TITRE : Bébé Harry
BONUS OU CHAPITRE 4 : ESPOIR
DISCLAMER : pas à moi
PAIRING : HPDM
RATING : M mais ça sert à rien
NOTE DE L'AUTEUR : inexcusable (mais trouvait pas de suite appropriée, et là, pouf ! écrit en deux heures puis posté direct après !)Merci à tout ceux qui - déjà - ont attendu et posté une review, ou qui ont fav ou follow (je sais que je n'ai pas répondu à tout le monde, toute mes excuses inexcusables, encore une fois) et merci à ceux qui vont lire ce chapitre, parce que cette fois, c'est la fin de fin, et que voilà, je vous aime tous beaucoup !
« Harry, tu ne dors pas ? » demanda Draco au brun, en se frottant les yeux.
Ils étaient tous les deux dans le Garde Manger et l'horloge au dessus de la cheminée allumée indiquait deux heure trente du matin.
« Non. Je ferme un œil et je revois tous les morts. Tu sais, Rem et Tonks, ils ont laissé Teddy. Je me dis, Teddy sera le nouveau moi, ou le nouveau Neville. Pas de parents parce qu'ils sont morts dans une guerre. » Draco soupira. La discussion risquait d'être longue. « Désolé de t'embêter avec ça. Retourne dormir, » fit-il, interprétant mal le soupir de son ami.
« Non, non. Habille-toi, mets quelque chose de chaud. On sort, ce soir.
— Y'a cours, demain. Ce n'est pas raisonnable, » tenta Harry.
« Que l'on reste ici à discuter ou que l'on sorte, c'est la même chose, Harry. Parle-moi de Teddy. C'est ton filleul, c'est ça ? » Harry hocha la tête. « Tu sais, il fait parti de ma famille aussi. Sa grand-mère est la sœur de ma mère, donc, je suis, je suis, son grand-cousin, je crois ?
— Oui, tu l'es. Hermione m'avait fait remarquer ça, quand j'ai réalisé qu'il était à ma charge. Pour l'instant, c'est Androméda qui s'en charge, mais à la fin de l'année, je comptais le prendre avec moi.
— Il va te prendre pour un nouveau père, puisqu'il n'a pas connu le sien. »
Il hocha une nouvelle fois la tête. « Si il garde à l'esprit que Rem était son père, je veux bien être celui de substitution. Je suis son parrain, je sers à ça, après tout. »
Draco s'assit sur l'accoudoir du fauteuil dans lequel était lové Harry.
« Bien sur, il restera souvent avec sa grand-mère, après tout, elle a perdue sa fille, elle. Ce n'est pas juste non plus.
— Rien n'est juste, Harry. Mais dis-toi que Snape en a réchapper grâce à toi. Oui, Harry, grâce à toi, c'est toi qui avais ces larmes de phénix sur toi, et c'est toi qui a gardé ton sang-froid et qui en a mis sur les blessures de Sev. Il y a tout un tas de gens qui ont survécu grâce à toi. »
Il y eut un grand silence durant lequel chacun écouta la respiration de l'autre.
« Ce sont les gens que j'aimais qui sont morts.
— Parce que eux aussi t'aimaient, H. Ils ont fait ça pour toi, pour le peuple. Tu étais le symbole du peuple, tu étais leur sauveur. Ils ont placés en toi leur espoir, tu étais l'Espoir. Remus, et Tonks, et Crivey, et tous les autres sont non seulement morts pour toi, mais aussi pour l'Espoir d'un monde meilleur. Pour que les gamins aient des vies meilleures, et que plus personne ne meurt à cause de Voldemort et ses Mangemorts. »
Il laissa ses paroles faire effet sur le cœur et l'esprit d'Harry, comme un baume apaisant.
« Attend, je reviens, » chuchota Harry avant de s'enfuir vers son dortoir. Draco contempla les flammes rouges, et oranges, et jaunes, et bleues danser entres elles, s'emmêler pour aller en lécher une autre. « Là, » fit-il en revenant. « J'ai ce carnet depuis longtemps, tu sais, depuis la seconde année, peut-être. »
Il l'ouvrit à la première page. Il était griffonné : appartient à Harry Potter, défense de lire. « J'avais le projet d'en faire un journal intime, puis après j'ai été dépassé par les événements, et quand je l'ai repris, je me suis rappelé ce qu'il était arrivé au journal de Riddle, alors j'ai abandonné l'idée. » Il eut un petit rire.
Il tourna la page.
« Ça, c'est prêt du lac. Au fond, y'a le Saule Cogneur. » Draco acquiesça silencieusement. « Les premières pages, ce sont seulement des croquis du château. Je ne savais pas quoi mettre d'autre dedans, et je n'arrivais à dessiner que les paysages. Je me suis amélioré, depuis. »
Il y avait les cachots de Snape, la salle de Méta, celle de DFCM quand Lockhart était encore prof, les serres, beaucoup de plantes. Il aperçut même des esquisses de Traverse.
« Ensuite je me suis mis à dessiner les objets, donc les vifs-d'or, les balais, etc. Oh, et ça, c'est la Grande Salle, je me rappelle que j'avais mis du temps, car il fallait que je vienne quand il n'y avait personne, et comme elle est fermée quand il n'y a pas de repas. »
Effectivement, un dessin sur deux pages de la Grande Salle vide trônait fièrement sur le papier à dessin.
« Après ça, j'ai tenté les visages, mais malheureusement, ça n'a pas marché. Ça devait être en quatrième ou cinquième année, » déclara-t-il.
« Il y a eu une période ou tu nous dévisageais tous comme si on était pure merveille, » ricana Draco.
Harry lui fit un doux sourire. « C'était à ce moment, certainement. » Il fit une pause, semblant réfléchir. « Je n'aurais même plus besoin de t'avoir en modèle pour te dessiner, maintenant. Je crois que je connais tes traits par cœur.
— C'est un aveu, Mr Potter ? » taquina le blond, et en retour, Harry grommela quelque chose d'incompréhensible.
« Là c'était le QG de l'Ordre, et ça- » il se coupa, gêné.
« La Salle de Bal du Manoir Malfoy, » soupira Draco. « Où Voldemort avait élu domicile. Tu voyais ça dans tes rêves ?
— Oui, » fit le brun du bout des lèvres. « Je crois que je n'aimerai pas que tu m'invites au Manoir Malfoy, ou alors, je m'enfuirais en courant, » avoua-t-il.
« Je n'y suis pas allé depuis un moment. Père et Mère habitent dans une autre résidence eux aussi. Je crois que cet endroit serait bon à brûler pour les horreurs qui y ont été commises. Mais en même temps, j'ai vécu toute mon enfance là-bas, et ce sont de bons souvenirs aussi. »
Harry resta silencieux, continuant de tourner les pages.
« Qu'est ce que c'est ? » demanda Draco en voyant des écritures.
Harry plissa les yeux, essayant de déchiffrer sa propre écriture. « Ahem, des devoirs de méta. Transformez un livre en oiseau. Et en dessous, des expérimentations sur les animagus. Sirius m'avait donné des conseils.
— Et ? » demanda le Serpentard.
« Quoi, et ? »
Draco leva les yeux au ciel. « Et alors, tu es un animagus ? »
Le regard résolument fixe, Harry secoua la tête de droite à gauche. « C'était amusant, au début, Sirius m'aidait, et c'était dans ses moments qu'on était les plus proches. Je crois que dans sa folie, il me prenait pour James. Peut-être qu'il ne le laissait pas paraître, mais ses années à Azkaban ont complètement mis sans dessus dessous son cerveau. Puis il est mort, alors j'ai arrêté d'apprendre. »
Draco eut un air malicieux. « Je suis un animagus, moi. » Les yeux d'Harry s'agrandirent sous le choc e il lui demanda immédiatement quel animal il était. « Je te le montrerai lorsque tu m'auras montré ta forme à toi.
— Je t'ai dis que je n'avais pas fini d'apprendre.
— Eh bien, il te reste encore du temps, non ? » lança Draco.
Une nouvelle page fut tournée.
« Ce sont des runes ? » fit-il avec étonnement. « Tu n'as pas pris Runes Anciennes en cours supplémentaire, alors tu comprendras que j'avais du mal à te croire, mais là ? Tu es bien plus avancé que moi ! » Il parcourut rapidement la page des yeux. « Mmh, protection ? C'est la retranscription d'un bouclier puissant en runes ? Mais comment il s'active ? Et le défaut est qu'il est trop long à faire sur le moment. Et il faut que ça soit gravé dans le sol ?
— Pas forcément dans le sol, à vrai dire, » précisa-t-il.
« Mais où, alors ? Oh, ingénieux, H, ingénieux. Se le tatouer ? » Il hocha la tête, tourna une page. « Hermione ? Elle a changé. C'est ton premier modèle ? »
Nouveau hochement de tête. « Le premier visage que j'ai réussit. Enfin, pas réussit, mais on peut reconnaître la personne, quoi. »
Draco ricana. « Effectivement, on la reconnaît. Les jumeaux Weasley, facile à faire.
— Pas vraiment. Va refaire deux fois la même chose au détail prêt, toi. »
Il secoua la tête. « Je préfère ne pas m'y risquer. Neville. McGo. Oh, Snape est mieux réussi, » se moqua-t-il.
« J'ai eu le temps de l'observer, en occlumancie.
— Occlumancie ? Snape t'a donné des cours d'occlumancie ? Il est le meilleur dans ce domaine. Je suis certain que ton esprit est blindé, maintenant. Plus il t'attaque fort, plus l'esprit se construit sa barrière. »
Nouvelle page.
« C'est toi.
— Merci, » fit Draco d'un ton cynique. « Je pense que je ne me serai pas reconnu moi même, tu sais. » Il renifla.
« Désolé pour.. ça. J'en faisais des cauchemars la nuit, et j'ai été obligé de le dessiner pour que ça s'arrête. Mais, eh, tu es mon premier corps plus décors ! »
Sur un sol carrelé taché de sang était représenté Draco touché par le sort d'Harry.
« Je suis flatté, » plaisanta le blond. « Non, vraiment ! »
Il tourna la page. « Encore toi. En fait, les quinze prochaines pages, c'est toi, » fit-il le rouge aux joues.
« Pourquoi ça ?
— Je ne sais pas. Tu m'obsédais, » avoua-t-il.
« Oh, et je t'obsède encore ? »
Harry ne savait pas vraiment quoi répondre à ça. C'était certain, Draco l'obsédait encore, mais pas de la même façon qu'au moment où il avait dessiné sur ces pages. Pas non plus de la même façon que lorsqu'il était Bébé Harry. Non, maintenant, il y avait quelque chose de plus, ou de moins, il ne savait pas vraiment, c'était ça. « Peut-être, » fit-il.
Nouvelle page. Nouvelle page. Nouvelle page. Draco qui sourit à Pansy. Draco énervé. Draco pensif. « Merlin, tu es vraiment doué, » complimenta ce dernier. « Tu as réussi à m'avoir souriant. Je n'étais pas vraiment à cette humeur, à cette période là.
Nouvelle page. Un vif-d'or. « C'est ton tatouage ? Tu l'as dessiné toi même ?
— Ouais. J'arrivais jamais à me décider sur si oui ou non il était bien.
— Il est bien. »
Sourire. « Merci. »
Draco se frotta les mains l'une contre l'autre. « Il fait froid, le feu s'éteint. » Le feu était magiquement entretenu par les elfes, mais passée une certaine heure, les cheminées ne pouvaient plus être allumées.
« Le fauteuil est assez grand pour deux. » Il lui fit une place dans ses bras, et ils se réchauffèrent l'un l'autre. Les yeux fermés, Harry respira l'odeur rassurante de Draco. Puis il réalisa que ce genre de chose n'arriverait pas avec Hermione ou Ron ou n'importe lequel de ses amis. « On s'est.. beaucoup.. rapprochés, depuis l'épisode Bébé Harry, pas vrai ? » lança-t-il sur un ton badin.
« Où veux-tu en venir ? »
Harry réfléchit quinze secondes avant de se lancer. « De ça. Tu sais immédiatement que là, il y a une suite à notre conversation.
— Oui, c'est bien, Harry, c'est le but de l'amitié, non ? » fit froidement Draco. « Excuse moi, je ne voulais pas dire ça comme ça. » Il soupira, et comme Harry ne répondait plus, il continua : « Excuse-moi. »
Harry ne put s'empêcher de se sentir vexé. « Ne vas pas me dire que toi aussi, tu ne sens pas que c'est bizarre, entre nous. Je sais que tu le sais, ne me mens pas.
— Je n'ai rien dis, » soupira encore une fois le blond.
« Justement ! J'ai l'impression, je sais que c'est bizarre, mais il y a quelque chose qui manque, d'accord ? Comme si il y avait des non-dits. »
Blanc, puis : « Je comprends. »
Harry posa le carnet par terre, passant à autre chose. « Non, non, tu ne comprends pas. Par exemple, j'aime être dans tes bras. J'aime quand on est proches comme ça. »
Draco se tendit brusquement. « Ne dis pas ça, » nia-t-il.
« Pourquoi, hein ? J'aime bien ton odeur. J'aime bien quand tu es là, quand on parle. Quand tu te confies à moi, et inverse. Il n'y a qu'avec toi que je parle, tu sais ? Hermione ne sait même pas ce qu'il y a dans ce carnet, alors que toi, tu as vu ce qu'il y avait dedans. Je te fais confiance, tu sais. » Il enroula ses bras autour du torse du blond et enfoui son nez dans sa nuque.
« Arrête ça, Harry. Ne dis pas ça quand tu ne sais pas de quoi tu parles, » continua Draco. Le brun déposa tendrement un baiser dans sa nuque, le faisant brusquement se relever.
« Je crois que je sais, Draco. Je suis même sur, je le sais. » Il se leva à son tour, lui faisant face.
« Je t'ai dis : stop.
— Pourquoi ? » souffla Harry, posant son front sur celui de l'autre.
Draco déglutit bruyamment. « Tu ne sais pas de quoi tu parles.
— Si. » Son souffle s'abattit sur les lèvres de Draco, le faisant reculer d'un pas. « Si je sais. Ne me dis pas ce que je dois savoir ou non, parce que cette fois-ci, je sais. Je ne sais pas encore dans combien de temps j'arrêterai d'avoir ces cauchemars, combien de temps je vais mettre avant d'arrêter de culpabiliser, mais ça, je sais. »
Le Serpentard croisa ses bras sur son torse. « Bien, c'est quoi, ça, alors ? » Harry ouvrit la bouche plusieurs fois, la refermant à chaque fois. « Tu ne sais pas, c'est ce que je disais. »
Le brun ouvrit une nouvelle fois la bouche, les yeux fuyants. « Je pense que, » commença-t-il, puis il ferma les yeux, parce que c'était plus simple comme ça. « Je pense que ça à commencé par de la haine, puis de la curiosité. Puis de l'obsession. Puis du désir. Et maintenant, maintenant que je te connais mieux, toi, ta manière de penser, je pense que c'est de l'attirance. » Il souffla. « S'il te plait, Draco, entends ça. »
Draco fit quelques pas dans la pièce. « J'entends, j'entends. Seulement-
— Ce n'est pas que de l'attirance. Parce que je suis bien quand je suis avec toi, mieux qu'avec quiconque ! » coupa-t-il.
« Harry.., » soupira l'autre. « Je ne pense pas que cela soit une bonne idée, » fit-il alors que le Gryffondor s'avançait de nouveau vers lui pour se placer face à lui, le regard vert dans celui acier. « J'ai encore mauvaise réputation, dehors, et les médias cherchent une erreur de ta part et-
— Je t'ai déjà dit ce que je pensais de ça. S'il te plait. » Il fit glisser une main sur sa joue, qui descendit jusqu'à empoigner sa nuque et l'attirer contre lui, lèvres contre lèvres, sauvagement. Les dents se cognèrent, arrachant un gémissement désapprobateur à Draco, mais ce n'était pas grave, parce qu'à ce moment, la langue d'Harry venait lécher le sang de la lèvre abîmée, et que tout son corps se pressait contre le sien, à la recherche de chaleur, à la recherche de bonheur. À la recherche d'un peu de vie et d'amour.
Et parce qu'il y avait un peu d'Espoir pour la suite, Draco se laissa faire. Il laissa Harry lui dire qu'il savait, il le laissa l'embrasser, et lui rendit même. Parce que lui aussi savait, et lui aussi voulait l'embrasser.
FIN
