Wow. Putain. Aimez-moi là, 8511 mots de texte. Sans compter les RAR et la note d'auteur.

J'en ai bavé, mais il est clôt ce chapitre, OUI !

Merci infiniment pour vos reviews, vous êtes des anges. Attendez, attendez... 21 FUCKING REVIEWS ? Juste... Wow. Quand j'ai vu ça... Je ne peux que vous remercier avec des mots et un chapitre, mais srsly... Love u. All of u.


Dans la rivalité ardente on ne tend plus la main, on ne donne que des crocs-en-jambe. Les bonnes paroles ne sont qu'un stratagème, la cordialité n'est qu'une grimace, la sympathie n'est qu'une feinte.

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Hermione fut réveillée en sursaut avec un verre d'eau glacé en plein visage.

Ce genre de verre, vous savez, que vous remplissez en été lorsqu'il fait trente-cinq degré et importé directement de la banquise arctique. Celui-là même que vous vous hâtiez de remplir - car la vengeance est glacée, c'est bien connu - spécifiquement pour le visage d'un proche. Voilà. Ce genre de verre.

Sauf qu'elle mit quelques secondes à reprendre ses esprits, plus choquée par le fait que ce soit Pansy Parkinson qui la réveillait de ce genre plutôt que de faire attention à ses cheveux trempés.

« - Est-ce que vous comptez traîner encore longtemps ou un seul verre suffit ? »

Hermione se redressa sur ses coudes, encore légèrement perdue, avant de dévisager avec perplexité le décors qui l'entourait. Elle se serait cru au Palais de Versailles.

En face d'elle, un aquarium.

Non.

Dans le mur s'étalait un immense et divers aquarium. Elle rejeta les draps à ses côtés, ignorant l'oeillade agacée de la brune, avant de s'approcher du verre.

Il y avait du corail, tout d'abord, des herbiers et des algues. Le tout tapissant le fond de l'aquarium comme un tapis de flore, dans un spectacle impressionnant. Recréant avec un réalisme surprenant l'habitat naturel au fond des océans. L'eau venant s'y refléter était bleue ciel, bleue foncée. Se transformant dans une nuance de couleur toutes aussi magnifiques les unes que les autres, passant du bleu Klein au cyan en laissant paraître de petites touches de turquoise. Tout se fondait en un dégradé de bleu, lui donnant l'impression d'avoir un ciel liquide devant elle.

Et surtout, il y avait les poissons.

Des rouges, des jaunes, des blancs et noir, des poissons clown, des chirurgiens bleus,– comme dans le Monde de Dory – des plus grands, des plus petits, des herbivores, des combattants, des mini-piranhas gris plutôt rapides, de immense ailerons nonchalants, de petits battements rapides de queues, des tétras, des arlequins, des crevettes, des pieuvres...

Elle avait l'impression d'avoir face à elle le grand aquarium de Monaco.

Hermione posa une main sur la vitre, fascinée. L'eau venait s'échouer par vaguelettes sur ladite vitre, alors que plusieurs poissons – visiblement curieux – venaient frôler la surface en verre, pour sa plus grande joie.

« - Ce ne sont que des animaux. Jolis mais inutiles. Est-ce que vous pourriez arrêter d'admirer Nemo pour qu'on puisse passer aux choses sérieuses ? S'agaça Pansy en arquant un sourcil parfaitement épilé.

- Ce ne sont pas « que des animaux », ils participent à l'éco-système des océans, les purifiant, et entretenant le cercle de la vie que nous nous acharnons tout les jours à détruire, souffla-t-elle, encore impressionnée.

- Sauf que vos « purificateurs » pourront attendre, nous avons une journée chargée et ce n'est pas eux qui s'ennt à notre place, persifla l'attachée de presse avant de tourner les talons. Et par Lagerfeld, habillez-vous bien ! »

Il se passa quelques secondes avant qu'elle ne détourne le regard, le fixant sur la porte par laquelle la brune avait disparu, avant de se laisser tomber sur son lit, profitant du confort des draps de soie.

Elle se mit à sourire, étirant ses bras sur les draps. Hermione ferma les yeux un instant – et putain que ça lui donnait envie de les refermer illico – se remémorant les événements de la veille.

Hermione s'était figée sur le pas de la porte, l'unique t-shirt de rechange qu'elle n'avait pas pris sur elle, et ayant face à elle Pansy Parkinson.

Il y avait un fossé entre elles, robe griffée Givenchy versus t-shirt trouvé dans une commode, chaussettes trouées face à stilettos, brushing impeccable rivalisant avec une queue de cheval nouée à la vite, maquillage impeccable face à quelques traces de mascara ayant survécu sur ses cils.

« - Vous vous faîtes des concours de qui sera la plus crade au naturel entre voisines ?» s'était empressée de persifler la brune, jaugeant avec un dégoût palpable son appartement. « - Présentement, vous et votre taudis remportez largement le trophée.

- Qu'est-ce que vous faîtes chez moi ? Avait-elle demandé lentement, sans faire attention aux remarques blessantes de la jeune femme.

Pansy s'était approchée, regardant l'unique fauteuil comme s'il regorgeait de puces – et c'était probablement le cas – avant de poser un quart de fesse sur son bout, grimaçant à outrance.

« - Est-ce que vous avez quelque chose de comestible à offrir à vos invités tout de même ?

- Qu'est. Ce. Que. Vous. Faîtes. Chez. Moi, avait répété Hermione, la fixant sans détourner le regard.

- Oh pitié, chérie ! Je croyais que tu avais intégré depuis le temps. Je déteste dire ça en temps normal, mais Draco avait raison, il est impensable que notre étoile montante vive dans une crasse pareille.

- Cette « crasse pareille » c'est tout ce que je peux me permettre pour le moment. Je ne suis pas une fille gâtée-pourrie dès la naissance, je ne me baigne pas dans le Champagne et dans les rails de coke » s'était-elle agacée.

Elle reconnaissait que vivre dans un camion-poubelle aurait été plus propre que son appartement, mais elle s'y était habituée et n'avait pas les moyens d'envisager plus haut. Alors voir cette coincée lui répéter à quel point c'était horrible lui portait légèrement sur les nerfs.

« - Peu nous importe. Blaise sera là demain matin pour toi et toutes les clauses te liant à Slytherin. Pour le moment tu vas me faire le plaisir de débarrasser le plancher d'ici et de me suivre dans la prison dorée où Draco veut nous refourguer.

- Comment ça ?

- Notre play-boy jugeant que t'avoir plus près de lui et en compagnie de quelqu'un t'empêchant de ruiner d'avantage sa réputation déjà vacillante, nous devions... hm... » Pansy avait marqué une pause, dévisageant les cheveux emmêlés d'Hermione, son jean troué et ses chaussettes n'ayant pas vue du savon depuis longtemps. « - Cohabiter. »

Hermione s'était figée. Sans comprendre. Son cerveau redémarrant avec lenteur, un virus de type Incompréhension gravé dans le disque dur.

« - Mais...

- Ne protestes pas. De toute façon, tu n'as pas le choix. Et quand tu verras les propositions pour le contrat de la part de Blaise, tu auras encore moins envie de refuser. »

Et se relevant brutalement, Pansy l'avait tirée de cet appartement miteux, la faisant abandonner ses maigres meubles pour l'emmener dans ce petit coin de paradis. Même si sa comparaison tombait juste. Une jolie petite cage dorée.

Elle se redressa, poussant un soupir. Ça faisait si peu de temps et elle s'imaginait déjà comme ce petit oiseau jaune qu'on flattait pour le laisser croupir dans sa cage, avec un peu d'eau pour survivre. Hermione se tourna vers la porte en bois de vigne menant à l'immense dressing que lui avait présenté Pansy la veille.

Resserrant les pans de son peignoir – elle ne voulait même pas en connaître la marque – elle s'avança avec hésitation vers la petite porte, faisant glisser la grosse clef rouillée, il lui semblait que c'était revenu à la mode, dans la serrure.

La porte s'ouvrit dans un grincement, la faisant grimacer. Elle battit des paupières – une fois, deux fois – avant de se faire – ou plutôt d'essayer – à la vue que lui offrait la lumière.

Le dressing était totalement rempli à craquer – des milliers de hauts, des vestes, de jeans et de pantalons, de robes et de jupes - dans toutes les matières et toutes les couleurs possibles et imaginables – avec un cintre pour chaque vêtement. Certains étaient tout neufs et portaient encore l'étiquette avec le prix. Dont un à quatre cent dollars ce qui la fit sauter au plafond. Mais qui dépensait quatre cent dollars pour un simple jean ?

Au-dessous, sur des étagères, étaient rangés des centaines de sacs de tailles diverses, en toile, en cuir, avec des perles et des broderies... Et des chaussures- bottines, bottes, tennis, baskets montantes, escarpins, ballerines, mules à talons, sandales et même, allez savoir pourquoi, une paire de stilettos construites en légos.

Hermione se surprit à toucher les étoffes une par une – elle qui n'avait jamais été une grande prêtresse de la mode – tout en regardant les prix affichés sur les étiquettes. Rien n'avait jamais été porté. Si Ginny avait vu ça... Elle aurait fait une attaque qui l'aurait menée directement au septième ciel.

Tout ça était bien trop... Trop, justement. Elle se sentait presque mal à l'aise ici. Pas à sa place. Tout ça était bon pour ces poules sans cervelles – et l'image de Lavender s'imposait dans son esprit – pas pour elle.

Alors elle attrapa une robe foncée sans réfléchir, un des sacs noirs en haut qui lui faisait de l'oeil et des six centimètres. Elle avait l'habitude de marcher du six, mais pas plus.

Elle ressortit rapidement, ouvrant une autre porte pour se retrouver dans la salle de bain. Enfin... Si on pouvait l'appeler comme ça.

A l'opposé du reste du loft, celle-ci était plutôt simple dans sa décoration. Les murs en marbre brillant renvoyaient une teinte gris-vert – enfin, les murs non tapissés de miroirs. Il y avait une douche séparée et une baignoire équipée de jets massants - un véritable mini-jacuzzi - . Le miroir au-dessus du double lavabo était entouré de spots lumineux, comme dans une loge d'artiste. Et la touche finale concluant ce tableau restait son regard effrayé et peu à l'aise.

Détournant son regard – Hermione n'aimait pas se voir dans les miroirs – elle attrapa un des multiples élastiques, serrant sa crinière dans une queue de cheval haute. Et enfila en deux temps trois mouvements la robe à grands motifs noirs et blancs, chaussant dans la foulée ses gros talons. Quelle marque ? Se demanda-t-elle, avant d'hausser les épaules, s'en moquant.

H&M, Zara ou Chanel, pour elle, c'était du pareil au même.

Dédaignant les produits de maquillage – quelle blague, elle n'en connaissait pas la moitié – elle s'autorisa un rapide regard dans la glace avant de détourner les yeux.

Hermione sortit en vitesse de là, descendant le long du tortueux escalier en bois pour rejoindre Pansy et l'agent afro-américain.

« - Oh. Mon. Dieu. » souffla Pansy en la voyant apparaître.

Hermione fit glisser un léger sourire sur ses lèvres, ravie. Peut-être que cette simple modification vestimentaire lui accorderait un minimum de respect.

« - Comment est-il possible de faire autant de faux-pas avec de telles perles ? » Pansy s'approcha, détaillant sa tenue du regard. « - Mon chou... Gros talons, Grands motifs, robe évasée et sans ceinture, sac à strass ? Tu m'aurais mis du orange en rouge à lèvre que ça n'aurait pas été pire ! »

Elle se retourna vers Blaise, assis confortablement sur un des fauteuils, sa Dunhill aux lèvres et son cendrier à ses côtés.

« - Gros talons ou pas, Pans', ça ne changera rien à son physique. Tu peux toujours lui prêter ton médecin de famille, mais je doute que ce soit suffisant » fit-il remarquer nonchalamment. « - Laissez de côté vos féminineries et passons tout de suite aux clauses du contrat.

- Tu n'as jamais rien compris à la mode de toute façon, Blaise. Laisse ça aux gens plus distingués. Peu importe, Granger, on verra ça tout à l'heure.

- Merci bien » siffla Hermione entre ses dents, réprimant l'envie d'enfoncer l'embout de la cigarette de l'agent sur sa peau. A lui évidemment.

Etrangement en cet instant, elle se trouvait une nouvelle passion pour la violence. Sauf qu'elle se contenta de respirer profondément, s'asseyant à son tour sur l'un des canapés en velours.

« - Très bien. » commença Blaise en tirant de sa mallette une serviette. Il la posa sur la table, en tirant une énorme liasse de feuille, tournant les pages jusqu'à arriver à celle le satisfaisant. « - C'est là. Lisez les termes de notre accord, et dîtes-nous les points que vous souhaitez que nous revoyions. »

Hermione acquiesça survolant les clauses du regard, qui parlaient simplement du salaire, de choses en rapport avec son nouveau travail, des exigences à son égard.

En simple jusqu'à ce que la collection de Slytherin soit ouverte au public, elle devait se montrer avec Draco, afin d'augmenter sa popularité et sa réputation. Et ça passait par des voyages d'affaires, des dîners, des sorties publiques avec lui ou des vernissages.

Rien de bien méchant. Si on oubliait le caractère exécrable de ledit Draco. Ledit Draco qu'elle avait pensé à plonger dans une cuve d'acide – juste pour voir.

« - S'attendre à être prise en photo même dans les pires moments ? Et si je refuse ce terme-ci ? »

Sa nouvelle colocataire échangea un regard à la limite de l'amusé mais ayant plus des airs exaspérés avec l'agent du fils Malfoy.

« - Vous ne pouvez pas refuser. Ce sont les paparazzis. Même nous ne pouvons rien contre ça et vous allez devoir vous y habituer. Des demandes d'interview, des photos dans la presse people, des injures, des lettres. Mais d'où sortez-vous ? D'un placard à balais ?

- Je demandais simplement. Est-ce que vous êtes toujours aussi désagréable ou est-ce simplement avec moi ? » Répliqua Hermione qui commençait à en avoir assez. Elle n'était pas une petite poupée dont on s'occupait avant de la jeter à travers la pièce, ni un parfait toutou non plus.

La brune éclata de rire – et qui injustement ressemblait plus au carillon d'une cloche qu'à son rire – avant de la regarder avec attention.

« - Je t'aime bien, toi. Et crois-moi c'est rare.

- Aimez-vous si vous voulez, c'est parfait, sauf que j'ai besoin que vous finissiez de remplir ce contrat. Jetez un dernier regard avant de me dire si tout va bien, »l es coupa Blaise, impatienté.

Elle attrapa le contrat du bout des doigts, jetant rapidement un coup d'oeil à ce qu'on lui demandait. Perdre du poids ? Suivre au début les indications de Pansy Parkinson au sujet de ses vêtement, etc.

« - Très bien. » finit-elle par dire en refermant les documents. « - Très bien, j'accepte toutes les clauses. Ce n'est pas comme si de toute façon, j'avais mon mot à dire. Je voudrais simplement ajouter le fait que je puisse mettre fin au contrat à tout instant. »

Blaise hésita une seconde, pesant le pour et le contre. Devant juger au final que si elle partait elle ne serait pas une grande perte ou qu'elle n'avait pas de raison de le faire, il acquiesça, lui tendant un stylo pour qu'elle puisse signer.

→ Hermione Granger accepte de remplir sa part de l'accord –avec gage de pouvoir le clôturer à tout instant avec cinq jours en suppléant, rajouta-t-elle à l'encre.

Elle signa rapidement, jaugeant la signature parfaite de Draco un peu au dessus. Evidemment. Le contraire l'aurait étonnée.

« - Pansy se chargera de vous en même temps que Draco, prenant le poste de Directrice de pub, et je serais également votre agent. Votre premier photoshoot aura lieu demain à 17 heures chez Vogue. » lâcha-t-il d'un ton professionnel avant de sourire à Pansy et de sortir rapidement.

Tout se passait si vite qu'Hermione avait l'impression d'être prise dans une tempête. Au milieu d'une rafale particulièrement violente.

Et Pansy la dévisageait d'une manière assez déconcertante.

Parce qu'il y avait quelque chose de déconcertant chez Hermione Granger. Et même si Pansy avait toujours envie de la menotter et de l'enfermer dans une pièce remplie de grand stylistes pendant trois mois – que disait-elle, trois ans – parce qu'on ne se refaisait pas, elle était assez étonnante.

En premier lieu, elle avait lu les clauses de leur accord. Et peu de gens lisaient en entier ce qui était écrit en petit caractère, et à une vitesse pareille. En quoi... Quelques petites minutes ? Moins même.

Pansy se mit à sourire. Ce genre de sourire de requin qu'elle ne réservait qu'en cas d'occasions spéciales. Comme aujourd'hui.

Miser sur son intelligence. Une mannequin intelligente. Voilà qui lui permettrait de faire les journaux, une mannequin rat de bibliothèque. Voilà comment s'assurer un max de succès avec pas grand chose. De plus toutes ces idiotes prépubères s'imagineraient qu'elles aussi pouvaient finir comme la Granger, et c'était une bonne chose pour la marque de Draco.

Tout était parfait.

Ne restait plus qu'à faire en sorte que l'autre ne fasse pas capoter tout son plan. Il lui faudrait faire la liste des trois Marques. En cas d'hésitations...

→ Du Yves Saint-Laurent.

→ Du Alexander Mcqueen.

→ Du Lancôme.

Et normalement, tout devrait aller.

Poussant un soupir, Pansy se releva pour aller se servir d'un des cocktails préparés la veille par leur cuisinier – sans alcool évidemment. Elle tenait à son trente-quatre, et à tous les efforts qu'elle avait dépensé pour le garder.

« - Alors ? Qu'est-ce que tu attends, que le St-Esprit descende te changer lui-même ? Enlèves-moi ces horreurs vestimentaires tout de suite. » Hermione se leva, non sans avoir levé les yeux au ciel, avant que la brune ne la coupe. « - Attends. Tiroir six, collection de la page quarante-trois, choisis une des quatre. » ajouta-t-elle.

Hermione disparut par la porte, alors que l'attachée de presse des Malfoys se massait les tempes. Elle le savait que ça n'allait pas être facile. Mais elle avait toujours aimé relever les défis. Encore plus que la fois où cette idiote de Fay avait voulu rentrer dans un trente-six – enceinte et avec un trente-huit serré – ou qu'Avril Lavigne essayant de revenir sur le devant de la scène.

Et elle pouvait dire que celui-ci en était énorme.

Parce que son rôle de faiseuse de miracle allait être sévèrement éprouvé avec Hermione Granger.

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« - Rouge.

- Beige.

- Rouge.

- Beige.

- Rouge !

- Beige !

- ROUGE.

- BEIGE.

- ROUGE !

- BEIGE ! BEIGE. BEIGE. BEIGE. POINT. »

Et voilà où elles en étaient arrivées.

Hermione scandant un « Rouge » avec détermination tandis que Pansy répliquait avec un Beige qui ne souffrait aucune réponse. Et l'esthéticienne attendant de pouvoir réaliser sa manucure impeccable – le Salon de Guipure oblige – ne pipait mot, coincée entre ce désaccord esthétique.

« - Vous ! Lui lança la brune, la prenant à parti. Ce soir, dîner important avec femme à impressionner. Robe de haute couture évidemment. Rouge ou beige ?

- Rouge ? Tenta l'autre, prise entre deux feux, victime innocente de l'échange de regard furieux entre les deux femmes.

Elle coinça sur ses lèvres une moue hésitante, ayant la désagréable impression d'être un poisson juteux au milieu d'une mer de requin. Très très sur leurs crocs.

« - N'importe quoi ! Vous avez trouvé votre diplôme dans une pochette surprise ? »

L'esthéticienne opéra pour une retraite stratégique, reculant peu à peu pour laisser la place à une autre de ses collègues – qui se ferait une jooie de s'en occuper.

« - Rappelez-moi pourquoi est-ce que je me suis fait tirer là-dedans... » marmonna Hermione.

Elle jeta un coup d'oeil sur ses ongles, encore vierges. Elle ne se maquillait pas, ne se pomponnait pas, mais se contentait d'une légère touche de rouge sur ses ongles. Et elle y tenait. C'était stupide, mais c'était un de ses souvenirs – un des seuls – qu'elle avait de sa mère. Des ongles toujours rouges vif. Et elle avait perpétué ça, dans un vain espoir de... Hermione ne savait pas. Sans doute de se la rappeler inconsciemment à chaque fois qu'elle regardait ses mains.

« - Au moins ils ne sont pas trop rongés, pesta la brune. Est-ce que tu es vraiment une femme ou caches-tu un joli appareil trois pièce sous ton jean ? »

Pansy lui tourna autour – sa ressemblance avec un vautour devenant frappante – avant de lever un doigt, son sourcil se fronçant en mesure.

« - Qu'est-ce que c'est que... ça ? Demanda-t-elle d'un air glacial en désignant un point sur son cou. Pansy ferma les yeux le temps d'une seconde, prête à exploser et son visage blanchissant démesurément. Un seule pensée en tête.

Si Dieu existe, qu'il me sauve de ça. Pitié. J'irais voir les pauvres, les vieux dans leurs asiles, je deviendrais gentille. Je me ferais bonne sœur, même. Enfin peut-être pas à ce point. Mais vous comprenez.

« - Vous êtes Mlles Granger et Parkinson ? Les interrompit leur esthéticienne – l'autre ayant préféré garder sa santé mentale intacte.

- On verra ça toutes le deux après, siffla l'attachée de presse de Draco, un claquement de langue plus qu'agacé accompagnant son regard polaire. Et faîtes-vous beige. Pas d'objections.

- Je le garderais, signala Hermione avant de se faire emmener par la professionnelle au milieu de tous les produits de beauté.

Pansy se massa les tempes – encore. Elle avait l'impression de vivre l'Apocalypse. Comment tout avait pu dégénérer autant ?

Son téléphone vibra dans sa main, alors qu'elle l'ouvrait en vitesse.

« - Oui ? C'est vous, Ryan ? Arranger une relation auprès d'Eva Mendes ? Pour une durée... ? … Très bien. Très bien, je vais voir ça... Rendez-vous au Sphynxe* à 20 heures... D'accord.

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« - Absolument pas. On dirait un rôti de veau qui aurait pris la chaleur.

- Mettez-moi ça pour ce soir et je vous assure que même les chiens changeront de trottoir.

- Vous plaisantez j'espère ?

- La nouvelle collection Gucci fait pleurer des larmes de sang.

- Vous venez de trouver votre arme anti-attraction. Une médaille ?

- Avec ça, je vous promet un saignement oculaire de la part de chaque personne vous voyant.

- Je n'ai jamais vu quelqu'un rendant une création aussi magnifique à un tel niveau de laideur.

- Est-ce que vous faîtes exprès d'être laide ou bien vous voulez avoir mon cadavre sur les bras ?

- Si c'est une blague, votre sens de l'humour est douteux. »

Hermione poussa un énième soupir – le quinzième si elle n'avait pas perdu le compte. Elle commençait à faire une overdose de marques, de robes, de vêtements et de tout ce qui rentrait dans le genre. Et accessoirement des remarques venimeuses de Pansy. Une vraie dictature.

Ne manquait plus qu'un ordre visant à éradiquer tous les mal-fagotés de la planète, et elle saurait d'où venaient ses origines. Ça et le portrait grandeur nature accroché au-dessus son lit d'Anna Wintour. Soi-disant leur « idole » à tous.

A présent, elle ne serait pas surprise de trouver cinquante exemplaires du « Diable s'habille en Prada » accompagné d'une fascination pour Meryl Streep chez Pansy.

« - Est-ce que nous sommes vraiment obligées d'acheter une robe ici ? A quoi sert le dressing immense au milieu de l'appartement ? Osa demander Hermione, Mrs Guipure lui tournant autour comme une araignée tissant sa toile.

« - Mon chou, quand tu auras compris quelques bases pour éviter les faux-pas, on pourra se permettre de demander ton avis. Pour l'instant, ne dis rien et pas un geste » répondit distraitement la brune, juchée sur des stilettos à faire pâlir d'envie les adeptes de Louboutin. D'un vert émeraude en accord avec son tailleur noir Chanel, le tout agrémenté d'une petite touche Yves Saint-Laurent dans un sac noir et argent. Sans oublier bien sûr l'incontournable Lancôme, appliqué sur ses lèvres avec talent.

Fixant avec attention une des robes, Pansy claqua des doigts, attirant la couturière à ses côtés.

« - Et celle-ci ? Evasée à la taille, le rouge un peu fade mais une ceinture noire le rehausserait, avec... Hm... Une pochette du même style que la mienne ?

- Non, trancha Mrs Guipure en dévisageant tour à tour Hermione et la robe. Trop rouge. Ses ongles beiges ne seraient pas en accord. Et pour ses cheveux, vous avez prévu quelque chose ?

- Mes cheveux vont très bien merci, la renseigna la concernée, agacée. Je suis là, aussi. Aussi étrange que cela soit-il, j'entends TOUT ce que vous dîtes.

- Evidemment ! La coupa Pansy. Ce châtain est bien trop terne, ses cheveux emmêlés, et il n'y a aucune coupe, c'est simplement un désordre... Horrible. Revenons aux robes. »

Hermione leva les yeux au ciel. Depuis ce matin, elle avait été traînée de boutique en boutique, à l'instar d'un chien obéissant. Profitant de cette pause vraiment méritée, elle s'assit en vitesse sur un des fauteuils – en velours, sinon ce ne serait pas drôle – s'empressant d'étendre ses jambes.

Elle échappa de peu à un des célèbres regards meurtriers de Pansy – et elle était sûre que celle-ci s'entraînait le soir devant son miroir.

« - Et si vous me demandiez mon avis ? Proposa Hermione, ignorant le sourcil monté bien haut de la couturière. J'aime bien celle-ci, ajouta-t-elle en pointant du doigt une des robes moulant agréablement le mannequin de coton.

Les yeux verts de Pansy suivirent son regard, allant jusqu'à la robe en question. Une moue ressemblant à quelque chose d'approbateur s'inscrivit sur ses lèvres, alors qu'elle s'approchait en vitesse – faisant Hermione louer cette femme. Comment faisait-elle pour marcher aussi vite avec moins du dix centimètres, en stilettos de plus ?

« - Ça pourrait passer, approuva l'autre femme, retirant sa création de la mannequin. Elle la jaugea une seconde, semblant évaluer la taille, avant de la donner à Pansy.

- Quelque chose là haut aurait-il exaucé mes prières ? Se moqua la brune, tendant à son tour le tissu – très doux au passage – vers Hermione.

- Hilarant. »

Retirant en vitesse l'odieuse chose qu'elle portait sur elle, Hermione le posa sur le fauteuil avec précaution – elle n'osait même pas en imaginer le prix.

Elle se mit à sourire. L'étoffe était parfaite – même pour une amateur – douce, soyeuse. La robe glissa sur sa peau, avant de mouler ses formes, alors que l'attachée de presse lui tendait une paire de talons, qu'elle chaussa rapidement.

Ne manquait plus qu'un sac, chose que Pansy rectifia immédiatement, tendant une pochette ébène à la jeune femme.

Elle était fin prête. Vestimentairement parlant, du moins.

La robe était d'un bleu roi, griffée Gaultier, sans manches sans pour autant être un bustier. L'étoffe tombait parfaitement sur ses hanches, sans pour autant paraître vulgaire. Pour accorder sa tenue, une paire de Jimmy Shoo en velours noir, des bandes s'entrelaçant à la manière d'un fil arachnide. Un bracelet en argent à son poignet, une montre à cadran de jais à l'autre, et la pochette YSL tenant entre ses doigts finement manucurés.

La seule chose faisant tâche au milieu de ce tableau digne d'une première page Madame Figaro, restait sa chevelure indisciplinée, formant d'épais frisottis autour de son visage non-maquillé.

« - Et la dernière étape. Passage chez le salon de beauté. » fit signaler Pansy, jaugeant avec objectivité l'oeuvre finale.

Fleur Delacour allait regretter d'avoir refusé son contrat.

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« - Il n'y a aucun moyen sur cette Terre que vous me teignez en blonde. »

Hermione échangea – plutôt à sens unique – un regard navré avec Pansy. Ayant touché ses cheveux, la coiffeuse ne pouvait s'empêcher de lui faire remarquer qu'elle serait merveilleuse en blonde. Ce qui n'avait AUCUNE chance d'exister.

De plus sa teinture – parce que oui, elle n'avait pu s'y soustraire, même si elle ne finirait pas en une blonde siliconée – reposait déjà sur le côté.

« - Au moins Draco et vous seriez assortis en blonds, remarqua avec amusement la brune.

- Je ne comptes pas l'épouser, encore moins sortir avec, la raison pour laquelle nous devrions être assortis m'échappe donc, marmonna Hermione entre ses dents.

Qu'elle s'étouffe avec ses conseils, cette coiffeuse. Elle commençait franchement à perdre patience, son quota de poupée muette docile ayant été rempli pour la journée. Voire la semaine. Elle croisa ses jambes, dans une vaine tentative pour faire disparaître ces fourmillements, alors que la coiffeuse continuait à appliquer la teinte.

« - Et encore heureux. Une fille du peuple s'acoquinant avec l'héritier Malfoy ? Malfoy père pourrait en faire une syncope.

- La « fille du peuple » est à côté de vous. Et présentement, vous entends. Encore.»

Pansy s'assit à son tour, décrochant de son téléphone pour presque la première fois et accessoirement de ses discussions avec ses clients. Elle envoya un regard furieux à la coiffeuse, marmonnant que c'était la dernière fois qu'elle en prenait une aussi incompétente. Le sourire en coin d'Hermione lui échappa, contente pour une fois de ne pas être la victime des piqûres venimeuses de la mante religieuse humaine qu'était l'attachée de presse de Draco.

Elle avait commencé à comprendre le genre de personne qu'était la brune, et déchaîner ses petites piques semblait presque être un rituel habituel pour elle. Elle se mit à sourire plus franchement, amusée. Peut-être même y avait il un quota chez elle. Faire dix remarques désobligeantes dans la matinée, critiquer trois femmes jusqu'à les faire pleurer. Ou bien c'était quelque chose qui s'apprenait dans l'école qu'avait faîte Pansy.

Ecole people ou comment être une garce totale.

« - Vous pensez pouvoir finir dans combien de temps ? Nous sommes attendues, nous. Et passer trois heures dans un salon de beauté à nosu tourner les pouces car vous ne savez pas faire votre travail n'est pas dans nos priorités, persifla la brune au tailleur griffé.

- Je fais mon possible madame, croyez-le bien, osa répliquer la coiffeuse - bien que ses diplômes devaient indiquer quelque chose dans le genre " esthéticienne spécialisée dans le traitement et le soin esthétique des fibres du cheveux." Tout ici était tellement pompeux pour des choses aussi simple, remarqua Hermione en levant les yeux au ciel.

- Tout votre possible, ce n'est encore pas assez. Ce n'est pas vous qui êtes invitée à un dîner avec Draco Malfoy, Fleur Delacour et son sex-toy humain.

- Il faut attendre que la pose sèche, ça ne devrait pas prendre encore beaucoup de temps. Malgré son... épaisse... chevelure, Mlle Granger a les cheveux fins, et ça prend rapidement.

- Très bien ! Très bien. Je me moque des détails, faîtes simplement vite » siffla-t-elle, déclenchant un énième soupir chez Hermione.

Plus. Jamais. Une. Journée. Pareille.

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Lorsque Hermione sortit enfin de ce salon éprouvant, elle respira un bon coup, fermant les yeux sur le moment. Elle ne s'était pas rendue compte que le temps avait filé si vite, et pourtant Dieu savait que cette journée avait testé ses nerfs.

Mais le résultat dépassait ses rêves les plus fous.

L'image que lui renvoyait la surface lustrée de l'immeuble d'en face lui plaisait, même si elle ne l'aurait jamais avoué devant Pansy. Ses cheveux, nouvellement teint d'un brun chocolat, avaient été lissés puis tressés derrière son crâne, formant une queue de cheval basse torsadée. Le tout laissant une frange sur le côté, et deux épingles à cheveux Sonia Rykiel glissées avec art dans ses cheveux.

A ses côtés, Pansy s'échauffait seule - et inutilement. Le chauffeur de Malfoy étant coincé dans les embouteillages, ils risquaient d'avoir quelques minutes de retard. Outrage suprême évidemment pour l'attachée de presse, pêché absolu.

« - Parce qu'évidemment, ils ne sont pas fichus d'arriver à l'heure, s'emporta-t-elle, excédée. On leur donne une directive, une seule, et ils ne sont pas capables de la suivre. Est-ce que je finirais par trouver un chauffeur compétent dans cette ville ?

- C'est simplement une affaire de minute, osa répondre Hermione, impressionnée malgré elle par l'énervement de Pansy. Il valait mieux avoir cette femme de son côté...

- Non. Ce pas " simplement une affaire de minutes. " C'est d'abord dix, puis vingt, puis trois quart d'heures et, oh désolée vraiment, mais ça ne va pas être possible » siffla Pansy avec hargne.

Haussant les épaules lorsque la voiture fit son apparition, elle s'avança sur la chaussée avec toutes les peines du monde de ne pas trébucher. Ses Jimmy Choo faisaient bien plus que du six centimètre et elle avait l'impression d'être Ariel dans la vraie version, celle où chaque pas semblait avoir été fait sur des pillons de verre.

Elle réussit à atteindre en une trentaine de secondes - un record - la portière de la berline noire, distancée d'environ la moitié par Pansy.

« Vous, chuchota ladite gagnante, s'adressant au chauffeur. Vous avez intérêt à y être pour vingt heure tapantes ou je vous castre en rentrant. » Elle lui adressa un immense sourire. « - Et ce ne sont pas des menaces en l'air. »

Pendant ce temps Hermione s'était installée à l'intérieur de l'immense limousine, redécouvrant les banquettes en cuir blanc, les écrans au plafond et le minuscule bar à alcool devant elle. Malfoy était déjà assis, sa chemise noire Armani sur un jean, de simples Vans aux pieds. Il dévisagea Hermione le temps d'une seconde avant de détourner le regard, le tout sans un mot.

D'accord. Ça promettait.

« - Draco ! s'écria en dernier recours Pansy, se pinçant l'arête du nez. Sois correct, s'il-te-plait avec Hermione ici présente. Tu sais à quel point cette ... Péripatéticienne en haute couture peut être mesquine.

- Presque autant que toi, répliqua le concerné avec un demi-sourire.

- Juste, fais-le, ordonna-t-elle d'un ton dur alors qu'il levait les yeux au ciel en acquiesçant. Et bonne chance. »

Hermione se surprit à sourire à son tour - discrètement - alors que Pansy s'éloignait sur ses hauts talons, la limousine démarrant déjà. Elle se tourna à moitié vers Draco, hésitant à amorcer une conversation. Avec celui l'ayant insultée la veille.

« - Tu peux parler, je ne vais pas te manger, soupira-t-il. Je ne dirais pas que je suis désolé - je ne le suis pas - mais on peut toujours essayer une entente cordiale le temps de ce... Supplice.

- C'est un honneur, siffla Hermione avant de fermer les yeux une demi-seconde et de reprendre. Pansy et to-vous avez l'air de dire que ça sera épouvantable. Fleur Delacour est-elle si insupportable ?

- Tu peux me tutoyer. Et Fleur est un croisement entre Pansy et les Kardashians. En moins botoxée. Quoique...

- Donc à quoi est-ce que je dois m'attendre ? Des piques venimeuses, des « accidents » de coupes qui se renversent, des insultes ?

- Précisément » confirma Draco, s'allongeant plus confortablement sur la banquette.

Il s'étira, faisant jouer les muscles de son dos, avant de sortir son portable. Hermione suivit le mouvement des yeux un instant avant de détourner le regard, préférant admirer des yeux les multiples écrans accrochés au plafond.

« - On admire le décor ? C'est simplement une télévision, il n'y en avait pas dans ton bidon-ville ? » se moqua-t-il, se détachant de l'objet électronique entre ses mains.

Hermione se tourna vers lui, haussant un sourcil - désormais à l'identique de celui de l'attachée de presse.

« - Pourquoi être aussi désagréable ? »

Il haussa les épaules, un sourire au coin des lèvres. « - Sûrement par habitude.

- Brillant. Sache que je n'habitais pas dans un "bidon-ville" que j'ai déjà vu des télévisions dans ma vie, oui quelle surprise, et que je n'en étais pas à faire la manche devant les commerces. Serveuse c'est un métier.

- Mannequin aussi, répliqua-t-il. Et tu n'es plus serveuse. Entre les doigts de fées de Millicent, tu nous feras une égérie comme il faut pour Slytherin.

- Je ne suis pas mannequin, sourit-elle. Vou- Tu l'as voulu, me choisissant comme un gâteau dans une vitrine, mais je ne l'ai jamais été et je doute de savoir comment faire.

- Il te suffit d'être passable, tu apprendras » conclut Draco.

Il replongea sur son portable durant tout le trajet, indifférent aux oeillades curieuses de la brune, qui dévorait des yeux chaque pièce de l'intérieur de la berline, et ne les releva que lorsque celle-ci se gara devant Beauxbâtons.

« - Pour cette fois, pas de paparazzis. Prête pour affronter Fleur Delacour ? demanda-t-il avec un sourire amusé.

- Prête. » répondit-elle, hésitante. « -J'espère. »

La portière s'ouvrit devant ses yeux, le chauffeur se tenant en retrait. Elle le remercia silencieusement, se contentant de sortir de la berline, un pied après l'autre, pour rester en équilibre.

Le Beauxbâton n'était pas un simple restaurant.

C'était un immeuble.

Elle pouvait apercevoir tout en haut, sur la terrasse du building, les néons bleus de l'enseigne. La même que celle inscrite en lettres capitales face à elle, chaque lettre devant mesurer deux ou trois fois sa taille. Impressionnant.

« - Ça fait toujours le même effet la première fois, confia Draco, s'étant extirpé à son tour du luxe ambulant qu'était leur " taxi. "

- Je... Wow... souffla Hermione, sans savoir quoi dire. C'est magnifique. »

La brune s'avança vers l'entrée, le portier la dévisageant avec un visage neutre, Draco sur ses talons. Ou devant elle plutôt vu qu'il venait de la dépasser pour lui tenir la porte. Attendez. Pour lui tenir la porte.

Est-ce qu'il avait bu quelque chose avant de venir ?

« - Vous n'êtes pas sobre n'est-ce pas ? chuchota-t-elle alors qu'ils entraient dans un immense ascenseur en verre. Vous avez bu pour supporter cette soirée ? »

Draco se tourna vers elle, ses yeux ayant viré vers le givré que l'anthracite. Il la regarda le temps de quelques secondes, s'attardant plus qu'il ne le fallait - la faisant se détourner - avant qu'il ne lâcha un reniflement amusé.

« - Un homme est galant avec celle qui l'accompagne et ici que ce soit une fille du peuple ou une riche héritière, c'est du pareil au même. Et je vais très bien, merci. » lança-t-il avec son éternel sourire moqueur. « - Et je croyais t'avoir demandé de me tutoyer.

- Très bien, très bien ! » Elle commençait déjà à stresser pour le repas, se tordant les mains. Et si ça se passait mal, et si Malfoy - Draco - décidait de la renvoyer, et si, et si...

Sauf que ledit Draco lui attrapa les mains, lui faisant les lâcher. Et elle commit l'erreur de le regarder. Happée par son regard. Par toutes les petites nuances de bleues et de gris. Il avait vraiment des yeux saisissants. Magnifiques. Hermione lâcha prise un moment, perdue dans les orbes qui lui faisait face. C'était... Elle ne tenait pas la comparaison avec les siens - presque oranges.

Elle aurait pu s'y abandonner.

« - Arrête, lui intima le blond. Ne t'abîmes pas les mains, Fleur est très attentive et ne manquera pas de nous faire une remarque. Arrête simplement de stresser. Ça se voit. »

Hermione se dégagea, alors que l'ascenseur sonnait avec un léger Tiiing ! Elle ferma les yeux à nouveau. Elle pouvait le faire, elle pouvait le faire, elle pouvait...

Les rouvrit.

Et hallucina devant le luxe à l'état pur qu'offrait le restaurant Beauxbâtons. Elle avait l'impression d'être dans un rêve, un de ceux où la réalité paraît si effacée. Où les espoirs se réalisent et le reste disparaît.

« - Ne paraît pas impressionnée. Il faut qu'ils te croient habituée » murmura Draco à sa droite. Elle acquiesça d'un infime hochement de tête, s'avançant avec prudence sur ses stilettos en velours.

La table semblait avoir été réservée sur la terrasse, donnant ainsi la vue d'une Londres illuminée. Seule la pression de Malfoy fils sur son bras la ramenait à la réalité, alors qu'ils se dirigeaient vers un couple déjà assis.

« - Draco ! » s'écria avec une voix sensuelle la blonde installée à la table. Elle se releva rapidement, ignorant l'ami qui l'avait accompagné et dévoilant sa robe rouge moulante, Eli Saab. Juchée sur des Louboutins à lacets dont les talons devaient faire le double de ceux d'Hermione - déjà imposants - elle se précipita néanmoins vers le blond, le gratifiant d'une bise un peu trop proche de ses lèvres.

Hermione et Draco s'assirent, en même temps que la blonde. Hermione accorda un signe de tête et un sourire à l'ami de celle-ci, qu'il lui rendit, avant qu'elle ne se tourne vers les deux autres.

Sauf que Fleur commença fort.

« J'ai toujours su que tu faisais dans la charité Draco chéri, mais de là à ramener une sans-abris à la maison...» commenta-t-elle avec condescendance.

Boum. Un point pour elle.

Hermione esquissa un sourire tordu, essayant de comprendre. Le blond l'avait prévenue, mais la mannequin attaquait d'entrée de jeu, son sourire méprisant juché sur ses lèvres.

« - Elle a ce charme naturel que tu as toujours recherché sans réussir à avoir, Fleur. Mais parlons de toi, tu ne nous présentes pas ton ami ?

- Draco, Cédric. Cédric, Draco, présenta-t-elle avec une grimace. Et, elle... C'est comment son nom ?

- Hermione, l'informa la concernée, les dents serrées.

- Enchan- commença Cédric, avant d'être coupé par la blonde.

- Oui, peu importe. Je suis vraiment ra-vie que tu sois là ce soir Draco, malgré ton invitée de dernière minute. » Elle se tourna vers Hermione, lui adressant un sourire aussi faux que ses seins. « - Jolie robe, d'ailleurs, une Givenchy ? »

Hermione approuva d'un hochement de tête et d'un micro-sourire, alors que l'autre enchaînait. « - J'ai toujours aimé les robes moulantes. Mais encore faut-il avoir le corps qui va avec, n'est-ce pas, Her-miione ?

- Joli maquillage toi aussi, répliqua Hermione, le sourire aux lèvres.

- Ah oui, tu trouves ?

- Oh oui. Je crois justement qu'ils cherchaient des filles pour le bordel d'en face » lâcha-t-elle, les traits innocents. Elle perçut vaguement le rire étouffé de Draco, récupérant une serviette pour le camoufler.

Un point partout.

« - Vous avez choisi ? s'incrusta le serveur, ignorant de la guerre civile déclenchée à la table.

- Un tequila sunrise avec une omelette aux truffes, commanda Cedric. Il se tourna vers Fleur, la concertant du regard avant de choisir un Mojito avec un poulet au champagne.

- Deux cosmo, avec le menu du jour, décida à son tour Draco avant de se pencher vers la brune. Bien joué pour ce coup.

- Je n'ai jamais bu de cocktails ! paniqua-t-elle, alors qu'il levait les yeux au ciel.

- Bois de petites gorgées, après avoir mangé » recommanda le blond avant de retourner à la conversation principale.

Fleur pianotait avec fureur sur son portable, lorsque le sourire en coin de Draco s'agrandit.

« - De l'alcool, vraiment ? Tu ne devrais pas, c'est mauvais pour le bébé.

- Pardon ?! s'étouffa Cédric en manquant de recracher sa gorgée. Tu es enceinte ? »

La blonde fusilla du regard Hermione, à défaut de pouvoir le faire sur l'héritier Malfoy. Elle sortit une lime à ongle de son sac Chanel - exhibé à outrance - entreprenant de virer un excès.

« - Ne fais pas attention chéri. C'est Draco. Il a toujours eu besoin d'en rajouter. Mais à part vos noms, vous ne vous connaissez pas bien. Est-ce que j'ai dit que Cédric était un brillant acteur ? Il a été embauché dans un film à succès, l'histoire d'un garçon sorcier je crois.

- Et voici ma nouvelle mannequin, ange de ma future collection. Naturelle, et sans médecin de famille, elle.

- Ange ? s'étouffa à son tour Fleur, mais ayant trop d'élégance pour recracher sa boisson. Elle se reprit rapidement, décochant un regard polaire à Hermione avant de sourire à nouveau.

Ses doigts dansaient sur la table - et franchement, elle rappelait une certaine fanatique de manteaux en fourrure de dalmatiens à Hermione - son faux sourire plaqué sur son visage, et son cerveau réfléchissant à toute allure pour humilier celle qui avait osé prendre sa place.

« - C'est vrai qu'elle n'est pas trop mal. Vos cheveux sont charmant d'ailleurs. Vous essayez de ressortir les modes des années 80 ou c'est... » Elle étouffa un petite rire. « - une tentative d'être jolie ?

- Fleur ! la fustigea à voix basse son toy-boy.

- Oh, tais-toi un peu Cédric. Sois mignon et ne dis rien.

- Pour en revenir au travail, je suis vraiment navré que tu n'aies pas eu le contrat que tu désirais, Fleur. J'ai entendu dire qu'ils n'embauchaient que les jolies filles, ça doit être pour ça » intervint Draco, coupant la parole à Hermione qui allait répliquer. Il lu adressa un regard discret, lui intimant de ne rien dire pour le moment.

Hermione planta rageusement sa fourchette dans son plat, apporté depuis peu. Elle savait comment était cette... gourgandine, mais y faire face était autrement plus dérangeant que d'entendre Pansy et Draco en parler avec mépris.

« - Ne sois pas jaloux avec des paroles aussi mesquines, Draco chéri. Je savais que tu aurais du mal après que je t'ai... Préféré un autre, mais tu sais, malgré ton corps absolumeeent magnifique, j'ai toujours préféré les bons coups »susurra-t-elle.

Draco grimaça. Ça, c'était plusieurs points d'un coup pour Fleur.

« - ... Sinon, que faisiez-vous dans la vie ? tenta Cédric, dans un vain essai pour calmer la situation.

- Serveuse dans un bar, la tête du sanglier, répondit gentiment Hermione. Elle avait l'impression que le "copain" de Fleur avait été pris en étau au milieu de cette guerre, et absolument pas préparé à ce qu'il allait avoir. Et c'était seulement un avant-goût.

- Quelle surprise. Je me demandais aussi ce qu'étaient les odeurs de pourriture que je sentais depuis le début du repas, je sais désormais d'où elles viennent, les informa avec une gentillesse impressionnante Fleur.

- Et toi... Attends, c'est Tony c'est ça ? Ah non. Lui c'était simplement celui d'il y a trois jours, persifla Draco.

Une nouvelle égalité. Les lèvres pincées de la mannequin blonde valaient tout l'or du monde.

« - Quand on est jolie, on retrouve rapidement quelqu'un qui compte.

- Surtout quand c'est le compte en banque qui intéresse plus que les sentiments, murmura Hermione, néanmoins entendue par tous. Et dans tous, on comptait une certaine blonde et sa langue de vipère.

- Ça vous va très bien de dire ça. Après tout, vous comprenez mieux que quiconque les intentions d'une femme vénale, non ?

- Ce dîner aura été très instructif, en effet.

- Oh oui, bonne idée ! Avec un peu de chance ces heures passées ensemble vous donneront un millième de ma beauté.

- C'est très bon ce repas, n'est-ce pas, ma chérie... Fleur... ?

- Chirurgicale. »

Affrontement de regards.

Hermione avait l'impression d'être une sardine face à un requin blanc. Et le sourire de Draco et son rire tout sauf discret n'aidait pas la situation. Pas plus que les petites interventions de Cédric, tentant de dégivrer l'atmosphère.

Et le sourire en coin qui venait de s'inscrire sur les lèvres de Fleur n'avait rien de rassurant.

« - J'ai besoin de me refaire une beauté aux toilettes. Hermione, chérie, tu m'accompagnes ? »

La brune acquiesça, contrainte et forcée. Elle se leva, envoyant un signal de détresse à Draco, mort de rire intérieurement, et suivit Fleur jusqu'aux toilettes.

Elle n'en revenait pas. Même des toilettes semblaient mille fois plus classes que le top du top qu'elle avait vu jusqu'à là. Et perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas la mannequin qui s'approchait.

Et qui versa avec un grand sourire sa bouteille d'eau sur le décolleté de sa robe.

Hermione regarda avec lenteur l'eau dégouliner le long de sa robe, tremper le tissus pour révéler ses sous-vêtements noirs dessous. Et l'air ravi et fière d'elle de Fleur qui la narguait...

« - Oups. » lâcha distraitement la mannequin, l'innocence incarnée.

Elles revinrent en vitesse à la table, Draco haussant un sourcil à la vue des vêtements trempés. Hermione soupira, sa grimace se tordant en un sourire forcé. L'envie d'enfoncer cette tête parfaite dans son poulet au " champagne " commençait à s'imposer, et seul le fait qu'elle risquait de finir à la rue, son job de rêv perdu et contrainte de retourner en tant que serveuse la contraignit à rester assise, tranquiller.

« - Qu'est-ce qu'il s'est passé ? murmura le blond.

- Une bouteille d'eau, et oups, elle a trébuché, marmonna-t-elle avec colère.

- Je suis aussi très maladroit, confia Draco avant de sourire, d'enlever sa veste et de la poser sur les épaules d'Hermione. Il se releva, attrapant à la main son cosmoplitan. Fleur ?

- Oui ? »

Et un cocktail reçu dans sa coiffure sophistiquée, un ! Hermione étouffa un rire devant l'air horrifié de Fleur et de l'alcool coulant sur son visage, ainsi que la surprise choquée de Cédric. Mais ce n'était pas ça le pire. Parce que c'était la vision du liquide qui gouttait peu à peu du visage pour aller tremper sa robe, dévoilant le peu que le tissu parvenait à cacher, et les yeux exorbités sous la surprise de la blonde ne faisait rien pour calmer son fou rire naissant.

« - Oups ? » lâcha Draco.

Et à ce moment là, peu importe à quel point il pouvait être insupportable, Hermione n'avait jamais autant aimé quelqu'un.

.

.

.

Son poing heurta le miroir avec force, brisant la glace. Les multiples tessons de verre allèrent se loger dans la peau, la faisant saigner. Mais elle s'en moquait. Elle n'y faisait pas attention.

Tout son esprit était concentré sur une chose. Une seule chose.

Elle se laissa glisser contre le mur, ses larmes au goût salé se mêlant à ses lèvres. Elle ne pouvait pas laisser faire ça, elle ne pouvait pas. Non, non, non. Elle ne pouvait pas. Ça n'allait pas se passer comme ça, elle l'empêcherait.

Hermione devait rester intacte. Et ce monde pourri jusqu'à la moelle ne pouvait pas l'aider.

Elle ne voulait pas ça. Il ne fallait pas que son esprit soit infecté, il ne fallait pas qu'elle baigne au milieu des scandales. Il ne fallait pas qu'elle mette les pieds là-dedans.

Non.

NON.

Luna ne voulait pas de ce monde pour Hermione. Parce qu'elle savait que ça allait engloutir, que ça allait la bouffer et qu'elle ne s'en sortirait pas. Elle ne devait pas, non, elle ne devait pas. Elle l'en empêcherait.

Et dans un coin de la salle de bain, trempé et presque illisible, un journal. Un vieux journal qui avait fait son temps, qui semblait presque en lambeaux, et malgré les lettres effacées, on distinguait toujours le titre.

LES LOVEGOOD : UNE DESCENTE VERS L'ENFER ?


Un peu plus éclairés sur cette chère Luna ?

En espérant que la partie Dîner vous ai plu, j'en ai bavé pour écrire leurs petites piques.

- Proposition : Je pense à écrire une autre fic en parallèle, un Dramione, est-ce que ça vous tenterait ?

Voichi le résumé détaillé : HG doit écrire un mémoire pour son école de journalisme, et pour ce faire, elle a besoin du plus de réalisme possible. Quoi de mieux pour parler de la vie dans les rues que de tout quitter pour y vivre comme les sans abris ? Sauf qu'elle va rencontrer un certain DM et que son aide sera un peu plus qu'appréciable.

Ça tente qui ? :D

- Question : Des personnages que vous voudriez voir apparaître un peu plus souvent ?

Bisouuus tulipe !

Ska

Rubrique RAR :

Zabeth : En tout cas il fera des apparitions ça c'est sûr ;) Contente que ça te plaise ! Merci beaucoup, j'espère qu'elle t'a plu tout autant ?

x

Berenice : Héhé... Ce n'était pas lui xD Mais promis, bientôt là de nouveau ! Dans ce chapitre il l'était un peu moins, le look plus propre d'Hermione et les menaces de Pansy oblige. Merci beaucoup ! Des idées de théorie ?

x

Dylan05 : Heeeey ! En fait je suis une fille et comme dit dans mon profil, my name is Charlotte :P (Oui comme ça, tu es sûr(e?) que c'est bien typiquement féminin xD) Merci, je voulais publier rapidement les premiers chapitres ;) Haha contente que ça te fasse rire, comme c'est le but, je suis contente que ça marche ! Je pense que c'est plutôt Mariah Carey même si pour lui les deux ne sont pas très... En vogue.

J'adore ce genre de moments et je suis hyyper contente que tu aimes aussi, donc oui, il y en aura beaucouuup à l'avenir. Et je voyais Harry exactement comme tu l'as décrit, donc ... ;)

Pansy et Hermione ? Haha mais s'il n'y a pas de clash, c'est qu'il y a un problème. Un groos.

Oh non pour le faux-mariage, je parlais de quand il avaient quatre ou cinq ans. Les faux mariages d'enfants, pas de mystère sur ce coup là, même si je les adore ! J'aime vraiment vraimentle suspens, les énigmes et tout çaa.

Hmmm... C'est bien un rapport avec l'hôpital, mais pour les disputes je parlais de Pansy/Draco, et pour son boulot, disons que c'est suffisamment grave pour qu'elle doive l'inscrire dans son "cv". Alors, Shinichi, fonce, je suis sûre que tu peux trouver des indices x)

Ah je suis tout à fait d'accord avec toi. Il y a de telles merveilles ! Et je confirme, c'est.. Wow. Un livre qui regroupe tellement e gens. Tu as avancé pour ta lettre ? x)

Je connais VivinChlotte et c'est vrai, j'ai vraiment bien aimé Veela Malgré moi ! Et pour les autres, merci beaucoup, il faut que j'aille y jeter un coup d'oeil alors xD Merci !

Haha peut-être Cho, peut-être Pansy... Qui sait - à part moi- ? xD

Bisouus !

x

Capryss : Tiens, promis, voilà un câlin virtuelle pour avoir deviné xD Bien joué ! ( Okaay c'était pas bien dur mais quand même ) Un conte de fée moderne, really ? Génial ! Je suis contente que tu ais aimé ce passage - c'était mon prféré à vrai dire. Yep. Une Hermione avec les nerfs qui partent en bordel, ça donne confessions xD En fait je me suis inspirée d'un vrai parc en Pologne, où les écureuils viennent voir les passants.

Hahaha, et attention Mesdames et Messieurs, Pansy versus Draco ! Qui gagnera ? Qui sera le prochaaaaaaaain ? C'est vrai qu'elle n'est pas très écoutée, mais il faut bien qu'elle 'louvre un peu :P Oh tant mieux ! (Evidemment le chocolat, voyons. C'est tout. Je te comprends très très bien.)

Oh je croyais que ça avait été clair ? C'est le fait de devoir cohabiter avec Hermione of course. Sorry, si c'était pas précis.

Ah oui haha ? Tant mieux alors xDD Je suis méga-curieuse pour le coup... C'est quoi cette théorie ? Allez, tu peux me le dire, je te dirais promis si c'est juste ou non. Ah d'acc, High five de fumeuses ! Oh je ferais plus de petits apartés sur Malfoy alors dans le chap prochain.

Okay je les retiens !

Je t'ai casée ta réf ! :D J'espère que tu as aimé ;)

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Guest : Low ! Merci beaucoup, contente que la rencontre avec Harry t'ai plu ! Je prends note pour les auteurs ;)

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Shimifiction : Heyy ! Merci, c'est super gentil ! Je suis contente que tu ais aimé ;) Yeeees ! Mon but étant de les faire paraître assez complexes, je suis contente que tu les juges comme tel, et non pas totalement vus et revus. J'adore les UA aussi, disons que je n'écris presque sur sur ça, parce que c"est tellement plus intéressant, je trouve. Bref en tout cas merci beaucoup, j'irais voir ces auteurs !

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Petite-Plume : Hey merci, ça fait vraiment plaisir, surtout que j'essaye de travailler un peu les persos pour qu'ils ne soient pas insipides ! Donc merci ! Et j'irais jeter un coup d'oeil sur eux ! Pour moi ? Evidemment tu peux te permettre, je dirais , Obviously Enough sur le fandom Avengers, DjinnAtwood. Et en complément Opercule - ma soeur - sur le fandom Supernatural xD

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Carlam : Hey, Merci beaucoup ! Je ne sais trop quand vient la suite en général, mais ce n'est pas une affaire de mois ! Donc la voici, et j'espère que tu as aimé ?

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Els : Hey ! Merci beaucoup, c'est super gentil ! Evidemment, ce sera un Dramione ! De rien ;) Contente que ça t'ai plu !

Bisous poissons !