THE FOUR TRAVELERS
LE PASSE DE SIRIUS
Sous un beau soleil, la jeep verte du groupe de James roula à grande vitesse en direction de l'est. Sirius s'était retourné, le menton appuyé sur le dossier du siège et jouait aux cartes avec Peter, assis derrière lui.
-Sirius! Tu triches! cria ce dernier.
-Pourquoi tu dis ça? J'ais de la chance, c'est tout, répondit-il d'un ton faussement innocent.
-Arrête avec tes salades, je te crois pas! Ca fait deux fois de suite que tu me sort un carré d'as! T'es qu'un sale tricheur!
-Repète, espèce d'abruti!! se vexa Sirius.
-Vais me gêner!
-Arrêtez, on se bat pas en voiture! leur dit James.
-Aujourd'hui ils nous font la totale, c'est la super ambiance, commenta Remus qui semblait s'amuser de cette ambiance bon enfant.
Seulement, avec un geste circulaire de l'extérieur de la main, Sirius prit Peter par la joue et le fit basculer sur la banquette de devant, sur James. Le résultat fut imminent, la voiture dévia de sa trajectoire, fonça droit sur la falaise, les pneus trouvèrent un gros rocher, la voiture décolla et piqua droit sur le ravin qui était en fait une rivière. Rapidement, James pointa sa baguette vers la voiture et récita le sort qui lui permettait de transporter la voiture facilement lorsqu'il ne s'en servait pas.
-REDUCTO!
Aussitôt, la voiture se mit à rétrécir jusqu'à être réduite à la taille d'un jouet pour moldu, James l'attrapa, la mit dans sa poche imperméable et, avec les autres, fit un plongeons direct. Il ne restait d'eux plus que Lys qui s'était envolée pour ne pas faire trempette. Mais très vite, les autres refirent surface, dont Peter qui se plaignait que l'eau soit si froide, puis il ajouta à la chouette qu'elle n'était qu'une traîtresse parce qu'elle ne s'était pas mouillée. Puis il entendit un appel au secours sur sa droite.
-Oh! Au secours!! Je me noies!! Je ne sais pas nager, paniqua Sirius en se débattant dans l'eau.
-Hé hé hé, toi, le grand tombeur de toutes ces dames, ne sait même pas nager là où il a pied? se moqua Peter.
En entendant ces paroles, le tombeur cessa ses cris et ses débattements inutiles. Puis sourit en disant:
-Le seul endroit où je suis comme un poisson dans l'eau, c'est dans un lit.
-Ca, c'est ce que tu crois. Tenez, rafraîchissez-vous les idées! dit James derrière Sirius en le prenant par la tête et en l'enfonçant dans l'eau ainsi que Peter de l'autre main qu'il avait déjà attraper.
Un rire parut aux oreilles du groupe, du moins, ceux qui avaient la tête hors de l'eau. Ce rire n'avait rien de terrible, d'ailleurs, ils se tournèrent tous vers la personne en question. Il s'agissait d'une jeune fille blonde portant une longue robe verte et un tablier blanc par-dessus. Elle ne devait pas être plus âgée que James et les autres. Elle essuyait une larme qui était apparue sur un de ses yeux bleu saphir.
-Oh, ne m'en veuillez pas, excusez-moi, mais vous sembliez si bien vous amuser que votre bonne humeur m'a gagnée.
-Mademoiselle, s'il vous plaît, ne me comparez pas à ces deux clowns, demanda James avec dignité alors qu'il tenait toujours les deux clowns par les cheveux.
-Avant tout, sortir de cette rivière, fit remarquer Remus aux autres.
Ils sortirent tous complètements trempés. Les deux gros sacs qui leur servaient de bagages avaient été récupérés par Remus, inondés d'eau naturellement.
-C'est très embêtant! fit remarquer ce dernier. On était à deux doigts d'arriver au tunnel sous la Manche pour aboutir en France, malheuresement cet incident va nous retarder. Nos vêtements mettront du temps à seicher, même avec ce soleil, nos vêtements de rechange sont trempés et l'accès au tunnel est fermé la nuit.
-J'ais une idée, venez chez moi, demanda la jeune fille, vous vous réchaufferez autour d'un bon thé et vous pardonnerez peut être mon odace. Je m'appelle Sabrina, enchantée.
Comme de toute façon, ils n'avaient plus le temps de se rendre au tunnel, ils accèptèrent.
Plus tard, dans une maison isolée, une porte donnant à une salle de bain s'ouvrit, Sabrina se tourna vers eux, la mine joyeuse en voyant les quatre garçons avec leur nouveaux vêtements.
-Ah! Est-ce que vous avez eu assez de serviettes? leur demanda-t-elle.
-Grâce à vous, nous n'attraperons pas un mauvais rhume, merci beaucoup.
-C'est très sympa de nous avoir passer des vêtements secs, dit Peter.
-Oui c'est vraiment gentil, reprit Remus, j'aimerais aussi remercier la personne à qui ils appartiennent.
-C'est que...et bien c'est impossible, répondit-elle en se faisant distante, en ce moment, je vis seule avec ma mère.
En ce moment? se répéta mentalement James.
-Allez, à table! fit une vieille dame, elle avait relevée ses cheveux gris en chignons, comme McGonnagal, mais elle était indubitablement plus gentille que cette vieille chouette.Vous attendez que ça refroidisse?
-Miam!! fit Peter en regardant les délicieux fruits et le ragoût bien juteux sur la table. Ca sent bon! Et est-ce qu'on a le droit de manger tout ça?
-Bien sûr, c'est là pour, confirma Anne, la mère de Sabrina.
-Alors à table!!! dit le vorace qui se jetta sur tout ce qui était comestible.
-Tu pourrais au moins prendre une assiette, petit goinfre, fit remarquer Sirius.
-Ouais t'as raison! Comme ça, j'en prendrais plus!
-Merci, c'est vraiment gentil à vous, remercia Remus en s'adressant aux deux femmes.
Voir Peter faire son petit spectacle de vorace amusait Sabrina qui riait de bon coeur.
-Arrête un peu, Pite, laisses en pour les autres, s'amusa Sirius.
Un peu plus tard.
-Je tiens à vous remercier, messieurs, dit Anne. Je suis sincère, ça fait longtemps que je n'ais plus vu Sabrina sourire. Ma fille avait un amoureux dans le temps et elle était tout le temps heureuse.
-Ah bon? Elle a un amoureux, murmura Sirius, déçu.
-Son fiancé était un sorcier, et tout ce passait bien jusqu'au mois dernier. Un jour il est devenus différend à notre égard et avant de partir il a dit adieu a Sabrina et parti sans aucune raison. Depuis ce jour, ma fille a perdu toutes raisons de vivre. Mais régulièrement, elle lave les vêtements de son fiancée en disant que tout doit être prêt si jamais il revenait.
Pas de pots, elle a un homme dans son coeur! se résigna Sirius.
-Alors, c'est donc lui, le propriétaire de ces vêtements, dit Remus en montant la chemise qu'il portait.
-Elle nous a prêtée des habits ayant une si grande valeur pour elle, ajouta Peter avec émotion en prenant un pan du sweet vert qu'il portait.
-Mais pourquoi elle a fait ça pour nous, ça paraît bizarre, elle nous connaît à peine en plus, remarqua James.
-Je sais, répondit Anne, mais j'imagine que c'est pour vous remercier de lui avoir fait retrouver son sourire, en plus vous êtes de beaux jeunes hommes, ma fille n'y a pas été insensible, ça doit lui rappeler le charme de son ami Regulus.
-REGULUS ? répéta Sirius, le visage éteint.
-Est-ce que tu le connais? demanda Peter.
-Non, je ne crois pas, répondit fermement le jeune homme en se levant de sa chaise et en s'en allant, le regard fuyant.
-Elle est bizarre sa réaction, observa Peter, tu ne crois pas qu'il nous cache quelque chose? ajouta-t-il à Remus.
Celui-ci se contenta de lui sourire.
-Moi, j'aime pas ça! J'ais pas de secrets, lui je suis sûr qu'il en a un. C'est PAS juste!!
Alors que le soleil se couchait à l'horizon, Sabrina, dans une chambre, rangeait les affaires de son fiancé fraîchement lavées dans des tiroirs lorsqu'elle entendit derrière elle:
-Sabrina.
Elle se retourna et vit des cheveux bleus dépasser d'un pilier de bois, Sirius.
-Oui? Qu'est-ce qu'il y a?
-Est-ce que tu peux me montrer une photo de ton ami? demanda-t-il.
-Maman te l'a dit... pourquoi veux-tu une photo de Regulus?
-J'ais pas de raisons particulières, je voulais juste voir le visage de celui que tu semblait tellement aimer.
-Désolée, je n'ais pas gardée de photo de lui.
-Ce n'est pas grave, de toute façons, avec le temps, je ne l'aurais sûrement pas reconnus, se dit-il,ta mère a dit que c'était un sorcier, c'est vrai?
-Et alors? demanda-t-elle avec une soudaine violence, ça pose un problème? Pour moi, il n'y avait que sa gentillesse qui comptait, c'était une raison amplement suffisante pour l'aimer.
Sabrina commençait à trembler mais elle continua quand même son histoire.
-J'ais confiance en lui, c'est pour ça que tous les jours, je fais le ménage dans cette chambre vide, que je lave ces vêtements, c'est tous ce qu'il me reste de lui!
Elle se tourna vers Sirius, le regard triste.
-Je ne peux rien faire d'autre!
Elle allait fondre en larmes alors que Sirius s'agenouilla près d'elle.
-Je suis désolé, je ne voulais pas te faire de la peine.
-Excuse-moi aussi, je me suis emportée, répondit-elle en détournant le regard.
-Sabrina, j'ais un aveu à te faire... et bien j'aimerais que tu saches que je suis un sorcier moi aussi.
Il finit sa phrase avec un sourire montrant bien ses dents blanches et ordonnées d'où la seule feinte était due à la présence de la cigarette dans sa bouche.
-Remus, est-ce que tu peux me dire qui est ce Regulus? demanda Peter en faisant la grimace.
Ils étaient tous les trois, avec James, sur les quatre matelats qu'avait installés Sabrina.
-Je ne peux rien te dire, Sirius m'a demandé de gardé le secret, répondit-il, mais devant la moue de Peter, ce dernier céda, bon enfin voilà, si il s'agit bien du même, il s'agit de Regulus Black, le frère de Sirius.
Les couchers de soleil sont magnifiques. A chaques fin de journées, le soleil prend une couleur rouge, Sabrina crut voir cette couleur dans le regard écarlate de Sirius.
-Si je mentais, je m'y prendrais autrement, dit-il en plongeant son regard dans le bleu azur des yeux de Sabrina.
Ils étaient debout, face à face, le bras gauche de Sirius tendu, sa main s'écrasant à plat sur le mur, à quelques centimètres du visage de la jeune fille qui était dos au mur.
-C'est la vérité, je suis un sorcier, reprit-il, pourquoi ais-je l'impression que tu ne me crois pas?
Cette phrase!! Sabrina l'avait entendue une fois, elle plongea dans son passé pour se revoir avec un jeune homme séduisant qui lui a avoué qu'il était un sorcier, elle avait eu le même regard étonné qu'avec Sirius et Regulus avait ajouté: Pourquoi ais-je l'impression que tu ne me crois pas? Alors tout lui sembla clair, elle pouvait avoir confiance à Sirius.
-Je peux avoir foi en toi, puisque j'ais foi en Regulus, lui dit-elle en pleurant.
-Ne pleure pas. Une jolie fille n'a pas le droit de pleuré, ça fausse tout.
-Pourquoi?
-Ca donne envie de la séduire, répondit-il avec un sourire charmeur et un clin d'oeil.
-Tu es vraiment bizarre.
La nuit tomba et les fenêtres de la maison était allumée.
-Alors si j'ais bien compris, les parents de Sirius sont des Sang-Pur, s'écria Peter.
-Oui, une très vieille famille de sorcier, pour tout t'expliquer, dit James, les Black sont des personnes sont très conservatrices en se qui concerne les anciens rituels et les traditions, cette famille est pratiquement tournée que vers la magie noir. Sirius, refusant de devenir un pratiquant de cet art il est devenu en quelque sortes le mouton noir de sa famille et quand il a quitté sa maison, après sa deuxième année, ses parents lui ont jeté ce que l'on appelle la malédiction des Sang-traîtres, une punition réservée aux personnes considérées comme traîtres à leur sang, il est devenu ainsi un enfant tabou. Depuis ce jour, Sirius a les yeux rouge. Malgré tout, Sirius ne peut pas renier ses origines, il est Sang-Pur.
-Ca n'a pas du être facile pour Sirius de se faire renier par sa propre famille, surtout par ses parents juste pour avoir fait un choix. A à peine 13 ans, il a du quitter sa propre maison. La suite, on la connaît, les parents de James ont accépté de le prendre et depuis, il est devenu encore plus proche de toi, Corny.
-Cornedrue, corrigea James, Lunard.
-Oui.
-Ah bon? James et Patmol sont proches? Pourtant, on dirait pas, ces derniers temps...
Mais Peter ne pourra jamais finir sa phrase, car Sirius le prit par le crâne et l'enfonça dans son oreiller.
-Ca, faudra le demander à James, dit-il en se tournant vers son meilleur ami. Allez, on dort maintenant.
Le lendemain, à midi, les quatres autres dormaient encore, Sabrina était sorti étendre le linge, elle était encore un peu étourdie et gênée vis à vis de monsieur Sirius qui lui avait dit qu'il avait envi de la séduire. Il avait rajouté que ce n'était pas son genre de piquer les copines des autres et finalement, ils avaient passés le reste de la journée à parler de tout et de rien.
-Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils étaient très fatigués, remarqua-t-elle avec un grand sourire. C'était officiel, elle les adorait.
Elle entendit un ami de sa mère arriver. Il semblait un peu tendu, Sabrina entendit pourquoi.
-Des sorciers ont attaqués le village hier et ont fait 18 blessés et 6 morts.
-Mais c'est horrible! commenta Anne.
-Et parmis eux, il y en avait un avec des cheveux argentés.
Cette nouvelle fit réagir violement Sabrina.
-Des cheveux d'argent?! Alors se serait..., continua Anne.
Puis cette dernière entendit des pas sourd se diriger vers la forêt, elle se retourna et vit sa fille. Elle tenta de l'appeller mais elle était déjà loin, alors elle se précipita dans la maison et reveilla les garçons en trombe.
-Hein? C'est le petit déjeuner, demanda paresseusement Peter, c'est une vraie bonne idée.
-Plus tard, Sabrina est partie dans la forêt du nord-ouest, je discutais avec un ami qui me disait que des sorciers avaient attaqué le village voisin hier, et elle avait l'oreille qui traînait et elle a tout entendue, y compris le moment où il était fait mention d'un jeune sorcier ressemblant à Regulus.
Le groupe ne se le fit pas dire deux fois, ils s'habillèrent rapidement et partirent à sa recherche.
On dit que l'amour rend sourd et aveugle, mais à ce point... se dit Sirius. Ils avaient commencé à fouiller de partout mais la forêt était tellement grande. Aussi James proposa de faire deux équipes, lui-même avec Peter et Sirius avec Remus et ils se séparèrent.
Ca faisait un moment que Sabrina érrait dans la forêt à la recherche de Regulus en l'appelant mentalement. Elle s'arrêta et tomba à genoux, fatiguée par sa course. Elle espèrait tant revoir son amour.
Soudain, elle entendit un bruissement devant elle, puis des bruits de pas... Regulus?
-Qu'est-ce que tu en penses, Peter? demanda James.
-Je ne detecte aucune odeur de sang, répondit-il, lui qui avait un odorat dévellopper. Ca veut dire qu'il y a de l'espoir.
Je ne suis pas aussi optimiste que Peter...est-ce que Sirius et Remus ont du nouveau?
-Sabrina! appella Remus, Sabrina!!
-Sabrina, tu es tellement touchante, murmura Sirius. Puis il s'ouvrit dans un monologue intérieur.
La première image qui lui vint, était Sabrina en train de verser ses larmes. Je n'aime pas voir les femmes pleurer. La véritable raison est que ça me rappelle ma mère. Elle pleurait toujours, à chaques fois qu'elle me voyait. J'avais beau être son fils, j'étais sa plus grande honte, le déshonneur de la famille. Mon père me battait pour ça. Poudlard était une seconde et meilleure vie pour moi, mais à chaques vacances, je revenais à la maison et mon père me battait de plus belle. Je n'avais pas peur des coups, et quand j'étais plus jeune, j'espérais que ces coups seraient suffisant pour me tuer, ainsi, ma mère aurait arrêter de pleurer. Mais depuis mon entrée à Poudlard, j'ais rencontrer des gens formidables, et j'ais découvert que la vie pouvait être infinniment belle, heureuse... alors quand je suis revenu de ma deuxième année, je me suis, comme d'habitudes, disputé avec mon père et avant qu'il ne lève la main sur moi, c'est moi qui l'ais battu. Ma mère, en pleurant bien sur, essaya alors de me tuer mais plus rien ne me faisait peur, même le sort Doloris, alors je l'ais frappé elle aussi et je me suis enfui. Les parents de James ont été gentils avec moi et m'ont recueillis en me considérant comme leur propre fils. Mais avant, la seule personne qui me témoignait un temps soit peu de tendresse dans cette maison, en venant en cachette dans ma chambre pour me consoler était lui...Regulus.
Une main se posa sur l'épaule de Sirius qui mit fin à ses rêvasseries, il se retourna et vit Remus.
-Tu es bien silencieux, Sirius, ça va?
Sirius se dégagea sèchement de son ami.
-Arrête! Je ne supporte pas que tu me touches! s'énerva-t-il.
-Je suppose que tu es en colère contre moi parce que tu considères que je t'ais trahi en parlant de ton frère alors que je t'avais jurer de ne rien dire, dit Remus avec un sourire quelque peu éteint.
-C'est pas ça, je ne t'en veux pas, s'excusa Sirius.
-En fait, c'est un peu à cause de Peter. Il boudait et il ne voulait rien entendre. Tu le connais, il déteste les secrets, alors j'ais craquer.
-Il est incroyable celui-là! On a tout de même le droit de garder des choses pour soi, non? Ca lui regardes pas!
-Si tu continus comme ça, tu vas avoir des ennuis.
-Tsss, tu penses que ce petit rat me fait peur?
-Non, mais là, je te parlais de MOI, Sirius.
Ce dernier le regarda, il ne souriait pas, il avait un visage sérieux.
-Moi aussi, il m'arrive de bouder, je suis encore un gamin, rajouta-t-il.
Holàlà! Il me prend la tête!
-Et puis, reprit-il, je sais qu'au fond de toi, tu cherches à retrouver ton frère.
Avant que Sirius puisse répliquer, un cri retentit, les deux compères se tournèrent dans sa direction et partirent en trombe.
Ils étaient trois. Un brun aux yeux bleus, un châtain clair aux yeux verts et un aux yeux bruns et aux cheveux... argentés! Elle avait peur, ils la regardaient d'un air méchant en souriant.
-Quelle chance!
-En plus d'être bien roulée, elle a l'air très coquine.
-N'ais pas peur, lui dit le garçon aux cheveux d'argent, jolie demoiselle, on va juste s'amuser un peu.
Elle avait peur, elle allait se mettre pleurer mais elle trouva la force de crier.
-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!!
Deux ombres surgirent des arbres de deux côtés opposés en criant le prénom de Sabrina et abattirent leur pieds sur la figure et le crâne du jeune argenté. Après que Peter et Sirius eurent retirés leur pied, le sorcier tomba à la renverse.
Dérrière eux, Remus applaudit et James les regardait en souriant.
-Bien! s'exclama Remus. Vous pouvez être fiers de vous! Jolie attaque simultanée!
Tandis que James acquiesait, Sirius s'agenouilla auprès de Sabrina.
-Est-ce que ça va, t'es pas bléssée?
-Non, ça va, mais les sorciers...
-Hein? interrompit un Peter révolté. Vous avez osez toucher à Sabrina?!!! Vous allez payer!
-Hé le gamin, répondit le sorcier aux cheveux en argent, tu peux arrêter de crier? Et qui êtes vous d'abord? On s'est jamais vus.
-Comment ça? répéta Remus. Mais c'est vexant, vous ne nous connaissez pas? Vous devriez pourtant.
-N'insiste pas, Lunard, lui dit James, ce ne sont visiblement pas des hommes de Lucius Malefoy.
-Vous savez, ajouta Sirius, pour plaire aux filles, il faut un certain style, il faut être branché.
-Bande de minables, conclua tout simplement Peter.
-Rèpète ça pour voir! se vexèrent les trois en même temps. Vous allez voir, on va vous réduire en bouillie!
Cette affirmation plus qu'optimiste provoqua l'hilarité générale dans l'autre camp.
-Ton copain n'est pas là? demanda James à la jeune fille en regardant les trois pourritures.
-Non, répondit Sabrina, puis elle s'adressa à eux, s'il vous plaît, je cherche un jeune sorcier du nom de Regulus, vous le connaissez? Il a les cheveux argentés, commes les vôtres.
Regulus? Des cheveux d'argent? Hump.
-Mais qu'est-ce que tu racontes, répondit le sorcier concerné, un mec avec des cheveux comme les miens? Connais pas, je suis le seul dans toute la région a en avoir comme ça.
Alors, Regulus n'est pas avec eux? Cette nouvelle fut si bonne que l'étau qui serrait tant le coeur de Sabrina se dessera en un instant et elle tomba à genoux.
-Sabrina! Ca va? s'affola Peter.
-Ce n'est rien, une vulguaire chute de tension, rassura Remus en la prenant dans ses bras, on va la ramener à sa mère.
-Peut être même qu'elle va nous faire un déjeuner, dit Peter plein d'espoir.
Puis ils partirent tous les cinq en ignorant royalement les trois autres.
-Eh! Attendez! leur hurla le gars aux cheveux d'argent. Qu'est-ce que vous faites? Vous vous moquez de nous? Eh toi! Le beau ténébreux avec les cheveux bleus, ta tronche me revient pas! Je ne sais d'où tu viens, mais il paraît que les Sang-Pur tabous ont les yeux rouges.
Sirius s'arrêta de marcher et des visions de son passé revinrent dans sa mémoire. Ravi d'avoir apparament touché un point sensible, l'affreux continua.
-Eh abruti, tu m'entends quand je te parle? Hahaha, et tes poils de sexe? Ils sont de quelle couleur? Bleu comme tes cheveux ou rouge parce que t'as été maudis, hein? Hahaha! Allez, fais-voir.
-Si tu veux garder ta tête, un conseil, prévint James en prenant sa baguette, ferme-la.
-Ce n'est pas parce que Patmol ne répond pas... commença Remus.
-Qu'on va te laisser l'insulter! finit Peter.
Ils étaient tous dérrière Sirius qui se retourna pour mieux les voir et rit un peu.
-Vous êtes tellement ridicules, vous me faites rire, dit-il.
Puis, il se tourna vers le corps endormi de Sabrina. Il sourit et repensa à ce qu'elle lui avait dit, l'aure soir: Mr. Sirius, j'aimerais tant que le monde retrouve la paix. A l'époque où les humains et les sorciers vivaient heureux. Et si un jour Regulus et moi avons des enfants, j'aimerais tant qu'ils vivent en paix.
-Imbéciles, vous avez eu tort de nous défier. Je vais vous massacrer comme j'ais tuer ces villageois!
-Vous avez tués des villageois? répéta Sirius en les regardant.
-La ferme! On va vous faire la peau! dirent les trois suicidaires en agitant leur baguette.
-Je n'aurais jamais cru que le taux d'envie de voir mes poils grimperais si soudainement, ironisa Sirius.
-STUPE... crièrent les ennemis.
-SLASH OF THE MOON!!!
Les deux premiers furent laminés. Sirius s'adressa alors au type avec les cheveux argentés avec un sourire avant que ce dernier soit rédui en bouillie.
-Désolé, mec. Mes poils bleus je les montres seulement quand je suis dans un lit avec une jolie fille.
Les rayons du soleil frappèrent le visage de Sabrina qui se réveilla et vit sa mère qui la veillait.
-Je ne les entends pas, où sont-ils? Où est Mr. Sirius?
-Je suis désolée, ils m'ont dit qu'ils auraient bien attendus ton réveil mais ils étaient préssés. Mais avant de partir, le jeune homme aux cheveux bleus m'a demandé de te dire de ne pas t'en faire, car quoiqu'il arrive, Regulus reviendra.
Submergée par l'émotion, Sabrina se tourna face aux vitres, qui laissaient apparaître le soleil qui commençait à se coucher, et sentit des larmes couler sur ses joues.
-Non, c'est trop bête, murmura-t-elle.
-Mais qu'est-ce qu'il y a? demanda sa mère.
-Je me souvenais de ce que Mr. Sirius disait, répondit-elle en souriant, les yeux pleins de larmes. Une jolie fille ne doit jamais pleurer.
La jeep verte continuait sa route et ils arrivèrent enfin en vue du fameux tunnel sous la Manche à Dover, reliant L'Angleterre à la France.
-Alors comme ça, le petit copain de Sabrina n'est pas ton frangin, comprit Peter.
-Non, p'tit frère n'as jamais eu des cheveux argentés. Mais il y a une chose qui me rend triste, dans tout ça.
-Et c'est quoi? demanda l'eternel curieux.
- C'est toujours pareil! Les jolies filles ne sont jamais libre.
-Sirius, d'après toi, les jolis garçons, eux, qu'est-ce qu'ils font? demanda Remus.
-C'est une évidence, répondit ce dernier, ils sont en voiture et se dirigent vers l'est.
-Je suis assez d'accord avec toi, approuva James.
Puis ce dernier freina brutalement, ce qui manqua de faire passer Peter et Remus par dessus bord. Pendant que Queudver lui faisait des reproches, James regarda bouche bée le pourquoi de l'arrêt.
Une autre jeune fille s'était mise en plein milieu de la route pour arrêter la jeep. Celle-ci était différente de Sabrina, elle portait une jupe noire qui montrait ses superbes jambes, ainsi qu'un T-shirt bleu très court qui exhibait une bande de son ventre plat. La jeune fille avait les mains sur les hanches et tapait la route du pied.
-Qu'est ce qu...demanda Sirius en éssayant de se remettre de ses émotions puis vit la fille et ses yeux sortirent de leur orbite.
-Bonjour, salua amicalement Remus qui ne semblait pas surpris de la voir.
-Alors Potter?
Ses paroles se voulaient sévères mais on sentait du soulagement dans sa voix. Elle marcha jusqu'à la portière de James et s'arrêta devant. Le jeune homme descendit alors et la regarda droit dans les yeux.
-Alors quoi? demanda-t-il.
Puis, sans crier gare, elle se jetta dans ses bras et l'embrassa, ses jolis cheveux rouges flottant derrière elle. Quand elle réouvrit ses yeux, James eu l'impression de voir des émeuraudes à leur place tant leurs éclats vert brillaient.
-Alors tu partais sans me dire au revoir? lui répondit-elle d'une voix très douce.
-Bien sur que non, Lily.
Ils s'embrassèrent à nouveau.
-Je pars pour une durée indéterminée, désolé.
-Je sais, j'espèrais vous attraper avant l'entrée du tunnel.
-Et si on avait prit le bateau? demanda Sirius.
-Je savais que vous prendriiez le tunnel, répondit-elle avec un sourire pouvant rivaliser avec celui de Remus.
-Dommage que tu ne puisses pas venir avec nous, dit Peter.
-Elle peut pas, Dumbie a été clair, juste nous quatre, ce voyage va être dangereux et...
-Tu veux me savoir en sécurité, coupa Lily. Hum, tu veux me protèger, et bien pour cette fois... j'accèpte.
-Vraiment? demanda James.
-Vraiment, confirma Lily, à trois conditions: 1. Que tu n'ais pas d'histoires avec d'autres filles que moi, sinon, t'es mort!
Elle avait annoncé ça avec le plus grand calme mais Sirius, Peter et Remus la prirent au sérieux.
-2.Que tu baisses ta consommation de cigarettes.
-Evidement, murmura l'intérréssé.
-3. Ne te fais surtout pas tuer, sinon, j'irais te chercher jusque dans l'autre monde pour t'étrangler, c'est clair?
-Mais Lily... je ne t'ais jamais dit que j'avais des chances de revenir en vie.
-James...?
-En fait... je suis certain de revenir vivant, lui dit-il en lui faisant un clin d'oeil. Et ne t'en fais pas, ajouta-t-il d'un air sérieux en souriant, je ne trahirais jamais celle qui m'a si souvent collé des rateaux à partir de la quatrième année, et dont je suis amoureux depuis la première année. Je tiens à toi, pas parce que tu as été difficile à séduire, mais parce que je sens que tu es mon âme soeur. Tu es la première et la dernière que j'aimerais, Lily.
Elle se sentit rougir, elle repensait à cette fameuse nuit où ils s'étaient embrassés pour la première fois...au sommet de la tour d'Astronomie de Poudlard. A ce moment, elle avait offert son coeur mais aussi son corps à son bien-aimé. Elle leva la tête, confiante et lui dit juste:
-Prends soin de toi. Bon voyage.
-Je t'aime, ma Fleur-de-Lys.
-Moi aussi, mon joli petit Cerf.
Elle se hissa à nouveau sur la pointe des pieds et embrassa celui qu'elle considérait comme l'homme de sa vie.
Puis la jeep reprit son chemin en direction inverse du soleil couchant. Lily transplana alors, heureuse d'avoir embrassé une dernière fois son amant avant que celui-ci ne partes et quittes peut être définitivement l'Angleterre.
A des centaines de kilomètres de Dover, un jeune homme à la couleur de cheveux inhabituelle se présenta devant un trône.
-Je ne demande pas grand chose, juste réaliser un désir simple, dit la personne assise.
-C'est le monde que tu veux? demanda le jeune homme.
-Je m'en fiche pas mal de ça. Ce que je veux, c'est bien plus important.
La personne se leva et admira l'immence cercueil d'ébène fixé au mur, derrière le trône.
-Je veux que le grand seigneur des tenèbres revienne! Le tout puissant sorcier! Le seigneur Voldemort!! Personne, même pas Dieu ne sera en mesure de m'empêcher de le ressuciter, personne. Une fois libre, le monde nous appartiendra.
-Je suis de votre côté.
-Tu as tout interêt, toi, qui es sencé être le plus fidèle bras droit de notre seigneur et maître. Comme beaucoup de sorciers au Sang-Pur, nous sommes de la même famille, je m'occuperais donc de toi, puisque ta mère, Véronica, est emprisonée, mais je t'avertis de suite que l'échec n'est pas acceptable.
-Ca suffit! fit le jeune homme, plus tard, en cognant sur un mur en acier et en le tordant, non sans se saigner le poing. Mère, je ferais tout pour te délivrer de cette espèce d'anarchiste qui a jeté exprès cette malédiction sur toi! Et je tuerais tous ceux qui me barreront le chemin, tous!
A suivre...
