Chapitre 4 : La vie est un long fleuve plein de rochers et de piranhas.
Les RAR :
Hino hatari : Oh merci ! ^_^ tu peux pas savoir ce que ça me fait plaisir ! ça m'a donné l'inspiration :p !
Black Sugar : merchi mon petit chucre^^
Nath : merci ! et bien la voila éhé
Elaia : *attrape un couteau* pour les ampoules aux doigts, une seule solution, l'amputation ! mais non je rigole…J'irais lire !
Drake avait finit la nuit sous un abri de bus, côté gauche, le plus loin possible d'un pépé qui reniflait la piquette de Night Shop à trois kilomètres. Ce dernier assimilait sa bibine dans son coin, pendant que l'blond fermait un coin de l'œil. Il compta les lutins de Corne-aux-Ouailles avant d'enfin tomber dans les bras de Mord-fée, vers environ eight o'clock. Et une heure coupée en deux plus tard, il découvrit une chose capitale : il détestait les gosses. Surtout en groupe grouillant portant le nom de Scout (à pétard). Ces sales mioches, ces maudits mouflets, ces emmerdeurs de mômes, ces empêcheur de pioncer assis de moutards, ces chiards brailleurs qui avait l'audace de pousser la chansonnette juste sous son nez, il les détestait. Petites vermines ! « Youkaidi, Youkaida », il leur en aurait bien apprit une autre, de chanson, quelque chose comme « Avadi Avada… ». Ca le démangeait comme un troupeau de puces de cirque sur l'échine de Lupin, mais il ne pouvait, et ne devait surtout pas utiliser sa jeteuse d'étincelles.
Alors il serra les dents et se contenta de quelques croches pattes, avant de reprendre sa route, puisqu'il ne parviendrait surement plus à se rendormir. Et rapidement, certains problèmes se posèrent. Avec ses fafs de sorcier, pas moyen d'acheter de quoi se remplir le sac à provision interne. Pas moyen d'payer un taxi non plus, hélas. Sa majesté de la fugue commis donc quelque délits de chapardage, s'usa les bottes jusqu'aux chevilles, et manqua de se faire coffrer par la police moldue. Ceci deux ou trois jours de suite, avant d'arriver chez le pédagogue du bouillon magique, ou l'attendait un essaim d'aurors. Était-il donc si prévisible ? Apparemment…
Il avait échappé à la justice pendant three days. Un vrai score de ta fiole, ouais. Papa Haldir c'était un vrai de vrai lui, il avait beau siphonner son thé avec le petit doigt en l'air, quand il prenait la poudre d'escampette c'était pour de bon. D'ailleurs, sa photo était placardée un peu partout, quoi qu'elle n'attirait pas spécialement les moldus avec ses faux airs de publicité pour Email Diamant. Presque un an qu'il s'était éclipsé le blondie… Et Drake ? Trois jours ! Un résultat misérable comme un livre appartenant à Weasley fille. Tata Bella devait se retourner dans sa tombe. Valait mieux qu'elle ait passée la baguette à gauche, d'ailleurs, si elle avait apprit ça, c'était Draco qui serait entre quatre planches.
Ah, il en avait eut des soucis avec Tata Bella ! Toutes ces soirées à se faire un décalco de la marque of Darkness, si elle avait su…elle lui aurait fait ravaler son extrait de naissance. Il serait partit les panards en avant. Il aurait du consulter le thanatopraticien. Bref, les marguerites lui pousseraient par-dessus la dalle, comme à ce cher Planelemort.
Merlin merci, il était encore bien vivant, et il en profita pour protester avec élégance contre cette peau de vache d'auror qui venait de transplaner sans prévenir. L'gars semblait avoir une fameuse dent contre lui (surement une canine, et pas une plombée), d'ailleurs il le releva direct après l'atterrissage alors que le ministère et les immeubles environnants jouaient encore au carrousel bourré devant ses yeux. Notre vaillant Serpy traversa ensuite un tel nombre de couloir qu'il faillit d'mander au gars s'il lui faisait une visite guidée. Mais comme c'dernier avait plutôt une gueule de gars qui te refile une mandale quand tu l'ouvres que d'un gardien de musée, il s'abstint.
Il n'avait aucune envie de se faire démolir le portrait (de Dorian Grey ?), c'était son capital de drague quand même, le pare choc avant. Quoi que l'arrière n'était pas mal non plus. Mieux que celui de son accompagnateur dont l'train avait des allures de demi-chaudron (en plus, sa conversation rivalisait de platitude avec le monologue du professeur Binns, Mister Binns…). Il le sema heureusement au détour d'un couloir, et atterrit dans un bureau ou s'activait une bonne femme qui avait un prénom à coucher dehors toute nue quand il pèle à fendre gargouille avec un billet de Loto dans la poche. « Ykailla », ou quelque chose comme ça…elle avait un air sympa, mais elle le devint encore plus quand elle lui fourra dans les mains une portion de ragoût, en se marrant :
« Ah ba, il est beau l'mangemort en cavale. »
Cette femme avait un brillant sens de l'observation. Mais Draco, après réflexion, arqua un sourcil (copyright Snape). Il captait enfin le pourquoi du comment. Le ministouille était persuadé qu'il avait rejoint un certain fan club pas très fréquentable. Ca allait être de la tarte (ou du ragoût ?) de prouver son innocence.
« Quand t'auras finis, porte de gauche pour l'auror adjoint mon poussin. »
« Merci, dites, le gars qui m'a emmené… »
« L'auror Smith ? Un peu allumé comme gars, un problème de connexion de neurones, tu vois le genre. Pas de bol mon ptit, pour une raison inconnue il peut pas piffrer les longs manteaux noirs. »
« Ah ? »
« Lui ai d'mandé si c'était à cause des Détraqueurs, m'a répondu non, des Nazgûls ! Quoi c'est c't'affaire, des Nazgûls. »
« Moui, il n'a pas toutes les frites dans le même sachet quoi. » Conclut Draco, en finissant sa corbeille à papier changée en assiette. Puis comme il était bien élevé, pour faire plaisir à la dame, et surtout parce qu'il crevait la dalle il tira à lui le reste du plat, avant de prendre cette maudite porte gauche. Il appréhendait sévère, parce que même innocent comme le Magyar à pointes qui vient de naître, il n'avait aucune envie de devoir s'expliquer avec un agent, heu auror Smith bis.
Puis, l'intitulé scribouillé au dessus de la lourde le rassura un poil. « Sale Hasard », ca sonnait bien non ? Alors Draco poussa la porte et entra.
« Draco Malfoy ? »
« Potter ? »
Non, ce n'était pas Potter ! Y avait un bug dans le système. Le mec en face de lui avait bien les mirettes vertes comme une pelouse d'écolo, une taille à la Karl Lageulsvlet, des fringues piquées à l'égérie des Petits Chanteurs sous la Lune, des lunettes propres comme celles des chiottes, et des cheveux coiffés avec la grille de la porte de Hall, mais il y avait un mais. Il avait le regard de Goyle mélangé à celui du chat potté…con, et larmoyant.
« T'es vivant ! »
Sur le coup, Draco mit sa superbe répartie bien profond dans son cu…curriculum vitae.
« Bein ouais . »
Le truc, c'est que Mister Sauveur de l'Univers avait l'air vraiment soulagé. Le disque dur de Malfoy se mit à chauffer et finit par conclure ceci : Fatal Error. Il n'y pigeait plus rien. Qu'est ce qu'on avait bidouillé dans l'crane de SON Potty ?
Quoi ? Emmerder Harry c'était un luxe exclusif, qu'il partageait avec l'agent secret 00Snape, mais avec personne d'autre ! Ces crevures bureaucratiques n'avaient pas le droit de déglingué son bouquet mystère.* Il fallait remettre de l'ordre dans tout ça. Il passa la main devant les soucoupes de Potter, agacé.
« Eho, c'est Draco. Tu sais l'enfoiré qui te cherche des poux et t'en trouve depuis sept ans. Le gars plus délateur qu'un SS en 42 ? Qui trichait au Quidditch comme aux examens, et qui t'as lancé autant d'insultes que Granger à donné de bonnes réponses ? On est sensé s'engueuler. »
« T'as triché au Quidditch ? »
« Ok, on a un fameux problème. »
« Hermione… »
« Hermione ? »
Draco eut une hésitation en voyant la pelouse oculaire Potterienne inondée.
« Elle est morte ? »
« Non ! »
« Alors fais pas ta Cho Chang bougre d'âne. »
« Bougre d'âne ? » sourit Harry.
« T'es d'venu sourd, je disais : fais pas ta fontaine, ton saule pleureur, ton évacuation de douche bouchée, fieffé imbécile, putois des al… »
« T'as fais mieux. »
Le blond soupira, se craqua les doigts, s'assis et prit une profonde inspiration, histoire d'emmagasiner assez d'oxygène pour pouvoir plonger dans le marasme cérébral de son ennemi préféré.
« Potter, c'est quoi ton problème ? »
« Tu es inquiet pour moi ? »
« Dans tes rêves. »
« Tu es inquiet. Je me suis toujours demandé si… »
« Si quoi, va y crache ton venin. »
« C'est qui le serpent, ici ? Bon, si t'étais pas comme qui dirait, un peu à cheval sur la barrière ? »
« La seule chose sur laquelle j'ai jamais été à cheval c'était un étalon noir, Potter. »
« Blaise Zabini ? »
« Potter, dans quelques instants, il va manquer le si et le do de ton piano. Et je plains le dentiste qui devra te réaccordé. »
« Mais c'est toi qui voulais qu'on s'engueule ! Tu l'as dis : on est sensés s'engueuler. »
« Je vais te tuer. »
« Moi aussi je suis content de te revoir. »
Ah. Un peu de répondant ? Tout espoir n'était peut-être pas perdu ?
« C'est pas tout ça, Malfoy, me faut ta déposition. »
« Résumé : Me suis enfuis pour éviter Az Cabane. On voulait m'y envoyer parce qu'on pensait que j'avais eut la mauvaise idée de me faire tatouer, or… (Ni, car) »
Malfoy montra patte blanche, comme dirait Lupin, de la base de ses ongles impeccables à son coude. Harry était impressionner, oh, pas qu'il n'y ait pas de marque, ça il le savait bien, que Malfoy avait un bon fond quand on grattait les six couches de vernis superposées. Non, ce qui lui sciait les lattes, c'était la tenue de ce fils de peroxydé (savez vous que le peroxyde est utilisé en coiffure comme fixateur pour permanente ? comment ça rien à f… ?). Il avait passé trois jours dans la brousse de MolduLand, et il n'avait pas un cheveu de travers. Le survivant l'imaginait bien se laver dans la rivière, et mettre son linge entre deux pierres pour un look repassé. Le genre de louf a porté une cravate pour aller camper ! Mais le louf en question coupa là ces pensées.
« Maintenant que je suis innocenté, dis moi, qu'est ce que c'est que ce boulot ? Tu voulais pas faire Auror ? »
« J'veux plus voir personne mourir…et puis il me va très bien mon boulot. »
« Comme un coup de poing dans l'œil. Mais je raye fossoyeur de la liste pour ton futur métier… Et puis, je joue les spychologues, mais que font castor et belette, Potty ? »
« Une famille. »
« Par Salazar, ne me dis pas des horreurs pareilles, je suis fragile. Parle moi des horreurs de la guerre si tu veux, mais pas ça. Non mais tu imagines un peu ? Une crinière de lion orangée comme un champ de carottes radioactif OGM, des dents de castor, et avec un peu de malchance le cerveau Weasley ? »
« OMG (oh my god, pour les non anglophones smsiques) »
« Non, OGM. Ce qui veut dire que je suis le seul à se préoccuper de ton sort… »
« Et tu m'aides par pure bonté d'âme ? »
« Pour le peuple ! La collectivité à besoin de son héros en forme. Saint Potty déprimé n'est plus sain Potty. »
« C'est ça. Je te rappelle que tes ancêtres devaient êtres du genre à pisser sur le dos du peuple et à dire qu'il transpire….alors. »
« Médisances. »
« Et sinon, t'as appris quoi des Moldus ? »
« C'est des dingues ! J'pense qu'ils se doutent qu'on existe…Ils ont des pâtisseries ça s'appelle des boules de Merlin. »
« Des boules de Berlin, Draco. »
« Et des éclairs, ça te rappelle rien ça ? Hey depuis quand tu m'appelles par mon prénom ? »
« Ca te réjouis ? »
« Je suis hétéro Potter. Pourquoi tu te marres ? »
« J'imaginais si on avaient des mômes. »
« Pitié, assez. Mais y avait des moldus bizarres, ils portaient des robes comme des sorciers, et ils parlaient toujours d'aller manger à Lal. C'est qui ce Lal ? »
Longue, longue allait être la tâche de Malfoy pour sortir Harry de sa dépression, longue longue celle de Potter pour expliquer le monde moldu à Draco…si toutefois ils continuaient de se côtoyer.
Référence :
007, Haldir, les Nazguls, Karl lagerfeld, Loto, Meubles ikea, Mister Binns, Le portrait de Dorian Grey, les Scouts, Email Diamant, Mr Smith, le chat Potté, les Décalcos Trodark, les boules de Berlin, les éclairs au chocolat, les frites, les boucheries halal. Et pour ceux qui se posent la question, la porte de Hall est une grille en fer à Bruxelles.
Le bouc émissaire, bouquet mystère n'est pas de moi. Je l'ai lâchement piqué, mais je ne sais plus du tout à qui…
