Chaleur

Suite… Ouh là, sa sera peut-être mon dernier chapitre avant un bon moment… J'en sais trop rien!

Narcissa :

Ses lèvres sont si douces… Rien à voir avec les garçons qui m'ont embrassée jusqu'à présent! Ses mains glissent sous le tissu de la chemise pour caresser mes fesses nues. Ça fait un bien fou… Elle les gratte de ses longs ongles vernis, d'un rouge éclatant. Je gémis de bonheur, en arrêtant le baiser pour me coller la tête contre sa poitrine chaude.

Elle a retiré ses mains, me caresse à présent timidement les cheveux. L'ardeur et l'insouciance du baiser ont disparu, pour faire place à la Rita que je connais si bien : qui prend toujours soin de moi, et qui se fout bien des autres.

- Tu as envie de quelque chose? N'importe quoi, je suis là pour toi!

- Je vais aller prendre une douche, je crois… Je tuerai pour un bain, mais je ne peux pas.

J'ai toujours adoré me plonger dans une eau chaude et parfumée… Comme quand j'étais toute petite! Mais dans notre charmante école, je ne peux pas. Il n'y a que des douches.

- Cissy? Tu sais où il y a un bain?

- Hum, non?

- Dans la Salle de Bain des préfets.

- Oh! Pas de chances, alors.

- Et qui a été nommée Préfète-En-Chef cette année?

- Ma sœur, je grogne avec rage.

- Ta sœur qui est dans le dortoir de qui?

Ah… Un peu d'espoir! Mon regard s'allume.

- Le tien!

- Eh oui… Et qu'est-ce qu'elle a comme gros défaut, ta chère sœur?

- Cruauté, laideur, méchanceté, frigidité…

- Oui, oui, mais encore?

- Elle n'a aucune mémoire!

- Voilà Cissy, voilà! Elle m'a donc donné le fameux mot de passe. Comme ça, le jour où elle le perdra, je serai là pour lui rappeler gentiment.

- Elle ne te connait vraiment pas bien!, dis-je en la regardant, amusée.

- Je sais bien… Alors, tu viens?

Je lui fais un sourire éclatant, et elle pose un bras sur mes hanches, en me guidant à l'extérieur du dortoir. Je panique soudain. Et si on nous voyait? S'il revenait? Si… Si…

Je recommence à torturer le bas de la chemise que mon amie m'a prêtée, et me rend compte que je ne porte pas de petite culotte! Oh non… Et si quelqu'un me voyait? Le stress me prend de nouveau, pendant que Rita me guide dans les couloirs. Elle s'arrête, comprend ma peur.

- Si jamais quelqu'un vient, je te jure que je suis une pro des mensonges.

Je ris, je l'adore. Mais… mes dessous?

Elle me regarde longtemps, et éclate d'un rire franc. Mon Dieu, je dois apprendre à protéger mes pensées au plus vite!

Rita s'éloigne un peu de moi, et retire sa petite culotte violette, me la tends. Tout c'est passé sous sa robe, je n'ai pas eu la chance d'apercevoir le moindre bout de peau! Je me surprends à avoir cette pensée! Allons, Narcissa, c'est ta meilleure amie, je me répète intérieurement.

- C'est ridicule, Cissy, mais c'est ça ou rien. Oui, elle est trop grande pour toi mais…

Oh! Mais tais-toi, ma tête hurle. Son geste est superbe, on se fiche bien des détails! Je murmure un : merci… plutôt gêné, et assez convaincant. Elle ne doit avoir AUCUNE raison pour aller voir ce qui se passe dans ma tête en ce moment! Elle découvrirait que je me pose beaucoup de questions sur elle…

Je prends le sous vêtement, le mets rapidement. Il tient bien, mais j'ai quand même beaucoup de place à l'intérieur… Je peux comprendre! Avec d'éblouissantes fesses comme celles-là, elle a besoin de plus de tissu que moi! Je rougis. Mon Dieu, sa peut paraître méchant, mais ce ne l'est pas! J'adore ses courbes…

Mais ça, elle ne l'a pas vu dans mes pensées! Fiou…

On est arrivées devant la Salle de Bain des Préfèts. Après un bref : Chaleur hivernale, de la part de Rita, nous entrons dans la grande pièce…

Le plancher de marbre est froid sous mes pieds nus, les tons pâles de la pièce me relaxent. Le bain, ou devrais-je dire la piscine, se trouve à l'autre bout de la pièce, imposant. Il est creusé dans le sol, il y a même un escalier pour y descendre! Il est creux d'au moins 2 mètres au centre! Je ne toucherai même pas le fond sur la pointe des pieds. 3 piles sont alignées contre le mur. Une première pile de grandes serviettes moelleuses pour le corps, une deuxième de serviettes un peu plus petites et très minces pour les cheveux, ainsi qu'une troisième de petites débarbouillettes pour le visage. Tout ce beau tissu est d'un blanc impeccable. L'éclairage de la pièce par contre… Vraiment moyen… Il n'y a aucune lumière! J'adore ce genre d'éclairage, mais… avec une touche de lumière!

- Rita? Il y a une lampe à l'huile quelque part?

- Non, ma chérie. Hum attend il y a déjà eu des chandelles quelque part…

- Tu es déjà venue ici?

- Avec ta sœur, avoue t-elle en regardant ailleurs.

- Pardon?

- Je l'aidais avec un devoir et elle voulait se détendre en même temps… Elle est venue prendre son bain je suis restée derrière le paravent là-bas, me déclare mon amie en le désignant, et je la faisais révisée.

- Tu l'as vue nue?, je ne peux m'empêcher de demander, en me mordant la lèvre par après.

Elle est à présent loin de moi, penchée devant un tout petit meuble de fer. Je vois quand même son dos se raidir.

- Oui, je l'ai vue nue.

- Tu as fais l'amour avec elle?

- Non!, elle s'indigne en se relevant, quelques chandelles à la main. Elle claque la porte du petit meuble et s'approche de moi rapidement. Je ne l'ai jamais touchée, jamais embrassée, compris?

- Hum…

Elle dépose des bougies autour du bain géant, les allume d'un coup de baguette rageur. Elle est agenouillée, je ne vois que ses belles fesses rondes, recouvertes de sa robe…

- Avec qui tu as perdu ta virginité, alors?

- Cissy! Comment tu sais que je l'ai perdu, d'abord?

Elle semble indignée. On dirait que je fais tout pour la mettre en colère, mais je ne m'en rends même pas compte!

- Désolée, Rita. Je ne voulais pas… Je suis… Je voulais savoir si tu avais de l'expérience, c'est tout…

Elle ne répond pas. Un petit coup de baguette, et l'eau chaude jaillit du plus gros robinet. Il y en a des dizaines! Chacun à sa fonction spécifique. La plupart pour des mousses de bain, mais certains sont des shampoings et des savons pour le corps. Je sais tout ça car Bellatrix en a souvent parlé à table, l'été à la maison.

Elle vient me rejoindre, un peu plus loin.

- Assez d'expérience pour que tu n'aies pas à t'inquiétée si tu veux faire l'amour avec moi.

Elle est folle… Complètement… Comment elle ose… Comment elle… Arghe!

Pourtant, je suis heureuse qu'elle l'ai proposé…

Je m'approche d'elle plus timidement, cette fois. Je glisse mes mains autour de son corps, et murmure…

- J'adorerai…

Elle a l'air surprise. Puis inquiète.

- Tu veux de moi pour… le sexe?

- Oh mais t'es malade!

J'enroule mes mains dans ses cheveux et l'embrasse avec ardeur. Elle répond avec fougue, puis s'arrête, à bout de souffle.

- Je t'aime, Rita Skeeter.

- Et moi donc, Miss Black.

Je ris, et commence à ma déshabiller lentement en m'éloignant d'elle. Je suis à présent toute nue, et je la regarde.

- Tu viens?

- Oh euh… oui.

Elle ne s'attendait pas à ce que je l'invite à partagée mon bain, mais j'en ai beaucoup trop envie pour m'en empêcher. Elle porte uniquement sa robe, qu'elle enlève assez rapidement en la jetant sur une chaise au loin. Elle se plante devant moi, me donne l'occasion de l'observer à mon goût.

Sa peau est d'une couleur crème plus qu'alléchante. Disons que si j'étais un chat, je serais assoiffée de sa peau parfaite. Son cou est long et gracieux. Ses seins hauts, aux airs fermes et aux mamelons d'un rose doux. Le ventre est plat, la courbe des hanches évidente et… magnifique. Son sexe est recouvert de poils soyeux et d'un blond très pâle. Comme ses cheveux. Ses jambes, longues et élégantes, sont minces mais possèdent des cuisses à faire damner n'importe qui.

- T'es tellement belle… Retourne-toi… Stp…

Elle se retourne avec un sourire, et je peux voir son dos lisse aux épaules larges, les hanches également. Le dos de ses cuisses est aussi enchanteur que le devant. Ses fesses sont blanches et bombées, semblent douces comme du satin. Je pourrai vérifiée, mais je n'ose pas.

Je m'approche du bain, et elle me suit. J'ouvre 2 robinets de mousses au hasard. Framboise pour le premier et… gingembre le deuxième. Je respire une grande bouffée du parfum de l'air, et je ferme les robinets, d'eau et de mousse. L'eau et colorée, et semble vouloir m'accueillir à grands cris. Je ne me fais pas priée, et plonge dans l'eau, en éclaboussant Rita qui crie de surprise en me rejoignant.

J'ouvre mes yeux en remontant à la surface. Elle est toujours sous l'eau, mais me rejoins bientôt. Elle est plus grande que moi, alors quand elle me prend dans ses bras, je me sens minuscule, ma tête est à la hauteur du bas de son cou, très près de sa poitrine.

- Cissy?

- Oui?

- Tu sais que sous l'eau, on peut soulever des choses plutôt lourdes sans difficultés?

- Non, pourquoi?

- Pour ça.

Elle me soulève pendant que j'enroule mes jambes autour de ses hanches, sous l'eau. Elle me tient contre elle, les mains sous mes fesses. Dans cette position, je suis plus grande qu'elle. Mes seins sont presque à la hauteur de sa bouche. Elle n'en profite pas, étonnamment.

- Écoute Narcissa… Après ce qui vient de se passer, ce n'est pas raisonnable de… Je n'aurai même pas du t'accompagner ici…

- Tais-toi, dis-je d'une voix autoritaire qui ne me ressemble pas du tout. Enlève-la-moi, Rita… Elle me pèse…

- T'enlever quoi, ma chérie?, demande t-elle, inquiète.

- Ma virginité, je lui chuchote en l'embrassant.

Le baiser est tendre, franc. Il reflète notre amour.

- Je ne peux pas, Cissy. Pas comme ça… Pas si vite… Mon Dieu, ma belle… Tu ne peux pas me demander une chose pareille!

- S'il-te-plait…, je supplie.

Elle soupire de découragement. Puis elle marche dans le bain, me tient toujours contre elle. Elle s'assoit dans les escaliers, à de l'eau jusqu'à la taille. Mes genoux se callent sur la marche, mon sexe appuyé contre son ventre chaud…

- Va-y… Tout de suite… Je veux m'en débarrasser.

- T'es folle ou quoi! Je vais te faire mal! Mes ongles sont beaucoup trop longs!

Je soupire de rage. Ne comprend t-elle pas que je veux oublier Rodolphus? Je prends sa main dans la mienne, croise mes doigts dans les siens.

Cette nuit là, j'ai perdu ma virginité. Quelques mois plus tard, j'ai perdu ce que j'avais de plus cher : ma meilleure amie, ma maitresse, mon amour, ma vie…

Elle avait fini sa 7ième année, j'étais seule…

Waaaach je hais ce chapitre! Sûrement le dernier avant un bon moment :x

AB xxx