Bonjour à tous ! Et oui ça y est le chapitre 4 est enfin la ! Je sais que certain l'attendait avec impatience donc je me suis motiver à le terminer pour ce weekend !

Tout d'abord merci à tous ceux qui ont pris le temps de me laisser un message ou un commentaire, c'est toujours très agréable d'avoir un retour sur ce que l'on écrit, de plus ça m'encourage et me motive pour écrire plus vite la suite !

Alors merci.

Je sais que le dernier chapitre vous a frustré, surtout sur la fin ^^ j'espère que celui-ci répondra à vos attentes et saura vous plaire.

Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 4 : Jalousie

Il restait exactement 22h avant sa prochaine leçon de piano. Rien que d'y penser la jeune femme en avait des frissons. Qu'allaient-ils se dire une fois qu'ils seront face à face ? Devait-elle lui parler normalement ? Fallait-il que ce soit elle qui parle de leur soirée en premier ? Et mon dieu, qu'allait-elle porter ? On n'a pas tous les jours une proposition pareille ! Adrien Agreste (plutôt Tremens depuis sa fugue) lui avait clairement fait comprendre qu'il avait l'intention de l'accueillir (ou l'envoyer) dans son lit.

Dans son lit ?

Ça y est, Marinette venait de suffoquer pour la quatre-vingtième fois depuis ce dernier vendredi. Respirer – inspirer. Deux mots qu'elle se répétait en boucle pour ne pas mourir avant que son rêve ne se réalise.

Plus sérieusement, comment devait-elle réagir ? Ils ne s'étaient pas vu du weekend, ni même envoyer de textos. Il ne l'avait pas appelé non plus. Elle savait par Alya qu'il avait vu Nino le samedi soir mais c'est tout. Rien de plus. Rien de rien. Il se fichait totalement des répercussions qu'avait pu avoir cette satanée tirade sur elle, sans oublié sa petite « invitation ». Prendre son temps ? Comme si elle n'avait déjà pas assez attendue. Elle le désirait ardemment, et lui aussi alors que devaient-ils attendre non d'une pipe en bois !

C'était une expression pourrie, Marinette s'accorda le fait qu'il ne fallait jamais prononcer ce genre d'expressions en publique. Bref, revenons à l'autre blondinet que la jeune femme venait de passer son weekend à maudire. Une part d'ombre disait-il ? A part être le papillon, elle accepterait n'importe quoi, pourvu qu'elle l'ait enfin. Le papillon ? Adrien ? Ou la la, stop, stop, stop. Il fallait vraiment qu'elle arrête d'y penser. Elle allait finir par devenir chèvre.

- Marinette, descend manger ma chérie, cria presque sa mère.

Ouf, sauvé par le gong. Enfin quelques minutes sans penser à Adrien. Elle descendit rapidement afin de s'extirper de l'entre où sa tête avait failli exploser une bonne douzaine de fois ce weekend et ce lundi.


Mardi. Ce jour était enfin arrivé. Sa leçon de piano allait enfin avoir lieu, et par la même occasion, sa confrontation avec Adrien. Devant le bâtiment, encore dans sa voiture, Marinette serra le volant pour se donner du courage. Il ne fallait pas flancher, pas se montrer faible, elle devait agir en femme et non plus en tant qu'adolescente. Elle descendit de son véhicule, plus déterminée que jamais à mettre les choses au point avec Adrien. Elle grimpa les marches en serrant les dents et arriva devant la porte. Il était la, assis sur le tabouret avec un élève. Divinement beau. Non non et non ! Concentrée, elle devait rester concentrée.

Quelques minutes plus tard, Adrien donna au petit garçon une partition à travailler et le raccompagna à la porte où se tenait la jeune femme.

- Ah bonsoir Marinette, comment vas-tu ? fit il tout enjoué.

« Comment veux tu que je me sente idiot ? » se dit-elle.

- Je vais très bien et toi ? se résigna-t-elle.

- Parfaitement, et ton weekend ?

- Très… agréable. Je te remercie. Il parait que tu as vu Nino ?

- Oui on a prit un verre samedi entre pote, tu ne peux pas savoir comme ça m'a fait du bien.

- J'imagine si.

- Bon on s'y met ? termina-t-il en allant jusqu'au piano.

S'y mettre ? Comment ça ? Ils n'allaient pas parler ? Il lui demandait réellement de se mettre à jouer tout de suite ? Sans discussions ? Comme si de rien n'était ?

A contre cœur, Marinette alla s'installer à ses cotés et commença ses exercices de monté et de descente de gammes. Elle jeta de temps à autre des coups d'œil vers Adrien, impassible.

- Non Marinette, attention tu as oublié de changer de doigt sur le la.

- Pardon.

- C'est rien. Regarde ton pouce tu le mets la et ensuite tu croises.

Il lui prit la main et la relâcha une demi-seconde après en serrant les dents (ce que ne vit pas Marinette). Le cours ce passa dans une ambiance froide et concentrée. Pas un mot sortant du contexte du piano. Pas un regard enjôleur, pas un frôlement timide, rien. Quel crétin. Il voulait jouer au professeur modèle ? Il voulait faire comme si rien ne s'était passé ? Parfait. Il voulait jouer à ça ? Il n'imaginait pas à quel point il avait trouvé l'adversaire idéale !

Une fois l'heure écoulée, Marinette se leva et rangea la partition qu'Adrien lui avait donnée à travailler. Avant de partir elle se retourna vers lui et lui accrocha son plus beau sourire.

- Tiens au fait, tu va être content, commença-t-elle tout guillerette, j'ai trouvé un piano sur lequel m'exercer.

- Ah oui ? C'est une bonne nouvelle, ou ça ?

- Chez Luka.

Adrien se redressa à l'entente de ce nom. Faisant dos à Marinette, elle ne vit pas les pupilles noires se dilater et la mâchoire du jeune homme se crisper. Reprenant constance, il se retourna vers elle et s'approcha lentement en la fixant.

- Chez Luka ? répéta-t-il.

- Oui, il m'a laissé les clefs de son appartement vu que j'avais encore quelques affaires. Il m'a proposé d'y rester quelques temps, le temps pour moi de trouver autre chose, mais j'ai préféré aller chez mes parents. Néanmoins j'ai ses clefs et son autorisation pour son piano. C'est mieux que rien.

- Donc tu es en train de proposer d'aller étudier MES leçons de piano chez ton ex ? réitéra-t-il avec plus d'intonation dans la voix.

- Oui, où est le problème ?

- Il ne t'ait pas venue à l'idée que j'aurais préféré que tu viennes pratiquer ton piano chez moi plutôt que chez « ton ex » ?

- Non. Tu m'as clairement fait comprendre que tu ne voulais pas aller trop vite. Et nous savons tous les deux ce qu'il se passera si je viens étudier chez toi. Je n'étudierais pas.

- Qu'en sais-tu ? j'ai fait preuve de professionnalisme ce soir.

- Ça j'ai bien remarqué ! Plus froid tu meurs ! Et je le sais car si ce n'est pas toi qui aurais fait le premier pas, c'est moi que t'aurais sauté dessus !

C'en était trop. Adrien lui prit le poigné et sortit en trombe de la pièce. Il l'emmena à l'extérieur du bâtiment et traversa la rue. Il entra dans un immeuble après avoir tapé un code qui ouvrit la porte.

- Ou m'emmènes-tu ? fit Marinette essoufflée.

- C'est mon immeuble.

- Quoi ?

Ça y est. Marinette eut une nouvelle attaque cardiaque. Il l'emmenait réellement chez lui ? Il allait enfin comprendre qu'il ne servait à rien d'attendre. Mais une seconde plus tard, Marinette se rendit compte qu'elle n'était pas du tout prête à faire cela. Elle n'avait pas mit de sous-vêtements accordés, elle ne s'était pas bien épilée et surtout psychologiquement elle ne s'attendait pas à ça ce soir. Ça tête bouillonnait. Elle allait exploser, ne valait-il pas mieux simuler un malaise vagal ?

Perdue dans ses pensées, Marinette ne se rendit pas compte qu'Adrien s'était arrêté à une porte. Après une seconde pour remettre en place ses idées, Marinette allait commencer à parler quand soudain Adrien frappa à la porte. Frapper à la porte ? Lorsque l'on rentre chez soi ? Bizarre.

Une petite dame d'un certain âge vint ouvrir. Vivait-il avec sa grand-mère ?

- Bonjour Mme. Grindelle, comment allez-vous aujourd'hui ? fit Adrien d'un air enfantin.

Marinette n'en revenait pas. Mais qui était l'homme à coté d'elle ? Adrien avait changé en une fraction de secondes. Elle avait comme l'impression de revoir le petit adolescent de l'époque du collège. On aurait presque dit… un petit chat faisant les yeux doux.

- Oh bonjour mon petit Adrien. Je vais très bien merci et toi ?

- Je vais toujours bien quand je vois que vous gardez la forme.

Sérieusement ?

- Petit garnement va, fit Mme Grindelle en lui caressant la tête, tu ne finiras jamais de grandir mon garçon. Mais dit moi, qui est cette jolie demoiselle ?

- Elle s'appelle Marinette, ma… meilleure amie. On s'est connue alors qu'on était qu'au collège.

- Au collège ? Mais je croyais que tu ne devais plus voir ces personnes là mon petit ?

- C'est vrai, mais par un heureux hasard, Marinette est réapparue dans ma vie alors qu'elle venait prendre un cours de piano en face.

- Oh je vois. Enchanté mademoiselle.

- Pa… pareillement madame, fit encore choquée Marinette.

- Mme. Grindelle est la sœur de la directrice de l'école de musique, commença Adrien, elles m'ont toutes les deux accueillis lorsque je suis arrivé sans un sous en poche. Sa sœur m'a donné du travail et Mme. Grindelle une chambre. Depuis quelques années maintenant je vis dans un appartement au deuxième étage. Je leur dois tout. Ce sont, mes grand-mères de substitution.

Marinette n'en revenait pas. Elle s'adressait à l'une des bienfaitrices d'Adrien.

- Je vous remercie d'avoir accueillit Adrien lorsqu'il en avait le plus besoin, fit-elle.

- Ce n'était pas grand-chose, et Adrien a toujours été le plus gentil garçon qui soit.

Marinette eut du baume au cœur lorsqu'elle comprit la relation pleine d'affection de cette dame et d'Adrien. Elle se sentit soulagée de savoir qu'il avait été traité avec amour malgré la distance avec son père. Cela lui réchauffa le cœur.

- Et donc mon tout beau, que puis-je pour toi ?

- Voilà, Marinette recherche un logement de façon assez urgente. Vous n'auriez pas dans vos locataires quelqu'un qui doit déménager sous peu ?

- Il y a bien Mr Greveau du troisième étage qui doit libérer les lieux la semaine prochaine, mais on a déjà reçu des aspirants pour cet appartement.

- Oh… et votre choix est arrêté ? fit-il tout penaud.

- Et bien rien d'officiel mais…

- Dommage, j'aurais tellement apprécié avoir Marinette près de moi, elle aurait comblé un grand vide sentimental, continua-t-il presque une larme à l'œil.

- Oh mon petit… écoute je vais voir ce que je peux faire. Si cette demoiselle à un bon dossier et qu'elle t'a comme garant je la mettrais au dessus de la file d'attente.

- Oh merci Mme. Grindelle, fit Adrien en l'enlaçant, vous êtes vraiment exceptionnelle. Ma mère aurait été tellement heureuse de vous connaitre.

- Oui moi aussi, une femme charmante sans aucun doute. Bien, bien, bien, je t'appellerais ce soir pour te confirmer cela mon petit. Au revoir mademoiselle Marinette.

La vieille dame, rentra chez elle après avoir fait une caresse sur la joue du beau blond. Après quelques secondes d'hésitation, Adrien finit par reprendre la direction de la sortie. Une fois dehors, Marinette se détendit.

- Pendant un instant j'ai cru que tu m'emmenais chez toi de force.

- Ça aurait pu arriver.

- Je… merci, pour l'appartement. C'est gentil d'avoir essayer.

- Tu l'auras. Fait moi confiance.

- Sinon tu referas le coup de l'orphelin en manque d'amour ?

- Peut être. Après tout, c'est un peu le cas.

- Tu n'en manquerais pas avec moi.

- Je sais.

- Alors pourquoi toute cette mascarade ? S'énerva-t-elle.

C'en était trop, il n'en pouvait plus. Adrien colla Marinette au mûr et l'emprisonna de ses bras. Le cœur de la jeune femme rata un battement et la couleur de ses joues devinrent aussi rouge qu'une tomate. Adrien dû se forcer à ne pas l'embrasser et l'embarquer jusqu'à sa chambre trois étage plus haut.

- Figure toi que si je fais ça, c'est qu'il y a une bonne raison, dit-il rageusement, crois-tu que je n'ai pas envie de te faire mienne la tout de suite ? Crois-tu que cela me fait plaisir de t'entendre me dire que tu m'aime et de ne pas pouvoir réagir ? Si tu connaissais mon secret, peut être que tu arrêterais de dire que tu m'aime aussi facilement.

- Aussi facilement ? répondit-elle effarée. Figure toi que ce n'est pas facile de t'aimer Adrien. Jusqu'à récemment, t'aimer n'a été qu'une source de tristesse. J'entrevois l'espoir de pouvoir enfin vivre cet amour et toi tu me bloque encore le passage. Mais que caches-tu donc ? Es-tu le papillon ?

- Qu… Quoi ? Non !

- Alors je pourrais tout accepter ! termina-t-elle avant de l'embrasser en se redressant sur ses pieds.

Adrien fut surpris, il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui saute au coup comme ça. Mais après l'effet de surprise, Adrien se détendit et se laissa aller. Ses mains vinrent entourer sa taille et il se blottit contre elle. Que cette sensation d'aimer et être aimer était bonne. C'était la première fois qu'il ressentait un tel bien être. Il ne souhaitait pas que ce moment s'arrête mais il reprit vite conscience qu'il devait d'abord mettre les choses au point avec la jolie brune avant de se laisser aller pleinement avec elle. Il recula précautionneusement et la fixa dans les yeux.

- J'ai rêvé de ce moment tellement de fois, fit-elle quelque peu émotive, mais jamais comme ça.

- Je ne pensais pas non plus que notre premier baiser se passerait ainsi.

- Pardonne-moi. Des fois, je réfléchis seulement après.

- T'excuse pas, mais accepte de me laisser un peu de temps je t'en prie.

- Comme tu voudras.

Il lui caressa les cheveux et la blottit de nouveau contre elle. Il l'aimait. Il en était certain maintenant. Mais dans son cœur, il y avait encore quelques fragments de Ladybug et il voulait poser les choses. Que ce soit pour Marinette, pour Ladybug et pour lui.

- Bon, maintenant que nous avons un appartement il te faut un piano. Finit-il par dire.

- Ou…oui.

- Un de mes élèves en vend un, je lui demanderais son prix, en attendant tu peux commencer à faire tes cartons. Et évidemment, je ne veux plus entendre parler de retourner chez ton ex.

Il s'approcha de son oreille et Marinette sentit son souffle lui caresser la peau. Elle frissonna, dieu que cet homme pouvait lui faire de l'effet.

- Tu es à moi maintenant, murmura-t-il.

Il se recula non peu fière de lui et remarqua avec quelle rapidité Marinette venait de redevenir rouge.

- Demain soir un de mes collègues joue avec son groupe dans un bar, reprit-il à voix haute, ça te dirait de venir avec moi ?

- A…Avec plaisir.

- Bien, alors je passerais te prendre vers 20h, ce n'est pas très loin de chez tes parents, on ira à pied.

- Très bien.

De retour sur le parking de l'école de musique, Marinette se retourna vers Adrien afin de lui dire au revoir mais ne savait pas vraiment comment. Devait-elle l'embrasser ? Lui faire la bise ? Elle n'eut pas le temps de se poser d'autres questions qu'Adrien lui offrit un baiser sur le front et lui murmura un léger « à demain ».

Quelle journée…


C'était sans nul doute la plus mauvaise nuit qu'Adrien avait dû passer depuis longtemps. Prendre autant de temps à réfléchir avait de nombreuses conséquences, comme ne pas pouvoir fermer l'œil ou encore douter de soi. Il savait maintenant que Marinette n'avait jamais cessé de l'aimer malgré sa relation avec Luka. Néanmoins, malgré ce réconfort et ce sentiment de fierté, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter sur la nature des sentiments de Marinette. Elle avait aimé un garçon gentil, serviable, bien élevé, parfait en tout point, en outre un véritable gentilhomme. Malheureusement, il avait bien changé.

Même si il restait un homme poli et courtois la plupart du temps, c'était avant tout pour respecter les codes de la société, mais l'enfant prodigue avait bel et bien disparu. Il était devenu un homme. Il s'était émancipé de l'emprise de son père, il avait rejeté le personnage qu'on lui avait toujours imposé de jouer. Aujourd'hui, Adrien était enfin lui-même.

A cette époque où il vivait dans une cage dorée, il prenait refuge dans son costume de Chat Noir. Dorénavant, son costume n'était plus aussi nécessaire, même si il adorait se sentir puissant et indispensable. Somme toute que sa personnalité pouvait se résumer à ça, à un Chat Noir. Il était indépendant, possessif, joueur, attachant, affectueux, caractériel, légèrement profiteur, malin, intelligent, vaniteux et peut être parfois gentil, à l'occasion, ou avec ceux dont il avait envie.

Alors est-ce que Marinette allait accepter ce changement ? Il ne le savait pas et ça l'effrayait. Il n'avait pas envie de la perdre. Depuis le temps qu'il recherchait à combler son manque d'amour, elle avait su toucher son cœur, et ce soir ils allaient pouvoir en discuter.

La journée passa étonnement vite. Le soir venu, il se présenta devant la boulangerie familiale de Marinette et y entra. L'odeur du pain et des viennoiseries enivra son nez et il ferma les yeux pour profiter de cette agréable sensation.

- Bonjour mon garçon, ça faisait bien longtemps que l'on ne t'avait pas vu ! lança le père de Marinette.

- Bonsoir, répondit Adrien, oui j'en avais même oublié cette succulente odeur.

- Bonsoir Adrien, lança Marinette en entrant dans la boutique, pile à l'heure !

- Salut Marinette, tu as passé une bonne journée ?

- Horrible… j'ai reçu trois refus de boulot, mais bref la soirée pourra peut être embellir ma journée.

- C'est évident ! Au fait, j'ai une bonne nouvelle, tu as l'appartement !

- C'est vrai ?! demanda-t-elle gaiement.

- Oui tu peux t'y installer dans une semaine, fit-il en souriant.

- Super, je suis trop contente, bon papa j'ai pris les clefs donc ne m'attendais ce soir. On parlera de mon déménagement demain. Bisous.

- A demain ! lança son père avec un signe de la main.

Ils partirent à pieds de la boulangerie et sans parler, ils marchèrent l'un à coté de l'autre en se jetant des petits regards furtifs. Lorsqu'ils se croisèrent, ils sourirent presque gênés. Adrien eut une soudaine envie de contact avec la jeune femme et lui prit la main. Marinette fut surprise et se mit à rougir. Elle avait beau avoir grandit (et vieillit), il n'en restait pas moins qu'Adrien était l'homme de ses rêves et un simple contact comme celui-ci l'a rendit heureuse.

A quelques pas de l'entrée du bar, Adrien raffermit sa poigne et murmura à Marinette de ne surtout pas s'éloigner de lui durant la soirée.

- De toute façon, je n'ai pas l'intention de te quitter, répondit-elle franchement, ce qui fit rire Adrien.

Ils entrèrent et s'installèrent au comptoir. Adrien fit signe à son ami sur scène, et le concert commença.

Tout ce passait parfaitement bien. Adrien avait des petites attentions et des petits gestes tactiles envers Marinette qui adorait ça. Ils passaient une bonne soirée et la jeune femme se sentait comblée. Mais une ombre vint noircir le tableau. Un homme aux cheveux noirs et au regard sombre fixait Marinette depuis bien trop longtemps. La jeune femme ne voulant pas perturber la soirée ni fit pas attention et n'en parla pas à Adrien. L'homme était accompagné par cinq autres personnes, tous de sexe masculin. Cela n'envisageait rien de bon. Légèrement stressée, Marinette devint blême et se contracta un peu.

- Tu ne te sens pas bien Marinette ? demanda Adrien inquiet.

- Je pense avoir mangé quelque chose de mauvais, j'ai un peu mal au ventre, mentit-elle, ça t'ennuie si on s'en va ?

- Pas du tout laisse moi aller dire au revoir à mon pote, je passe vite au toilette et je te rejoins.

Elle le regarda s'éloigner et plongea son regard dans son verre qu'elle s'empressa de finir. Malheureusement, comme elle s'en doutait, l'homme vint à sa rencontre.

- Bonsoir mademoiselle, commença-t-il d'une voix suave, je te regarde depuis tout à l'heure et je ne peux pas m'empêcher de penser que tu serais beaucoup mieux au bras d'un homme comme moi plutôt que l'autre blond.

- Je ne pense pas non, veillez me laisser s'il vous plait, fit-elle d'un ton sec.

- Ne soit pas si réfractaire ma jolie, continua-t-il en lui caressant le bras, je pourrais te faire crier de plaisir beaucoup mieux que la tafiole qui t'accompagne.

- Vous me dégoutez, lui cracha Marinette avant de partir vers la sortie.

L'homme l'a suivit et l'empoigna par le bras. Marinette avait peur, rien à voir avec le mal qu'elle combattait au quotidien, lui, il était vraiment mauvais. Il l'a plaqua au mur et commença à lui caresser la jambe en remontant vers ses hanches.

- Tu es vraiment bonne, dit-il en en enfonçant sa tête dans son coup.

- Mais lâchez-moi espèce de pervers ! cria-t-elle.

Marinette essaya de se débattre tant bien que mal. Elle appela à l'aide mais la musique était trop forte. Elle se sentait piégée. On l'a salissait. Les larmes coulèrent. Elle ferma les yeux et cria.

- Adrien !

Et comme si le ciel avait répondu à son appel, Adrien arriva. Les yeux noirs de colères. Essoufflé d'avoir cherché et appelé sa tendre amie. Il éloigna l'homme de la jeune femme par les épaules, puis le mit en face de lui et lui envoya un crochet en pleine joue. L'homme tomba sur le sol, du sang coula de sa bouche. Il cracha et essaya de se relever mais Adrien lui asséna sauvagement un coup de pied qui le mit KO.

- Si je te revois reposer les yeux sur elle, cria-t-il dans un état second, je te jure que je te tue !

- Adrien, essaya de calmer Marinette, vient sa bande arrive il faut partir.

Adrien leva les yeux et s'aperçut que cinq hommes se dirigeaient vers eux.

- Vient Marinette, fit-il en lui prenant la main, on ne doit pas rester ici.

Entendant la bande d'hommes les suivre, Adrien accéléra le pas et se mit à courir. Il entendit au loin des « tu fais moins le malin connard » ou encore « on va te faire la peau blondi ». Son sang chauffa, il ne voulait qu'une chose, allé leur régler leur compte. Mais pas comme ça, pas en Adrien, pas devant Marinette.

Il tourna dans une ruelle et se cacha entre deux murets pour essayer de les semer. Marinette était effrayée et il le sentait. Il entendit les hommes se rapprocher et savait qu'ils allaient les trouver. Il ne pensa plus qu'à une chose, mettre Marinette à l'abri. Il lui prit la main et leur course reprit de plus belle. Ils coururent en entendant leurs assaillants crier qu'ils allaient les rattraper. Mais ils tinrent bon et coururent encore. Mais quelle ne fut pas leur surprise quand ils tombèrent sur des travaux bloquant ainsi l'accès. Adrien était coincé, il perdit son sang froid et serra les dents.

- Les fils de chiens !

Il regarda Marinette et prit une décision.

- Je suis désolé Marinette, ce n'est pas comme ça que je voulais que tu l'apprennes.

Il l'embrassa à pleine bouche et recula sans la quitter des yeux. La jeune femme ne comprit pas quelle était la raison de ce baiser brutal et rempli de désespoir et surtout cette étrange annonce. Qu'entendait-il par la ? Qu'aurait-elle dû apprendre autrement ?

Ce n'est que lorsqu'elle vit Adrien se cacher et dire :

- Plagg, transforme-moi.

Qu'elle comprit.


Voila ! alors qu'en avez vous pensé ? était il à votre gout ? ^^ répondait-il à vos attentes ?

On a vu du mignon mais également le côté possessif d'adrien ressortir, ce adrien nous cache-t-il encore des nouveaux aspects de sa personnalité ?

Comment pensez-vous que marinette va réagir à cette révélation ?

A très vite pour la suite :)