Raaah, comment ça fait longteeemps. T.T Je suis désolééee. T.T En plus, je voulais à tout prix publier ce chapitre hier... Et j'ai pas réussi. xD

Bref, tout ça pour dire : joyeux Halloween, mais trèès en retard. T.T

Ce chapitre comporte un peu moins d'action que les précédents, mais apporte pas mal de précisions sur l'univers et surtout, sur ce qui va être le point de départ de pas mal d'embrouilles. =) Enfin, je vous laisse découvrir. xD

Bonne lecture ! Et merci infiniment à tous ceux qui me lisent. x3


Chapitre 04 : Conversations

Roxas marqua une brève pause dans son discours, et un long frisson courut tout le long du dos du malheureux détective ; et puis soudain, le blond s'approcha, d'un pas, d'un petit bon peut-être, et s'agenouilla pour se trouver non à sa hauteur, mais un peu en-dessous de lui. La tête relevée dans sa direction, il le toisa d'en bas, le regard un peu moqueur ; et il lui sembla à la fois si enfantin et si dérangé qu'Axel ne put s'empêcher d'avoir un bref mouvement de recul.
Le blond, quant à lui, ne réagit pas à ce sursaut et libéra sa main gauche pour fouiller dans une poche à l'emplacement plus ou moins obscur – toutefois, il garda le poing droit bien serré sur la longue tige de métal.

« Je crois qu'un peu d'explications s'imposent, lança-t-il sans sourire ni s'énerver, simplement calme. Tout d'abord, pourquoi m'as-tu suivi ? »

Axel se mordit la lèvre inférieure – et il grimaça immédiatement, la douleur lui rappelant aussitôt comme il s'était amusé à la mordiller déjà quelques minutes auparavant. Que répondre à une pareille question ? Il avait le choix de dire la vérité, de ne pas la dire, voire de ne pas répondre tout court, mais cette dernière option lui semblait quelque peu risquée et il ne savait s'il pouvait décemment balancer à ce blondinet qu'il le prenait pour un meurtrier.
A noter toutefois que son visage enfantin, associé à la grosse sucette ronde et foncée qu'il extirpa d'on-ne-sut-jamais-trop-où et à son air calme mais froid, presque cruel, lui aurait largement permis de passer pour un psychopathe si n'importe quel psychologue humain l'avait examiné.

Humain. A cette pensée, le rouquin tressaillit ; c'était vrai, il venait de le dire, Roxas l'avait dit lui-même ! Bienvenue, humain Axel – mais si Axel était un humain, et si Roxas faisait l'effort de le désigner comme tel, alors ce Roxas, qu'était-il vraiment ? Le roux voulut lui poser la question – mais à peine eut-il ouvert la bouche qu'un doigt fin et blanc sur sa bouche le fit taire.

« C'est moi qui pose les questions, fit le blond, comme s'il avait lu dans ses pensées. Réponds-moi. »

L'humain, puisque c'était ainsi qu'on l'avait désigné, maugréa et tenta, l'air de rien, de dégager ses mains des liens qui les enserraient – peine perdue, il ne parvint qu'à se faire mal et fut bien obligé de répondre. Alors, il décida de jouer le tout pour le tout ; d'un seul coup, il tourna la tête vers son camarade, toujours accroupi à côté de lui, et le regarda droit dans les yeux, avant de débiter la plus longue tirade que son esprit légèrement embrumé parvenait à formuler.

« Je suis enquêteur, détective, enfin, appelle ça comme tu veux, lâcha-t-il d'un seul souffle, et je bossais, moi, figure-toi, sur les attentats du métro, parce que c'est mon boulot, et j'étais persuadé que c'était toi, le meurtrier, avec ta manie de déplacer les cadavres ! »

Le blond parut surpris – Axel le devina, quoique difficile, au sourcil droit qu'il leva un peu à ces affirmations. Et puis, soudain, il se releva, sa barre en métal toujours confortablement installée au creux de sa paume, les doigts repliés sur le métal froid. Ne sachant trop à quoi s'attendre, l'adulte le suivit des yeux, en profitant pour le détailler encore à la lumière faiblarde de la petite lampe ; il avait l'air humain, pourtant. Il le paraissait, vraiment. Du bout de ses chaussures à la dernière mèche de ses cheveux, et si l'on excluait son accoutrement des plus étranges, alors il avait tout d'un adolescent typique – rien qui puisse attirer l'attention.

« Bien, finit-il par dire, comme après une ou deux minutes de réflexion. Écoute-moi bien, je ne le répéterai pas. »

Axel ne pouvait de toute manière ni objecter ni encourager cette injonction prononcée sur un ton à la limite de l'agacement ; alors il retint un léger soupir, ravala un semblant de sourire mesquin, un peu curieux sur les bords, et décida simplement de s'asseoir un peu plus confortablement afin d'écouter la peut-être passionnante histoire que le prétendu criminel s'apprêtait à lui raconter.

« Ça va te sembler très bizarre, avertit une dernière fois Roxas, mais crois-moi.
– Bon, accouche, lança Axel, du tac-au-tac, visiblement pas décidé à attendre beaucoup plus longtemps la fin de ce suspense pseudo-intenable. Y'a quoi ? »

Le blond le fusilla du regard – et là, il comprit qu'il avait fait une connerie. Clignant rapidement des yeux, mouvements de recul à l'appui, il se hâta de graver dans un coin de son esprit l'avertissement que, visiblement, il valait mieux ne pas taquiner ce brave garçon humain-ou-peut-être-pas, sous peine de recevoir les regards les plus noirs de tout l'univers.

« Tu es dans le monde d'Halloween, continua pourtant son hôte sans relever son audace sans précédent. Ce n'est pas le monde des humains, okay ? Pour mieux comprendre, essaie d'imaginer un cercle, avec un point au milieu. Le point, c'est ton monde, et tout autour, dans le cercle, il y en a d'autres, les mondes des démons... »

La première réaction de l'enquêteur fut de rire à la manière enfantine dont le blond tâchait, visiblement difficilement, cherchant ses mots seconde après seconde, de lui expliquer dans quel bordel indescriptible il avait atterri – et ce n'est qu'en deuxième temps qu'il commença enfin à réaliser l'ampleur des mots qu'on venait de lui envoyer en pleine figure. Lentement, il inspira, expira – et puis il ferma les yeux et tâcha de se concentrer, malgré le fou rire dont il n'était pas passé loin.

Monde des humains. Ça faisait bizarre de parler comme ça de cette bonne vieille planète Terre. Monde des démons. Ça faisait encore plus bizarre de parler comme ça d'un truc théoriquement issu de l'imagination ou des rêves. Mais quelque part, après tout ce qu'il venait de voir et de vivre, l'idée lui paraissait presque concevable, presque plausible – après tout, s'il admettait l'existence des vents vivants, des arbres mouvants, et des tas d'autres bizarreries de cet endroit, alors pourquoi ne pas admettre celle d'un monde parallèle, d'une autre dimension pleine de monstres ?

Et puis, pourquoi ne pas admettre l'existence de plein d'autres mondes semblables à celui-ci, aussi ? Avec des animaux bizarres, des singes à six bras, des tours en forme d'étoile et des oiseaux marchant sur la tête ? L'air amusé, Axel secoua la tête et esquissa un sourire - fallait pas déconner, quand même, se dit-il. Et même s'il n'avait pour le moment pas encore d'explication à ce qu'il était en train de vivre, une petite voix en lui lui soufflait qu'il le découvrirait bientôt – la raison, peut-être.

« Te fous pas de ma gueule, ordonna soudain le blondinet, un peu plus ferme et agacé qu'auparavant. Tout ce que je dis, c'est vrai. Humain Axel, tu vas au devant de sérieux ennuis. »

Il se retourna soudain, et la barre de métal dans sa main brilla à nouveau sous la lumière blafarde, rappelant au rouquin qu'il était tout de même en danger – et que ce danger n'était pas des moindres.

« Normalement, une organisation est chargée de protéger les passages entre le monde des humains et ces mondes, poursuivit le jeune garçon, rasséréné. Cependant, aujourd'hui, un démon d'Halloween a forcé, par je ne sais quel moyen, le passage vers le monde des humains, et il a laissé passer les chauves ! »

Si Axel avait relativement bien suivi le cours de l'histoire qui lui était racontée jusque là, le blond parut perdre toute sa crédibilité lorsqu'il fit intervenir les chauves ; d'ailleurs, c'étaient qui, les chauves ? Le détective avait été angoissé mais en un seul mot tout l'endroit et toute la mise en scène de Roxas abandonnèrent leur effroi, au plaisir d'Axel qui ne put s'empêcher d'éclater de rire.

« Les chauves ? S'écria-t-il, riant, s'étranglant à moitié. C'est qui, ces clowns ?
– Les chauves souriants, répondit le blond, pince-sans-rire. Petits, bossus, muets, à moitié aveugles, et chauves, bien sûr. Ce sont des gens d'ici. Ils sourient tout le temps mais ils emportent tout ce qu'ils trouvent pour le planquer chez eux – et c'est aussi valable pour les cadavres d'humains. »

Immédiatement, Axel rigola moins – un peu flippant, le concept, tout de même, songea-t-il. Même si le nom de cette apparemment joyeuse bande de fêlés laissait quelque peu à désirer – les chauves souriants, on avait vu bien mieux –, leurs agissements semblaient des plus étranges et irrationnels.
Tout comme ce monde, quelque part. Sans queue ni tête. Rien ne voulait rien dire. Le début rejoignait la fin ou le début suivant qu'on le prenait dans un sens ou dans l'autre et tous les principes physiques, mentaux ou religieux du monde d'Axel, le monde des humains comme disait le blond, se voyaient bouleversés par non seulement quelques personnages atypiques, mais par tout un univers, entier, en parfaite adéquation avec ceux qui l'habitaient.

Quelque part, ça faisait même un peu peur – un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, et ce monde devait bien être le seul où l'on pouvait envisager de quantifier sa peur à l'aide des marguerites qui quantifiaient habituellement l'amour.

« Mais sincèrement, reprit soudain Roxas, les chauves sont pas trop dangereux. Ils ne frappent pas, ne mordent pas, ils n'en font seulement qu'à leur tête. Celui qui est vraiment dangereux, eh bien...
– Celui qui a ouvert le passage, si j'ai bien compris ? Fit Axel, reprenant soudain ses esprits, dénué toutefois des moqueries qu'ils avaient eues auparavant.
– Bonne réponse, répondit le blondinet, et il pivota à nouveau sur ses talons, levant avec force la barre de métal pour l'appuyer sur son épaule. Je ne sais pas encore si c'est lui qui a provoqué ou non l'attentat, mais quoiqu'il en soit... »

Un, deux, trois pas – plus légers, cette fois, vraiment légers, même, dans la direction du rouquin, et il se planta juste devant lui pour le toiser d'un regard plus sérieux, presque hautain.

« L'organisation qui s'occupe de tout ça se nomme l'organisation Mirage, déclara solennellement le jeune homme, baissant les yeux pour capturer en ses pupilles celles d'un Axel légèrement troublé. Et comme tu peux le voir au brassard à mon épaule, j'en fais partie. »

Un brassard à l'épaule ? Le roux n'en avait pas remarqué, mais la pénombre environnante devait être probablement la cause d'un tel oubli. Ni une, ni deux, il détourna le regard jusqu'aux épaules fines mais suffisamment fortes pour supporter le métal froid de sa longue barre ; rien, à droite du moins. A gauche cependant, il lui sembla distinguer un morceau de tissu noir où brillait vaguement quelque inscription - mais il était trop loin et il faisait trop sombre pour qu'il puisse distinguer vraiment ce dont il s'agissait. Impossible, donc, de savoir si Roxas lui disait ou non la vérité – impossible, d'ailleurs, de savoir si depuis le début le blond lui mentait, ou bien si toutes ses explications faramineuses et fantastiques au sens irréaliste du terme relevaient de la plus pure et de la plus effrayante des réalités.

« Le problème, poursuivit alors l'adolescent, c'est que nous ne sommes pas censés laisser passer qui que ce soit par le portail, tu comprends ? Alors, écoute-moi bien... »

Il se pencha un peu en avant mais ne se départit pas de son air dédaigneux, supérieur ; Axel, lui, recentra toute son attention sur son hôte, essayant tant bien que mal de se persuader qu'il n'avait pas d'autre choix que de croire à ses paroles, que de subir son long discours et que d'attendre qu'il se termine. A ses poignets, la corde le faisait souffrir mais quelque part, c'était bien cette douleur-là la seule à lui prouver qu'il se trouvait bien devant le blond en chair et en os, et non en rêve.

« Soit tu acceptes de remplacer le coéquipier que j'ai perdu dans l'attentat, soit tu meurs. »

Blam.
Sur le coup, ça fit mal – vachement mal, même. Coéquipier ? Perdu ? Attentat ? Meurs ? Le dernier mot surtout de la série le frappa particulièrement fort ; mais une fois la première surprise et la menace de mort passée, l'enquêteur dut rassembler, quoique difficilement, le peu de sang-froid qu'il lui restait pour essayer de comprendre ce que son camarade avait voulu lui dire.
Peine perdue ; s'il était bon détective, il lui était toutefois impossible de résoudre la moindre énigme dans une situation pareille, à mi-chemin entre le rêve et la réalité.

« Heu, attends, là, bredouilla-t-il, j'ai pas tout compris... »

Roxas fronça tout d'abord les sourcils, un peu étonné ; puis il parut réaliser qu'il ne s'était peut-être pas montré très clair et croisa les bras, levant les yeux au ciel avant de soupirer – toujours aussi hautain, presque imbu de lui-même, et à la fois tellement loin du garçon aux émotions gelées qu'Axel avait rencontré. C'était à croire que ce n'était plus la même personne ; ou, plus probable, que c'était bien la même personne, avec un caractère particulièrement étalé du côté de l'orgueil et de la mauvaise foi.

« Moi, je défends le passage, expliqua-t-il alors, tout doucement, comme s'il s'était adressé à un bambin d'à peine deux ou trois ans. Pour ça, j'ai besoin de deux coéquipiers ; deux, tu comprends ? Un de chaque côté. »

Il marqua une pause et le rouquin prit les doigts de son hôte à pianoter nerveusement la barre de métal, à présent dans son étreinte. Ça devait l'agacer, à vrai dire, de répéter les mêmes trucs – fantasmes ou réalités ? – à tous les visiteurs de ce monde ou bien de ce village-ci, mais visiblement, c'était son boulot, il devait être payé pour ça.

« Pumpkin, que tu as vue tout à l'heure, est mon coéquipier de ce côté-ci ; j'ai les humains, j'en avais un, mais il est mort durant l'attentat. Par conséquent, il m'en faut un autre. Compris ? »

Le détective ne répondit pas ; son camarade s'était penché dans sa direction, les mains sur les hanches – à croire qu'il n'arrêtait pas de bouger, ses mains, ses jambes, ses pieds ses doigts, sa barre en métal – et il leva un sourcil, qu'il abaissa bientôt pour lâcher un nouveau soupir de découragement.

« Compris ? Répéta-t-il, excédé. Soit tu acceptes, soit tu meurs. »

Axel se tut, une fois de plus – il jeta seulement un regard au jeune garçon, et se demanda s'il pouvait lui faire confiance. Non. Mais avait-il le choix ? Non, non plus. Que faire, alors ? Accepter, forcément. Règle d'or qui consistait à essayer de sauver sa peau avant de foncer dans le tas pour battre le plus de méchants possible.
Pour le moment, mieux valait ne pas refuser l'offre et profiter de ce nouveau statut à venir pour récolter un maximum d'information sur ce monde des plus étranges et cette drôle d'organisation au nom qu'Axel avait d'ores et déjà oubliée.

« J'accepte, dit-il à voix basse. Mais, heu, du coup... Tu peux me détacher, maintenant ? »

Le garçon passa un doigt dans ses cheveux, reprit en main la sucette qui apparaissait et disparaissait de ses paumes, lécha son motif psychédélique – une fois, deux fois, sans répondre, sans même écouter. Et puis, une fois qu'il eut goûté encore à son bonbon, il claqua des doigts ; et soudain la pression contre les poignets de l'enquêteur se relâcha, l'obligeant à retenir quoique difficilement un soupir de soulagement – mieux valait ne pas trop vite crier victoire.

« Chose promise, chose due, fit l'autre, un peu fier. Tu peux le remercier, au fait.
– Hein ? Qui ? »

A l'instant où il posait cette question, Axel entendit dans son dos un bruit de pas, furtifs, rapides, quasiment silencieux – aussitôt il se retourna, mais tout ce qu'il put apercevoir fut l'ombre d'une chose toute petite s'enfuyant dans les ténèbres. Les liens qui jusque là l'oppressaient s'étaient volatilisés et lui-même restait hébété, se demandant si la magie qui semblait animer ce monde avait ou non encore fait des siennes.

« Un chauve, expliqua Roxas, comme s'il énonçait une évidence. Je lui ai dit tout à l'heure qu'il pourrait avoir la corde quand j'en aurai fini avec toi – il attendait ce moment avec impatience, tu comprends.
– Mais attends, intervint l'humain, une minute de réflexion plus tard, tu veux dire que depuis tout ce temps, ce truc...
– Il était derrière toi. »

Le roux tressaillit – et dire que cette chose étrange et difforme s'était trouvée planquée derrière lui pendant tout ce temps, ça lui donnait carrément la chair de poule. Mais il secoua doucement la tête et tâcha de se reprendre ; il était libre, après tout, et il fit valoir ce droit en se levant, à nouveau fier, et surtout satisfait de dépasser cette fois le blond en taille. L'air à nouveau narquois, un peu du moins, il voulut glisser les mains dans les poches de son manteau – aussitôt Roxas l'en empêcha, s'emparant de son bras, et seigneur, que ce gamin avait de la force !
Bizarrement, ça lui fit exactement la même impression que lorsque la dénommée Kairi lui avait démontré la sienne. Et c'était plutôt loin d'être une bonne impression, à vrai dire.

« Suis-moi, ordonna le gosse, et il réarrangea une mèche du foutoir de ses cheveux blonds. Tu peux pas rester comme ça.
– Hein ? S'étonna l'autre. Mais pourquoi ? Ma tête te dérange, ou quoi ? »

Roxas soupira une nouvelle fois ; et de toute sa force phénoménale d'enfant visiblement pas si puéril que ça, il força Axel à le suivre, compressant au passage son malheureux avant-bras, en direction d'un escalier menant visiblement à une quelconque surface.

« Écoute-moi bien, crétin, l'apostropha-t-il, t'es un humain, faible, comme tous les humains, et qui sait ce qui pourrait arriver si les gens d'ici le découvraient ?
– Tu appelles ces choses des gens ? »

L'adolescent ignora la question et, une fois arrivé à la dernière marche, ouvrit violemment la porte devant eux, donnant sur le monde tiède, aigre-doux, rose-orange-noir qu'Axel avait découvert un peu plus tôt. Un coup d'œil bref jeté au ciel lui fit découvrir que l'astre y brillant n'était ni soleil ni lune, mais bien une espèce de tache sans forme précise, ondulant d'orange pâle dans le lointain d'un ciel tout aussi orange, bien que teintés de gris par endroits.

Soudain, le vent se mit à souffler, et une légère bourrasque soulever les cheveux du roux jeune homme.

« Félicitations, Axel, murmura à son oreille une voix bien connue. Et bonne chance pour la suite de ta mission... »

L'humain sursauta – puis il se rappela soudain que, oui, dans ce monde, le vent pouvait parler, et lui avait déjà susurré maintes indications, et il s'effraya lui-même lorsqu'il envisagea la possibilité qu'il finît par s'y accoutumer. Roxas, de son côté, fronça les sourcils, et afficha une mine légèrement agacée.

« Dis donc, le vent, lança-t-il, les arbres m'ont tout dit, tu sais ? Si je te reprends une seule fois à essayer d'aider une de mes proies...
– Proies ? S'étrangla aussitôt Axel.
– Aaah, souffla le coupable, aah, comme je suis désolé... »

La fin de son souffle, frais contre la nuque un peu humide de sueur, s'évanouit lentement dans le lointain – et tandis que Roxas, pas dérangé le moins du monde par cette discussion des plus étranges ou improbables, commençait à énoncer quels changements allait devoir faire dans son apparence le malheureux Axel, celui-ci leva les yeux au ciel et se demanda s'il aurait un jour l'occasion de parler encore à cet éventuel premier ami.


J'avoue : j'aime beaucoup le personnage du vent. Et je suis très fière de mes petits chauves.

Ils sont cool, vous trouvez pas ? *sort*

Bref, à la prochaine pour encore plus de conneries en tout genre ! xD