle pour lui intimer le silence.

- Laisse-moi finir. Je sais que ta grande sœur représente ta seule et unique famille, et peu importe ce qui lui est arrivé, il est tout à fait normal que tu veuilles lui porter secours… Mais sache une chose, Serah : tu es jeune et tu as des devoirs, notamment scolaires. Je suis certaine que Lightning ne sait pas que tu es en train de rater des cours pour elle, sinon elle serait en colère.

La jeune fille baissa la tête avec culpabilité, trouvant soudainement très instructif de fixer ses pieds qui se tortillaient. Son enseignante sourit gentiment à cette vision.

- N'oublie jamais que ta grande sœur se bat pour toi, pour que tu réussisses dans la vie. Ne la déçois pas…

- Oui madame, répondit faiblement Serah.

Fang pencha la tête sur le côté dans le but de capter le regard de son opposante. Les deux yeux bleus de son élève tendaient à fuir tout contact visuel.

- Tu n'as pas à assumer à ton âge toutes ces responsabilités, c'est pour ça que je suis venue. Alors maintenant, tu vas calmement m'expliquer la situation, et si tu me promets de retourner en cours dès que tu auras terminé de me raconter cette histoire, je te couvrirais.

- Comment ça ? S'étonna la jeune fille en ramenant son regard sur les deux émeraudes qui la fixaient avec sagesse et maturité.

- Je prendrais la responsabilité de tes heures manquées de ce matin et je te fournirais un document te donnant un alibi respectable. Tu n'auras rien à craindre pour ton dossier. Alors ?

Serah marqua une seconde d'hésitation en dévisageant cette figure intelligente et magnifique qui lui proposait une aide bienvenue. La jeune fille ne savait pas comment l'expliquer, mais là tout de suite, elle se sentait en sécurité. Toutes les craintes qui jusqu'à maintenant avait lourdement pesées sur ses épaules, s'envolaient pour ne laisser qu'une confiance naissante.

- D'accord… Mais promettez-moi également de ne pas punir Vanille et Yuj. Ils ont fait ça pour m'aider, et je n'aimerais pas qu'à cause de mes actions, la faute leur retombe dessus.

- Promis.

[…]

Une bonne demi-heure plus tard, Fang raccompagna en silence sa jeune élève à la porte de son propre appartement. Elles avaient longuement discuté jusqu'à ce que la brune saisisse tout ce qu'il y avait à savoir sur le compte de Lightning. Serah lui avait tout raconté en détail : de son récent surmenage au boulot d'après son supérieur, à sa hantise des médecins, en passant par son mauvais caractère quand elle refusait de dire où elle avait mal. Et l'enseignante de lettres l'avait écouté avec un sérieux presque palpable, posant des questions pour demander des éclaircissements sur certains points, avant de replonger dans un mutisme total.

- Sois rassurée, Serah, je prends les choses en mains. Retourne en cours, je veille sur elle.

- Si vous pouviez l'obliger à parler, ce serait bien, soupira son opposante. A moi, elle refuse de se confier…

- T'inquiète, les cas difficiles, ça me connaît, rit-elle doucement. Va, et surtout ne pense à rien d'autre qu'à tes cours, je m'occupe de tes absences.

- Oui madame !

Sur un dernier sourire, la grande brune regarda son élève filer avec son sac pour tranquillement refermer la porte une fois qu'elle eut disparue à l'angle du couloir. Bien. La première étape de son plan venait de s'achever avec succès : faire retourner Serah en cours et lui faire comprendre qu'elle n'était pas seule pour faire face à ses problèmes. Il ne manquait plus maintenant qu'elle ne s'occupe de la plus grosse partie de sa mission : Lightning…

Les Farron étaient une sacrée famille de têtes de mules. Le sergent allait très certainement lui donner du fil à retordre. Poussant un petit soupir, Fang se passa une main dans les cheveux pour les remettre à leur place. Jusqu'à présent, elle avait tout maîtrisé. Mais à partir de là, la situation allait irrémédiablement se corser, et dire qu'elle avait totalement en confiance en elle, aurait été mentir. Elle avait beau réfléchir et imaginer des scénarios possibles, elle savait parfaitement que la réalité serait tout autre. Alors inspirant un grand coup, la brune arrangea brièvement sa tenue pour finalement prendre son courage à deux mains et se diriger vers la porte fermée de la chambre que Serah lui avait indiquée. Porte qui lui parut légèrement impressionnante maintenant qu'elle se retrouvait à la fixer en se demandant si elle devait frapper ou pas. Elle ne savait pas du tout comment allait réagir Lightning en la voyant débarquer à l'improviste et c'était cette absence de connaissance qui lui faisait peur.

Marquant une pause, elle réalisa ce qu'elle était en train de penser. Elle… Oerba Yun Fang, grande séductrice encore jamais repoussée avait peur ? C'était du jamais vu. Parfaitement ridicule. Cette pensée la fit rire d'elle-même. Etait-elle aussi stressée que cela pour rester ainsi cloîtrée devant la porte d'une personne malade qui avait besoin d'aide ? Peu importe la colère ou la frustration qu'elle imposerait à sa patiente, celle-ci ne pourrait certainement pas lui sauter à la gorge… alors, attendre dans le couloir ne servait strictement à rien.

Elle avança son bras et se saisit de la poignée qu'elle abaissa doucement pour écarter la porte en silence. Son regard de jade se porta immédiatement sur le lit double où une jeune femme aux cheveux roses pâles était étendue, les yeux fermés : Lightning. Fang pénétra dans la chambre en prenant soin de ne pas faire de bruit, avant de repousser le battant en bois derrière elle. La pièce était en partie plongée dans la pénombre pour éviter que la lumière n'agresse le soldat dans son état comateux. Elle semblait pour la première fois paisible ainsi allongée, les paupières closes.

La brune s'approcha pour venir se porter à son chevet. Son opposante ne bougea pas d'un pouce tandis qu'elle se penchait au-dessus d'elle pour venir poser sa main fraîche à plat sur son front et vérifier si elle avait encore de la fièvre. A ce contact rafraîchissant, le soldat tenta péniblement d'entrouvrir les yeux en gémissant faiblement.

- Ser..ah ?

La grande brune laissa un petit sourire poindre sur ses lèvres, en descendant sa main bronzée pour la poser sur la joue du soldat dans un geste tendre et rassurant.

- Perdu.

Lightning, dont les paupières étaient à présent partiellement ouvertes, distinguait des formes floues et vagues qui semblaient danser devant ses yeux bleus. Elle voyait cette silhouette penchée sur elle. Cette ombre qu'elle avait du mal à reconnaître. Cette masse de cheveux sombre et cet accent qui parvenait à ses tympans. Elle cligna lentement.

- Y-yun… ?

- Ah gagné, cette fois. C'est moi.

L'intéressée tenta de s'agiter, mais son corps ne lui répondit pas le moins du monde. Il le trahissait au pire moment, alors qu'elle sentait cette simple caresse réconfortante qui effleurait sa joue. Cette main froide et fine comme un glacier apaisant dans la fournaise qu'était son visage.

- Qu'est-ce.. que… tu fais là ?

La grande brune esquissa un discret sourire en récupérant le gant de toilette qui reposait dans un petit baquet d'eau froide. Elle l'essora avec lenteur pour venir l'apposer sur le front de sa patiente.

- Je vois que la fièvre a au moins eu un effet bénéfique sur toi, sourit-elle gentiment.

Lightning ne répondit pas, se concentrant sur sa vision qui tendait à se stabiliser. Sa silhouette se découpait petit à petit avec plus de clarté. Rendant à l'enseignante ses formes enchanteresses alors que sa voix lui parvenait à travers la brume qu'était son esprit. Ce timbre hispanique s'écoulait dans sa tête, chassant les ombres et charmant ses sens. Il agissait comme un baume tonifiant et agréable, là, pour chasser la maladie et ses faiblesses. Et cette caresse qui ne cessait pas…

- Hn... ?

- Je vois qu'elle te fait oublier le vouvoiement. C'est un bon début… continua-t-elle, en approchant ses doigts fins et longs de ses tempes pour les masser doucement. Laisse toi faire, je ne vais pas te faire de mal…

- T-tu n'as pas répondu, grogna le soldat. Que fais-tu ici… chez moi…

- Si t'arrêtais de râler, je te le dirais, Lightning.

Le sergent frissonna à l'entente de son prénom. Sur le moment elle ne sut pas si c'était à cause de la fièvre ou de la voix de son opposante qui semblait être l'unique personne à pouvoir l'appeler de cette façon. Elle arqua un sourcil malgré la migraine incessante qui l'assommait. Son esprit se battait pour sortir du néant et affronter encore une fois cette femme. Cette dernière était en train de lui donner une raison de se battre… Et, il était en plus de cela, difficile d'admettre que le massage que la brune lui faisait chassait petit à petit la douleur et lui faisait du bien.

- J'ai-i le droit de râler… je suis malade…

- C'est bien de le reconnaître, mais tu ne le serais pas si tu ne faisais pas l'imbécile, répondit méthodiquement Fang. Serah m'a tout raconté. Elle m'a dit pour tes différentes prises de postes et remplacements à la caserne. Tu ne devrais pas ainsi négliger ta santé ! En plus de te rendre malade, tu inquiètes ta sœur…

- Hum…

- On en vient donc à ma présence ici. Je ne suis pas venue jusque chez toi dans le seul but de t'embêter… (Elle marqua une pause)… Bon okay, un peu je reconnais…

Un silence lui répondit.

- C'est fou à quel point tu es fermée à toute sorte d'humour…

- …

Fang poussa un petit soupir en accentuant son massage thérapeutique. Ses doigts savaient où faire pression pour soulager la jeune militaire. Ce n'était pas parce qu'elle venait d'être confrontée à un échec cuisant dans le déridage de son opposante qu'elle comptait abandonner si facilement. Elle retenterait plus tard. Il fallait qu'elle apprivoise son frigide soldat qui n'appréciait décidément pas sa présence à voir son air fermé. Mais elle avait peut-être la solution… il fallait qu'elle lui dévoile une partie de ce qu'elle savait.

- Pour tout te dire… La vérité c'est que je suis ici pour éviter à ta sœur de sécher les cours afin de s'occuper de toi.

- Sécher ?...

La brune écarta une mèche rose du visage d'albâtre qui lui faisait face en gardant un petit silence.

- Oui. Sais-tu quel jour on est ?

- …Non.

- Mardi.

Elle laissa au soldat le temps d'ingérer la nouvelle en continuant son massage avec soin. L'observant, elle remarqua que le regard cobalt qui lui faisait face reprenait en couleur et en conscience de ce qui l'entourait. Elle revenait parmi les vivants et réalisait petit à petit la situation.

- Mardi ? Répéta-t-elle pour demander une confirmation.

- Mardi, approuva Fang. Et si tu veux connaître son emploi du temps : elle avait cours avec moi pour les deux premières heures de la matinée avant d'enchaîner avec maths et histoire. Elle a manqué trois heures pour toi…

- M-mais…

- Je sais, la coupa gentiment la brune. Tu ne voulais pas. Mais cela se reproduira si tu continues à faire comme si tu n'avais rien et à la laisser se faire des idées.

Lightning ne répondit pas, ne trouvant rien de convenable à dire. Elle savait que l'enseignante avait parfaitement raison, mais le reconnaître lui aurait écorché la langue. Alors elle releva les yeux pour rencontrer ceux émeraude qui la dévisageaient sans un mot. A sa grande surprise, ils exprimaient une compréhension qu'elle ne leur avait jamais vue. Dans leur vert impérial, ils semblaient à la fois lire en elle et la comprendre. Comment était-ce possible ?... elles ne se connaissaient même pas.

Et puis… Quel était cette étrange chaleur qui se répandait dans son corps en réponse au contact de ses mains sur ses tempes ? Elle n'avait déjà pas assez chaud comme cela, il fallait qu'en plus son esprit soit assailli de frissons et de nouveaux vertiges. C'était vraiment étrange. Ses pensées s'éparpillaient au rythme du mouvement répétitif des doigts bronzés qui malaxaient avec douceur son visage. Elle était douée…

- Tu fais ça… pour t-tous tes élèves ? Murmura finalement le soldat.

- Je l'aurais fait pour n'importe lequel d'entre eux n'ayant plus de parents, oui.

- Désolée…

La brune arqua un sourcil surpris.

- Pourquoi tu t'excuses ?

- Pour rien. Je vais mieux… T-tu peux rentrer chez toi.

- Encore dans le déni, soupira-t-elle. T'es vraiment pas quelqu'un de facile, tu sais ? Je n'ai plus de cours à donner de la journée, d'où le fait que je sois venue… ça te tuerait de te montrer reconnaissante ?

Le soldat ne répondit pas, mais détourna le regard. Cette femme l'exaspérait au plus haut point. Tellement même, qu'elle en oubliait partiellement la douleur, se laissant porter par son énergie et sa présence. Parce que oui… Elle ne voulait pas l'admettre, mais son arrivée l'avait détendue. La brune dégageait quelque chose de bienfaisant. Ce n'était pas que dans ses gestes et dans ses soins… Non, c'était son aura elle-même qui l'enveloppait. Son parfum qui s'insinuait jusqu'à son nez, lui permettant de se laisser bercer, malgré la résistance de son esprit.

- Que tu le veuilles ou non, tu seras mon élève à partir de maintenant, déclara Fang en arrêtant de la masser.

A la perte du contact qui lui faisait du bien et à cette phrase énigmatique sortie de nulle part, Lightning ramena son regard océan sur la jeune femme à la peau bronzée. Elle capta de nouveau ses beaux yeux lagons dans lesquels dansait une flamme taquine et moqueuse. Mais le pire, c'est qu'elle semblait sérieuse dans ses propos.

- Comment ça ?...

- Tu n'écoutes rien, tu n'en fais qu'à ta tête. Tu as besoin d'un certain redressement. Je vais t'apprendre à obéir… à tous les sens du terme, ricana-t-elle.

Le soldat ne comprit pas son sous-entendu et se contenta de la fixer en fronçant légèrement les sourcils. Son rire chantant et mélodieux résonnait comme un chant lointain provenant d'îles paradisiaques qu'elle ne connaissait pas. Il apportait la chaleur des rayons du soleil sous un couvert unique de tranquillité. Lightning l'écouta en silence. Aussi fatigante que pouvait être cette enseignante, elle restait une source de lumière aveuglante.

- Je vais te chercher des glaçons, annonça-t-elle en arrêtant de rire. Ceux là ont fondus…

Pour accompagner ses propos, elle se redressa sur ses jambes, en profitant pour arranger son t-shirt qui était remonté à cause de sa position assise. Initiative qui permit au sergent de l'observer tout à loisir. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pu la voir et l'admirer. Et Lightning se rendit compte qu'elle ne pouvait s'empêcher de comparer ce corps à celui d'autres personnes qu'elle connaissait. Plus fin que celui de Nabaat, il était plus séduisant que celui de son infirmière de section, Alyssa. Tout en longueur, celui de Fang irradiait d'une sensualité maligne et dosée. Et maintenant qu'elle y pensait, à vrai dire, il n'avait rien de comparable avec ceux de ces femmes. La brune avait ce quelque chose en plus… cette note qu'elle n'arrivait pas à définir... Courbé à souhait, il était un modèle d'équilibre sous une fine musculature saillante. Elle semblait en prendre soin. A moins qu'elle ait toujours eu la chance, de part sa grande taille, d'être si bien proportionnée. C'était possible… Et cela ne faisait que renforcer son charme.

- Hey !

La voix de la brune, marquée par son intonation emplie de surprise, tira Lightning de sa silencieuse contemplation. Affichant une grimace à cause de son mal au crâne, elle grommela un « quoi encore ? » ronchon. Un semblant de question auquel Fang ne répondit pas pour aller récupérer un morceau de papier froissé qui traînait sur le bord de la table de chevet. Elle le ramassa promptement pour le porter à hauteur de son buste et le déplier.

Lightning sentit au même moment une sueur froide descendre le long de sa colonne vertébrale alors qu'elle comprenait l'objet de son étonnement.

- Mais… C'est mon numéro de téléphone ?! T'es une menteuse !

- P-pas du tout…

- Ah ouais ? Ironisa Fang. Alors, comment tu expliques le fait que tu l'ais gardé après m'avoir dit t'en être débarrassée ?

Le soldat déglutit. Sa stupidité la perdrait un jour.


Hahaha ! Oui, j'aime m'arrêter à chaque fois au meilleur moment u_u
Ca permettra d'amener la suite~
Mais ceci vous a-t-il plu ?
See you~
Kiwi.