Merci à tous pour vos adorables commentaires qui me donnent l'envie de continuer :D Je ne peux pas vous répondre ( j'ai très peu de temps avec mes études et tant qu'à faire je préfère avancer dans la traduction, mais je vous lis et je transmets 3 )
Disclaimer : L'histoire appartient toujours à the Goliath Beetle dont je ne suis que la humble traductrice.
AND SO IT GOES
CHAPITRE IV
Et voilà. Comme prévu, Antonio allait se planter en Chimie. Dix minutes depuis le début du cours et l'espagnol se sentait irrémédiablement perdu. Il avait laissé tombé la prise de notes, trop distrait pour écouter. Il jeta un regard à son livre, puis leva les yeux vers le professeur, revint vers le livre, et soupira en tournant la page, pour avoir l'air de s'occuper. Son partenait de labo n'avait, lui, même pas l'air intéressé par ce qu'il se passait. Lovino avait la tête sur la table et griffonnait tout ce qui lui passait par la tête dans un coin de son calepin. Antonio remarqua d'ailleurs qu'il était plutôt doué et parvint à distinguer l'esquisse rapide mais suffisamment détaillée de diverses épées et haches.
« Hé Lovi, tu dessines bien »
La phrase était sortie sans réfléchir, et sans qu'il le veuille non plus. Évidemment, s'il avait été aussi heureux que d'habitude, rien ne l'aurait empêché de faire la conversation. Mais là, il ne se sentait pas d'humeur à discuter. Il voulait juste terminer sa journée, rentrer chez lui et s'enterrer dans son malheur. Peut-être qu'il appellerait Francis pour qu'il vienne jouer aux jeux-vidéos ( il savait que Gilbert avait un rencard avec Matthew ).
Et pourtant, il y avait quelque chose chez Lovino... peut-être son expression fermée, ou la violence, à la fois complexe et constante, qui semblait émaner de ses yeux dorés et qui donnait envie à Antonio d'essayer de l'apaiser. Il ne savait même pas pourquoi.
« La ferme, bastardo » répliqua l'italien sans même le regarder. « Je ne veux aucun de tes putain de compliments »
« Je sais » répondit Antonio, lui offrant un sourire étonnement sincère, et pas l'une de ces grimaces qui coupait son visage par une rangée de dents blanches. Son sourire, là, était doux et fatigué, apaisé, et empli d'une douce camaraderie. « J'avais juste envie de t'en faire un. C'est un crime ? »
Lovino cligna des paupières.
« Tu es vraiment atteint » déclara-t-il simplement avant de retourner à ses dessins.
« Et en quoi te complimenter fait de moi un malade, Lovi ? »
« Arrête de m'appeler comme ça où je te jure que je vais t'arracher ta putain de tête »
« Et comment est-ce que je dois t'appeler, alors ? »
« Rien. Ne m'appelle pas. »
« Mais nous sommes partenaires de labo. »
« C'est la vie. »
C'est à ce moment là qu'ils entendirent un raclement de gorge trop audible pour que ce soit celui d'un élève. Le professeur les avait dans son viseur.
« M. Vargas ! Si vous pouviez nous faire le plaisir de nous offrir un peu de votre attention, j'en serais honoré. »
Lovino réagit vivement et il écarquilla les yeux un moment avant de s'asseoir droit sur sa chaise.
« Mais je fais attention, bordel ! »
« Surveillez votre vocabulaire, M. Vargas » le réprimanda le professeur, d'une voix lasse qui suggérait que ce genre d'échange était plutôt fréquent. « Si c'est le cas, alors vous pouvez me dire quel catalyseur il nous faut utiliser pour cette expérience ? »
Après ça, il montra les quelques gribouillages qu'elle avait fait sur le tableau et qui auraient pu être n'importe quoi, une recette de cuisine anglaise ou les codes de lancements des missiles nucléaires. Lovino regarda à peine les marques sur le tableau avant de marmonner, comme si c'était une évidence.
« Magnesium. »
Antonio se tourna vers l'italien, ses yeux verts ronds comme des soucoupes et la mâchoire un peu pendante. Mais... Lovino n'avait PAS écouté, il dessinait ! Comment ? Bon, peut-être était-il juste très bon en Chimie, une sorte de don du Ciel, de l'avis d'Antonio. Le professeur pinça les lèvres.
« Très bien. » Il fit une pause et poursuivit : « Bon, comme je le disais... »
Antonio tourna une nouvelle fois son regard vers Lovino, lequel avait recommencé à griffonner.
« C'était vraiment cool » fit Antonio « Je suis vraiment nul en Chimie »
« Pauvre de toi » grommela l'italien. Presque mort d'ennui, il jeta un coup d'oeil à Antonio. « Mio dio, quand est-ce que ce cours pourri se termine ? »
« Dans vingt minutes »
« Et merde. Je ne pense pas que je vais pouvoir supporter ta présence une seconde de plus. »
Antonio allait répondre quand il sentit le vibreur de son téléphone s'activer dans la poche de sa veste. Il le cacha sous le bureau et ouvrit sa boîte de réception. Il avait reçu un message de Gilbert qu'il lut deux fois, surpris et un peu touché.
Toni, sava ? Déso pour ce midi, jvoulé pas fer passé mattie avant toi. Ta pa mangé ? Mem pas tes churros.
Antonio réprima un sourire. Que ferait-il sans ses amis, franchement ? C'était un petit geste, mais ça n'avait pas d'importance. Non, Antonio n'avait pas eu faim, mais ça lui faisait plaisir de voir que Gilbert l'avait remarqué. Aussi vite qu'il le put, l'espagnol tapa sa réponse.
Ça va, Gil ! En chimie. Ennuyeux, mais mon binome est intéressant :P Je mange tout a l'heure, pas moyen que je meurs de faim pour RODERICH EDELSTEIN. Bleh.
Le message suivant arriva quelques minutes plus tard.
Ki est ton binome ?
Antonio lança un regard à l'italien à côté de lui, un sourire au coin des lèvres. Il trouvait presque que son constant besoin d'insulter les gens était... amusant, et quand Lovino se tourna vers lui en aboyant :
« Mais merde, qu'est ce que tu veux encore ? »
Antonio dût réprimer un rire. Il secoua la tête et reporta son attention vers son téléphone.
Lovino Vargas.
Gilbert répondit presque immédiatement.
Ouch. Bonne chance. Feli est chou, je sais pas quel est le problème avec Lovino
Antonio connaissait Feliciano, mais pas très bien. Il s'entendait avec tout le monde et Antonio le trouvait absolument adorable. La réaction de Gilbert au nom de son frère était, par contre, tout à fait attendue. Le plus vieux des Vargas n'avait pas vraiment d'amis, et Antonio ne savait pas pourquoi. Bon, bien sur, il passait son temps à jurer. Et il était insultant, aussi. Mais quand même. Avec un regard pour son partenaire, Antonio rangea son téléphone. La fin du cours se profilait déjà ( tous ces messages échangés avec ses amis à propos de Roderich avaient été chronophages au possible ! ) et Lovino était en train de dessiner ce qui ressemblait à une assiette de spaghetti dans le coin de sa feuille.
« Est-ce que tu as la moindre idée de ce qu'il a raconté ? » demanda Antonio, en désignant le professeur d'un mouvement de tête. « Parce que pas moi ».
« Peut-être que si tu arrêtais d'envoyer des putains de textos, ce serait plus facile ? »
« Oh, allez, Lovi ! Aide moi ! »
« Non. La ferme. »
« S'il te plaaaaaaaît, Lovi ? »
« Mais tu vas arrêter avec ce surnom de merde ? ! »
« LOVINO VARGAS ! » cria le professeur en se dirigeant vers leur table.
Bien sur, il avait entendu l'italien crier et jurer dans la même phrase. Antonio vit son partenaire se tendre, et son visage se fermer.
« Au moins » répliqua l'italien « Vous, vous m'appelez par mon putain de nom ! »
Wow, pensa Antonio. Même Gilbert n'aurait pas osé répondre avec autant d'insolence à un professeur. Celui ci plissa les paupières.
« Vargas. En retenue. »
« Oh, non, s'il vous plaît, c'était en partie ma faute ! » s'écria soudainement l'espagnol. « Je lui parlais et... »
« Parfait. Si vous insistez, Carriedo, vous pourrez accompagner votre partenaire en retenue. »
L'italien dévisagea Antonio, sous le choc. Quelque part au fond de la classe, Feliks ricana. Lovino, lui, avait la tête de quelqu'un qui voulait frapper sur quelque chose, et si c'était possible Antonio. Les élèves se calmèrent peu à peu, et l'italien grogna à mi-voix :
« C'est ta putain de faute ! »
L'espagnol déglutit et offrit à l'italien son sourire le plus charmant.
« Ne t'en fais pas, Lovi. Je te promets qu'on va s'amuser en retenue ! »
« Ne m'appelle pas Lovi »
« Mais c'est tellement mignon ! »
« Va te faire foutre, bâtard »
A/N : J'ai toujours trouvé que Lovino était adorable quand il insultait tout le monde xD
