Pairing : Sasu/Naru/Sasu et plein d'autres passés, présents, à venir.
Disclaimer : Côté Naruto : heu… si je dis Kishimoto, j'aurai tout dit non ?
Côté quatre mariages et un enterrement : rien à dire- ils m'ont tout pris…vous me croyez pas ? Bon, ok ! Donc l'idée originale, les « putains !» et un certains nombres de remarques appartiennent à l'auteur du film (dont j'ignore le nom et je suis trop flemmarde pour chercher sur internet).
Note perso: il est 18h30 ... j'ai passé la journée a essayé d'uploader mon chapitre sur ff ..... AHHHHHHHHHHHHH .... heureusement, ça marche enfin alors voilà pour vous: un nouveau mariage. Bravo pour ceux qui s'en était douté… en même temps reconnaissons que je ne suis pas allé chercher hyper compliqué non plus.
Merci à jiyonatan-san - dealo! – cc - devil angel – Héléna - pour vos reviews anonymes et off course à KUMFU qui comme d'hab a relu et corrigé ce chapitre.
MARIAGE DE SHIKAMARU & TEMARI (1ère partie)
POV Naruto.
-Oh putain !
Pas encore !
- Sakura, Sakura réveille toi, on est à la bourre.
- Quoi ?! Mais ce n'est pas possible.
Elle se frotte les yeux, fixe son réveil et me jette le regard le plus noir de sa collection.
-Idiot, il n'est que six heures ! A quoi tu joues ?
Je lui mets mon portable devant le nez. Je la connais suffisamment bien pour savoir qu'elle allait réagir comme ça.
- Regarde par la fenêtre, il fait trop jour pour qu'il ne soit que six heures.
- Mais comment est-ce possible ?
- Je crois qu'il y a eu une coupure de courant, je ne vois que ça.
Elle se lève en trombe.
- Oh, putain !
Ah, ça me manquait.
J'ai l'impression d'être revenu un mois en arrière pour le mariage de Kiba et Hinata. Sakura et moi courant comme des fous dans l'appartement, Sakura qui me fait mon nœud de cravate parce que tous ces fichus trucs qu'on se met autour du cou ne sont faits que pour pourrir la vie des gens. Elle prend le temps de se maquiller parce que cette fois-ci, elle n'aura pas trente-cinq minutes pour se faire belle dans la voiture.
J'en prends justement les clefs et les papiers et je trépigne devant la porte.
- Sakura !!
- J'arrive, j'arrive.
- Mais dépêche-toi un peu. S'il y a de la circulation, on ne sera pas à l'heure.
- Je sais, je sais.
Elle arrive enfin dans l'entrée.
- Voilà, je prends juste ma veste et on est parti.
Nous voilà dans la rue à courir parce que bien sûr, hier, il n'y avait pas de places à proximité de l'immeuble et que j'ai du me garer à un bon pâté de maison.
Enfin, nous y arrivons.
- Oh, putain !
- Quoi ?
Je lui indique la roue sur laquelle un sabot est posé.
Manquait plus que ça, sans compter l'amende et le petit voyage gratuit à la fourrière. Merde ! Et cette fois-ci, pas de voiture de rechange, celle de Sakura est chez le garagiste.
On se regarde.
- Métro.
Et nous voilà repartis en courant, enfin, surtout moi parce que Sakura avec sa robe ne peut pas vraiment suivre le rythme.
On arrive enfin à la bouche de métro.
- Oh putain !
- Quoi ?
D'un geste de la main, je lui montre la monstrueuse queue devant le guichet. Il doit y avoir une bonne dizaine de mamies toutes pomponnées qui discutent à qui mieux mieux.
- C'est pas grave, on va les prendre à la machine.
- C'est bien notre veine de tomber sur une sortie de petites vieilles.
- Naruto !
Sakura me fait les gros yeux tandis qu'elle m'entraîne, passant au milieu des mamies pour tomber sur un très joli et très, très, très, très énervant panneau : « HORS SERVICE ».
- Oh putain.
Je jure entre mes dents.
Sakura semble aussi désespérée que moi et prend place dans la queue. Je regarde ma montre en trépignant, nous ne serons jamais à l'heure. D'accord, cette fois-ci ni elle ni moi ne sommes les témoins mais quand même : deux fois de suite pour qui allons-nous passer ? J'explose.
- C'est pas possible de mettre autant de temps pour acheter un putain de ticket de métro, merde !
Plusieurs vieilles dames se retournent vers moi l'air outré. Je prends sur moi pour ne pas leur hurler d'aller se faire f…e !!
- Qu'à cela n' tienne.
J'attrape le poignet de Sakura.
- Naruto, qu'est-ce que tu fais ?
- On y va comme ça.
- Tu plaisantes, c'est illégal, me chuchote t-elle.
- Tant pis.
Je saute par-dessus la barrière. Elle me regarde encore un peu plus désespérée et agacée.
- Et comment je fais, moi, avec un fourreau, gros malin ?
Je me penche, l'attrape dans mes bras sous ses cris – bravo pour la discrétion - et la fais passer par-dessus. Elle est rouge de honte, elle survivra.
Nous courrons et nous nous jetons dans la rame de métro au moment où les portes se ferment. Je m'écroule sur un des strapontins et souffle. Sakura m'imite.
- Tout ce sport du matin, ce n'est vraiment pas bon pour ma santé, soupire-t-elle.
- Pourtant, tu devrais être la première à savoir que c'est recommandé.
- Ta, ta, ta. Le sport à froid sans rien dans le ventre n'est pas sain, répond-elle en agitant négativement son index devant mes yeux.
- Si, c'est mon médecin qui le dit.
- Je te le confirme en effet !
Je ris un peu.
- Bon, c'est pas le tout mais de quoi j'ai l'air moi ?
Elle sort un miroir de son sac.
- Tu es très belle.
- Vil flatteur, va. Regarde moi ça : je suis rouge comme une tomate.
- Ca va passer.
- Y'a intérêt comment veux-tu que je me trouve un mec si je ressemble à ça ?
J'éclate de rire.
- Hé, dit-elle en me donnant un petit coup dans les côtes.
Comme de bien entendu, nous arrivons devant l'église alors que Temari s'apprête à y pénétrer. Elle nous remarque tout de suite et éclate de rire. D'un geste de la main, elle nous fait signe d'y aller et s'arrête.
Je lui lance un merci et nous nous ruons dans l'édifice où une fois de plus nous nous faisons grandement remarquer.
Shikamaru se retourne vers nous. Je vois un petit rictus se dessiner sur ses lèvres tandis qu'il lève les yeux au ciel.
Je lui adresse un grand sourire et nous allons nous asseoir à côté d'Ino qui se retient difficilement de pouffer de rire.
- Oh, ça va, c'est pas de notre faute.
- Il y a eu une coupure de courant, comment voulais-tu qu'on prévoie ça, chuchote Sakura.
- Il fallait que ça vous tombe dessus !
- Comme tu le dis.
- Au moins, cette fois-ci, tu n'as pas eu à penser aux alliances, me lance Kiba.
- Oh, ça va toi !
Je tends mon bras par-dessus les filles, écrasant à moitié Sakura au passage et je parviens à donner une petite tape à mon meilleur ami.
L'histoire des alliances, je sais que j'en ai jusqu'à la fin de ma vie, le plus drôle étant peut-être qu'aujourd'hui Hinata porte l'énorme cœur rouge à son annulaire droit. Les heureux propriétaires des fausses alliances ne les reverront jamais.
Nous sommes coupés par l'arrivée de Temari. En fait, ça devient une habitude d'être arrêtés par l'arrivée de la mariée.
Celle-ci est accompagnée par un de ses frères, un grand brun qui semble ému et fier de conduire sa sœur jusqu'à l'autel. Je trouve ça mignon. En fait, je suis pire qu'une fille.
Je connais assez peu la famille de Temari. Hormis son prénom Kankurô et le fait qu'il a beaucoup de responsabilité dans l'entreprise que leur père leur a laissé, je ne sais pas grand chose d'autres. Il paraît qu'il travaille comme un fou, même Shika ne l'a pas souvent vu. Elle a un autre frère, Gaara que je connais assez peu. Je l'ai rencontré une fois pour le vernissage de son exposition de peintures. Ce qu'il fait est assez sombre et torturé, dérangeant, mais j'avoue avoir été touché par plusieurs de ses toiles. Pour ce que j'en sais, il est assez renfermé et c'est un travailleur acharné. Temari nous a avoué que déjà tout petit, il passait des heures à dessiner, peindre et colorier.
Ils arrivent au niveau de Shikamaru, Kankurô et Temari lui font un grand sourire qui fait plaisir à voir. Elle se tourne un court instant vers nous et nous fait un clin d'œil et le V de la victoire. Sakura et Ino lui sourient en retour les pouces en l'air.
Et oui, nous n'aurions jamais parié qu'elle réussirait à convaincre Shika de l'épouser. Il est amoureux d'elle, ils vivent déjà ensemble mais le mariage : « y'a rien de plus galère » pour reprendre ses termes. L'organisation, la gestion et tout ce qui va avec le faisait frémir d'avance mais Temari est une persévérante et la mère de Shika presque aussi traîtresse qu'Hana quand il s'agit de m'aider à amadouer Tsume. Elles ont bien travaillé pour obtenir ce qu'elles voulaient.
Shika voulait un petit mariage, pas d'église, pas d'invités à part deux témoins et là…. je me retourne. Le bâtiment est bondé de monde, presque autant que pour le mariage de Kiba et Hinata.
J'aperçois même un ou deux journalistes au fond de l'édifice. En même temps, ce n'est pas tous les jours que le plus jeune champion du monde d'échec épouse l'héritière des Subaku. Ca mérite bien une photo dans les pages people d'un magasine à la noix.
La cérémonie se déroule tranquillement, le prêtre raconte son blabla habituel. Temari est surexcitée, elle n'arrête pas d'embrasser Shikamaru sous nos applaudissements retentissants.
Je crois que toute l'église nous regarde mais on s'en fout, Temari a l'air très contente et son frère aîné n'arrête pas de se retourner vers nous, le sourire aux lèvres. A priori, il ne nous en veut pas.
Les filles sont pleinement concentrées sur leur amie et je suis surpris qu'elles n'en profitent pas.
- Alors les filles, pas de matage intensif ?
- Hé, on n'est pas des obsédées, me chuchote Sakura.
- Je n'ai pas dit ça mais généralement vous en profitez.
- J'ai déjà repéré ma proie, me lance t-elle.
- Ah bon, qui ?
- Chut vous deux, me lance Ino.
- Oh hé dis donc toi, t'es pas la dernière à parler….
- Les vœux, me coupe t-elle.
- Oh pardon.
On se tait et on se concentre à nouveau sur les mariés qui, eux mêmes, se sont calmés enfin... Temari, devrais-je dire, parce que Shika n'est pas du genre à s'énerver.
- Tu entends ça, on dirait bien que Shika est ému, me dit Sakura.
Et en effet, pour une fois le ton blasé de Shikamaru a fait place à une émotion que j'ai rarement entendue dans sa voix. Je crois même qu'elle tremblote légèrement lorsqu'il dit « Je le veux ».
- Hé Naruto, t'as vu, Chôji, lui, il a les alliances, me lance Kiba.
- Oh ça va toi.
Ils rient tous sous cape, même Hinata. Quand je disais que je n'avais pas fini avec cette histoire d'alliance.
Les mariés s'embrassent, nous applaudissons à tout va et, comme un mois plus tôt, courrons dehors. J'aperçois Ino qui va chercher Chôji et nous nous tenons prêts. Nous aspergeons le couple en criant des « hourras » et « des vives les mariés ».
Après les photos traditionnelles, nous sommes invités à nous rendre au vin d'honneur. Sakura demande à Ino si elle peut nous prendre avec elle.
- En fait, je suis venue avec Chôji, il est passé me chercher.
- Ah bon, vous êtes venus ensembles, vous n'habitez pourtant pas dans le même coin, remarque Sakura.
- Heu, oui, mais bon c'était idiot qu'on prenne tous les deux notre voiture non ?
- Huhum, ajoute ma colocataire.
On échange un regard. Bizarre... enfin bon.
- Alors les gamins, on passe une bonne journée ?
Ah, je me disais bien aussi que je ne l'avais pas encore vu. Je me retourne et tombe nez à nez avec mon parrain.
- Jiraiya.
Je vais le prendre des mes bras et il me donne un accolade.
- Et ça va gamin, pousse toi un peu que je puisse admirer tes magnifiques amies.
- Vieux pervers, lui lance ma tutrice.
- Tsunade, lui dis-je.
Je vais l'embrasser. Tandis que mon parrain et ma tutrice font le tour de tous mes amis, je ne peux m'empêcher de sourire, j'aime que tout mon petit clan soit réuni.
- Bon, vous deux, vous étiez en retard, lance Tsunade.
- Problème de coupure de courant.
Elle se tourne vers Sakura.
- Un médecin ne doit jamais être en retard, Haruno, il en va de la vie de ses patients.
- Oh pitié, oublie la, on est samedi, elle n'est pas de garde, elle n'est donc pas médecin.
Je vais prendre ma Sakura par les épaules et l'éloigne de sa marâtre. Elles se sourient.
- Si tu le dis, Naruto.
- Aujourd'hui, ce n'est pas le docteur Haruno, c'est juste la très séduisante et très célibataire Sakura.
Je me prends une tape sur la tête.
- Quoi ?
- Tu n'étais pas obligé d'ajouter le très célibataire, idiot !
- J'entendais juste par là que je compte sur toi pour te dégoter un beau mâle aujourd'hui.
- On verra. En parlant de ça, tu as vu qui est là, dit-elle en m'indiquant un groupe de personnes devant nous.
Je tourne la tête et … ah… je ne pensais pas le revoir, lui : Sasuke Uchiha dans toute sa splendeur en train de discuter avec un type que je ne connais pas. Comme de bien entendu, il se retourne vers moi et me jette un regard glacial.
- On dirait bien qu'il t'en veut pour la dernière fois, constate Sakura.
- Quelle dernière fois ? demandent en cœur Tsunade et Jiraiya.
- Il s'est passé quelque chose avec le cadet des Uchiha et je ne suis pas au courant, ajoute mon parrain. Tsunade, je t'avais dis qu'il ne fallait pas rater ce mariage.
- Ce n'est pas comme si j'avais eu le choix, Jiraiya.
- Mouais, alors l'Uchiha ?
- C'est une longue histoire.
- Et bien, tu vas avoir tout le temps de nous raconter ça pendant que nous vous emmenons au vin d'honneur, les enfants, ajoute Tsunade.
Décidément ces deux-là sont fait pour s'entendre.
POV Sasuke.
A peine un mois s'est écoulé et je me retrouve de nouveau à un mariage. Habituellement, ils les espacent un peu plus non ?
Et comble de malchance, j'y suis seul : père est en voyage à l'étranger et Itachi l'accompagne. J'ai bien espéré échapper à l'événement mais c'est l'héritière Subaku qui se marie (je vais finir par haïr le mot héritière). Il fallait absolument qu'un Uchiha y soit. J'ai bien failli proposer que mère y aille à ma place mais je sens que cela aurait été déplacé.
J'ai ensuite espéré pouvoir me contenter de la cérémonie et du vin d'honneur, mais non, il faut en plus que j'assiste au repas. La bonne nouvelle étant que la petite sauterie a lieu en centre ville, au moins je pourrais rentrer chez moi ce soir.
Et voilà, je suis de nouveau assis sur une chaise inconfortable dans une nouvelle église. Et cette fois-ci comble de mon malheur, je n'ai pas de famille pour faire barrière entre moi et les femelles. Les trois qui ont donc eu la chance d'être placées à mes côtés essayent vainement d'engager la conversation avec moi. Elles gloussent et rougissent. Pourquoi sont-elles toujours aussi stupides ? Je finis par me déplacer jusqu'au fond du bâtiment. Après tout, je dois être présent, pas être montré en première place.
Je repère une chaise entre un couple et une brune. Je m'excuse et m'assois. La brune me jette un regard froid, je parie qu'elle me prend pour un connard prétentieux. J'obtiens généralement une des ces deux réactions de la part des femmes. Soit elles sont en pâmoison et rougissantes, soit elles m'ignorent froidement. Elles sont rarement indifférentes. Le couple quant à lui s'embrasse à en perdre haleine.
Déplacé.
On est dans une église, il y a des hôtels pour faire ça. Enfin, je ne vais pas m'en plaindre.
Je soupire et parcours l'assistance des yeux. Je pensais retomber sur le crétin blond de la dernière fois, étant donné que les mariés faisaient partie de son groupe de débiles.
J'avoue ne toujours pas avoir digéré ce qu'il m'a fait. C'est bien la première fois que je me fais repousser comme ça alors que je me pensais en terrain conquis. J'avoue même y avoir beaucoup réfléchi depuis ce fameux soir à l'hôtel. J'espérais pouvoir le voir pour me venger et uniquement pour ça. Et je ne suis pas déçu de ne pas le voir.
Tout à coup, j'entends des bruits de course, je me retourne et ne peux retenir le sourire qui s'affiche sur mes lèvres.
Le blond et sa copine punk sont entrain de foncer à toute allure dans l'église pour gagner les premiers rangs.
A croire qu'ils sont toujours en retard ces deux là.
Encore une fois, je ne peux m'empêcher de le trouver terriblement attirant. Mais ça n'enlève au rien au fait que je compte bien trouver une solution pour accomplir ma vengeance.
Ils s'asseyent, gigotent cinq minutes, le bond essaye de frapper l'Inuzuka tout en écrasant sa copine punk.
Ne savent-ils donc pas se tenir dans une église ?
Je jette à coup d'œil à côté de moi, le couple est toujours bouches collées.
Ok, je reformule.
N'y a-t-il que moi qui sache me tenir dans une église ?
Enfin passons.
La mariée arrive enfin et encore une fois, j'entends les gloussements stupides. J'ai une très désagréable impression de déjà-vu qui disparaît lorsque la future épouse se retourne vers le groupe du blond avec un sourire immense en faisant le V de la victoire. Je ne vois pas la réponse mais j'imagine aisément.
On est clairement dans un style très différent de la Huuyga. Par contre, les agités du deuxième rang (tiens, ça leur va bien comme surnom), eux ont le même comportement de débiles profonds, applaudissant, riant, tout contents d'être là. Et cette fois-ci, le blond peut allégrement manifester sa joie.
Mon dieu, je n'ai jamais vu un mariage pareil. La mariée n'arrête pas d'embrasser son fiancé coupant le prêtre et elle lui fait des grands sourires pour faire passer la pilule. Cela confirme ce que j'ai toujours pensé de cette famille. Ils sont fous. J'en ai toujours été convaincu concernant son frère cadet : un pseudo artiste complètement raté d'après moi.
Je me souviens d'une toile représentant une étendue de sable et rien d'autre ?! Entre nous, si je veux voir ça, je vais à la plage, je n'achète pas un bon dieu de tableau hors de prix.
Mais, il faut croire que les gens adorent, ils se déchirent ses œuvres quand bien même il a la réputation de menacer de mort tous ceux qui l'approchent.
L'aîné est certes un peu mieux, il est plutôt doué pour les affaires mais il parait qu'il fait une collection de marionnettes ?
Bien sûr, ce n'est qu'une rumeur, mais c'est en soi déjà parlant. On ne verra jamais une telle chose circuler sur un Uchiha.
Je me re-concentre sur la mariée, c'est peut-être la plus normale du lot, hormis son enthousiasme presque choquant à se voir devenir Mme Nara.
Lamentable une fois de plus.
Ils se calment cependant au moment de l'échange des vœux pour mieux exploser après, lors du baiser des mariés. Et vas-y que ça hurle et mon crétin n'est pas en reste. Minute…. Mon crétin ?... hum.
Je sors de l'église doucement mais sûrement. La jeune mariée retient son mari pour être sûre que tout le monde est bien sorti. A priori, elle tient à sa douche de riz.
Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est servie. Les agités des grains de riz lui en feraient presque manger tellement ils lui en lancent. Mon crétin et l'Inuzuka ont à priori décidé de refaire la décoration du perron de l'église. A la prochaine messe, les petites vieilles ont intérêt à sortir leur semelle de crêpe.
Et ça saute et ça rigole et ça se jette sur la photo de mariage sur laquelle le psychopathe de frère que se coltine la nouvelle Nara ressort de par ses cheveux presque rouge et le regard meurtrier qu'il lance à la ronde.
En tout cas, je suis ravi, je n'ai pas besoin d'aller poser. J'en profite pour discuter avec quelques connaissances de père. Après tout, je suis là pour montrer qu'un Uchiha est venu, je dois donc faire en sorte de me montrer un minimum. Je sens que l'on m'observe et je sais avant même de me retourner de qui il s'agit.
Et en effet, mon crétin blond a les yeux fixés sur moi. Je lui jette un regard froid. N'a-t-il donc rien d'autre à faire ?
Nous sommes tous invités à nous rendre au vin d'honneur par une mariée dont on croirait qu'elle a déjà commencé à boire tellement ses yeux brillent. En montant dans ma voiture, je suis très près de céder à la tentation de prendre la direction de mon appartement mais je suis sûr que père finirait par apprendre que j'ai fait faux bond à la petite sauterie. C'est donc à reculons que je me gare aux abords de l'hôtel particulier des Subaku où nous avons été conviés. Je sors, je soupire un grand coup et pénètre à l'intérieur.
La plupart des invités sont arrivés. Il est vrai que le détour que j'ai fait ne m'a pas mis en avance mais, après tout, je me dois d'être là, pas d'y être le premier.
Je me jette directement sur une flûte de champagne : une des rares consolations de ce genre d'événements. La pensée que tous ces mariages vont me transformer en alcoolique mondain me traverse l'esprit mais je bois peu le reste du temps, cela me permettra de me sevrer. Je m'ennuie à mourir.
Plusieurs personnes viennent me parler et je fais des efforts de conversation, je me paie même le luxe d'un ou deux sourires mais pas plus. Je me retrouve donc cerné par une bande de vieux financiers qui essaye de se faire bien voir de ma personne pour que je transmette des échos favorables à père. Oh bien sûr, il y a dans notre petit groupe une ou deux donzelles qui se mêlent à la conversation. Je réprime un bâillement et parcours la salle des yeux.
J'aimerais dire que je laisse simplement mon regard courir sur l'assistance mais ce serait me mentir.
Je le cherche.
Et j'en ai la preuve quand un sentiment de contentement s'empare de moi lorsque enfin je m'arrête sur le blond.
Même si je lui en veux, même si je désire me venger, je ne peux m'empêcher d'être attiré par lui, peut-être même un peu plus que ça. Je m'excuse auprès du groupe et vais m'appuyer contre un mur, le fixant à nouveau.
Il est avec ses amis, toujours en train de rire, de manger et de boire. Plus je le regarde et plus je me dis qu'il est incapable de tenir en place, il s'agite sans arrêt. L'Inuzuka pourrait bien être son frère vu la façon qu'il a, lui aussi, de bouger en permanence.
Ils semblent vraiment très proches ces deux-là. Ils ne se décollent quasiment pas, sauf lorsque le brun va embrasser sa récente épouse. Les voir physiquement aussi proche l'un de l'autre m'agace profondément et je n'aime pas que cela m'affecte, cela sous-entend des choses qui ne me conviennent pas du tout.
Je vais donc plutôt réfléchir à ce que je pourrais bien faire pour me venger.
Le mieux serait sans doute de réussir à le coincer quelque part, à l'allumer et à le laisser en plan comme lui me l'a fait.
Il faut donc que je parvienne à l'approcher et pour le moment ça me parait compromis. Pour cela, j'ai besoin que sa petite bande le libère un court instant ce qui n'a pas l'air d'être prêt d'arriver.
Il va falloir que j'aille m'occuper ailleurs parce que plusieurs de ces amis ont remarqué mon petit manège et le lui ont ouvertement indiqué. Encore une fois, il se tourne vers moi et me fixe. J'ai du mal à savoir ce qu'il peut bien penser. Il n'y a pas de sourire quand il me fixe et son regard semble me défier. Pourtant, il a l'air tout aussi incapable que moi de lutter contre cette étrange attraction. Il détourne plusieurs fois les yeux mais rapidement il revient à moi.
Je le fixe, je sais que mon air est fermé, froid et hautain. J'y travaille.
Je veux qu'il se sente comme une merde.
Et pourtant, intérieurement, à chaque fois que je plonge dans l'incroyable bleu de ses prunelles, je ne peux empêcher un frisson de me parcourir. Jamais personne ne m'avait fait cet effet avant.
Je me souviens des trois baisers que nous avons échangés. Ils m'ont hanté depuis le mariage précédent. La douceur et la fermeté de sa bouche, la chaleur de son corps, sa façon de gémir sous ma langue. Je me secoue un peu pour faire partir la douce chaleur qui commence à m'envahir.
Ne pas oublier son objectif : je veux me venger.
Je m'éloigne un peu et vais reprendre un nouveau verre quand bien même je ne suis guère persuadé que cela m'aide à me calmer.
Je me balade un peu dans la salle, m'arrête encore une fois ou deux pour saluer quelques connaissances.
Tiens, je ne suis même pas allé féliciter les mariés ?!
Tant pis.
J'aurai peut-être l'occasion de le faire plus tard.
- Uchiha.
Je me retourne lorsque l'on m'interpelle.
- Huuyga.
- J'ignorais que tu avais prévu de venir.
- Je dois faire figuration, tout comme toi, n'est-ce pas ?
- A dire vrai, je connais les mariés. Nous étions dans un groupe d'amis communs.
- Etions ? Il me semble pourtant que ta cousine traîne avec eux.
Un rictus naît sur ses lèvres.
- Elle est même mariée à l'un d'eux.
- Pourquoi les ignores-tu ?
Evidemment, j'en connais la réponse mais je suis curieux de savoir ce qu'il va me dire.
- Je ne les ignore pas. Disons simplement que certaines personnes du groupe et moi, nous évitons.
- Hn.
Comme il me dit cela, je vois le blond s'éloigner et prendre la direction de ce qui doit être les toilettes. C'est l'occasion.
- Tu m'excuses, je…
- Oh, vous êtes Sasuke Uchiha et Neji Huuyga ! Je suis Mikoto Azima.
Nous nous tournons tous les deux vers la petite brune qui vient de nous accoster.
- Nous étions ensemble au jardin d'enfants !
Comme si j'en avais quelque chose à faire.
- Oh bien sûr, cela fait longtemps, je me doute que vous ne devez pas me reconnaître, glousse t-elle.
Neji lui jette un regard digne du mien.
Mais … qu'est-ce qu'elle fait ?!
- Par contre, moi, je vous ai reconnu, vous étiez déjà si beaux garçons à cet âge-là, ah ah ah.
Mais elle va me lâcher ?
- Et je ne dis pas ça pour vous flatter parce que vous devez l'entendre sans arrêt, hi hi hi.
Pitoyable.
D'un mouvement brusque, je libère mon bras. Neji fait de même mais je dois le reconnaître, de manière un tant soi peu plus civilisée que moi.
- Oh pardon, je n'avais pas fait attention, dit-elle pour camoufler sa gêne. Alors, que faites-vous maintenant ?
Dois-je vraiment répondre ?
Néji a la bonté de répondre mais il est si laconique que je crois qu'il aurait été encore plus poli de partir sans rien dire. Elle est déconfite. Mais elle ne s'arrête pas pour autant. Voyant que je ne daigne pas répondre, elle enchaîne sur ce qu'elle fait, ce qu'elle est devenue et je prends sur moi pour ne pas l'envoyer manger un mur mais bien sûr ce ne serait pas digne d'un Uchiha, n'est-ce pas ? Je suis donc obligé de faire bonne figure.
Je ne sais pas combien de temps s'écoule mais suffisamment pour que du coin de l'œil, je voie le blond revenir dans la salle. Je jure intérieurement pour avoir raté cette occasion. Mais je ne désespère pas, la soirée n'est pas finie.
- Et toi Sasuke, me lance le pot de colle.
Je me tourne vers elle. Pour être franc, j'ignore de quoi elle était en train de parler et je suis donc dans l'incapacité d'y répondre. Pas que je l'aurais fait de toutes façons.
Je lui jette un regard noir. Elle ouvre la bouche mais les portes qui mènent à la salle du repas s'ouvrent. Un majordome prend alors la parole.
- Messieurs-dames, nous vous invitons à prendre place pour le dîner. Vous trouverez de part et d'autres des portes, les plans de table qui vous permettront de vous repérer. N'hésitez pas à vous adresser à un des membres du personnel si avez la moindre question.
Sur ce, il disparaît dans la salle et les gens s'agglutinent sur les plans. Sans nous être consultés, Neji et moi décidons d'attendre un peu, ignorant superbement le pot de colle qui finit par s'en aller en nous jetant des regards noirs.
Peste ma fille, ça ne changera rien.
Finalement, Neji finit par partir mais je lui indique que je vais attendre encore un peu. J'ai horreur des bains de foule.
Enfin, lorsque la majeure partie des convives s'est engouffrée dans la salle, je m'approche. J'aperçois le blond de l'autre côté et l'entend lâcher un « Oh putain » qui aiguise ma curiosité. Je me dirige à mon tour vers le plan et mes lèvres affichent un vrai sourire de joie sadique.
Mais pourquoi donc a –t-il l'air si content ce sadique de Sasuke ?!!! Moi, je sais, moi je sais …. Ok, j'arrête et je vous dis à la semaine prochaine.
