Coucou tout le monde !

Voici le nouveau chapitre !

Dites moi ce que vous en pensez, moi je prends beaucoup de plaisir à l'écrire en tout cas :)

Merci à toi Komachu on est d'accord sur cette fin

Je vous laisse ici !

Bonne lecture et rendez-vous en bas de page !

AndZero

Chapitre 4 :

Une fois rentré dans les appartement de Gaius, Merlin prépara de quoi manger pour le Médecin de la Cour et lui. La nuit était maintenant tombée depuis un certain temps et le sorcier décida d'aller voir si le vieil homme avait besoin de son aide.

Emrys se dirigea alors vers la salle où se trouvaient les blessés, il pu voir qu'un grand nombre de lit était maintenant vide, plus que quelques uns étaient encore occupés par des blessés toujours en convalescence. Dans l'un des lits se trouvait le chevalier Perceval, ce dernier semblait aller bien malgré un entaille sur le bras. Merlin se dirigea vers lui Gaius étant encore en train de lui étaler une teinture contre la douleur.

_ Messir Perceval !

_ Merlin ! Comment vas-tu ?

Perceval souriait, comme à son habitude. C'était le chevalier le plus gentil des Cinq Royaumes. Malgré son imposante stature, sa taille immense et son corps tout en muscle, le chevalier n'inspirait que de la sympathie.

_ Mieux que vous apparemment ! Que vous est-il arrivé ?

Perceval adressa un large sourire à Merlin et l'étudia un instant. Une fois que le Chevalier de Camelot fut certain que le jeune homme disait la vérité il lui répondit.

_ Quand nous avons appris que Era était une traître et qu'elle travaillait avec Morgana la Reine à eu l'idée de lui mentir afin d'envoyer Morgana dans la mauvaise direction. Vous alliez, Arthur et toi, vers Avalon, et Morgana allait dans la direction totalement opposée. Gauvain et moi le savions et nous sommes parti pour lui tendre un piège et la tuer. Mais elle nous a attrapé avant. J'ai eu de la chance, je me suis retrouvé prisonnier, attaché à un arbre, et les Saxons se sont un peu amusés ! Mais Gaius est un très bon médecin et je suis presque guéri, il n'y a que cette blessure qui reste douloureuse.

Merlin avait écouté son histoire tout en aidant le Médecin de la Cour à bander le bras de Perceval.

_ Et Gauvain ?

_ Il a... il a eu moins de chance. Morgana l'a torturé pour savoir où est-ce que vous alliez réellement.

Perceval regarda le lit au font de la salle et Merlin suivit son regard. Étendu sur le lit se trouvait Gauvain, plus inconscient qu'endormi. La jovialité qui caractérisait normalement Gauvain avait laissé place à la douleur.

Merlin s'approcha alors de Gaius qui s'occupait de ranger son matériel et le regarda un instant avant de se lancer.

_ Gaius... Est-ce que je peux faire quelque chose pour aider Gauvain ?

_ Merlin... utiliser tes dons ici n'est pas une bonne idée...

_ Arthur m'a dit que je pouvais les utiliser si ça permettait de les sauver... Je peux au moins essayer d'arrêter la souffrance de Gauvain.

Gaius regarda le jeune sorcier avec surprise tout d'abord puis lui sourit largement. Le soulagement se lisait dans son regard, le soulagement et la fierté.

_ Alors fais le... Morgana a utilisé le Natère pour torturer Messir Gauvain, toi seul peut l'apaiser maintenant.

Merlin sourit à Gaius et se dirigea vers Gauvain. Il s'assit sur le lit à ses côtés et le regarda un instant.

Gauvain était un Chevalier de Camelot, mais il était avant tout son ami. Il était Force autant que lui était Magie et Arthur Courage. Il n'hésitait jamais, il fonçait et était totalement dévoué au Roi. Il était entièrement dévoué à ses amis et il l'avait encore prouvé en accompagnant le sorcier dans la Vallée des Rois Déchus afin qu'il retrouve ses pouvoirs. Alors Merlin se devait de le sauver. Il ne pouvait continuer à voir la souffrance sur le visage de son ami.

Le jeune sorcier posa une de ses mains sur le front de Gauvain, l'autre se posa sur son cœur. Gaius avait rejoint le deux hommes et regardait maintenant avec intérêt ce que faisait Merlin. Le sorcier se concentra un instant et prononça une première formule qui n'eut aucun effet. Secouant la tête il recommença en prononçant les mots de l'Ancienne Religion de la bonne façon et il pu entendre un soupire de soulagement venant de Gauvain. L'homme sembla apaisé, la souffrance sur son visage disparaissait peu à peu. Il dormait à présent paisiblement.

_ Il faudra sûrement refaire la même chose demain, je sens encore la magie du Natère en lui Gaius.

_ Très bien, mais pour le moment allons dîner, tu dois me raconter ce qu'il s'est passé avec Arthur.

Merlin et le médecin sortir de la salle, Perceval étant retourné dans ses appartements privés, les autres blessés se reposaient, leurs travaux ici étaient pour le moment fini. Le magicien aida Gaius à porter ses affaires et le matériel qu'il avait utilisé pour soigner les blessés et tout deux partirent en direction des appartements du médecin. Cependant à mi chemin un des gardes vint à leur rencontre.

_ Le Roi m'envoie vous porter un message. Il veut que vous soyez présent tout les deux pour une réunion de la Table Ronde demain matin.

Sans plus de cérémonie, le garde parti comme il était venu. Merlin et Gaius se regardèrent un instant puis sans un mot reprirent leur route. Le trajet fut rapide et une fois chez le médecin les deux hommes s'installèrent devant le repas préparer par Merlin.

_ Comment ça s'est passé avec Arthur ?

_ Relativement bien, il a voulu que je lui raconte depuis le début et c'est ce que j'ai fait. Il sait que je suis né avec mes pouvoirs et que je m'en sers pour son bien. Il sait aussi que je suis un Seigneur des Dragons et j'ai essayé de lui expliquer ce que je savais.

_ Et qu'elle a été sa décision ? Il t'a autorisé à te servir de tes pouvoirs...

_ Il a dit qu'il devait réfléchir pour prendre sa décision, mais je peux rester ici.

_ Et bien si nous sommes attendu pour une réunion autour de la Table Ronde cela ne veut dire qu'une chose, Arthur sait ce qu'il doit faire à présent .

Merlin termina ce qu'il était en train de manger et hocha de la tête. Gaius avait raison. Arthur devait savoir quoi faire et il croisait les doigts pour que le Roi ait fait le bon choix.

L'un comme l'autre étaient exténués, sans attendre Merlin retourna dans sa chambre et se coucha. Gaius rangea ses médicaments et teintures, et non sans avoir jeté un dernier regard à la porte de la chambre du sorcier, le vieil homme se coucha à son tour.

MMMMMMM

Après le départ de Merlin, Arthur était resté un moment les yeux dans le vague. Il devait rapidement prendre une décision et il le savait.

Merlin avait été honnête avec lui pour la première fois depuis leur rencontre. S'il avait eu peur au moment où le jeune homme lui avait avoué son secret, ce n'était plus le cas maintenant. Il comprenait également pourquoi il lui avait caché cela depuis si longtemps. La menace que représentait son père était constamment présente et effectivement Arthur avait également toujours pensé que la Magie et l'Ancienne Religion étaient un fléau qu'il fallait anéantir. Cependant durant les premières années de son règne Arthur avait essayé d'être plus clément que son père.

En effet il ne persécutait plus le peuple Druide, il n'avait plus exécuté de sorciers, ni de personnes pratiquant la magie depuis un certain temps maintenant. Il voulait être un Roi respecté pour ce qu'il était et non craint par son peuple comme l'était Uther. Arthur croyait profondément que les peuples pouvaient tous être unis et que la paix pouvait régner. Il avait tout fait pour que cela soit possible et les nombreuses alliances qu'il avait réussi à créer depuis le début de son règne le prouvait bien. Il avait réussi a réunir des peuples qui se faisait la guerre depuis de nombreuses années. Son alliance avec Odin en était la preuve.

Pourtant il avait laissé la peur de la magie continuer à se propager et à perdurer. Lui-même continuait à la craindre et à la bannir. Les leçons de son père sur le malheur et la folie qu'elle apportait continuait à bercer sa vie. Pourtant il avait de nombreuses fois vu que ce n'était pas le cas. Les Druides n'avaient jamais cherché à détruire le Royaume comme le pensait son père, la Magie avait sauvé Guenièvre et elle l'avait sauvé plus d'une fois. Maintenant il le savait. Merlin l'avait sauvé.

Il ne pouvait plus ignorer ce problème. La Magie avait elle une place dans son Royaume ou devait-il adopter la même politique que son père et sévir ? Il ne pouvait pas. Il le savait. Cependant il devait penser à tout. Il devait envisager la situation dans son ensemble. Il ne pouvait pas mettre en péril la sécurité de son royaume. La guerre venait de se terminer il ne pouvait pas permettre que cela reprenne.

Les réflexions d'Arthur furent interrompues par l'arrivée de Guenièvre. Cette dernière adressa un tendre sourire à Arthur et s'approcha de lui. Ce dernier la regarda et lui rendit son sourire. Tout deux savait depuis maintenant un certain temps que l'amour qu'ils avaient éprouvé l'un pour l'autre s'était transformé en un profond sentiment d'amitié. Ils n'éprouvaient plus rien l'un pour l'autre à part ce sentiment et tous les deux le savaient parfaitement, il n'y avait donc aucun problème ni aucune mésentente.

_ Vous semblez préoccupé Arthur.

Le Roi se leva et commença à faire les cents pas sous le regard patient de Guenièvre.

_ Je ne sais pas quoi faire Gwen... Je ne sais pas si la décision que je dois prendre doit-être celle qui me semble juste, où bien celle que mon père aurait voulu.

La Reine s'approcha du blond et lui posa une main sur le bras afin qu'il la regarde. L'homme baissa ses yeux bleus sur elle et attendit qu'elle parle. La jeune femme l'attira vers le lit afin qu'ils s'y installent. Une fois cela fait elle le regarda droit dans les yeux.

_ Arthur vous savez ce que vous devait faire. Vous avez toujours dirigé ce Royaume avec sagesse. Ce Royaume qui est le votre, plus celui de votre père. La décision que vous prendrez montrera le Roi que vous êtes. J'ai confiance en vous, j'ai confiance en votre jugement tout comme le reste du peuple. Le choix que vous allez faire sera le bon j'en suis convaincue.

Arthur adressa un sourire à Guenièvre un sourire rassuré et reconnaissant. Il savait que la jeune femme était une parole sûre. Elle était une fille du peuple, elle savait comment les choses fonctionnaient et grâce à cela, Gwen savait mieux que personne ce que le peuple attendait de lui. Il était heureux de l'avoir à ses côtés. Il avait eu besoin d'entendre ses choses car effectivement le Royaume lui appartenait mais pas que. Il appartenait au peuple également et il savait que ce dernier attendait de lui qu'il soit juste.

_ Comment vont les blessés ? Je sais que tu es allée aider Gaius...

_ La plus part se sont remis. Heureusement les Saxons ont fait plus de peur que de mal... Il faut également dire que ce sorcier est arrivé à point nommé et il a été d'une grande aide.

La Reine était en train de vêtir sa tenue de nuit mais s'arrêta un instant afin de regarder Arthur avec éloquence. Le Roi la regarda un instant et compris ce qu'elle voulu dire. La Reine savait l'identité du sorcier et il ne sut que lui répondre. Il se contenta donc de hausser les épaules et de lui sourire.

Guenièvre s'installa dans le lit royal rapidement suivit par Arthur qui fit attention à ne pas trop tirer sur sa blessure, mais il remarqua que la douleur était beaucoup moins prononcée et il eut un léger sourire. Il allait devoir demander à Merlin de recommencer.

_ Et comment va Gauvain ?

La jeune femme parue légèrement gênée puis devant le sourire taquin d'Arthur elle se reprit. Arthur avait découvert le secret de la jeune femme il y avait de cela quelque temps. Elle lui avait semblée distante et il avait plusieurs fois surpris les regard qu'elle posait sur le Chevalier Gauvain. Alors il avait demandé directement à la Reine ce qu'il en était. Elle fut d'abord effrayée mais quand Arthur la rassura elle lui raconta ses sentiments et le Roi et elle avait alors parlé de ce qu'ils éprouvait l'un pour l'autre. Les choses avaient été mises au claire et ils en furent heureux.

_ Il... Il est toujours inconscient, Gaius a dit que Morgana l'avait torturé grâce à la magie... il ne sait pas quand il sera remis.

Gwen paraissait triste et désemparée. Arthur savait de source sûre que Gauvain n'était pas informé des sentiments de la Reine à son égard, mais il savait également que le chevalier n'était indifférent aux charmes de Guenièvre et ce depuis leur première rencontre il a de cela des années déjà. Cela ne le dérangeait pas, au contraire. Gauvain était un noble chevalier, un des meilleurs des Cinq Royaumes, il était également un homme bon et Guenièvre ne méritait que le meilleur.

_ J'ai demandé à Merlin de s'en occuper. Avec... Avec ses dons. J'ai demandé à Merlin de tout faire pour sauver Perceval et Gauvain.

Guenièvre le regarda avec surprise et elle lui sourit. Arthur s'installa à ses côtés sous les couvertures du lit royal.

_ Cependant je ne comprends toujours pas ce que tu lui trouves à Gauvain ! Tu aurais pu choisir mieux !

_ Effectivement j'aurai pu choisir Perceval...

Arthur la regarda puis se mit à rire.

_ Il est bien trop grand pour toi Guenièvre.

_ Trop grand ? Très bien... Dans ce cas Léon...

_ Léon ? N'est-il pas un peu comme ton frère ? Cela me paraîtrait tout à fait étrange.

_ En effet...

Arthur regarda Guenièvre avec un sourire tendre. La jeune femme faisait semblant de réfléchir sous le regard amusé du Roi.

_ Dans ces cas là... Je pense jeter mon dévolu sur Merlin.

L'expression d'Arthur changea immédiatement et le sourire qu'il affichait il y avait quelques instants avait totalement disparu et ses sourcils étaient froncés. L'idée que Guenièvre s'intéresse à son serviteur ne lui plaisait guère. Elle ne lui plaisait pas du tout même.

_ C'était une blague Arthur.

Gwen se mit à rire de l'expression à la fois outrée et soulagée du Roi. Ce dernier se détendit un peu plus. Il ne comprenait plus vraiment ses réactions quand il s'agissait de Merlin. Cela faisait déjà un moment que son regard sur son serviteur avait changé. Il l'avait toujours trouvé charmant bien qu'il paraissait vraiment très jeune. Pourtant les années passant le jeune homme avait laissé place à un homme. Son corps faible et chétif s'était épaissi grâce aux entraînements forcés que lui faisait subir Arthur. Ses cheveux bruns étaient devenus plus long et son regard fuyant avait laissé place à un regard plus sûr de lui et déterminé. Merlin était devenu diablement beau et il n'était pas le seul à l'avoir remarqué.

En effet plusieurs fois il avait remarqué les regards que posaient sur lui les dames de la cour. Si cela ne lui plaisait guère, Arthur ne faisait que les regarder d'un œil désapprobateur. Il se disait juste qu'il ne voulait pas que l'attention de son serviteur soit détournée de sa tâche qui n'était autre que de le servir. Et maintenant il n'en était plus aussi sûr, il ne voulait tout simplement pas que les dames de la cour ou tout autres personnes regarde Merlin avec des yeux envieux. Merlin était à lui, c'était son serviteur.

De plus maintenant qu'il savait que Merlin était un sorcier et que ses pouvoirs n'existait que pour une seule raison, le sauver et l'aider, Arthur sentait que ce sentiment était renforcé. Le fait que le brun ait des pouvoirs et que son destin était de le servir et d'utiliser ses pouvoirs afin de le protéger et de l'aider à bâtir le Royaume le plus puissant qu'il n'y ait jamais eu faisait sentir à Arthur que le besoin que Merlin soit uniquement à lui était justifié et il se senti mieux. Il n'avait ainsi plus aucun problème avec les sentiments étranges qui s'emparaient de lui depuis maintenant plusieurs années.

Arthur se releva d'un bond, en prenant tout de même garde à ne pas réveiller Guenièvre qui dormait maintenant paisiblement à côté de lui. Ses pieds nus sur le sol froid le firent frissonner mais il ne s'en préoccupa guère et se dirigea vers la porte de ses appartements. Le garde chargé de surveiller les appartements royaux s'inclina en l'apercevant et attendit ses ordres.

_ Je veux que vous alliez prévenir tous les Chevaliers de la Table Ronde, ainsi que les conseillers, le Médecin de la Cour et Merlin qu'une réunion de la Table Ronde aura lieu demain matin.

Le garde s'inclina une nouvelle fois devant le Roi et s'éclipsa afin de faire ce qu'il lui avait été ordonné. Arthur retourna dans son lit et se coucha pour de bon cette fois. En posant sa tête sur son oreiller il fut, pour la première fois depuis qu'il savait que Morgana était morte, sûr de ce qu'il avait à faire. C'est l'esprit plus calme que le Roi de Camelot s'endormit.

Fin du chapitre 4

J'espère que ce chapitre vous a plu !

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A vos reviews les copains !

Pleins de bisous !

AndZero