Petit mot de la traductrice : ahah Merci à vous deux Shadows 1399 et Ju' de Mel'on:) Vous êtes les deux seules à avoir Review, et je n'aurais jamais cru que des Review pouvaient faire si chaud au cœur :) Vous me donnez juste envie de continuer encore plus vite :) (je peux pas toujours, y'a mon copain qui râle que je suis toujours sur mon portable avec mes écouteurs... xD) Breff je passe le Message à l'auteur :) Sur ce, bonne lecture! =D
Chapitre quatre : 'Cause your eyes told the tale
Le mois se passa tranquillement. Les feuilles tombant au sol furent rapidement remplacées par la neige, et ma vie était devenue une routine. Mes jours appartenaient à Draco, mon dragon et protecteur. Nous passions nos jours dans les bras de l'autre. Il n'a jamais été plus loin que les limites qu'il s'était mis le premier jour. Il me promettait toujours qu'il allait arrêter si je lui demandais. Il n'a jamais été non plus moins qu'un gentleman. Déjeuner au bord du lac, se faire emmener en classe, notre relation fleurissait. Mon secret restait ce qu'il était. Un secret.
Mes nuits appartenaient à Harry. Mes rêves n'étaient rien d'autre que des cauchemars maintenant. Pour aggraver les choses, quand Draco n'était pas à mes côtés, Harry continuait de me poursuivre. J'ai souvent retrouvé la main d'Harry se glissant sournoisement sous mes jupes en classe. Il y avait des limites où Draco ne pouvait plus me défendre. Le fait que Draco ne savait toujours pas que c'était Harry qui causait mes problèmes n'aidait en rien non plus.
J'avais commencé à me sentir comme deux personnes, comme si j'étais la princesse de Draco, et la pute d'Harry. Lorsqu'il m'arrivait quelque chose d'horrible, j'essayais simplement de m'imaginer dans des meilleurs moments avec Draco. J'essayais d'ignorer le cauchemar qu'Harry tentait de faire de ma vie.
Un vendredi, j'étais assise en cours de potion. Harry ne m'a jamais laisser m'asseoir avec Draco. Draco, qui n'avait aucune idée de ce qui se tramait, n'avait aucun problème avec ça. Il m'avait dit qu'il trouvait cela juste que je continue de m'asseoir avec mes amis. Je ne pouvais tout simplement pas dire à Draco que je ne voulais plus être avec Harry, sans qu'il réalise que quelque chose ne tournait pas rond.
J'étais assise là, faisant quelques calculs pour mes potions. Je n'y arrivais jamais, et je n'étais pas sûre pourquoi. Je savais que Draco pourrait me donner un autre cours sur la bonne façon de faire la conversion. J'en devenais frustrée, lorsque le cygne en papier devenu si familier, fit son atterrissage sur ma table.
Mione,
Est-ce que tu aimerais passer une nuit avec moi à la tour d'astronomie ? Nous pourrions regarder le soleil se lever, crois-moi, c'est magnifique vu de là-haut.
Dragon.
Je lui ai souris en hochant la tête. Je me sentais comme si j'étais un beau nuage. J'arrivais difficilement à croire à quel point il pouvait me rendre heureuse.
Justement, comme ma joie commençait à fleurir à cette idée, je sentis la main d'Harry sur ma cuisse. « Je te veux encore. » Il m'avait murmuré cette phrase à l'oreille, tout en glissant sa main dans mon sous-vêtement. Je jetais rapidement un regard à Draco ; il était concentrer sur son travail, comme le reste de la classe. Je posai les yeux sur mon travail, tentant d'ignorer Harry. « Tu sais Hermione, j'obtiens toujours ce que je veux. » Il glissa deux doigts en moi et je grimaçai. « Cette petite escapade avec Draco finira bientôt, et tu seras mienne de nouveau. »
« Mr. Potter » cracha Rogue, et Harry retira ses doigts. « Y a-t-il une raison pour laquelle non seulement vous ne faites pas votre travail, mais dérangez ms. Granger, de telle sorte qu'elle ne puisse pas faire le sien ? »
« Non monsieur » répondit-il tout en me regardant.
J'essayais de me concentrer sur mon travail. Du coin de l'œil, je pu voir Harry sentir ses doigts. Un goût amer se glissa dans ma bouche alors que j'essayais de retenir le peu de nourriture que j'avais ingurgité.
Au son de la cloche, je me levai rapidement afin de courir hors de la classe. J'ai couru jusqu'aux toilettes et ai vomi mon déjeuner. Je me suis assise sur mes talons dans la stalle, pleurant. Pourquoi ne pouvait-il pas me laisser tranquille ? Pourquoi devait-il faire de ma vie un enfer ? Ce n'était pas juste !
Je pris une profonde respiration et me ressaisis. Je quittai ma stalle et me passai de l'eau sur le visage au lavabo. Je levai les yeux sur mon reflet. Je refermai mes yeux et repris une profonde respiration. Je fouillai un peu dans mon sac avant d'en sortir du rince bouche. Avec mes parents dentistes, j'ai pris l'habitude de prendre ce truc avec moi partout où j'allais, et à présent je pouvais entendre ma mère dans ma tête. À toutes les fois que j'étais malade et que je vomissais, ma mère était toujours là pour me dire deux choses : « Est-ce que ça va? » et « Sois sûre de prendre du rince bouche, parce que le vomi peut endommager tes dents! »
Je remis le rince bouche dans mon sac, et y remarquai un bâton de gloss. Normalement je détestais le maquillage, mais à ce moment, je me trouvais un peu pâle. J'en étendis donc un peu sur mes lèvres. Le brillant attrapa le peu de lumière de la salle de bain, et je ne pus m'empêcher de penser qu'en fait, ça m'allait plutôt bien. Je replaçai le bâton dans mon sac et repris mon chemin vers la sortie.
Le dîner avec Draco fut normal. Nous mangions des sandwichs et du jus de citrouille au bord du lac et je restai posée dans ses bras jusqu'à ce que la cloche sonne. J'étais maintenant capable d'oublier les souvenirs d'Harry, pour le peu de temps que j'étais avec Draco. Pour ce peu de temps, je pouvais redevenir sa princesse. Avec la cloche, nous retournions à nos cours, et il portait mon sac. Draco déposa un léger baiser sur ma joue en me redonnant mon sac. Je le regardai partir jusqu'à ce qu'il disparaisse au tournant d'un couloir. Je me glissai ensuite en classe, prête à voir Harry. J'étais surprise lorsque je vis qu'Harry ne me portait aucune attention durant le cours. Je pouvais pousser un soupir de soulagement. Peut-être qu'être passé à deux doigts de se faire prendre par Rogue lui avait coupé un peu l'envie. Je n'étais pas trop sûre de ce que c'était, mais j'en étais contente.
Après les classes, je me rendis au dîner. J'ai mangé rapidement, car Draco m'avait dit qu'il avait quelque chose à arranger et qu'il ne pourrait pas manger avec moi. Je finis de manger rapidement avant de me rendre à la salle commune. Je voulais y déposer mon sac et enlever mon uniforme avant d'aller retrouver Draco. Le hall était vide, tout le monde étant encore dans la grande salle. J'ai cherché Harry du regard, et fus contente de ne le voir nulle part.
J'entrai enfin dans la salle commune et sentis un bras passer autour de ma taille. C'était Harry, il m'attira dans un coin sombre de la salle et me plaqua au mur. Ses yeux verts s'ancraient profondément en moi. Alors que je regardais ses yeux, de la même couleur que sa mère, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qu'elle dirait si elle voyait son fils comme ça. Que penserait-elle? « Souviens-toi de ce que j'ai dit Hermione. Je n'ai aucune idée de ce qui se putain de passe avec Malfoy ; mais souviens toi que tu m'appartiens. Je pouvais avoir n'importe quelle fille. Tu devrais être flattée que je te choisisse toi. Sais-tu au moins combien de filles seraient prêtes à tuer pour être à ta place? » Je tentai de me faufiler sous son bras. « Ne t'inquiète pas mon cœur, je ne te ferais rien maintenant. Je voulais simplement te rappeler comment ça marche. »
Il me reposa au sol et m'embrassa. Je tentai de le repousser. Je détestais sa façon d'embrasser. Où Draco était doux et gentil, Harry était dur. Harry recula en souriant et marcha vers son dortoir. Je courus jusqu'au mien. Je claquai la porte avant de me laisser glisser sur elle, respirant difficilement. C'est à ce moment que je décidai d'en parler à Draco. Il avait besoin de savoir ce qu'il était arrivé et ce qui continuait de se produire.
Je m'habillai tranquillement, choisissant un jean et un T-shirt. Par-dessus, je mis le chandail d'uniforme de Draco qu'il m'avait donné la nuit où Harry m'avait d'abord violée. Je fermai mes yeux afin de prendre une grosse bouffée de son odeur. Un petit sourire passa sur mon visage. Ce garçon était devenu mon monde. J'espérai tellement trouver une façon de lui dire combien il pouvait compter pour moi.
Lorsque j'étais habillée, je glissai ma baguette dans la ceinture de mon pantalon. Je refusai d'être prise une autre fois sans elle maintenant. Je me glissai hors de mon dortoir. Je descendis les marches. Lorsque j'arrivais au palier, je regardai partout dans la salle commune, essayant de voir si j'y trouverais Harry. Je ne l'y vis pas, je me rendis donc rapidement à l'entrée. Lorsque je sortis enfin du tunnel, je me suis appuyée au mur, pour reprendre ma respiration. Je me rendis ensuite à la tour.
Lorsque j'atteignis la tour, j'y trouvai Draco, se tenant au bord du balcon, regardant la forêt. J'adorais la façon dont il se tenait. Il portait un mince sous-pull et un pantalon noirs. La lumière du soleil couchant frappait sa tête blonde, l'ensemble était parfait. Je souris avant de lâcher un doux « hey. »
Il se retourna et me sourit. Je regardai l'ensemble de la pièce. Plusieurs couvertures étaient éparpillées, tout comme les oreillers. Au milieu des couvertes, il y avait un plateau avec une cloche d'argent le recouvrant. Draco marcha vers moi et me donna un léger baiser sur le front. Je lui souris. Il me demanda « Est-ce que j'ai bien fait? »
Je hochai de la tête pendant que je m'abaissais pour m'asseoir. Il tira sur le couvert d'argent, afin de révéler deux tranches de gâteau au fromage parsemés de quelques fraises fraîches. Je lui fis mon sourire le plus éclatant en lui demandant : « Comment as-tu su que c'étaient mes préférés ? »
Il me sourit en répondant « Tu l'a mentionné une fois. »
Je ne pus m'empêcher de saluer sa mémoire. Il essayait vraiment fort, et je le savais. Nous profitâmes d'un gâteau au fromage et de chaudes Bieraubeurres en regardant le soleil sombrer derrière l'horizon. Après le dessert, Draco me donna une petite boîte de velours bleu foncé. A l'intérieur gisait un collier ; c'était une pierre rouge foncé en forme de cœur avec un dragon d'argent qui l'entourait. J'appelai mon dragon Draco. Je sentis des larmes me monter aux yeux alors qu'il m'attachait le collier autour du cou.
Je le regardai, les yeux pleins d'eau. « Draco, j'ai besoin de te parler de quelque chose. » Je regardai ensuite mes mains, et pris une grande respiration. Je relevai les yeux sur lui et commençai à parler, la voix cassante. « Draco, la nuit où tu m'as trouvée dans le hall, j'ai été violé. » Draco fermait ses yeux en prenant une profonde respiration. Je continuai. « Ce n'est pas seulement ça. Mon violeur ne m'a pas lâchée depuis. Il ne m'a pas violer une seconde fois, mais il... me touche et me dit des choses... » Les larmes coulaient le long de mes joues. « Il fait de ma vie un cauchemar Draco. Je me lève tous les matins en pleurant. Je n'ai pas eu une seule bonne nuit de sommeil depuis un bon moment. » Je tombai dans les bras de Draco et je sanglotai. Il me retint comme il avait fait ce jour où il m'avait avoué comment il se sentait.
« Tout va s'arranger, okay Mione, » Il essayait de me consoler, passant ses doigts dans mes cheveux. « Tu pourrais en parler à quelqu'un? Dis-le à Dumbledore. »
Je secouai la tête. « Il ne me croira pas, et cela ne fera probablement qu'envenimer les choses. »
« Pourquoi il ne te croirait pas? C'est n'importe quoi Mione. Tu es une victime. »
« Draco, il ne croira jamais que Harry Potter m'a violé! » Je pleurais. Draco se leva d'un bond lorsqu'il réalisa ce que je venais de dire. « Draco, qu'est-ce que tu fais? »
Draco faisait les cent pas, manifestement en colère. « L'élu, mon cul! » Il me regarda et s'agenouilla, prenant mon visage entre ses mains. « Mione, ça va s'arranger. » Il ferma ses yeux et déposa son front contre le mien. Il m'embrassa profondément. « Merci de m'en avoir parlé. »
Nous avons passé le reste de la nuit dans les bras l'un de l'autre. À un certain point, je m'endormis et je fus ahurie quand, pour la première fois depuis un long moment, je dormis sans aucun cauchemar. Draco me réveilla pour que nous puissions regarder le soleil se lever, puis il me laissa me rendormir dans ses bras une seconde fois. Pour la première fois depuis longtemps, j'étais vraiment en paix.
