Une berceuse, il entend une berceuse.
Ce n'était pas une voix, il n'avait pas de voix, juste une berceuse, un murmure, et une mélodie douce et tendre...
Puis le calme, le sommeil...
Soudain un cri et un rire glacé, terrifiant, il avait peur...
La lumière verte l'ébloui, et le rire retentit à nouveau.
Et soudain, plus rien n'est entendus
Le silence absolu.
Et Harry se mit à pleurer, seul.
Il se réveilla en sursaut, son cœur ayant des ratés et son corps se couvrant de sueur froide, alors que ses yeux se remplissait de larmes.
Ce rêve, encore.
Il pourrait dire qu'il était habitué maintenant, qu'il c'était au-dessus de ça...
Mais il n'aimait pas mentir.
D'aussi loin qu'il s'en souvienne, se rêve remplissait pratiquement toute ses nuits, ne voulant pas se laisser oublier.
Mais comment pourrait-il oublier le meurtre de ses parents ?
Et le rire de leur meurtrier
Petit, il c'était souvent interrogé sur les circonstances de leurs morts.
C'était trop floue, trop de mystères entouraient cette nuit fatidique, ou sa tante l'avait trouvé sur le pas de la porte, frigorifié dans son couffin en fin de mois d'Octobre.
Quelqu'un l'avait juste... déposé là, seul dans le froid, avec juste une lettre expliquant que ses parents n'étaient plus.
Sa tante ne lui avait jamais dit exactement comme ils étaient morts, pas faute d'avoir essayé.
C'était il y a quelque année, il venait d'apprendre à parler et, pendant plusieurs jours, il avait travaillé sur la prononciation d'une seule et unique question.
Finalement, quand il avait été sûr de ne pas dire n'importe quoi, il avait accosté sa tante, se concentrant un maximum sur son esprit pour ne pas manquer sa réponse.
-Tante Pétunia, comment sont morts mes parents ? -
Sa tante l'avait regardé horrifiée et paniquée pendant un cours instant, et ses pensées avaient éclatées.
« Oh bon sang, il l'a demandé, je savais qu'il demanderait, Dumbledore l'avait dit aussi, je dois trouver une excuse... je ne peux pas lui dire que quelqu'un les a juste fait exploser ! Il disait dans la lettre de ne pas lui parler de tout ça... une excuse une excuse... un accident de voiture oui... »
Fait exploser.
Quelqu'un avait juste fait exploser ses parents.
Il avait longtemps été confus par cette formulation, pourquoi faire exploser ses parents ? Avaient-ils été pris dans un attentat ? Ça n'expliquait pas ses rêves...
Cependant, si cette explosion avait vraiment eu lieux, alors il comprenait mieux l'origines de sa surdité, l'explosion ayant sans doute réduit ses tympans en miette.
Ce qui était un mystère en revanche, c'était pourquoi n'avait-il pas été examiné par un médecin.
Il n'était pas idiot, il savait qu'il n'était pas sourd de naissance, cela aurait figuré sur son dossier médical dans ce cas, tout comme sa aurait dû l'être si un médecin l'avait réellement examiné après cette fameuse Explosion.
C'était un non-sens, qui laissait un bébé sans soin après qu'il ait frôlé la mort ?
Et puis, d'autre élément le perturbait dans sa réponse... comme ce Dumbledore, ou bien le tout ça que ce type semblait vouloir lui cacher...
Cet homme était une énigme, sa tante n'avait plus jamais pensé à lui par la suite, et ça le frustrait.
Qui était-il pour avoir son mot à dire sur son éducation ? Savait-il l'enfer qu'il vivait ? Pourquoi tout ce mystère à propos de tout ça ?
Et ce tout ça, justement.
Les quelques fois ou ses tuteurs y faisaient référence, c'était quand il se produisait des choses inexpliquées...
Était-ce en lien avec ses pouvoirs ? Pourquoi ne pas lui dire dans ce cas ?! Il avait le droit de savoir !
C'étaient ses pouvoirs ! Les siens !
Il était vraiment furieux contre ce type, si bien qu'il le mit en tête de sa liste des gens dont il devrait toujours se méfier, juste devant ce pervers en camionnette blanche qui distribuait des bonbons après les cours...
Son ventre se contracta douloureusement à cause de la faim, et sa tête se mit à tourner.
Il avait lu quelque part qu'un homme adulte en bonne santé pouvait tenir 30 jours sans manger et 3 sans boire, mais il n'avait jamais été en bonne santé de base...
7 jours était long enfermé dans son placard, et même en rationnant le peu d'eau que sa tante lui avait donné, après 10 jours de jeune et une tartine de fromage ranci comme dernier repas, il avait l'impression que sa fin approchait bien trop vite...
Il soupira, fermant les yeux, il se mit en méditation.
C'était une habitude qu'il avait prise contre les voix, et avec le temps contre la faim.
Quand il méditait, c'était comme si son esprit était séparé de son corp, sa tête se vidait alors complètement, et les voix n'était plus qu'un bourdonnement a peine perceptible, et la faim une petite piqûre dans son estomac.
La méditation était sa méthode de survie, ce qui l'empêchait de perdre complètement la tête.
Il resta ainsi un moment, et quand il émergea, il remarqua que son placard venait d'être ouvert, et la lumière du jour l'éblouissait.
« On l'a peut-être laissé trop longtemps affamer... »
Il regarda sa tante surpris, sa tête tournant un peu.
Si même elle pensait ça, c'est qu'il ne devait pas avoir très bonne mine...
Elle sembla lui donner des instructions, et il comprit en regardant l'heure que le petit déjeuner devait être servit.
Il soupira avant de sortir et se lever, ses jambes tremblant beaucoup à cause de la faim et des 7 jours d'enfermement.
Il parvint, après plusieurs minutes, à se tenir debout et se rendre dans la cuisine.
Quand il vit l'assiette remplie de tartines de confitures, il faillit aller embrasser sa tante, mais se rappela qu'elle était là cause de sa sous-alimentation et se mit plutôt aux fourneaux, terminant rapidement le petit-déjeuner pour pouvoir manger le plus vite possible.
Après quelque minute, les saucisses et les œufs au plat étaient près, et il déposa les assiettes pleines sûr la table, pressé de courir vers son propre déjeuner.
Mais son oncle ne semblait pas d'accord, et aboya quelque chose en désignant le couloir.
Retenant un grognement de frustrations, et se précipita pour ramasser le courrier, le regardant sans trop faire attention...
Jusqu'à cette lettre.
Harry Potter
Le placard sous l'escalier
4 Privet Drive
Little Winging, surrey.
Il crut d'abord halluciner à cause de la faim, et retraça délicatement les lettres manuscrites, ahuri, se pinçant légèrement l'avant-bras pour être certain qu'il ne rêvait pas.
Quelqu'un lui avait écrit !
L'excitation et la joie lui donnèrent des étourdissements en se mélangeant a sa famine, alors que son cœur s'emballait.
Rapidement, il commença à décacheter l'enveloppe, avant que les pensées de sa famille ne lui rappellent leurs présences.
Peut-être, s'il n'était pas au courant de tout ce que sa famille lui cachait, il aurait simplement pris la lettre dans la cuisine sans faire attention.
Mais il n'était pas idiot, et il ne voulait pas laisser passer sa chance d'obtenir des réponses.
Il ouvrit son placard vivement et cacha la lettre sous son oreiller troué, puis retourna en cuisine avec le reste du courrier, essayant de rester naturel.
Posant les lettres sur la table, il prit rapidement son assiette comme si de rien n'était, alors que tout son être tremblait d'anticipation.
Des réponses, il allait avoir des réponses...
Essayant au maximum de profiter de son repas, des tartine sec couvertes de confiture un peu moisie, il finit par manger tout un peu trop vite et avaler son verre de lait presque périmé d'une traite.
Sa faim enfin comblée, et il vérifia prudemment que ses tuteurs ne voulaient plus le voir avant de courir dans son placard.
Là encore, il se retint de l'ouvrir et se changea, glissant la lettre dans sa poche, avant de vérifier si la voie était libre.
Sa tante avait déjà commencé à espionner les voisins, Dudley finissait ses 10 saucisses du matin, et son oncle était plonger dans le journal.
La voie était libre.
Il quitta son placard doucement, filant jusqu'à la porte d'entrée et la referma derrière lui sans un bruit, avant de courir à toute vitesse vers la rue.
Liberté !
Le soleil lui avait manqué, l'air pur lui avait manqué, mais pour l'instant ce n'était pas le plus important.
Après une quinzaine de minutes de marche, il senti les voix disparaître peu à peu, au fur et à mesure qu'il s'éloignait des habitations pour se retrouver entouré de champs.
La méditation n'était pas sa solution à tout, quelque fois les voix étaient trop... juste beaucoup trop.
Le silence l'envahi, Plus un son, le bonheur.
Il avait trouvé cet endroit a ses 7 ans alors qu'il fuyait la bande de Dudley, et avait constaté que les champs couvraient tout son périmètre de pensée, sois environs 2 km de terrain vide de vie.
Il se rendit à sa bute préférée, une petite colline, surplombée d'un pommier immense, et recouverte de fleur.
Son sanctuaire de paix et de silence...
Il grimpa facilement les quelques mètres de pentes avant de se laisser tomber au pied du grand arbre, soupirant de soulagement.
Cette dernière journée de Juillet était particulièrement chaude, mais une brise agréable soufflait sur le pré et sur son visage.
Il pourrait s'endormir là s'il n'avait pas tant besoin de réponse.
Fébrilement, il sorti la lettre de sa poche et rompit le sceau de cire rouge, retirant délicatement le feuillet étrangement épais, comme du parchemin, avant de commencer à lire.
COLLÈGE DE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
Commandeur du Grand-Ordre de Merlin Docteur en Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers
Cher Mr Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendrons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice-adjointe
...
...
...oh
Il est un sorcier.
Quel genre de blague était-ce ?! Un sorcier ? Une école de sorcellerie ? Qu'est-ce que...
Stop, il ne devait pas paniquer, ne pas s'énerver, penser clairement et par étape.
Il prit une grande bouffé d'air frais, bloquant, puis relâchant, et relut une nouvelle fois ces quelques lignes qui étaient en train de bouleverser sa vie.
Était-ce une sorte de blague cruel ? Il ne voyait pas pourquoi on lui ferait ça, il n'avait aucun ami, et pas vraiment d'ennemis à part les Dursley, personne qui sois au courant pour sa chambre du moins.
Ses tuteurs n'avaient aucun humour, ils n'auraient jamais pris la peine d'écrire quelque chose comme ça, surtout qu'ils devenaient hystériques quand on parlait de magie.
Sa ne pouvait pas non plus venir de Dudley, il y aurait au moins une faute d'orthographe sinon, ce qui n'était pas le cas.
En plus, le nom du fameux Dumbledore apparaissait.
Pourquoi cet homme voudrait faire une telle blague ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi l'aborder de cette manière alors qu'il ne l'avait jamais rencontré ?
Et puis...en y pensant calmement, ce n'était pas si farfelues que ça.
Il lui arrivait très souvent des choses étranges, comme avec cette vitre au Zoo, des choses qui faisaient peur à sa famille et qui faisait partie du tout çaqu'il ne devait pas savoir.
Sans compter qu'il entendait les pensées des gens et parlait aux serpents.
Qu'il soit un sorcier serait vraiment si dingue que ça ?
Il relu la lettre plusieurs fois, sceptique, mille questions lui tourmentant l'esprit.
C'était trop étrange, quelque chose clochait, et ce courrier ne répondait absolument pas a toutes ses questions, lui en créant même plein d'autres.
Dumbledore pour commencer.
L'homme était directeur d'école soi-disant, alors pourquoi sa tante avait-elle reçu des instructions de sa part ? Et quel lien partageait-il pour qu'elle l'écoute même ? Et pourquoi faire en sorte qu'il ignore la magie, pour ne lui en parler qu'aujourd'hui ?
Et puis cette école...
Poudlard
Comment pouvait-il y être déjà inscrits ? Ses parents ? Étaient-ils sorciers eux aussi ?
Et la personne qui les avait fait exploser... était-elle un sorcier aussi ?
Il avait beau se creuser la tête, il finit par accepter que le meilleur moyen d'avoir des réponses était encore de contacter l'expéditeur, mais...
Il n'avait rien d'écrit d'autres, pas d'adresse de retour, aucune instruction a par...
Que voulait-il dire par « Nous attendrons votre hibou » ?
Rien n'indiquait comment les contacter autrement, et il ne voyait vraiment pas ce qu'il voulait dire par l...
Soudain, une voix entra dans son périmètre de silence, une voix lui rappelant trop les chats de miss Figg pour n'être qu'une souris des champs, à la fois humaine et animale, comme un mélange des 2.
Il comprit en levant les yeux.
Posé sur l'une des branches les plus basses, le fixant avec insistance, un hibou grand-duc semblait l'attendre, un petit étui accroché à sa patte droite, cylindrique, comme pour contenir...
Des messages.
Cette journée était officiellement la plus bizarre de sa vie, même après son après-midi à papoter avec les serpents.
Voilà le chapitre 3 ! et je dois vous remercier, vos commentaires m'aide beaucoup en ce moment et ces dernier temps, j'ai vraiment besoin de soutient morale...
J'espère que sa vous plaira ! KISS review
