Coucou! J'espère que vous allez bien. Merci beaucoup à tous ceux qui ont lu, suivi et commenté la story.

Elijah entra dans le bureau de son frère sans faire de bruit pour ne pas perturber la discussion que Niklaus était en train d'avoir avec un de ses employés, Maddox. En attendant, il prit le temps de parcourir la pièce du regard pour observer ce sur quoi son frère travaillait en ce moment. Niklaus était en charge du département d'art, et Elijah voyait rarement ses projets avant qu'ils ne soient achevés, mais il avait toujours trouvé ça fascinant de voir son frère prendre quelque chose qui était négligé et le transformer en quelque chose de beau.

Klaus finit sa conversation avec Maddox avant de lui donner congé et de rejoindre son frère. Bien que ça lui arrivait par moments, normalement, Elijah ne visitait pas cette partie du bâtiment. Il estimait que c'était le domaine de Klaus et c'était ainsi sous la responsabilité de celui-ci. Kol pensait plutôt que c'était parce que Elijah s'inquiétait que ses costumes et chaussures hors de prix ne se retrouvent salis par de la peinture ou des produits chimiques.

- « Que puis-je faire pour toi, frangin ? » Klaus interrompit ses pensées.

- « Je suis venu te parler d'affaires familiales. » expliqua Elijah en se rapprochant du bureau de son frère. « Katherine m'a rappelé ce matin que tu as accordé un entretien à une nourrice éventuelle. Rebekah me l'a également mentionné. »

- « Alors tu t'es dit que tu viendrais te renseigner pour voir si je l'ai engagé ? » demanda Klaus en indiquant à Elijah le dossier sur son bureau. C'était une copie du rapport que Caroline lui avait remis ainsi que d'autres documents qui provenaient de l'agence comprenant une vérification de ses antécédents et une photo.

- « C'est le cas ? » demanda Elijah en examinant le contenu du dossier. Quand Niklaus secoua la tête, il continua, « Pourquoi pas ? Rebekah dit qu'elle a toutes les qualifications que tu recherches et surtout qu'Henrik et Alexandria l'ont appréciée. »

- « Elle a raison. Ils l'ont adorée tous les deux, ils ont parlé d'elle toute la nuit d'ailleurs. » déclara Klaus, se rappelant comment il n'avait pas pu en placer une lors du diner de la veille parce que ses enfants ne cessaient de papoter heureusement à propos de la jeune femme qu'ils venaient de rencontrer. Plus tard cette soirée-là, alors qu'il mettait Lexi au lit, sa fille lui avait chuchoté dans l'oreille en lui faisant un câlin qu'elle espérait qu'il laisserait Caroline s'occuper d'eux. « J'ai juste besoin d'y réfléchir, de tout prendre en considération et de ne pas prendre de décisions hâtives. »

À ces derniers mots, Klaus entendit Elijah glousser.

- « Je te demande pardon, Niklaus, je me souviens juste d'une époque où tu te précipitais dans toutes les décisions que tu prenais. »

- « Je ne peux plus me le permettre, en tout pas quand ça concerne les enfants. » répliqua Klaus. Il ne permettrait pas que ses enfants soient blessés par ses décisions irréfléchies, plus jamais.

- « Je comprends, vraiment. » affirma Elijah, pensant à ses propres enfants. « Ça n'a rien à voir avec le fait qu'elle est plutôt attirante, si ? »

- « Attention Elijah, ta femme n'apprécierait pas de t'entendre dire que d'autres femmes sont belles. » prévint Klaus. La famille Mikaelson dans son intégralité était connue pour le tempérament de ses membres, et bien que sa belle-sœur ne vienne d'intégrer la famille, elle rendait justice au nom Mikaelson, particulièrement lorsqu'il s'agissait d'Elijah. « Katherine est plutôt jalouse dans son genre. »

- « Je ne le sais que trop bien. Mais je n'ai pas dit que mademoiselle Forbes était belle, c'est toi qui l'as dit. Est-ce la raison de ton indécision ? »

- « Je crois que tu me confonds avec notre petit frère. Je ne suis pas Kol. Je sais me contrôler près d'une jolie fille. » dit Klaus avec un sourire narquois que lui rendit son frère, pensant tous deux à leur coureur de jupons de frère.

- « Ah, donc tu reconnais que tu es attiré par elle ? » demanda Elijah.

- « Je reconnais qu'elle est d'une beauté saisissante, oui, et c'est vrai que je l'ai pris en considération, mais ce n'est pas un problème. Je veux la meilleure nourrice possible pour Lexi et Henry. »

- « On dirait que tu l'as trouvé. Dis-moi quelque chose, Niklaus : as-tu trouvé le moindre problème, la moindre incohérence dans son dossier ou lors de ton entretien avec elle qui te pousse à croire qu'elle n'est pas la meilleure nourrice possible pour ma nièce et mon neveu ? »

- « Non. » admit Klaus honnêtement. Malgré ses réserves, jusqu'à présent, il n'avait rien trouvé de négatif à propos de Caroline. Elle n'avait aucun casier judiciaire, même pas une contravention pour excès de vitesse, et aucun faux pas avec ses anciens employeurs. D'ailleurs, toutes les familles pour qui elle avait travaillé lui avait donné de très bonnes critiques.

- « Bon ben, tu as ta réponse. »

/

Caroline se précipita dans le café et vit que ses deux meilleures amies l'y attendaient déjà. D'habitude, Caroline était la première à arriver d'où le soulagement qu'elle lut dans leurs yeux lorsqu'ils l'aperçurent. Elle les avait probablement inquiétés.

- « Pardon, je suis en retard. Je parlais avec mon père et Steven, et je n'ai pas vu le temps passer.

- « Il n'y a pas de soucis, Care. » dit Elena, se levant pour embrasser son amie en guise de salutation. « On vient à peine d'arriver. Tout va bien avec eux ? »

- « Tout va bien, oui. Papa voulait juste savoir comment mon dernier entretien d'embauche s'est passé. C'est pourquoi lui et Steven m'ont skypé ce matin. » les rassura Caroline en s'asseyant.

Elena et Bonnie lui avaient déjà commandé une boisson elle s'en saisit rapidement et pris une grande gorgée. Il faisait frais dehors, mais se précipiter pour son déjeuner lui avait donné soif.

- « Comment s'est passé l'entretien alors ? Je n'ai pas pu te le demander hier, tu étais assommée sur le canapé quand je suis rentrée. » demanda Bonnie après qu'elles aient passé leur commande auprès de la serveuse.

- « Désolé, j'étais épuisée. Entre la préparation de l'entretien et le stress, à la fin de la journée, je ne pouvais pas garder les yeux ouverts. » s'excusa Caroline. Depuis qu'elle avait déménagé de chez les Fell, elle vivait temporairement chez Bonnie en attendant de trouver une nouvelle famille de laquelle s'occuper.

Caroline avait passé près d'une heure à discuter de tout avec Lexi et Henry - de leurs hobbies, leurs activités extracurriculaires, leurs études, et leurs amis - jusqu'à ce que leur père ne mette fin à leur conversation. Après avoir dit aurevoir à Caroline, ils laissèrent les adultes entre eux. Monsieur Mikaelson lui avait donné un peu plus de détails sur le job et posé quelques questions supplémentaires. Il lui avait dit que peu importe sa décision, il la contacterait bientôt pour lui en faire part. Elle avait eu du mal à deviner ce qu'il pensait, surtout qu'elle avait réagi de façon un peu désobligeante à certaines de ses questions sur sa vie privée. Cependant, elle espérait tout de même que son expérience professionnelle et son moment avec les enfants feraient pencher la balance en sa faveur.

- « L'entretien s'est bien passé, très bien même. Enfin pour la plupart » déclara Caroline avant de leur raconter les détails de l'entretien. Lorsqu'elle leur parla du moment où elle se ridiculisa, elles furent bouche-bée.

- « Non, Caroline, c'est pas vrai, t'as pas fait ça ! » s'exclama Elena, un soupçon de rire dans la voix.

Elles furent tout aussi choquées que Caroline lorsqu'elle leur dit qu'une de ses tâches était de s'occuper de Monsieur Mikaelson jusqu'à ce qu'elle ne dévoile l'explication de ce dernier, puis elles éclatèrent de rire.

- « Les filles, ça n'a rien de drôle. Je me suis complètement ridiculisée. »

- « Caroline, je pense que tu as vu trop de films où le père de famille tente de séduire la baby-sitter. » lui dit Bonnie, poussant Caroline à lui jeter une serviette de table.

- « Trêve de plaisanteries, tu penses que c'est un boulot qui te plairait ? » demanda Elena, reprenant son sérieux.

- « Ben, ce sera différent, c'est sûr, mais bon comme tout nouveau travail. » répondit Caroline.

- « Tu as toujours travaillé dans des ménages à deux parents, et tu as toujours été très occupée. Là, non seulement tu t'occuperas des enfants, mais en plus, tu devras gérer la maison. Ça ne te laissera pas beaucoup de temps pour une vie sociale. Il faut y penser. » raisonna Elena avant d'aborder un sujet délicat dont Caroline ne voudrait pas forcément parler. « Et puis, après ce qu'il s'est passé avec Tyler… »

- « Tyler ne supportait pas que je ne sois pas à sa disposition quand il le voulait. J'aurais pu être une nourrice ou une enseignante, le temps que je lui aurai accordé n'aurait jamais été suffisant. »

- « En ce qui concerne ce boulot et mes responsabilités, tout ce que j'aurai besoin de faire pour maintenir l'ordre dans la maison, je devrai pouvoir le faire pendant que les enfants sont à l'école ou du moins pendant mes heures de travail. Il ne s'attend pas à ce que je passe mes journées à préparer et nettoyer. » expliqua Caroline. « Monsieur Mikaelson m'a l'air d'être un homme bien qui essaie de gérer une entreprise tout en élevant ses enfants. Il ne cherche pas quelqu'un pour les élever à sa place. Il est très impliqué dans leurs vies. Il a juste besoin d'un peu d'aide pour s'occuper d'eux et de quelqu'un pour organiser leur quotidien. »

- « Ne le prends pas mal, Care, mais j'ai plutôt l'impression que ce mec a besoin d'une femme, je veux dire d'une épouse. » fit remarquer Bonnie en picorant dans son assiette que la serveuse venait d'amener. « D'ailleurs, elle est où sa femme ? »

- « Je ne sais pas, mais d'après le dossier, ils sont divorcés, et il a la garde exclusive de ses enfants. »

- « Donc il est complètement célibataire ? » demanda Elena.

- « Je ne sais pas. On en a pas parlé. » Caroline haussa les épaules.

- « Tu aurais dû poser la question. Je veux dire s'il n'est pas marié, peut-être qu'il fréquente des femmes, ce qui signifie qu'il te demandera peut-être de garder les enfants tard, et si ça se trouve, il est dans une relation sérieuse et il voudra carrément que tu passes la nuit. » lui dit Elena.

- « J'arrive pas à croire que j'y ai pas pensé ! » s'exclama Caroline. « Je veux dire c'est inconcevable qu'il n'ait pas une femme dans sa vie. »

- « Pourquoi tu dis ça ? » s'enquit Elena, échangeant un regard complice avec Bonnie lorsque les joues de Caroline s'empourprèrent immédiatement.

- « Il est canon, hein ? » demanda Bonnie.

- « Peut-être. » répondit Caroline cryptiquement, le regard baissé, fixant son plat.

- « Tu te souviens que je connais Rebekah ? Elle est très belle, donc je doute que son frère ait hérité de mauvais gènes. » devisa Elena. « Alors raconte ! »

- « Il est superbe. Il a des cheveux blond foncé bouclés, de belles fossettes, et des yeux d'un bleu mais intense. Et son accent est tellement… » babilla Caroline pendant une minute avant de reprendre son sérieux. « Bref, tout ça n'a pas d'importance parce que si j'obtiens le job, il sera mon patron. »

- « Un patron avec qui tu vas vivre. » lui rappela Bonnie. « Je pense que ça a pas mal d'importance. »

- « Ce n'est que de l'attirance physique, rien de plus. Je peux l'ignorer, ça ne vous est jamais arrivé ? Comme quand tu trouves un mec mignon mais qu'il sort avec une amie, ou que tu trouves un collègue séduisant mais qu'il est marié ? C'est juste de l'attirance que l'on peut mettre de côté. Je sais être professionnelle, et je ne compromettrai pas mon travail ou ma carrière »

Les propos de Caroline mirent fin à la discussion, et les filles continuèrent de manger leur déjeuner en conversant d'autres choses. Elena parla d'elle et Damon tandis que Bonnie parla de son travail. Elles étaient en train de finir leur repas lorsque le téléphone de Caroline sonna. L'identification de l'appelant afficha 'Inconnu', mais Caroline savait que ça pouvait être à propos d'un emploi. Faisant un signe à ses amies, elle se leva de la table pour répondre.

- « Allô, Caroline à l'appareil. »

- « Caroline, c'est Klaus Mikaelson. »

- « Bonjour Monsieur Mikaelson, j'espérais avoir de vos nouvelles bientôt. » le salua Caroline. « De bonnes nouvelles, j'espère. »

- « C'est le cas. J'appelle pour vous proposer de venir travailler pour moi et ma famille. Si vous acceptez, il faudrait que l'on se voie pour discuter de certains détails avant de finaliser l'offre. » déclara Klaus.

Caroline se mordit la lèvre un moment pour contenir le cri d'excitation et de joie qui bouillonnait en elle. Elle se ressaisit rapidement avant de lui répondre.

- « Oui, enfin je veux dire, j'accepte. »

- « Génial. Demain à mon bureau à treize heures ? »

- « Parfait. »

Alors? Klaus et Caroline ont tous les deux reconnus qu'ils trouvaient l'autre attirant(e). Caroline est embauchée... Ça promet? J'attends vos coms!