Réponses aux reviews (des invités uniquement, les réponses aux membres du site sont directement envoyées en MP) :

Lilalie : Le fruit du dauphin vient à peine d'être assimilée par Cali, et puis vu qu'elle ne sait pas comment l'utiliser je comprends tout à fait que tu sois déçue et je m'en excuse grandement. Je te promets de tout faire pour que tu l'apprécies. C'est peut-être un Zoan mais comme tout fruit du démon il réserve ses surprises. Oh ne t'inquiète pas, ce n'est pas le fruit de l'eau comme tu as pu le lire et fort heureusement sinon j'aurais perdu une précieuse lectrice, ça m'aurait un peu énervé sur le coup (pas contre toi hein ? Mais contre ma connerie). J'ai justement fait en sorte de faire croire que c'est le fruit de l'eau, pour finalement faire un grand renversement de situation. Moi aussi je déteste les persos OC qui ont des Logia beaucoup trop balèzes, ça fait direct le perso bien cheaté. (parole de geek xD) Ah la fameuse question « Pourquoi Law entraîne Cali alors qu'il a largement autre chose à foutre ? » Tu le sauras dans ce quatrième chapitre ! Merci beaucoup pour ta review et je te souhaite une bonne lecture.

Suly : D'abord je tiens à te remercier pour poster à nouveau une review, d'habitude c'est pas très courant les « invités » qui postent régulièrement des reviews sur une fic. 'Fin bref, pour répondre à ta question, Law aura son importance effectivement, si je l'ai mis en tant que personnage de la fic c'est qu'il a son rôle à jouer. Même s'il ne sera pas tout le temps présent, il n'en reste pas moins un personnage important. Ah et de rien pour la réponse à la review, comme tu le vois j'aime répondre aux personnes qui reviewent (nouveau verbe) mais surtout j'aime pouvoir leur répondre. Rester au plus près des lecteurs c'est aussi un véritable bonheur à mes yeux d'auteure en herbe.

Nomie : Haha, Cali ne va pas rester avec une jambe en moins toute sa vie, je crois qu'elle en voudrait à mort à Law ! M'enfin je ne compte pas te spoiler, tu sauras si Cali se recollera la jambe dans ce chapitre. Voui son fruit est pour l'instant inutile car elle sait pas s'en servir, c'est normal, après je ne t'assure pas qu'il lui servira, je te laisse mariner encore un moment, sinon la fanfiction n'a plus aucun sens si on découvre direct tous les pouvoirs du Iruka Iruka no Mi, n'est-ce pas ? Merci beaucoup pour ta review et bonne lecture !

Réponses aux reviews terminées pour aujourd'hui, à présent je ne peux que vous souhaiter une très bonne lecture et je préviens encore qu'Oda-Sensei ne vend pas les droits d'auteurs de One Piece, par conséquent son univers déjanté et ses personnages attachants lui appartiennent. Je ne suis que la détentrice de Cali, son bateau et...je n'en dis pas plus, rendez-vous à la pause café en fin de chapitre !


4 – Barbecue surprise : Côtelettes de vérité au piment de pudeur

Trafalgar n'est qu'un enfoiré. Trafalgar n'a de pitié pour personne. Trafalgar me fait chier. Pourquoi tant de haine ? Voilà pourquoi, cette raison s'appelle Trafalgar Law.

Cela fait deux jours que le Kenar avance sans destination précise dans l'immensité du Shin Sekai. Depuis l'événement de l'aileron dans le dos qui m'a protégé du nodachi de ce chirurgien de la mort, ce crétin n'a pas arrêté de m'attaquer par la suite. (j'y ai perdue mon autre jambe et un bras, hourra !) Je me suis défendue comme j'ai pu en bloquant son sabre avec mon aileron mais au bout d'un moment, à bout de force, je me suis royalement cassée la gueule devant ses pieds et mon pouvoir s'est résorbé. Il faut dire que la nuit était tombée depuis de bonnes heures déjà et que j'avais faim ! Mais vu que j'étais partie en catastrophe de mon île, je n'avais rien prévu concernant la nourriture ou même les habits. Law semblait avoir réussi à garder son calme, j'aurais juré qu'il aurait voulu me disséquer lentement sans aucune anesthésie. Taré va ! Lui aussi a annulé son pouvoir et m'a permis de retrouver les parties de mon corps éparpillées un peu partout sur le pont. On se serait cru dans un mauvais roman d'horreur.

La première nuit fut chaotique, du moins pour moi, l'autre Shichibukai avait l'air de s'en ficher jusqu'au trognon. Trafalgar avait décidé de rester sur le pont et de veiller au cas-où une île se profilerait dans l'obscurité qui enveloppait le Kenar tandis que moi j'étais emmitouflée sous une épaisse couverture dans mon lit tout confortable. J'avais beau être calée comme un lapin dans son terrier, je n'arrivais pas à fermer l'œil. Rectification : je n'ai pas réussi à fermer l'œil de toute la nuit. Mon estomac faisait un boucan pas possible, mes tripes me serraient au ventre et ma bouche était pâteuse. Ô Kami-Sama, c'était la nuit la plus longue de toute ma vie ! En plus avec le chirurgien qui guettait dehors, j'étais restée sur mes gardes au cas-où il tenterait d'entrer dans ma chambre et de me tuer pendant mon sommeil...sommeil que je n'ai pas eu évidemment. Ça m'a étonné que le corsaire n'ait pas ronchonné du manque de nourriture, pourtant j'étais persuadée d'avoir entendu son estomac gargouiller de là où j'étais.

M'enfin, quand le jour s'était enfin levé et que je commençais tout doucement à m'endormir (enfin!) dans les bras de Morphée, Trafalgar a toqué à ma porte. Pourquoi ce con avait-il toqué alors que je m'apprêtais à passer le portail des rêves de poneys ? Enfoiré. Je m'étais donc levée de mauvais poil, lui avait ouvert en maugréant un « quoi ? » fort désagréable. Law ne releva pas et se contenta de me montrer par-dessus son épaule un imposant poisson qui trônait sur le pont. Oui, un énorme poisson aux écailles argentées, sur le pont de mon bateau, vous n'avez pas rêvé. J'étais restée aussi conne que vous sur le coup. Law ne s'est pas donné la peine de m'expliquer le comment du pourquoi mais j'ai su au fond de moi que c'était lui qui l'avait pêché. Comment ? J'en sais toujours rien, il l'a sûrement vu passer près du bateau et il a dû l'embrocher, ça ne m'aurait pas étonné ! Passons, donc ce poisson qui faisait la taille d'un cheval nous servit à nous deux de petit déjeuner. J'avais connu mieux comme petit déjeuner mais le fait de manger après une demi-journée et une nuit complète de disette me faisait rapidement oublier le rituel des céréales du matin. Le Shichibukai m'avait fait la remarque désobligeante que je mangeais comme un porc mais je l'avais envoyé bouler d'un doigt d'honneur. Il s'était contenté de sourire avant de retourner à notre repas en commun. Bien sûr, nous n'avions pas tout fini et j'avais proposé qu'on balance la carcasse à la mer mais Law avait fortement désapprouvé en disant qu'on pouvait plutôt conserver les restes. Mon navire étant dépourvu de cuisine donc de frigo, je lui avais demandé comment et il revint de la cale avec deux gros sacs de sels. Au début j'avais rien pigé, je voyais pas en quoi le sel pouvait conserver la grosse poiscaille mais après moult explications du chirurgien j'avais enfin compris le principe de l'action conservatrice du sel sur la nourriture. Nous avons donc rangés (ou plutôt entassés) la carcasse du poisson recouverte de sel dans la partie « cave » de la cale. Je m'explique : La cale est composé de trois parties : Chambre (ma chambre), salle de bain/ toilettes et cave. La partie cave est caché par une trappe située dans le minuscule interstice entre la salle de bain et la chambre, autant vous dire que c'était pas de la tarte de foutre les restes du poisson là-dedans. Mais on a quand même réussi. (au moins j'ai gagné le bonus douche pour me décrasser de l'odeur forte de poisson)

La journée toute entière a été rythmée par l'entraînement de Trafalgar qui s'était amusé à me couper la tête et à m'obliger d'utiliser mes pouvoirs ainsi. Ça avait tout de même marché, mon corps sans tête avait fini par assimiler mon fruit du dauphin et l'aileron est réapparu. A part l'aileron je ne sais toujours pas comment faire apparaître une queue de dauphin ou des nageoires. Je ne pense pas que maîtriser son fruit du démon ça se fait du jour au lendemain, mais ça le Shichibukai semble l'ignorer car il n'a pas arrêté de me torturer l'esprit avec ses « Tu dois faire mieux qu'hier. » et « Tu restes toujours faible Cali-ya. ». Grr qu'il m'énerve en plus à m'appeler « Cali-ya » tout le temps, pourquoi « ya » d'ailleurs ? Je trouve ça si...irrespectueux ! Ok moi non plus je suis pas vraiment un modèle en matière de respect mais quand même, lui c'est un corsaire, il doit bien savoir qu'il y a des limites à ne pas dépasser non ? Bof, de toute façon j'ai très vite abandonné mes acharnements contre ce type, il est vachement plus fort que moi et je ne peux strictement rien faire contre lui. La seule chose que je peux faire c'est de lui accorder ma confiance concernant mon entraînement.

Eh bien voilà, après une horrible journée d'entraînement et une mauvaise nuit de plus, Law me réveille en toquant à la porte de ma chambre. Je crois que tous mes réveils vont se passer comme ça désormais. Bordel ça me rappelle ma mère quand elle me réveillais tous les matins pour que j'aille à l'école...bien que j'y sois jamais allée. (Ah je vous l'ai déjà dit ?) Bref, comme je le disais y a deux secondes le chirurgien de la mort vient de toquer à la porte, me faisant ainsi sortir de mon cocon super confortable. Je n'aime pas me faire réveiller par quelqu'un d'autre que moi-même. C'est tellement putain d'énervant que j'en suis mal-léchée dès le matin. C'est une nouvelle journée où je vais me retrouver une fois de plus en petits morceaux qui commence ! Youpi !

J'entends Trafalgar qui s'impatiente derrière la porte en toquant de manière plus brutale cette fois.

- « Ça va c'est bon je suis debout, laisse-moi juste le temps de m'habiller et de me coiffer. (Le soir je dors en T-Shirt...ok c'était une remarque tout à fait inutile mais je voulais juste préciser au cas-où.) » Je râle tout en m'exécutant à la tâche.

Plus aucun bruit de l'autre côté. C'est bon il m'a lâché pour, allez, je parie deux minutes. Quel chieur sans déconner ! J'enfile mon jean, mets mes sandales, attache solidement mes cheveux en queue de cheval et ouvre la porte de ma chambre à la volée.

- « J'suis prête ô Trafalgar-sama ! » J'annonce sur le ton de la moquerie.

...Bah il est où le Shichibukai ? Je promène mon regard un peu partout et le voit enfin debout sur la tête de dragon de mon navire. Eh mais il se croit tout permis cet enfoiré ou quoi ?!

- « Hé Law descends de la tête de proue de MON bateau tout de suite !

- « Ne me donne pas d'ordres. Île en vue. » Se contente-t-il de me dire avec une sorte de début de colère dans la voix.

- « Une île ? » Je reste un instant sans réaction avant d'exploser de joie (oubliant au passage qu'un certain chirurgien squatte la tête de proue du drakkar). « Youhou génial ! Enfin une île ! Je vais pouvoir acheter de la bouffe et de nouveaux fringues ! Et du savon aussi ! Ah et aussi du shampooing ! Et aussi...

- « Tu t'excites mais as-tu au moins de l'argent sur toi ? » Me demande Trafalgar en me regardant de biais.

Un ange passe. Eh merde. J'ai pas un sous sur moi, mes parents m'en ont pas passé avant-hier quand je suis enfuie de mon île. Nan au lieu de me donner un minimum de sous pour pouvoir m'acheter quelques trucs ils n'ont rien trouvé de mieux que de me refiler un vieux revolver...et un bateau ok c'est déjà pas mal. En plus je m'en suis rendue compte qu'hier soir mais l'arme à feu de papounet n'avait pas de munitions. Génial, merci papa, je dirais que c'est l'intention qui compte.

- « C'est bien ce que je pensais. » Soupire le corsaire en voyant mon manque de réaction.

- « Dans ce cas tu m'excuseras d'être pauvre. » Marmonné-je en croisant les bras. « Bon sinon on y arrive quand sur cette île ? Elle est comment ? Y a une ville au moins ? Et un port ? Et...

- « Voudrais-tu bien te taire deux secondes sale gamine ? »

Ga...gamine ?! Bordel mais je suis une femme et il doit avoir seulement quelques petites années de plus par-rapport à moi ! Non mais je rêve il croit que c'est parce qu'il est un Shichibukai qu'il se doit de traiter les gens comme de la merde ? Je serre les dents et les poings. Vivement qu'on arrive sur cette île, qu'on accoste et que j'aille loin de lui ! Il me faut respirer un autre air que celui débordant d'ondes négatives du Kenar. D'ailleurs mon bateau aussi a bien besoin de jeter l'ancre : Il a l'air en bon état comme ça mais il est vieux et je suis sûre et certaine qu'un peu de ménage ne lui ferait pas le plus grand mal.

Tandis que j'élabore le planning de la journée dans ma tête, Trafalgar me rejoint et me fait un signe de tête en direction du gouvernail, ce qui m'énerve encore plus.

- « Parce que je dois prendre la barre en plus ? Mais t'es qu'un putain de feignasse !

- Garde tes remarques acerbes pour toi, Cali-ya, sinon je crains que le prochain entraînement sera des plus douloureux pour toi. »

Je frissonne à ses mots. Rien que d'y penser j'en souffre déjà. Je m'exécute à ses ordres contre mon gré et prend la barre, dirigeant le Kenar vers l'île. Que je déteste qu'on me donne des ordres comme ça, on dirait que je suis devenue son esclave ! Si jamais je tombe sur un marchand d'armes sur cette île, je ferais le plein de munitions pour mon flingue. Oh oui tu vas souffrir sale chirurgien, tu vas la sentir passer la balle qui mettra fin à ton arrogance ! Tu feras moins le malin !

Après une dizaine de minutes, nous accostons dans le port de l'île. D'après le panneau d'accueil qui trône sur la berge, elle se nomme Loyalty Bay. Assez jolie, je dois l'avouer. Une île balnéaire au climat agréable quoiqu'un peu frisquet. Il y a une montagne en arrière-plan, sinon le relief de l'endroit reste assez plat. Je vois une ville assez imposante d'ici ainsi qu'une forêt tropicale bordant l'Est et l'Ouest. Cette île est ma foi bien sympathique à vue de nez.

En jetant l'ancre au port, Trafalgar et moi n'y voyons aucun navire de la Marine ni de pirates. C'est l'endroit parfait pour faire une pause. Alors que je m'apprête à descendre du Kenar, Law me stoppe dans ma lancée en m'attrapant par le col de mon T-Shirt déchiré au milieu du dos. (à cause d'un certain aileron)

- « Argh pourquoi t'as fait ça ?! » Je m'étrangle en regardant le Shichibukai d'un œil mauvais.

- « Ce n'est pas parce que cette île a l'air sans danger qu'il n'y en a pas. Tu vas rester avec moi et surtout tu garderas la tête baissée.

- Gné ?

- Si jamais un autochtone te reconnaît je serais cette fois obligé de t'incriminer. » M'explique-t-il solennellement.

- « T'es pas obligé de leur dire la vérité tu sais ?

- Je n'aime pas mentir, alors tiens-toi à carreau. »

Trafalgar me relâche enfin et saute du pont de mon drakkar, atterrissant souplement sur les quais du port. Je le rejoins mais avec beaucoup moins de classe et de souplesse : Autrement dit en m'éclatant sur les planches des appontements.

Putain !

Je me redresse avec un minimum de dignité et cours après le chirurgien qui commence déjà à partir sans moi. Heureusement il n'y a que des marchands de poissons et quelques passants qui traînent par ici donc aucun risque que je me fasse direct griller. Law par-contre ne passe pas inaperçu et la plupart des gens l'ont sans doute reconnu car je les vois tous soit baisser la tête soit s'éloigner de nous. Eh bien dit-donc les Shichibukai ont une super côte de popularité dans le coin !

Avant de sortir du port, Trafalgar me fait signe d'attendre cinq minutes. Hein ? Je le vois se diriger vers un petit établissement construit en bois où un homme d'un âge avancé semble tenir un guichet. Le Shichibukai a l'air de parler avec lui, je n'entends rien de là où je suis, me contentant d'observer la scène. Law fourre la main dans une poche de son manteau et en sort un petit sac en tissu qu'il pose sur le comptoir de l'homme qui incline brièvement la tête et lui fait un grand sourire. Peut-on m'expliquer ce qu'il vient de se passer là ? Parce que je n'ai strictement rien pigé. Le chirurgien de la mort revient vers moi d'un pas tranquille, la corde pendant le long de son nodachi se balançant au rythme de sa marche. Je me demande pourquoi il ne l'accroche pas au dos d'ailleurs, ça doit pas être pratique de toujours porter son arme à la main...quoique lui il la porte plutôt en la calant au creux du coude.

- « Sans vouloir paraître indiscrète, tu lui as donné quoi à ce gars ? » Lui demandé-je une fois à sa hauteur.

Le corsaire ne me répond pas et sort du port...sans moi. Eh oh attends-moi enfoiré ! Je cours après lui et reprends une marche normale un mètre derrière-lui, histoire de garder une certaine distance de sécurité au cas-où l'envie lui prendrait de s'arrêter sans prévenir. Comme ça au moins je me mangerai pas son dos, malin non ?

Passons, nous traversons un chemin coupant un sous-bois de palmiers, croisant quelques fois des hommes arrachant les mauvaises herbes poussant dans le sable. Je connais ces plantes, c'est super salaud ! Ça pousse partout, que ce soit dans le sable, la terre ou même parmi les cendres suite à un incendie. continuons notre chemin et, après quelques minutes de marche entre les grands arbres tropicaux, nous atterrissons à l'entrée de la ville. Les yeux pétillants, les lèvres entrouvertes avec un filet de bave commençant doucement à pendre, je ne peux que m'émerveiller face à ce que je vois :

Cette ville est magnifique, toutes les infrastructures commerciales sont blanches tandis que les maisons sont pervenches (une sorte de mélange entre le gris clair et le bleu clair, en gros c'est une couleur clair). Des fleurs tropicales bordent les allées, parant la ville de couleurs chatoyantes, tandis que des lampadaires hauts se terminant en leur sommet en spirales donnent un air féerique aux lieux. Devant-nous, la route est occupée par un marché proposant toutes sortes d'objets, ah tiens je vois un stand de fringues là-bas, près du magasin de chaussures ! De multiples odeurs viennent titiller mes narines qui n'ont plus senti autant de choses depuis la fuite de mon île natale. Je distingue des odeurs sucrées provenant sûrement des marchands de fruits et légumes, il y en a d'autres, des senteurs parfumées de savon, l'odeur grillée de la viande, les effluves irrésistibles des pâtisseries...suis-je en train de rêver ? Je me pince immédiatement le dos de la main pour vérifier.

- « Ouaïe ! Ah non je rêve pas. » Réalisé-je à haute voix en essuyant au passage la bave coulant désormais sur mon menton.

Law à mes côtés me lance un regard en coin des plus désespérés. Je me tourne vers lui et, pour la première fois depuis notre début de « collaboration », lui sourit. Il lève les yeux au ciel et réplique sans vergogne :

- « On n'est pas là pour faire du tourisme.

- Ouais je sais... »

Génial il a cassé toute l'ambiance que je me suis forgée dans ma tête. Merci Trafalgar. Merci, bordel ! Eh mais attends deux secondes, je peux peut-être tourner la situation à mon avantage, car si on n'est pas là pour visiter alors on n'a rien à faire ici, n'est-ce pas ?

- « Si on n'est pas là pour faire du tourisme alors je peux m'acheter des fringues ? »

Le Shichibukai me fixe un instant du regard en fronçant les sourcils. Ah il veut peut-être le mot magique monsieur le chirurgien ?

- « S'il te plaît ? »

Trafalgar soupire fortement. Quoi j'ai dis quelque chose qu'il ne fallait pas ?

- « Même si je t'autorisais à faire des achats tu n'as pas d'argent.

- Oh mais je n'attendais pas ton autorisation pour faire quoi que ce soit...mais c'est vrai, je suis fauchée... » Une idée se pond subitement dans mon esprit. « Mais toi t'aurais pas quelques berrys à m'avancer ? Je te les rembourserai promis ! »

Je sais que je ne le rembourserai jamais, ce mensonge est sûrement un des plus vieux que l'être humain n'ait jamais inventé. Malheureusement, même si je m'y attendais un peu, ma demande (pourtant sympa) écope d'un refus catégorique. J'ai été gentille pourtant ! Law se remet à marcher droit devant, je le suis difficilement avec la foule de passants qui se pressent autour des stands du marché. Tout en gardant la tête légèrement baissée (Trafalgar m'a dit de le faire tout à l'heure), je rattrape le Shichibukai qui répond aux « pourquoi » qui naissent à l'intérieur de mon cerveau en surchauffe.

- « Comme si j'allais t'avancer de l'argent, on n'est pas amis que je sache.

- Oh ça oui, on sera jamais potes de toute manière, c'est juste...tiens j'ai une question pour toi Trafalgar. »

Le corsaire se stoppe devant un stand de légumes et s'y approche, faisant semblant (enfin je pense) de les observer. Il prend dans sa main une gousse d'ail puis tourne son regard vers moi. Ça veut dire que je peux lui poser ma question ? Bah, je vais pas attendre qu'il dise oui.

- « Pourquoi t'as accepté de m'aider pour mon fruit ? T'aurais très bien pu refuser et me livrer direct au Gouvernement Mondial, mais tu ne l'as pas fait. Tu m'expliques s'te plaît ? »

Le chirurgien de la mort repose l'ail sur le présentoir et continue d'observer les autres légumes.

- « J'ai mes propres raisons. » Se contente-t-il de me répondre d'une manière tout à fait désintéressée.

Mouais...justement j'aimerai bien les connaître ses soi-disant raisons. Ça m'étonnerai que mon chantage à deux berrys (S'il m'aide pas je le dénonce au Gouvernement Mondial pour ses affaires à Punk Hazard, pourrie la menace hein ?) soit la seule raison pour laquelle il m'aide.

Law continue d'examiner du regard les nombreux légumes qui jonchent sur le stand pendant que moi j'essaie en vain de démarrer une conversation de plus de trois répliques avec lui. Pff c'est pas gagné !

- « Si tu m'aides ça veut dire que tu m'aimes bien ? » Je le questionne en penchant la tête sur le côté.

Aucune réponse chez monsieur le corsaire. Bordel de nouille je vais pas y passer la journée ! Je veux savoir, par le chapeau de Monkey D. Luffy !

- « Ou c'est parce que t'attends quelque chose de moi en retour ? »

Nous passons à un autre stand, cette fois de fruits. Trafalgar pose enfin son regard sur ma personne. (Merci Kami-Sama!)

- « Je n'attends rien de ta part. » Me répond-t-il alors que je souffle fortement par les narines, exaspérée. « Si tu veux savoir, j'ai accepté de t'aider en partie grâce à ton navire. »

Mon drakkar ? Je fronce les sourcils, flairant le piège.

- « Tu comptes me voler mon Kenar, c'est ça ?

- Te le voler ? Ah c'est vrai que je n'y avais pas pensé. » Fait-il en plaçant ses doigts tatoués sur son menton, l'air conspirateur.

Oh putain ! Je serre les dents et me contient du mieux que je peux pour ne pas péter un câble, là, tout de suite. Il se joue de moi depuis tout à l'heure et ça commence sérieusement à me pomper l'air. Trafalgar commence alors à me sortir une sorte d'argumentation sur les capacités de mon Kenar.

- « Ton bateau est basé sur le modèle des navires vikings. Ce genre de frégates est connu pour pouvoir voguer sur n'importe quelle mer et par n'importe quel temps. C'est grâce à cela que les vikings ont pu régner aussi longtemps sur les cinq mers du globe, et plus particulièrement sur North Blue. Les drakkars pouvaient, à ce qu'il paraît, briser la glace grâce à leur coque solide et...

- Abrège. » Sifflé-je, un poil impatiente.

Le Shichibukai esquisse un sourire qui est tout sauf honnête et sympathique, (après c'est mon cerveau qui l'interprète ainsi) puis il continue :

- « Ne me donne pas d'ordres. Enfin, pour faire court, ton navire est parfait pour Punk Hazard, je parle de la partie de l'île où je dois me rendre.

- La partie gelée je suppose ?

- Eh bien tu es moins bête que je ne le pensais, Cali-ya. »

Il se fout de ma tronche en plus ! Calme-toi Cali, de toute façon t'as pas les tripes pour le frapper alors ça ne sert à rien de te ruiner la santé pour lui. J'en étais sûre de toute manière qu'il avait accepté de m'aider par intérêt. Donc c'est grâce ou plutôt à cause du Kenar qu'il a décidé de m'entraîner. Je suis certaine que l'entraînement n'est ni plus ni moins qu'une occupation pour lui. Connard. Je te hais Trafalgar Law !

Le corsaire s'éloigne du stand de fruits, n'ayant apparemment pas trouvé son bonheur. Je le suis, n'ayant pas vraiment envie de me faire repérer, puis nous nous arrêtons à un grand stand proposant des vêtements. Je me précipite dessus et regarde un rayonnage composé uniquement de T-Shirt. Je ne sais pas si Law me colle aux basques mais je m'en fiche, j'ai trouvé mon petit paradis !

J'adore les T-Shirts, surtout ceux qui ont des motifs. Pour moi c'est le meilleur vêtement du monde, on s'y sent si bien dedans ! C'est largement mieux que tous ces hauts taillés à raz le corps qui compressent la poitrine et le ventre, bon dieu que je déteste ça ! A part pour les pantalons. Les pantalons serrés ne me gênent pas, mais les hauts si. Bref, donc je cherche des T-Shirts à ma taille et tombe sur un bleu avec à l'arrière un motif de goutte de pluie stylisée. Je l'adore ! Il est ample, pas abîmé, on arrache le prix qu'y a dessus et voilà !

- « C'est mal de voler, Cali-ya. » Souffle Trafalgar dans mon dos. (J'avais raison il me colle.)

- « Et c'est un pirate qui me dit ça. » Je soupire en tournant la tête vers lui.

Je le vois faire son sourire de faux-jeton, putain que je le déteste ! Mais je m'en fiche, je roule le T-Shirt en boule et le plaque sous mon aisselle.

- « Tu peux prendre autant de vêtements que tu voudras, ils termineront toujours déchiquetés. » Me prévient l'autre enfoiré.

Je me stoppe alors que j'allais dérober un pantalon noir assez sympa. Par l'epic moustache de Barbe Blanche ! J'y avais pas pensé ! Quelle conne bon dieu, à quoi me servirait-il de prendre de nouveaux habits si c'est pour qu'ils terminent en lambeaux à la fin de chaque entraînement ? Ça veut dire que je suis condamnée à porter CES habits. Oui, CES habits que je zieute du coin de l'œil sur le rayonnage opposé à ma position.

Poussant de l'épaule Trafalgar au passage (qui se contente de contenir ses nerfs), je m'approche de CES fringues que je hais plus que tout : Les débardeurs qui ne cache QUE la poitrine et les shorts ultra courts (à raz la touffe comme le dirait big mama). Là y a pas à dire, non seulement je ne hais pas que mon « mentor » Shichibukai (bordel j'ai l'impression que ça me coûte un bras de le dire) mais aussi le fruit du dauphin. Putain de fruit de merde !

Profondément dégoûtée mais m'y voyant obligée si j'ai envie d'avoir des fringues, je prends du bout des doigts un débardeur rouge (parce que j'aime le rouge) à fines bretelles et s'arrêtant juste en dessous de la poitrine. Beurk, c'est affligeant ! Mais pour le peu d'amour propre qu'il me reste, il faut que j'aie des vêtements. Bon, seul point positif, ce genre d'habit est tellement léger que je peux le fourrer dans la poche de mon pantalon facilement. Au moins pour le chiper c'est dans la poche ! (Expression pourrie) Je pique également un mini-short en jean ainsi que des sous-vêtements potables. Faisant gaffe à ce que le gros monsieur qui s'occupe de stand ne me voit pas, je file incognito jusqu'à une boutique de chaussures (car les chaussures du marché sont moches) et choisit une paire de tongs noires dont j'enlève précautionneusement le prix et fait sauter l'antivol qui tenait à peine de toute manière. Je sors du magasin sans déclencher l'alarme (Avé Cali !) et retrouve Trafalgar qui m'attend visiblement. En me voyant avec tous mes « achats » dissimulés sous mon T-Shirt, dans mes poches de pantalon et sous mes bras, cet enfoiré ne peut s'empêcher de sourire comme un con. C'est ça vas-y fous-toi de ma pomme !

Passablement énervée par son putain de comportement, je marche tête baissée dans la foule du marché, chope au passage de plusieurs stands un savon, un shampoing et un peigne au pif, puis je tourne à une intersection et m'enfonce dans les ruelles de la ville. Je m'arrête à un cul-de-sac et pose par terre toutes mes affaires. Je jette un œil par dessus mon épaule et m'aperçoit que Law ne m'a pas suivie.

Eh merde.

Il va me passer un savon monstre. Je marche si vite que ça ? Eh bien, je suis contente de ma vitesse ! Au moins ce con de Shichibukai va me foutre la paix pour un moment. (Depuis ces deux jours je n'attends que ça!) Vu qu'il n'y a personne qui semble passer par cette ruelle (en même temps c'est une impasse me direz-vous), j'ôte mon T-Shirt rouge déchiré au dos depuis deux jours à cause de cette saloperie de fruit du dauphin et enfile immédiatement un de mes nouveaux débardeurs, un blanc. Il est tout simple mais le fait qu'il me cache tout juste la poitrine me dérange fortement. J'ai pas pour habitude d'avoir le bide à l'air, normalement je le couvre. Par-contre je ne vais pas enlever mon pantalon ni mes sandales, elles sont encore en bon état. Je les enlèverai quand ils seront K.O comme mon vieux T-Shirt. Je balance ce dernier dans une poubelle à côté de moi et reprend dans mes bras mes vêtements volés, savon, shampoing, peigne ainsi que mes nouvelles tongs.

J'ai pas envie de me balader dans toute la ville avec tout ça dans les bras, ça fait direct fashion victim et Kami-Sama sait que je déteste me faire passer pour ce que je ne suis pas. Je promène mon regard autour de moi et voit un sac en toile sali d'une substance séchée ressemblant fortement à une tâche de sauce bolognaise. M'en fiche qu'il soit taché du moment que ce sac peut encore servir. Ni une ni deux, je fous mes affaires dedans et m'apprête à regagner la rue principale lorsqu'un grincement de porte se fait entendre derrière-moi. Je me tourne et voit deux types en sortir tout en éructant élégamment et en se racontant des histoires sales dont je tairais les détails.

Intéressant, qui dit « types visiblement bourrés » dit bar ! Je ne l'avais pas remarqué d'ailleurs ce bar au fond de l'impasse dont l'écriteau « Au bon saké de Loyalty » commence à se faire vieux. Héhé, vive les vieux bars, c'est là qu'on trouve les meilleurs alcools ! J'espère qu'ils ont du rhum de West Blue, ça doit faire des mois que je n'y ai plus bu une goutte. Toute contente, je sautille comme une enfant jusqu'à l'établissement et ouvre en grand la porte battante en bois laqué. Y a pas grand monde, juste trois / quatre gars éméchés qui se font un poker sur une table tandis que le barman essuie le comptoir d'un vieux chiffon. Personne ne remarque mon arrivée et c'est tant mieux dois-je dire ! A présent que je suis recherchée, je dois me faire la plus discrète possible.

Je marche alors jusqu'au comptoir, dépose le sac au pied d'un tabouret et m'assoit sur ce dernier tout en posant mes mimines sur le bar.

- « Qu'est-ce que je vous sers ? » Me demande le barman sans me regarder d'une voix rauque (avec un accent de South Blue dois-je préciser).

- « Vous avez du rhum de West Blue ?

- Bien sûr ma petite dame je vous en sers un verre tout de suite. 33 centilitres ou 50 ?

- 50 s'il vous plaît. »

Sans me regarder une seule fois, l'homme prend un verre à pied de 50 centilitres et part chercher une bouteille de rhum de West Blue (dans une cave à alcools visiblement). Qu'est-ce que je donnerai pas pour la lui choper sa bouteille et l'emporter avec moi sur le Kenar ! Ok elle ne résisterait pas deux jours mais ça me ferait une bonne copine avec qui passer mes soirées. Je baisse brièvement mon regard vers mon vieux sac et me ravise. Mouais finalement non je vais pas la prendre la bouteille même si c'est super tentant, ça écraserait mes affaires.

Le barman revient (déjà?) avec la fameuse bouteille de rhum à la main. Copine ! Il la débouche, verse le précieux liquide dans le verre à pied et le pose devant-moi, me regardant enfin dans les yeux. Oh putain ! Est-ce qu'il va capter ?

« Tenez mademoiselle. Ce sera tout ? »

Ouf, il ne me reconnaît pas. Tant mieux dois-je dire ! Peut-être que l'info n'est pas montée jusqu'à cette île ? Si c'est la cas je suis une sacrée chanceuse !

J'ai à peine le temps de répondre au barman que les hommes jouant au poker se mettent à parler d'un sujet qui m'intéresse.

- « T'es au courant ? Il paraît que le trésor d'un Tenryûbito a été volé.

- Sérieux ?

- Ouais ça s'est passé y a deux jours, d'après ce que je sais c'était un fruit du démon qu'un dragon céleste convoitait, la Marine a réussi à le prendre d'un équipage de pirates mais alors qu'ils s'apprêtaient à le donner au Tenryûbito, quelqu'un l'a volé.

- Haha ça c'est la meilleure de la journée ! Ça s'est passé où ?

- Pas très loin d'ici, sur l'île de Blooms. Par-contre j'ai aucune idée de qui l'aurait volé, il paraît que c'est une gonzesse, une brunette. Ça doit être une sacrée crétine pour se mettre à dos le Gouvernement Mondial ! Pauvre d'elle ! »

Les gars éclatent d'un gros rire gras collectif (oui ça existe!) tandis que j'affiche un air blasé sur le visage. Merci de m'avoir traitée de crétine...et puis je suis pas une « gonzesse » d'abord, je suis une femme, un peu de respect bordel de merde ! Mais je dois pas me faire repérer, alors en gentille touriste de Loyalty Bay, je bois tranquillement mon verre de rhum. A peine j'avale une gorgée que mon regard s'illumine (du moins il doit s'illuminer d'un point de vue extérieur). Waouh, ça me rappelle tellement de souvenirs ! Le rhum de West Blue c'est le meilleur du monde ! Bienheureuse comme jamais, je bois une autre gorgée qui me laisse un goût sucré dans la bouche. C'est si bon, j'adore ça !

Je continue de boire et termine rapidement le verre qui contient pourtant 50 centilitres du précieux breuvage. Le barman me regarde depuis le début en esquissant un grand sourire. Il prend mon verre et me ressert du rhum.

- « Vous avez l'air de mourir de soif. Je vous offre ce deuxième verre. » Me dit-il en me faisant un clin d'œil.

J'ignore le fait qu'il veuille sans doute me draguer (par un gars de 50 piges...putain) et accepte volontiers le verre. Au fur et à mesure que je bois, je me sens...comme euphorique. Ah ce sont juste les effets de l'alcool, j'ai bien cru ne plus jamais ressentir cela. Il suffit juste que je n'abuse pas trop sinon je vais gerber sur le comptoir et ça fait pas top venant d'une damoiselle (Ha ha ha...). Je termine rapidement mon deuxième verre et, bien que tentée par un troisième, je me ravise et descends du tabouret, reprenant le vieux sac en toile dans une main. Je me tourne vers le barman et lève une main en l'air en signe d'au revoir.

- « Bon je vais y aller, merci beaucoup pour le rhum, z'êtes extra. »

L'homme me sourit et s'incline légèrement lorsque soudainement, je sais pas pourquoi, mais il se met à froncer ses sourcils broussailleux. Ben quoi ?

- « La note. » Lâche-t-il lourdement.

Les gars jouant au poker à côté se stoppent dans leur partie et se tournent vers moi. Qu'est-ce qu'ils me veulent ceux-là ? Y en a un qui écarquille les yeux un bref instant et sort de sa poche un papier tout froissé. Gné ? Je crois que je vais déguerpir parce que là je vais prendre cher.

- « Hic ! »

En plus je me chope le hoquet du bourré, génial. Le type qui regarde son papier lève à plusieurs reprises ses yeux vers moi et se redresse brusquement de sa chaise, la faisant grincer sur le sol en pierre.

- « C'est toi ! » Crie-t-il tellement fort que je titube et me casse la gueule par-terre. « Regardez-la les gars, c'est d'elle dont je vous parlais !

- Comment ça moi ? » Grogné-je en me relevant tout en gardant les mains près du sol au cas-où je retomberai de nouveau.

- « C'est toi qui a volé le trésor d'un Tenryûbito ! C'est Caline la vive ! »

Je manque de m'étouffer avec ma propre salive. Caline ? CALINE ?! Bordel ils peuvent pas écrire mon nom sans faire de fautes ?! Abrutis de la Marine ! Quelle belle bande d'illettrés non mais je vous jure !

Passons, il va falloir que je me fasse la malle et au plus vite ! J'essaie de retrouver un équilibre précaire (dû à mes deux verres de rhum) et cours jusqu'à la porte que j'ouvre à la volée. J'entends derrière-moi des bruits de pas précipités, signe que le barman (et peut-être aussi les gars qui m'ont capté) me poursuit. Bordel ça me rappelle les Marines d'avant-hier ! En plus vu que je suis un peu bourrée, j'ai plus trop les yeux en face des trous...putain de merde j'avais oublié que c'était puissant le rhum de West Blue.

Alors que je quitte en cinquième vitesse (parce que c'est toujours plus rapide que la quatrième) l'impasse où je me suis enfilée deux verres « Au bon saké de Loyalty », je croise par pur hasard... Trafalgar Law qui m'a tout l'air de me chercher. Que Kami-Sama soit loué, pour une fois que j'ai vraiment besoin de lui à part pour l'entraînement ! Il n'a pas l'air de m'avoir vu (normal il est de dos mais j'ai reconnu son espèce de chapeau-œuf) alors je le bouscule un peu au passage.

- « Cali-ya où étais-tu passée ?! » Commence-t-il à m'engueuler sévèrement.

- « Oh ça va j'suis pas ta pote ok ? Hic ! Écoute là tu dois m'aider je me suis fourrée dans une merde pas possib'.

En terminant ma phrase j'entends les pas lourds des mecs du bar. Faut que j'improvise là...euh...merde j'ai rien qui me vient là !

- « Elle est là ! Oh mais c'est... »

Les gars s'arrêtent juste à côté du corsaire et moi. Je lance à ce dernier un regard suppliant. Je t'en prie sauve-moi la mise j'ai pas envie de me faire tabasser !

- « Trafalgar Law le Shichibukai. » Lâche le barman.

C'est bizarre mais l'avenue semble s'être tue à l'entente des mots du cinquantenaire. Tous les regards sont tournés vers nous. Oh la honte...mais je crois que je vais pouvoir m'en sortir grâce au chirurgien. J'espère juste qu'il jouera le jeu...il FAUT qu'il joue le jeu.

Désespérément, je prends Law par les épaules et m'y accroche en pleurant (du moins en faisant semblant).

- « Ô grand Shichibukai, à cause de ma bêtise j'ai provoqué le chaos dans le Shin Sekai ! Je vous en prie, arrêtez-moi sur le champ avant que je ne commette d'autres crimes irréparables ! »

Law me regarde comme si j'étais devenue folle. Les gars du bar quant à eux s'échangent des regards d'un air de dire « Vous savez pourquoi elle se rend si facilement ? ». Peut-être parce que Trafalgar est un Shichibukai et que si je fais quoi que ce soit il me découpe en rondelles de Cali ?

- « Tu es tombée bien bas pour me demander ça. » Soupire le chirurgien en fermant brièvement les yeux.

Ah, ah ! AH ! Il a pigé mon petit manège ?

- « Je ne pensais pas que tu te rendrais si facilement. » Continue-t-il avant de poursuivre son chemin comme si j'étais une parfaite inconnue. « Suis-moi sans faire d'histoires, Caline-ya. »

Putain de...grrr lui je vais finir par le buter un jour ! Faisant fi des réactions des passants, je cours après ce crétin de Trafalgar. Si jamais un jour j'en ai les tripes...je...je l'étrangle à mort et je le bouffe...quoique non ça doit être dégueulasse un steak de Law.

Bref, je course l'autre abruti de Shichibukai mais, en passant à côté d'un mur tapissé d'affiches, je ralentis l'allure. Des avis de recherches, par centaines...il n'y a pas que des pirates et criminels recherchés, non. Entre l'affiche d'un pirate de l'équipage de Barbe Noire et un type que je connais pas (et dont j'en n'ai rien à carrer), il y en a une nouvelle. Une affiche neuve. Un avis de recherche avec la photo d'une jeune femme vu de dos, en train de courir et, la tête tournée vers l'objectif, tirant la langue tout en faisant un doigt d'honneur. Cette femme, c'est moi, Cali alias Caline la vive. Prime : 10 000 000 de berrys. Putain.


Pause café

Oh mon dieu, Cali a un avis de recherche, bon la prime c'est pas encore trop ça mais pour une fille qui vole un fruit du démon censé revenir à un Tenryûbito c'est pas trop mal. Mais il y a une question existentielle qui subsiste : Qui a pris cette putain de photo pour l'affiche de Cali ? Mais surtout, pourquoi ont-ils fait une faute impardonnable à son prénom ?

- « Parce qu'ils sont cons ? »

Ah ouais bonne réponse. Merci Luffy...LUFFY ?!

- « Salut. »

Mais qu'est-ce que tu fous là ?!

- « Oh rien je venais voir si t'avais pas de la viande. »

...On va faire comme j'avais rien entendu. Bref, donc dans ce chapitre, nous découvrons une nouvelle île : Loyalty Bay. Je ne pense pas que Cali et Law vont y rester longtemps, n'oublions pas qu'il y a un certain chirurgien qui a pour destination Punk Hazard. Tiens vu qu'on parle de Loyalty Bay, parlons peu parlons-en.

Cette île n'est pas très loin de Punk Hazard justement, à trois-quatre jours de navigation. Il y a trois saisons à Loyalty Bay : L'automne, le printemps et l'été. Il n'y a pas d'hiver car l'île bénéficie d'un climat plutôt stable. En été il ne fait pas plus de 30°C et en automne (la saison la plus froide) pas moins de 10°C. Autrement dit c'est l'île idéale pour passer des vacances tranquilles. Dans ce chapitre, c'est le début du printemps à Loyalty Bay, c'est pour cela que Cali se plaint de la fraîcheur des lieux. Le tourisme est le moteur de l'île, ce qui permet à celle-ci de prospérer, tourisme nourrit par les nombreuses plages paradisiaques ainsi que les boutiques abondantes du centre-ville. Loyalty Bay est sous la protection d'un des Empereurs du Nouveau Monde, mais lequel ? Ça vous le saurez plus tard mes cocos !

Allez la pause café est finie, dégagez le plancher bande de poneys, j'ai d'autres plats à préparer.

- « VIAAAAAANNNNDE ! »

Euh...n'oubliez pas de laisser une petite review dans la boîte à reviews en passant, ça fait toujours plaisir et ça permet de garantir la continuité de la fic. A la prochaine ! (Et débarrassez-moi Luffy de là, il va finir par dévaliser le frigo.)