Chapitre 4

Chapitre 4

POV Antubis

Il est vraiment pas normal en se moment ce cher Paul. Je ne sais pas ce que peux lui faire subir le Docteur Gottreich mais ça ne lui réussi pas. Pour commencer il ne fait rien à Mary et après il reste seul dans ses pensées. Je m'inquiète de plus en plus.

Je marche perdu dans mes pensées quand je me retrouve de nouveau nez à nez avec Paul. Ses joues habituellement blanche rosies un peu et il a l'air tout gêné de me voir.

Bah alors, Le Doc' t'a rien fait ?

Je ne l'ai pas trouvé !

Il essaie, de tout son possible, d'éviter mon regard. C'est trop chou !

Je le plaque contre le mur et le force à me regarder.

Qu'est ce qu'il t'arrive à la fin ? A ton habitude, tu ne me fuis pas du regard et tu n'as jamais eu l'air si mal à l'aise en ma présence

Je… Je ne vois pas du tout de quoi tu veux me parler…

Il force désespérément pour tourner sa tête mais n'y arrive guère.

Je le tiens toujours, sans trop forcer. J'avance ma tête, petit à petit de son cou puis, je lui pose un long baiser. Je sens que son rythme s'accélère. Il respire plus fort. Moi, je reste calme (difficilement mais j'y arrive !). Sous le fait de l'émotion, Paul s'écroule sur ses genoux.

Maintenant, je comprends ce qu'il a. Il éprouve, tout comme moi, des sentiments qui ne devraient pas être. Comment faire pour se retenir lorsque la pensée est dirigée vers un seul endroit.

Je m'assois en tailleur derrière Paul de façon que d'un petit geste il se retrouve assit sur les jambes. Je déboutonne le seul bouton de sa chemise qui se trouve en haut puis fait glisser délicatement, mes doigts, qui explore le torse de celui qui devrait être celui que je déteste la plus. Un long frisson nous parcours au même moment. Paul ne se débat pas. Les doigts descendent encore plus bas jusqu'à ce qu'il touche le pantalon. A l'instant où ils allaient continuer leur chemin, Paul se redresse.

Il a l'aire très gêné. Il se met debout et commence à me tourner le dos.

Désolé d'être allé si vite. C'est que ça fait si longtemps que je me retiens…

Non c'est moi qui ne peux plus me contrôler quand je suis près de toi.

Quand je te vois perdu dans tes pensées et que tu as l'air… humain, ça me donne vraiment envie de te réconforter !

A ce moment là, on entend la voix du docteur Gottreich et celle de Mary toujours plaintive qui nous appelle Paul et moi. Je me relève à mon tour et lui fait un grand sourire. Il m'en fait un en retour et commence à partir. Juste avant qu'il tourne entièrement au fond du couloir, je lui cris :

Attention Paul ! Tu devrais peut-être rattacher les boutons de ta chemise et de ton pantalon !

C'est ce qu'il fait et il disparaît comme un parfait toutou à son maître. Je disparais à mon tour à l'autre bout du couloir.

POV Paul

Je suis dans tous mes états. Putain de bordel de merde. J'arrive même pas à faire disparaître ces tremblements compulsifs, sans doute dus à l'excitation. J'espère que le Docteur ne remarquera rien. Ma terreur grandissante d'être découvert ne m'empêche quand même pas d'aller voir mon maître.

Justement, il m'attend, souriant comme un forcené, avec Mary blottie contre le mur en arrière plan. Je ne percute pas directement qu'il va y avoir un grave problème lié à la situation. Mary qui appelle Antubis, Gottreich qui m'appelle moi.

Mary et Gottreich dans la même salle. Juste au moment où je saisis la gravité de la situation, Antubis entre dans la pièce, se heurtant contre mon dos. Je ne peux réprimer un frisson. Je me retourne, afin de le regarder face à face. Il me regarde d'un air effaré, avec ses grands yeux noirs pénétrants. On ne s'attendait pas du tout à se revoir aussi rapidement. Surtout que j'ai encore la sensation de ses doigts sur ma peau. Ce qui est plutôt perturbant.

Gottreich élève la voix :

-Eh bien, on dirait que ça tombe à pic. Les deux ennemis jurés, réunis dans la même pièce.

J'entends Antubis qui déglutit difficilement derrière moi.

Le Docteur reprend :

-Très bien, Paul. Il semblerait que nous ne puissions éviter la confrontation. Il va falloir que tu chasses notre gêneur.

Il lance un regard appuyé à Anubis.

J'ai un petit moment d'hésitation. Que faire ? Je tente une diversion.

-Professeur, je pense que je ne suis pas assez puissant en ce moment pour me battre. Je devrais aller me régénérer avant.

Anubis, derrière moi, reste silencieux quelques instants, puis, me sauvant :

-Je n'ai pas l'intention de me battre contre quelqu'un alors que je sais déjà qu'il va perdre. Ne soyez pas stupide au point d'envoyer votre sbire à la mort, « Professeur ».

Je lui lance discrètement un regard empli de gratitude. Gottreich semble énervé. Il commence à s'avancer vers moi, d'un air menaçant. Antubis en profite pour récupérer Mary, puis il s'enfuit rapidement.

Je vais en baver…