30 mai 1940
Cher journal
Voilà 2 semaines que père a été emmener par les soldats nazis. Si il n'a pas déjà été tué par les Einsatzgruppen il doit être en route pour l'un des nombreux camps de concentration ou il sera accueillis par les SS. Sofia ne va toujours pas mieux et maman dit que nous ne pourrons pas rester indéfiniment ici nous allons devoir reprendre la route. Je sais qu'elle a raison pourtant vu l'état de santé de Sofia il vaudrait mieux rester.
Je dépose le crayon que j'utilise pour écrire dans mon journal et le ferme avant de caressée sa couverture j'ai la sensation du cuire sous mes doigts.
- Tu as ranger tes affaires je te rappel que nous partons ce soir et que la nuit ne va pas tarder à tombée.
- Oui maman mes affaires son prêtes.
- Et tu as fait le sac de Sofia ?
- Oui maman.
- Et les affaires de ton père tu as...
- Oui je les ai rangés. Je l'interompt agacée.
Je vais m'asseoir de l'autre côté de la pièce près de Sofia loin de ma mère. Depuis ce soir ou elle est rentré seul, sans mon père je ne sais pas pourquoi mais je ne la supporte plus. Ma petite soeur dors paisiblement, c'est tout ce qu'elle peux faire de toute façon. Du haut de ses 5 ans elle ne peut pas faire grand chose.
Ma mère et moi n'avons jamais été véritablement proche, je n'ai rien contre elle mais je ne ressens pas le besoin de lui faire un câlin et du lui demander de me raconter une histoire ou même de me consoler quand je vais mal, c'est à mon père que je demandais tout cela et maintenant il n'est plus la mais je n'ai pas le droit de pleurer, je dois être forte pour Sofia.
J'appuie ma tête sur le mur de pierre et ferme les yeux. Je me remémore une de ses nombreuses fois du temps où nous étions heureux ou mon père avait passé la soirée à jouer de la guitare tandis que je chantais.
- Camila ? Camila mija lève toi. Je reconnais la voix de ma mère apparemment je me suis endormie.
- Humm.
- Il faut y aller debout.
Je me lève tant bien que mal et attrape mes affaires puis celles de Sofia. Maman prends celles de mon père en plus des siennes. J'ai de Sofia à se lever et même si sa fièvre est loin élevé que ce matin elle brûlante. J'attrape sa main et nous sortons de la cave pour la première fois depuis plus d'un mois.
