Et voilà le quatrième chapitre posté dans des temps records à quelques heures de mon départ! Je suis vraiment pas à fond pour ce chapitre, j'ai l'impression qu'un truc m'échappe, mais quoi? Bref tout ça pour dire que tant qu'il vous plait c'est le principal! Donc j'espère qu'il va vous plaire et si c'est pas le cas n'hésitez pas à me le dire mes très chères lectrices!

Je veux vraiment vous remercier,vous qui me lisez parce que ça me fait chaud au cœur quand on sait que toute cette histoire ne devait faire qu'un chapitre! ^^ Et un ENORME MERCI pour toutes vos reviews et tous vos compliments qui m'ont fait halluciner de joie! XD

Bref bonne lecture, donnez votre avis qui sera toujours bien accueilli et bonnes vacances! Moi je pars jusqu'à fin juillet! Bisous, bisous!


Une chose vient d'arriver.

Elle ne sait pas ce qui se passe, mais elle sait qu'une chose vient d'arriver. Ils l'ont déplacée, ils l'ont tirée de sa léthargie sans ménagement l'arrachant à cette cellule dans laquelle ils l'enferment depuis trop longtemps. Une chose est arrivée. Une chose qui leur fait peur, une chose qui les effraie, une chose qui peut l'aider. Ou la tuer.

Elle ne voit pas de son œil gauche, ses jambes la portent à peine, ses côtes enfoncent des milliers d'aiguilles dans tout son corps à chaque respiration, et son bras droit lui fait défaut. Courbée en deux ils lui tordent le bras en la tirant pour qu'elle avance plus vite. Elle ne sait pas ce qu'il se passe mais ils ont peur, ils sont désorganisés, elle doit saisir l'opportunité. S'enfuir le plus loin possible, s'échapper, courir autant que ses pieds pourront la porter. Elle le sait, c'est sa dernière chance, elle le sait si elle ne peut pas leur échapper maintenant elle ne pourra pas supporter d'autres jours sans fin. Elle ne pourra pas continuer. Cela s'arrête aujourd'hui. Quoi qu'il arrive.

Brusquement/attendez elle l'entend.

- Deeks ?

Son imagination ? Ses rêves ? Ses espoirs ?

Ses ravisseurs pressent le pas, tirant un peu plus sur son bras. Elle jette des regards partout elle ne voit que des couloirs défiler, des tuyaux sales et délabrés rampant sur les murs, elle perçoit des bruits secs et répétés. des coups de feu. La lumière des ampoules dénudées pendant au plafond éclaire suffisamment pour voir, et elles éclairent suffisamment peu pour qu'ils ne la voient pas faire semblant de trébucher et s'écrouler entrainant l'homme qui la tient avec elle. Pour le frapper. Lui et l'autre tortionnaire. La surprise est sa seule arme et elle doit s'échapper, mettre le plus de distance entre elles et eux. Elle fait tout pour ne pas écouter la douleur qui la brûle et la transperce de toute part, d'une main hagarde elle essuie son œil de ses larmes de souffrance. un pas de plus, encore un, plus vite. Juste un peu plus vite. Elle tourne à droite, à gauche, tout droit, encore et encore, combien de temps a-t-elle marché ? Quelle distance a-t-elle mise entre elle et ses cauchemars ?

Kensi ne sait pas où aller, ne sait pas quoi faire. Le sol et l'obscurité l'attirent irrémédiablement, il suffirait qu'elle se laisse aller à terre et dorme. Abandonner la fatigue, abandonner la douleur, abandonner la peur…simplement se laisser aller. Tout doucement. Oublier. Indolore.

C'est impossible, les coups secs et assourdissants des fusillades résonnent de partout, envahissant sa tête de sons oubliés. Confusion. Peur. Réfléchir, prendre une décision. Il faut aller vers le bruit, les hommes, les coups de feu. C'est le seul moyen de fuir de trouver des alliés parmi les ennemis et de revoir la lumière du jour. Avancer, encore et encore, se forcer à ne pas renoncer, oublier la douleur, trouver la force dans chaque chute et trébuchement. Continuer. Pour Lui.

Lui. Juste Lui. Parce qu'elle croit entendre sa voix, parce qu'elle croit le voir au détour d'un couloir. Parce qu'il est dehors. Parce qu'il est sa vie, son espoir, son rêve, celui qui l'a fait tenir. Encore.

Deeks.

Juste pouvoir le voir. Encore.

Un cadavre, une arme. Lourde, trop lourde. Des cris. Des gémissements. Des ordres affolés. La poussière aveuglante, la lumière faiblarde, les murs décrépits, sa main qui essaye de trouver un appui.

Sa voix. Brusquement elle ne rêve plus, elle le sait, elle en est sûre. Il est là, Il l'appelle, Il est venu. Deeks. Deeks. Deeks. Si proche. Juste pouvoir le voir. Deeks. S'il vous plait. Juste… encore une fois. Deeks !

- Dee…ks.

Pourquoi ? Pourquoi sa vois la trahit-elle ? Il faut juste l'appeler, un peu plus fort. Juste…un peu plus fort.

- Kensi!

Son nom, une éternité qu'elle ne l'avait pas entendu prononcer. Sa voix est comme une douce vague de chaleur. Tous prés, juste un petit effort. Même à terre elle avance, chaque centimètre la rapproche de Lui.

Deeks. Deeks. Deeks.

Un éclair vif dans les ténèbres qui voilent ses yeux, pour finalement éclater en un immense tonnerre. La chaleur brulante de la douceur et la sensation de pouvoir enfin se laisser aller. De lâcher prise. Parce que c'est la fin. Enfin.

... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

Chaque mètre qu'il parcourt le rapproche d'Elle, il en est persuadé. Elle est ici quelque part, dans une de ces pièces. Il est inconscient de ce qu'il fait, mécaniquement il se défend, il tire, se met à couvert sans vraiment s'en rendre compte. Toute son attention est dirigée vers Elle. Kensi est ici. Il le sait. Elle est ici. Elle doit être ici. Chaque pas le mène plus prés d'Elle, il l'appelle peu importe qu'on l'entende. Elle doit l'entendre. Cet horrible pressentiment ne l'a pas quitté depuis le début de l'opération. Il le sait, il le sent, c'est aujourd'hui ou jamais. C'est aujourd'hui et maintenant. Sinon il la perdra. A jamais.

Un chuchotement. Une voix faible. Un mot. Une silhouette dans la pénombre. Un corps qui tombe. Elle. A terre. Bientôt. Il la voit. Enfin. Quelques mètres, une éternité. Quelques secondes, le temps qui s'arrête. Il est là. Son corps inerte. Juste pouvoir la voir.

Il la voit.

Elle le voit.

Tout prend fin.

- Kensi.

Il la sert de toutes ses forces, le trou dans sa poitrine comblé, son cœur se remet à battre après ces longs moins à ne plus vivre, il respire enfin la seule chose qui le fasse vivre : son odeur, il touche la seule chose qu'il aime sa peau. Il retrouve les couleurs, ses couleurs, son visage, ses traits meurtris mais c'est Elle. Kensi…enfin il la voit, la touche, la serre. Il l'a retrouvé, Elle, lui, leurs vies. Un même cercle reformé, eux. A nouveau.

- Je suis désolé…de n'arriver que maintenant.

Un mot.

- …Deeks.

Une promesse.

- Je ne te laisserai plus jamais. Jamais.

Au milieu des cris, des tirs de balles, de la crasse, de l'horreur, de la souffrance et de la mort, Eux respirent à nouveau, leur vie reprend, leurs cœurs enfin réunis battent côte à côte.

La voir, la toucher, le sentir prés d'elle, recevoir sa chaleur. Une renaissance. La vie. Leurs vies.

Juste pouvoir être ensemble.