Bon après le One-Shot de Bleach qui était assez bizarre (si vous savez pas de quoi je parle, référez-vous à la FanFic intitulée Quand la glace fond et que je te découvre enfin mais c'est bizarre, âmes sensibles abstenez-vous !) Voici la suite de Un amour interdit qui j'espère vous a plu.

Titre: Un amour interdit

Chapitre Quatrième: Mauvais aveux

Rating: M mais c'est pas encore à l'ordre du jours (allez un peu de patience)

Diclaimer: Code Geass n'est toujours pas à moi sinon soyez sûr qu'il n'y aurait aucune fille sauf C.C et Tianzi.

Bon ben j'espère que vous êtes toujours pas morts (d'ennuis) parce que ça serait dommage qu'il y ait personne pour lire cette Fic.


Chapitre Quatrième

Mauvais aveux

Ça faisait aujourd'hui une semaine que Lelouch et Suzaku sortaient ensemble, une semaine aussi que Lelouch était torturé entre son désir de ne rien cacher à son petit ami et celui de préserver leur relation encore fragile en conservant le silence. C'est ainsi qu'il passait ses journées, à chercher des arguments pour et contre, les deux se valant ce qui avait le don d'agacer l'ex-prince au plus haut point.

Le soldat lui, avait des soupçons quant à l'identité de son ennemi et passait son temps à observer Lelouch à la recherche d'un quelconque signe qui le trahirait. Mais hormis le fait qu'il paraissait encore plus ailleurs qu'à l'accoutumé il n'avait rien noté d'anormal. Lelouch était passé maître dans l'art du contrôle de lui-même et il bénissait ce don qui le protégeait en ce moment. Oui, il avait noté les regards en biais de son amant, oui, il lui avait vu cet air mi méfiant, mi scrutateur qui exprimait ses soupçons.

Ils ne s'étaient plus vus en dehors des cours depuis l'incident avec Zero, et Nunnaly se demandait pourquoi Suzaku-kun ne venait plus. Ça n'était pas faute de l'inviter, Lelouch lui demandait s'il voulait passer tous les soirs, mais la réponse était toujours négative. Le jeune homme s'en trouvait profondément blessé et il pensait déjà que tout était déjà fini, qu'il allait perdre son meilleur ami en même temps que son amant et que celui-ci cherchait à l'éviter. La vérité, elle était toute autre. Suzaku était juste très pris par Lloyd qui n'arrêtait pas d'apporter des modifications au Lancelot et l'agaçait grandement. Parfois il avait juste envie de lui raccrocher au nez ou de lui claquer la porte, mais ça signifiait une mise à pieds pour insubordination et il ne voulait pas en arriver là, surtout que Lloyd ne faisait que son travail. C'est donc frustré qu'il se rendait chaque soir au labo du noble pour essayer encore, encore et encore des prototypes sans quelconque utilité apparente.

Cependant au fond de lui, quelque chose lui criait de protester, de s'enfuir retrouver son Lelouch et lui clamer haut et fort de ne pas s'inquiéter parce qu'il l'aimait plus que tout.

L'occasion se présenta d'elle-même, un vendredi soir. Lelouch avait décidé de se jeter à l'eau peu importaient les conséquences. Il attendit son petit ami à la sortie et l'attrapa par la manche.

-Viens avec moi, toi !

-On va où ?

-Discuter... loin d'ici.

Il l'emmena au fond du parc de l'académie et s'assit dans l'herbe, l'invitant à faire de même. Passèrent alors de longues minutes pendant lesquelles ils se regardèrent avant que le terroriste ne commence à parler.

-Il faut que je te dise quelque chose. Je sais pas si ça va te plaire de l'entendre, mais je veux pas te le cacher, et... il faut pas qu'on continue comme ça... on peut pas sortir ensemble... t'es jamais là, on dirais que tu m'évite, je... c'est pas que je t'aime pas, mais je veux pas vivre comme ça... pas avec toi... je préférerais qu'on reste amis plutôt que de te voir t'éloigner de moi... je supporte pas de te voir... si près et de rien pouvoir te dire...

Suzaku resta cloué sur place. Jamais il n'aurait pensé que le problème soit là. Il croyait qu'il lui cachait quelque chose qu'il essayait de cacher qu'il était Zero, mais non, il pensait à lui. Lui Suzaku Kururugi, pilote du Lancelot, petit ami de Lelouch et accessoirement jamais là. Non il refusait que ça se finisse comme ça ! Tout ça parce qu'il avait été trop bête pour voir qu'il s éloignait, laissant son travail empiéter sur sa vie privée. Quel con il faisait.

-Lelouch...

-Non Suzaku, t'as pas à t'excuser, c'est moi qui ai été trop bête pour voir que tu avais des responsabilités, et que je pouvais passer avant.

-Quoi ! Non Lelouch, je veux pas que tu penses ça ! C'est ma faute je sais, mais j'ai des responsabilités comme tu dis et si je ne me plie pas au règles je risque la mise à pieds. Mon devoir est avant tout d'assurer la sécurité de la population, pas de la laisser mourir. Je suis le pilote du Lancelot, et c'est à moi qu'incombe le tâche de me battre contre Zero. Je ne te délaisse pas parce que je ne t'aime pas, je croyais que tu l'avais compris.

La dernière phrase sonnait comme un reproche mais Lelouch ne l'entendit pas. Tout ce qu'il avait retenu c'était que son devoir était de se battre conte Zero, contre lui. Les larmes qu'il avait essayé de retenir coulèrent sur ses joues, le libérant du trop plein de frustration qu'il contenait depuis trop longtemps. Le paysage se brouilla tandis qu'un sanglot secouait ses épaules. Lentement il se releva, les yeux dans le vague, avec la seule envie de courir, courir jusqu'à l'épuisement, courir pour partir loin de LUI, loin de Zero, loin de C.C et du Geass, loin des chevaliers... partir pour oublier, tout recommencer ailleurs, là où son passé ne le suivrait plus, ni Marianne, ni Nunnaly, ni Charles, non personne, et surtout pas Suzaku. Juste courir jusqu'à oublier qui il était.

Suzaku regarda son ami se lever, sans comprendre ce qu'il avait dit qui puisse tant le blesser. Il voyait se poings serrés, ses larmes, son sourire ou plutôt l'absence de sourire... il n'arrivait pas à croire que ça soit lui qui l'ai mis aussi mal. Il se leva à son tour, tendit une main vers son épaule, mais le frêle garçon l'évita et se retourna brusquement, une lueur incompréhensible dans le regard. Un mélange de peur, de dénie, d'incompréhension aussi, et surtout on y lisait l'abysse sans fond dans lequel il avait plongé, un abysse de douleur et de tristesse où il avait plongé seul. Dont il ne ressortirait peut-être jamais.

-Lelouch...

Mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà, il s'enfuyait en courant vers la résidence universitaire, fonçant droit devant lui sans regarder, percutant parfois un objet ou deux. Son âme hurlait, hurlait son désespoir, hurlait sa haine, une haine qu'il se destinait à lui même. À son idiotie, à ses stupides idées. Il hurlait contre Zero, contre C.C et contre le Geass, conte son père, sa mère, ses illusions... il haïssait tout et tout le monde sans exception, sauf peut-être Suzaku, lui et sa naïveté enfantine, sa franchise qui en sept ans n'avait pas changée.

Il se précipita sur son lit directement et enfouit son visage dans l'oreiller, s'enroula dans les couverture avant de tomber dans le silence du sommeil, libéré de tous ses problème, de la tension, des doutes, de tout.

Suzaku, lui était resté sous le même arbre, ressassant ses sombres pensées. Il savait en rentrant dans l'armée britannienne qu'il n'aurait pas le droit de goûter au bonheur, en tout cas pas autant qu'il l'aurait voulu, mais il se rendait compte qu'il ne maîtrisait en rien la situation actuelle. Il se battait contre Zero, au risque de perdre sa vie, mais il avait beaucoup plus à perdre, et cette chose, il l'avait perdu. Lelouch avait beau être égoïste en demandant un peu plus d'égard, pour Suzaku c'était tout à fait légitime et justifié.

Je me suis marié avec mes convictions, mes principes, et à cause de ça j'ai perdu la seule personne qui comptait vraiment à mes yeux. Je ne suis qu'on idiot.

Il ne chercha pas à suivre son maintenant ex-petit-ami. Tête basse, le morale au raz des pâquerettes, il rentra à la base, les mains das les poches. Il ignora même l'appel de Lloyd, après tout il s'en fichait royalement, il avait tout perdu, à quoi bon se raccrocher à la cause de ses problèmes. Sa détermination à tuer Zero resta pourtant intacte. S'il avait retrouvé Lelouch, c'était à cause du Lancelot, car il avait besoin de finir ses études, le Lancelot, il le pilotait parce qu'il fallait se battre contre les terroristes, mais le chef des terroristes, c'était bel et bien Zero.

Tout ça à cause de toi ! Zero ! Pourquoi ai-je l'impression de te connaître alors que je n'ai jamais vu ton visage ? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que tu essaye de me protéger même si je ne rêve que d'une chose : te tuer ?

Il arriva devant les grandes portes, lourdes, imposantes, inutiles, et entra dans le labo du scientifique. Celui-ci était en train de s'expliquer bruyamment avec une dizaine de soldats, mais il se retourna quand la porte claqua.

-Suzaku, dieu merci tu es là ! Je t'ai appelé une dizaine de fois et tu ne répondais pas, Cecil est morte d'inquiétude et moi j'ai une tonne de travail sur les bras qui ne peut pas attendre que tu te décide enfin à te montrer.

Le soldat regarda son supérieur avec un regard d'excuses. Il ne s'était jamais fâché, préférant se cloîtrer avec ses ordinateurs, ses calculs et ses modules, plutôt que de s'intéresser aux êtres humains. L'attitude joyeuse presque moqueuse lui manqua soudain.

-Excusez-moi, ça ne se reproduira plus, lâcha le soldat sur un ton vide.

-Très bien.

Le scientifique se retourna vers les dix hommes et les congédia d'un geste de la main en s'excusant pour le dérangement, puis il s'avança vers son subordonné. Plus il avançait, plus son expression devenait dubitative. Il se planta enfin devant le brun et le regarda attentivement.

-Pourquoi pleurs-tu Suzaku ?

Horrifié, le soldat porta sa main à son visage et constata que celui-ci était humide. Il pleurait ! Depuis combien de temps ? Gêné, il baissa la tête et s'excusa encore.

-C'est pour ça que tu n'as pas répondu ? Que s'est-il passé ? demanda Cecil en arrivant derrière l'albinos.

En entendant ces mots, il revécut toute la scène et ses larmes recommencèrent à couler librement sur ses joues, sans honte aucune. Il avait l'horrible sentiment d'avoir été abandonné, d'avoir perdu quelque chose d'important. Ses épaules secouées de sanglots silencieux furent entourées par des bras réconfortants, et il alla nicher son visage dans un coup, se laissant pour une fois aller à sa douleur, relâchant la pression, évacuant le stresse pour compenser la sensation de vide, épanchant sa tristesse dans des bras chaleureux.

-Chuuut, Suzaku, chuchota Cecil, ça va aller.

Non, rien ne va aller ! Il est parti, il ne voudra plus me voir.

-Je peux t'aider si tu veux.

Non personne ne peut m'aider.

-Allez, ressaisis-toi.

Toutes ces paroles réconfortantes eurent l'effet escompté. Il se laissa guider vers une chaise, s'assit, plus amorphe que jamais, les yeux dans le vague, son cerveau en mode bug, l'âme en lambeaux, tremblant de partout. Comment a-t-il pu en arriver là. C'était la question que se posaient les deux scientifiques.

-Alors, commença Lloyd de sa voix joyeuse avant que son assistante n'ai le temps de l'en empêcher, qu'est-ce qui ne va pas ?

-Arrêtez ! Tout de suit ! s'écriât-elle à la vue des yeux du brun. Vous manquez cruellement de tact, et vous ne faites que le blesser. Je vais m'en occuper, je reprendrais les calculs plu tard.

Elle passa un bras autour des épaules du jeune homme alors que le comte s'en allait dépité. Les minutes qui suivirent, elle le réconforta, le berça, le mit en confiance.

-Excuse-le, il ne sait pas y faire avec les humains.

-Hum... fut la seule réponse qu'elle obtint.

-Tu veux m'en parler ? Je sais que ça fait mal de garder nos blessures pour nous, alors si tu as besoin de quelqu'un à qui te confier, sache que je suis là.

Elle attendit plusieurs minutes, dans l'expectative d'un mot, d'un indice qui vint dans un murmure.

-Il m'a quitté, dit-il en fermant les yeux.

-Qui ?

-Lelouch.

-Qui est Lelouch ?

-C'était mon... petit ami.

Petit ami ? Il était gay ? Pas que ça la choque, mais c'était inattendu. Elle l'imaginait aux bras d'une jeune fille, mais elle n'aurait jamais pensé à un garçon. Comment était-ce arrivé ?

-On s'est rencontré il y a dix ans, dit-il en réponse à ses pensées. Il venait d'arriver ici et c'est là que nous sommes devenu amis. C'était mon meilleur ami. Et puis un jour, il y a sept ans, nous avons été séparés, mais pour moi nous étions toujours amis. Jusqu'à ce qu'on se retrouve, il y a trois semaines, à l'Académie Ashford. Je suis tombé amoureux... de mon propre ami ! Il y a une semaine, on a commencé à sortir ensemble. Il m'aimait, mais il a préféré qu'on coupe les ponts, parce que... parce que... parce qu'il se sent délaissé au profit de l'armée et de Zero.

Il recommença à pleurer. C'était normal qu'il le fasse après ce qui s'était passé, personne n'aime voir une relation aussi longue prendre fin même si ce n'est que de l'amitié.

-Suzaku, honnêtement je ne sais pas quoi te dire. Je n'ai jamais eu ce genre de problèmes, mais si je devais te donner un conseil, vas le voir et parlez-en. Si il t'aime, et si tu l'aime, alors il n'y a par lieu d'avoir peur. Rien ne devrait pouvoir vous séparer, jamais.

-Je ne sais pas... je...

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase car l'alarme d'urgence avait retentit tout d'un coup, les coupant dans leur discutions. Le soldat pris le pas sur l'homme et il se dirigea le plus naturellement du monde vers son Knightmare, pour aller rétablir l'ordre. Dès que cette sonnerie se mettait en marche, ce n'était plus le même homme. Il s'installa, démarra la machine, enclencha les mises à jour, et sortit à toute vitesse.

-Lloyd, rappelez-le, il n'est pas en état !

-Laissez, Cecil, l'action semble lui faire du bien, et ça me permet de tester l'efficacité des prototypes.

-Où se trouve la zone de combat ?

-Au sud, vers la forêt. Des Knightmares reconnus comme ceux de l'Ordre des chevaliers noirs sont en train d'attaquer la zone 7.6 là où nous entreposons la Sakuradite, ils doivent être à cours de stocke je pense, avec tous les raids qu'ils ont mené, l'attaque de la semaine dernière ne pouvait pas suffire.

-Il n'est pas raisonnable, et vous non plus d'ailleurs.

-Voyons Cecil...

Suzaku, enfermé dans son cockpit, essayait de se concentrer sur les combats, mais toujours les paroles de son amant lui revenait en tête, plus violentes à chaque fois qu'il les repoussaient. Déconcentré, il ne vit pas l'ennemi le prendre en traître et se fit percuter, tombant de ce fait en avant . Il tenta de se relever mais l'autre machine le plaqua au sol et une voix s'éleva, cette voix qu'il haïssait tant maintenant.

-Alors, Kururugi-san, toujours aussi peu enclin à me rejoindre.

-Plutôt mourir que de devoir être à votre botte, sale traître ! Cracha-t-il.

-Comme tu veux.

Il vit toutes les lumières de son appareil s'éteindre d'un coup, avant de se rendre compte qu'on lui avait retiré ses batteries. Il était maintenant aussi faible qu'un humain normal, et il se dit que sa vie allait s'arrêter là, comme ça. Qu'il mourrait de la main de ce traître, sans avoir pu s'expliquer avec Lelouch.

-Pardon Lelouch, murmura-t-il.

Il se sentit soulevé, puis lancé avec force pour atterrir enfin contre quelque chose de dur. Il se cogna la tête su le dossier et se tordit violemment le cou. Sa dernière pensée se tourna vers Lelouch, il regrettait, puis il perdit connaissance.


Omake :

Lovely K-chan : Bon ben voilà j'espère que ça vous a plus, j'ai mis du temps à l'écrire, vu que je le trouvais trop guimauve...

Lelouch : ça pour être guimauve, ça l'était. Au fait tu veux pas lui expliquer pourquoi il souffre ? *désigne Suzaku dans un lit d'hôpital branché de partout et inconscient*

Lovely K-chan : Je sais que tu l'aime, mais t'en fais pas il finira par le savoir, et si jamais tu t'avise de lui dire sans mon consentement c'est toi qui vas te retrouver dans ce lit. C'est claire ?

Loelouch : Oui, oui !

Bon la suite à je sais pas quand, sûrement après les vacances, désolé. Pas d'ordi pour cause de vacances, et oui les temps sont durs...