Chapitre 3

PDV Bella

J'arrivais à la hauteur de l'homme et retins ma respiration. Je continuais d'avancer, toujours rien. Je commençais à avoir le faible espoir qu'ils me laisseraient tranquille.

« Eh ma jolie, pas si vite ».

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« Non, non, non, Bella ne te retourne pas, continue à avancer, ignore les… » J'avais tendance à faire ce genre de chose. Quand je me retrouvais dans des situations délicates ou que j'avais besoin de me donner du courage, j'essayais de penser à ce que mon frère me dirait dans ces situations. En général c'était plutôt efficace, penser à mon frère et à ses paroles encourageantes me redonnais toujours confiance en moi.

Mais ce soir, tout était différent. Je ne savais pas ce que ces hommes me voulaient mais j'avais un mauvais pressentiment. Je savais qu'ils ne me laisseraient pas tranquille et je n'avais aucune idée de ce qu'ils attendaient de moi. Des scénarios tous plus horribles les uns que les autres me traversaient l'esprit.

Voulaient-ils me violer, me tuer ou bien les deux ?

J'aurais du me mettre à courir à l'instant même ou j'étais passé à côté du premier inconnu mais non j'avais continué à marcher. J'avais l'espace d'un instant pensé que je m'étais faite des idées et qu'ils ne me voulaient aucun mal.

Mais j'étais idiote, si je m'étais mise à courir peut être qu'à l'heure actuelle je serais bien au chaud dans ma chambre.

Au lieu de ça, j'étais terrorisée…

J'avais l'impression que mon cerveau était en ébullition, tout un tas de chose me traversé l'esprit. Je savais qu'il ne s'était passé que quelques secondes depuis que l'homme m'avait hélé, j'avais pourtant l'impression que des dizaines de minutes s'étaient écoulées.

Le son de sa voix m'avait littéralement glacé d'effrois, pourtant il avait parlé d'une voix suave qui aurait pu être mélodieuse. Seulement, j'avais pu déceler dans son timbre un petit côté vicieux. Au son de sa voix, je pouvais parfaitement imaginer son visage, son sourire sadique et la lueur perverse qui brillait dans ses yeux.

C'est comme ci le son de sa voix avait annihilé tout mes sens et toute ma détermination. A l'instant même ou les mots avaient franchi la barrière de sa bouche, je m'étais figé et je n'avais toujours pas effectué le moindre mouvement.

Je savais que je devais réagir mais mon corps était incapable d'effectuer le moindre mouvement ni d'émettre le moindre son.

J'entendis quelques bruits de pas derrière moi. Je pouvais aisément devinait qu'il était en train de se rapprocher de moi. Ce fut comme un déclique. Je sortis de ma torpeur et repris les commandes de mon corps et je commençais à courir le plus vite possible.

Je ne les entendais plus… Je ne savais pas s'ils étaient en train de me poursuivre… Je devais en avoir le cœur net, je décidais donc de me retourner mais avant d'avoir pu apercevoir quoi que ce soit, je me pris les pieds dans une poubelle qui trainait là. Avant même que je puisse m'en rendre compte, j'étais étalé de tout mon long sur le trottoir. Il fallait toujours que m'a maladresse réapparaisse dans les moments les moins appropriés. Je m'empressais de me redresser pour regarder derrière moi.

Personne…

Je regardais tout autour de moi.

Personne…

Je n'avais quand même pas rêvais. Je ne comprenais plus rien. J'avais l'impression d'être totalement déboussolée.

Je me relevais précipitamment et recommençais à courir quand je sentis une main se saisir de mon poignet.

« Eh, reste avec nous. »

Je reconnus immédiatement la voix de l'homme qui m'avait déjà interpelé quelques minutes plus tôt.

Je ne voulais pas me retourner et faire face à cet homme. Je fermais les yeux le plus fort possible.

Ce n'était pas possible. C'était un cauchemar, j'allais me réveiller d'un moment à un autre.

Je ne comprenais plus rien. Ils étaient partis, ils n'étaient plus dans la ruelle ils y a quelques secondes. J'en étais sûre. Ce n'est pas possible, j'étais en train de devenir folle.

« Alors ma jolie, tu ne croyais quand même pas qu'on allait te laisser filer si facilement.»

« Regarde la, elle a l'air terrorisée, lâche la ! » Lui demanda le deuxième homme.

« Quoi !!! Depuis quand tu t'inquiète pour ces choses »

« Oh, mais je ne m'inquiète pas pour elle. » J'avais cru un instant qu'il voulait me venir en aide, puis il reprit « Lâche la, je veux la voir courir et se débattre tout en sachant qu'elle n'a aucune chance de nous échapper »

Je comprenais mieux maintenant, depuis le début, ils n'avaient fait que s'amuser avec moi. Mais je ne leur donnerais pas ce plaisir une deuxième fois.

Je sentis la main lâcher prise autour de mon poignet mais je ne voulais pas bouger, je ne leur donnerais pas satisfaction. De toute façon ils étaient bien plus forts que moi, je savais que je ne pourrais en aucun cas leur échapper. Je préférais me retourner et leur faire face.

J'étais quelqu'un de plutôt effacé mais ce n'est pas pour autant que je me laissais marcher sur les pieds sans répliquer.

J'étais maintenant face au premier homme la tête baissée. Je soufflais un bon coup pour me donner du courage et leva les yeux vers son visage. Il se trouvait dans l'ombre et dans un premier temps j'étais incapable de deviner les traits de son visage. Il fit ensuite quelques pas en arrière de façon à être éclairé par la lumière d'un lampadaire comme s'il avait deviné mon intention.

Il avait un visage magnifique mais en même temps tellement terrifiant. Puis mes yeux rencontrèrent les siens et je restais pétrifiée. Il avait les yeux bordeaux presque noirs.

A cet instant toute ma détermination s'envola.

Qui étaient-ils ? Personne n'avait de tels yeux.

Il du se rendre compte de mon état parce qu'un sourire d'étira sur son visage. Il devait être fier de la terreur qu'il m'insufflait.

Je savais que je n'avais aucune chance de leur échapper mais c'était plus fort que moi. Il fallait que je m'éloigne d'eux. Je fis quelques pas en arrière tendis qu'il s'approchait de moi. C'est comme si je voulais mettre une distance de sécurité entre en lui et moi, même si j'avais bien conscience que c'était dérisoire.

Je continuer de reculer tandis qu'il continuait d'avancer de sa démarche félin. Il ne me lâchait pas du regard, j'avais l'impression d'avoir devant moi un redoutable prédateur et j'étais sa proie.

Je reculais toujours quand je sentis un mur derrière moi. J'étais prise au piège. Il continuait toujours d'avancer, il ne se trouvait maintenant plus qu'à quelques centimètres de moi.

Je savais que pour moi tout était fini. Je restais immobile, je ne voulais rien faire qui puisse le mettre en colère. Si je voulais avoir une chance de sortir de là, je devais rester impassible.

Il était maintenant figé devant moi et fis glisser très lentement son visage vers mon cou. J'avais l'impression qu'il y prenait un malin plaisir, il voulait faire durer les choses le plus longtemps possible.

Sa tête se nicha enfin dans mon cou, ses mains étaient posées de chaque côté de ma tête. Je tremblais de peur, j'avais l'impression qu'il était partout autour de moi. La proximité de cet homme me donnait la nausée, me révulsé.

Ca faisait quelques secondes qu'il n'avait pas bougé, puis il prit une profonde inspiration. Il me sentait. J'avais l'impression que le prédateur reniflait ça proie avant de la dévorer.

Puis je l'entendis grogner. Ca n'avait rien d'humain c'était quelque chose de bestial.

Mon cœur se mit à battre de plus en plus vite, je sentais le sang pulser dans mes veines, j'étais totalement paniquée.

« Tu es terrifiée… Savais-tu que l'odeur de la peur est succulente ? La tienne plus particulièrement. »

Je le sentis encore une fois humer mon odeur puis il me lécha le cou. Ce geste me révulsa, je voulais m'enfuir mais j'en étais bien incapable.

Je ne savais plus comment réagir, je voulais partir en courant m'éloigner d'eux mais en même temps je voulais rester immobile pour ne pas les contrarier. J'étais totalement désemparée.

Des larmes se mirent à couler le long de mes joues, j'avais essayé de les retenir le plus longtemps possible. Je ne voulais pas leur montrer mes faiblesses mais c'était perdu d'avance. J'étais dans un état second, proche de l'évanouissement. Je commençais à avoir les oreilles qui bourdonnaient et ma vision se troublait. J'entendis les deux hommes discuter, j'avais du mal à saisir tout ce qu'ils disaient.

« Tu devrais t'approcher, son odeur est un vrai régale. »

« Ne joue pas avec le feu, fait attention, elle n'est pas pour toi, elle… »

Je sentais ma tête tourner de plus en plus, mes jambes ne me soutenaient plus. Je me sentis tomber.

Puis le trou noir…

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Je venais juste de me réveiller et j'avais déjà un mal de crâne atroce. En ouvrant les yeux je me rendis compte que je ne trouvais pas dans ma chambre.

Je me redressais précipitamment et ne pus retenir un gémissement mon corps me faisait souffrir. Je regardais autour de moi mais mes yeux ne s'étaient pas encore habitués à l'obscurité qui résigné dans cette pièce. J'avais du mal à distinguer ce qui m'entourait.

Je ne savais pas ou j'étais et encore moi ce que je faisais dans cette endroit. Je fermais les yeux pour essayer de me remettre en mémoire les derniers événements.

Je me souvenais de l'appel de mon frère, le diner au restaurant. Puis comme un déclic je me souvenais de tout : ma balade dans les rues, le retour vers l'auberge, les deux inconnus, mon évanouissement…

Petit à petit tout se remettait en place dans ma tête.

Ils m'avaient emmené et j'étais à présent séquestré dans cette pièce mais je ne savais toujours pas ce qu'ils voulaient faire de moi.

Je clignais des yeux plusieurs fois puis les rouvrais dans le but d'étudier d'un peu plus prés l'environnement dans lequel je me trouvais.

Je n'étais pas dans une petite pièce humide et insalubre comme je m'étais imaginé, je me trouvais en réalité dans une vaste salle. Si je mettais retrouvé dans cet endroit à une autre occasion, j'aurais très certainement été fasciné par l'architecture.

En effet, le sol était de marbre ainsi que les nombreuses colonnes présentent dans cette pièce, tout était majestueux.

Je n'eus pas le temps de m'attarder d'avantage sur la décoration, un mouvement me fit sursauter. C'est alors que je remarquais que je n'étais pas seule.

Nous devions être au moins une trentaine. Il y avait des personnes allongées dans tous les recoins de la pièce. J'avais l'impression qu'ils essayaient tous de se faire le plus petit possible voilà pourquoi je ne les avais pas repéré au premier coup d'œil. La plus part était caché derrière les colonnes, les autres éparpillés dans les coins les plus sombres de la pièce.

Il régnait un silence de mort. Personne ne parlait, personne ne se regardait.

Je n'osais pas bouger. Je voulais parler à l'une de ces personnes, leur demander pourquoi nous étions tous enfermés ici. Peut-être qu'elles n'en savaient pas beaucoup plus que moi mais je ne pouvais pas rester inactive. J'avais besoin de comprendre. De plus j'avais la désagréable impression que pour certaine de ces personnes, ça faisait un moment qu'elles étaient ici.

La plus part de ces gens avaient le regard perdu. Ils avaient l'air fatigué et affaibli et j'avais en quelque sort peur d'aller leur parler.

C'est alors que je croisais le regard d'une fille qui devait avoir plus ou moins mon âge. Elle n'avait pas l'air en aussi mauvaise état que les autres.

Je me levais donc et me dirigeais dans sa direction. Personne ne réagit à mes mouvements à part un petit enfant qui devait être dans les bras de sa mère. Il me suivait du regard. Il ne devait pas avoir plus de trois ans. Je ne savais pas ce qui nous attendais mais je savais que ce ne serais rien de bon. Et je ressentis immédiatement un vague de tristesse te de colère. Je ne comprenais pas que l'on puisse s'en prendre à un enfant.

J'arrivais enfin au niveau de la jeune fille et m'assis à côté d'elle. Dans un premier temps aucune de nous deux ne prononça le moindre mot. Je ne savais pas quoi lui dire.

Qu'est ce que l'on est censé dire dans de telle circonstance ?

Ca devait faire une demi-heure, une heure ou même trois heures que j'étais ici. Je n'avais plus aucune notion du temps. J'étais complètement désorienté. J'étais toujours assise au près d'elle sans qu'aucun mot n'est était prononcé.

C'est elle qui rompit finalement le silence.

« Je m'appelle Marie ». Elle m'avait seulement murmuré ces quelques mots d'une voix rauque Je devinais que ça devais faire au moins quelques jours qu'elle n'avait pas prononcé le moindre mot.

« Moi c'est Bella ». Je ne trouvais rien d'autre à lui dire. Elle me sourit légèrement en retour, comme pour me mettre en confiance puis elle reprit le parole.

« J'imagine que tu as pas mal de question » elle s'interrompit quelque instant puis elle reprit. J'avais l'impression qu'elle réfléchissait, et qu'elle ne savait pas comment me dire les choses.

« Ca va faire une semaine que je suis là. Enfin, je crois… Je me suis également posé beaucoup de questions quand je suis arrivée ici, alors j'imagine qu'il en est de même pour toi… » Elle avait dit tout ça dans un chuchotement à peine audible mais j'avais l'impression que ça lui faisais du bien de ne plus être seule. Et de pouvoir parler à quelqu'un.

Je lui alors posais les premières questions qui me venaient à l'esprit.

« Qu'est ce qu'on fait là ? Qu'est ce qu'ils nous veulent ? »

« Je suis désolé » me répondit-elle. « Je cherche toujours la réponse à ces questions, tout ce que je peux te dire c'est qu'une ou deux fois par jour ils viennent, choisissent quelques personnes… »

« Et… » Je la poussais à continuer.

« On ne revoit jamais aucune de ces personnes. On ne sait pas ce qui ce passe derrière cette porte » Dit-elle en faisant un mouvement de tête en direction de la porte.

« Certain jours, il y a de nouveau arrivant, comme toi aujourd'hui. » Elle fit une pause de quelques secondes puis repris « Regarde, ils ont tous essayés de se cacher comme ils pouvaient, ils se disent que s'ils sont moins en visibilité, ils auront moins de chance d'être choisit. On a tous peur de ce qui se passe de l'autre côté… »


Alors, alors, alors…

Que ce passe-t-il de l'autre côté ???

Qu'est ce que vous en pensez ??? J'attends vos avis, critiques, et tout ce qui vous passe par la tête avec impatience…

Bon pardonnez-moi… Oui, je sais, toujours pas de Cullen dans ce chapitre, ils se font désirer mais ils ne vont pas tarder à faire leur grande apparition.

Si vous repérer des fautes ou des choses à modifier à corriger, n'hésitez surtout pas.

Et si vous avez des questions, j'essaierais d'y répondre dans la mesure du possible.

On me l'a déjà demandé et ça ne me pose aucun problème, alors si certaine d'entre vous ne sont pas inscrite et désire que je les prévienne par mail dès que je poste un nouveau chapitre. Il n'y a pas de soucis. Il suffit de me laisser une review avec votre adresse mail à la place de votre nom.

Voili voilou, j'ai enfin fini mon petit speech.

A la prochaine.

BYZ
C.