Bon, on dit que pour les disclaimers, c'est bon ?

Sinon, j'avais promis à Elwande un indice pour la famille liée aux Llewellyn et à Morgane, donc je tiens ma promesse : il va vous falloir chercher du côté des familles américaines. ;)

Et j'ai aussi eu une review très gentille (je crois ?) de TuSaisQuiouPas... Donc merci à toi, ça fait plaisir ^^ (et n'hésite pas à te connecter la prochaine fois, parce que du coup je ne sais pas :p )

Suivi par Nott et Zabini, Grigori pénétra dans la Grande Salle. Le chaos régnait à la table des Serpentards. Les élèves murmuraient entre eux, formant des groupes et les défaisant pour en rejoindre d'autres. Le tout sous les regards choqués des professeurs et des autres maisons. Rogue, en particulier, semblait ne pas apprécier l'état de ses élèves. Il fut le premier à voir Grigori, mais bientôt tous les regards se fixèrent sur lui.

Cela n'allait pas. S'il n'arrivait pas à contrôler ses émotions, demain il jetterait sûrement un doloris à ce vieux crapaud écœurant du Ministère! Quand il commença à manger, ce fut comme si le château lui-même reprenait sa respiration. Ça ne dura pas, car Potter lui-même – avec Granger et Ronald – vint le voir. Sentant la tension monter chez ses camarades, il leur fit un discret signe de tête pour leur assurer que tout allait bien.

– Il s'est passé quelque chose, Grigori ? Avec Malfoy ?

Le Gryffondor semblait sincèrement inquiet. Ce serait presque drôle... Mais il n'était pas venu à Poudlard pour faire ami-ami avec Potter, alors il profita de l'estrade et afficha un air d'incompréhension.

– Malfoy ? Lucius Malfoy n'est plus à Poudlard, et je n'en connais pas d'autre... Donc oui, tout va bien en ce qui me concerne. Mais tu devrais peut-être aller voir Mme Pomfresh ? Si maintenant tu commences à voir des Malfoy apparaître un peu partout... » Alors qu'il exagérait un air faussement inquiet, ses camarades de Serpentard émirent de petits rires. C'était bien mieux tourné que tout ce qu'aurait pu répondre Drago, et ça signifiait que Potter était encore un ennemi.

La bouche du brun, elle, béat de surprise tandis que dans ses yeux verts – ses magnifiques yeux verts, en y regardant de plus près – l'inquiétude laissa place à une étincelle de colère. Oui, décidément, ses yeux étaient magnifiques.

– Harry... » Granger avait remarqué la manière dont la tablée regardait le Survivant, indiquant clairement qu'ils étaient prêt à remettre ce titre en question à la moindre menace. Le prince de Gryffondor s'en aperçut aussi, car la colère naissante fut remplacée à son tour par l'inquiétude, cette fois-ci dirigée vers sa propre personne. Grigori joignit ses doigts au-dessus de son assiette, aux anges. Il pourrait sans doute utiliser ce souvenir si Fudge avait à nouveau l'idée stupide de placer des Détraqueurs à Poudlard.

– Personne ne te fera de mal, Potter... Pas sans que je l'ai ordonné, en tout cas. Quant à... Malfoy... Il ne m'a rien fait. Tu as plus de raisons de t'inquiéter pour lui, à vrai dire... » Sur ces mots, des septièmes années se dirigèrent vers la sortie de la Grande Salle, ayant compris que leur Roi se fichait clairement du sort de Malfoy. Qui, durant ses cinq ans à Poudlard, s'était fait bien des ennemis. « J'aimerais finir de manger, si tu veux bien... ».

Harry Potter et ses amis se détournèrent pour retourner à leur propre table, mais ce ne fut pas sans que Grigori puisse capter le regard d'Hermione. Il savait ce qu'il cherchait, et il fut plus que satisfait de voir l'idée qui germait dans l'esprit de la brillante sorcière. Une idée toute simple, et qui se résumait en un nom. Harry.

De son côté, Ombrage était ravi de la tournure des événements. Son nouvel allié lui prouvait clairement que c'était lui qui contrôlait Serpentard, et que ses camarades lui obéiraient. Et puis, elle n'avait pas pu s'empêcher de glousser légèrement en entendant sa conversation avec Potter. Il ne l'aimait pas et le prenait clairement pour un fou. Elle connaissait peu son oncle, qui vivait de ses rentes, mais ce Llewellyn pourrait aller très loin dans la hiérarchie du Ministère s'il le voulait... et sans oublier avec l'aide de qui... C'était tout simplement parfait.


Ce soir-là, il y avait du monde dans l'Antre. Des élèves de toutes les maisons, qui applaudirent à son entrée. Derrière le bar, les Weasley prenaient les commandes et servaient avec diligence, ne s'arrêtant que pour rire aux éclats, accompagnés de nombreux spectateurs, lorsque les effets de leurs cocktails maisons se faisaient voir sur les braves qui les avaient commandé. Dans un coin, un nuage de fumée blanche commençait à se former, montant des pipes de Délicate, et Grigori fut sincèrement tenter de les rejoindre.

Évidement, la majorité des conversations concernaient le putsch de Serpentard, et les élèves de cette maison étaient au centre de l'attention. Grigori salua d'un signe de tête ses capitaines et plusieurs autres membres – il fut surpris de voir qu'il n'en connaissait le quart que de nom, voire de vue, tout en se dirigeant vers la bibliothèque. Connu de lui seul, une porte y était cachée, menant à la Chambre des Secrets. Elle était placée derrière une étagère concernant les créatures venimeuses – qui a dit, au juste, que ce château était dépourvu d'humour? – et il suffisait d'un simple mot de passe en fourchelangue pour l'ouvrir.

Elle révéla un escalier en colimaçon, s'enfonçant dans les entrailles du château et, comme d'habitude, Grigori fut exalté par la lumière magique, fournie par le Fondateur, qui ne pouvait que rappeler sa salle commune. Sa capacité à parler aux serpents, découverte par Fujiwara, avait été une surprise et un secret bien gardé, ce qui lui avait valu – outre sa grande discrétion – de ne pas être soupçonné le moins du monde. Dès que les cours avaient repris, il avait cherché à ouvrir la porte. Son emplacement n'était plus un secret, et la seule autre personne capable de l'ouvrir était Potter, qui n'avait sans doute pas le moins du monde envie d'y retourner. Mais il trouvait d'une incroyable stupidité que les professeurs, et Dumbledore en particulier, n'ait pas cherché à l'explorer plus avant. Il s'agissait après tout de la Chambre des Secrets, pas de la Chambre du Monstre Dévoreur de Sang-de-Bourbe. Il n'allait pas non plus s'en plaindre, évidemment. Il essaya de faire apparaître des escaliers, se disant que Salazar Serpentard, dans sa grandeur, refuserait sans aucun doute de devoir sauter glisser dans un tuyau comme un gamin dans un toboggan. Il dut se rendre à l'évidence, cela dit. Ce passage devait être dédié au basilic, et une autre entrée devait exister quelque part. Cela ne l'avait pas empêché de glisser dans les tuyaux et, après avoir pleuré la perte de la superbe créature – puis récupéré sans vergogne ce qu'il pouvait – il fut surpris, en s'approchant de la statue du Fondateur, de sentir un bouclier qu'il connaissait bien, celui de l'Antre de l'Hydre. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour découvrir une porte menant à un cabinet secret, et de là à la bibliothèque personnelle de Serpentard lui-même. Et à une autre pièce, dont la vocation était évidente... Les œufs de basilic devaient se trouver beaucoup plus facilement à l'époque, pour qu'il y en ait une dizaine, protégé par plusieurs couches d'enchantements.

Dans le cabinet, un portrait, clairement celui de Salazar, s'était adressé à lui, ravi de voir que les Llewellyn était toujours la Tête britannique de l'Hydre, lui qui avait accompli son devoir de Suivant avec ferveur en son temps. Que le Prince actuel soit un fourchelangue – et un élève de sa maison, avec ça – lui firent monter des larmes aux yeux, et il décida tout de go, sans laisser à Grigori l'opportunité de refuser, de former son Héritier à la magie serpentine.

Grigori avait ainsi fait de nombreuses découvertes, sur son don de fourchelangue mais sur l'histoire de Poudlard et de l'Hydre. L'Hydre, qui existait bien avant la fondation de Poudlard et qui avait déjà acquise sa renommée et sa légende, avait été ravi quand Salazar avait été contacté par Serdaigle pour créer une école de magie, et il avait été chargé de découvrir et former de nouveaux membres potentiels. C'est donc lui qui avait créé l'Antre de Poudlard et les enchantements la protégeant des autres habitants du château. Quant à sa haine des né-moldus, elle était nuancée. Si sa peur et sa haine des moldus étaient des plus compréhensibles à l'époque, les tensions entre les deux communautés ne cessant de grandir, il était parfaitement enclin à protéger les né-moldus et leur famille, qui étaient parfois placés avec eux sur le bûcher. Il s'agissait de sorciers et de sorcières, et Salazar n'avait que faire du sang. Il respectait le pouvoir. Et enfin, en ce qui concernait Saresh, le basilic, les autres Fondateurs étaient parfaitement au courant. Il s'agissait du familier de Salazar, après tout, et elle avait jurée de protéger l'école même après la mort de celui-ci. Simplement, la solitude, puis la faim, avaient perturbée son esprit et Tom Jedusor n'avait rien arrangé au contraire. Salazar était peiné qu'elle soit morte, mais ses œufs étaient toujours en bon état, dans la couveuse, et le temps venu ils serviraient à créer une nouvelle lignée de Roy-Serpents.

Mais si Grigori s'était rendu dans le bureau secret, ce n'était pas pour un cours ou pour discuter avec Salazar. Il avait obtenu sa potion d'Animagus, et il était temps qu'il en profite. En plus, cela lui permettrait d'échapper à la tension grandissante en lui.

Salazar étant certainement dans un autre portrait – il avait refusé de confier son emplacement à son apprenti – il put en toute tranquillité déboucher la fiole de potion et après avoir retirer les enchantements protecteurs sur la feuille de mandragore qu'il avait gardé dans sa bouche durant le mois d'août, compléter la potion. Celle-ci, auparavant transparente, prit une nuance d'un vert très sombre, avec des touches de rouge et de bleu. Il souffla, soulagé. Il n'était pas sûr de pouvoir devenir un animagus, étant déjà un métamorphomage, mais le résultat semblait normal et il but la potion en une gorgée.

Lorsqu'il se réveilla, il se rendit immédiatement compte que la pièce était plus grande qu'il ne lui semblait et, du haut de son portrait, Salazar riait aux éclats. Grigori grogna, puis entreprit de se diriger vers un miroir en essayant de ne pas trébucher et de ne pas prendre sa queue dans les meubles. Il avait une queue. Quatre pattes. En soi, il ressemblait à un chat. Un chat ayant des écailles et une langue fourchue. Et une crête à sept pointes, ressemblant à s'y méprendre à une couronne. Et il changeait de couleur sans arrêt, ses écailles étant tantôt noires, tantôt jaunes pales... Il décida de s'arrêter sur un beau noir, à reflet vert, et fixa ses yeux sur un jaune doré, pour le moment.

Il reprit forme humaine après une heure d'essai, et dirigea son regard vers Salazar.

– Qu'est-ce que je suis ?

– Clairement, jeune Prince, il s'agit d'une créature magique, peut-être même disparue. Et qui avait déjà disparu de mon temps, je pense. Ou alors cela vient du fait que tu sois un métamorphomage. Il n'y avait pas de métamorphomage animagus de mon temps, et tu aurais peut-être bien fait de te renseigner sur les effets potentiels d'un tel mélange avant de prendre cette potion.

– Je l'ai fait ! McGonagall a dit que rien ne l'empêchait, et elle m'a même parlé d'exemples que je n'avais pas rencontré lors de mes recherches. Apparemment, la seule chose qui fasse de ce mélange une rareté est le désintérêt de la majorité des métamorphomages, qui sont déjà rares.

– Alors il s'agit d'une créature magique, disparue ou non. » Le portrait haussa les épaules. « Je ne suis pas un expert quand on en vient au monde animal, loin s'en faut.. Ou alors... ». Le Fondateur sembla se perdre dans sa réflexion, un regard songeur posé sur le jeune sorcier face à lui. Dont l'impatience semblait grandir, aussi décida-t-il de continuer – il avait découvert, à son grand dam, que celui-ci n'avait aucune difficulté à lancer des sortilèges incendiaires. « Ou alors, tu étais supposé être un chat mais la magie de ton tatouage a influencé ta transformation, te rendant plus reptilien... Tu devrais rechercher ces deux hypothèses... »

Grigori grogna. Il avait espéré une forme discrète, qui lui aurait permis de sa balader dans le château en toute discrétion. Au lieu de ça, il était un hybride étrange entre un chat et un reptile. Cela ne l'empêcha pas de s'exercer toute la nuit, découvrant au passage qu'il pouvait secréter du venin. Il se rendit au petit déjeuner après avoir bu une potion tonique – pour les insomniaques et les fêtards, disait le slogan. Il réalisa une performance brillante en Charmes, qui lui valut une vingtaine de points, puis ayant du temps libre, il décida de rendre visite au professeur Gobe-Planche. Dans le pire des cas, il se débrouillait suffisamment en légilimencie et avec le sortilège d'amnésie pour obtenir le renseignement voulu sans qu'elle lui causer de dommages en effaçant sa mémoire.

Autres notes de l'auteur :

Pour ceux qui, éventuellement, se diraient que Grigori ne devrait pas être aussi doué pour la légilimencie (je prends les devants) : ce qu'il n'a pas en puissance, il le compense par sa compétence technique. Il serait incapable de pénétrer l'esprit d'un occlumens tel que Rogue, mais Ombrage, qui est loin d'en avoir les capacités et Hermione, qui ne connait même pas cette discipline, sont des cibles faciles. Et il a beaucoup d'avances en terme de connaissances et de pratiques, sans oublier qu'il s'entraine pour devenir un Inquisiteur de l'Hydre.

Sinon, qu'est-ce que vous pensez de cette transformation ? Allez, un peu de reviews :p