Note de l'auteur:
Bonjour à tous et à toutes !
Je suis heureuse de voir que cette fic plait à autant de monde ! Je n'ai pas pu répondre aux reviews mais elles m'ont toutes fait chaud au cœur !
Je vous souhaite une bonne lecture.
Gros bizoux
Crystal of Shadow
DISCLAIMER : Le monde merveilleux d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling. Seule l'histoire est à moi !
Préparation du personnage principal
Les mois suivants se déroulèrent très calmement pour Harry. Comme promis, Pétunia allégea ses corvées et Harry trouva du temps pour son éducation parallèle. Il s'était concentré en premier lieu sur le livre d'Occlumencie pour que Dumbledore ne découvre pas tout de suite qu'il avait une connaissance poussée du futur. La méthode que lui avait enseignée Snape en 5e année était en fait parfaitement valable mais s'adressait à des personnes qui avaient déjà atteint leur maturation magique. Pas étonnant qu'il ait eu autant de difficultés pour apprendre à l'époque ! Même les grimoires qu'il avait lus après la mort de Voldemort ne lui avaient pas révélé ce point particulier. Mais maintenant qu'il reprenait depuis le début son apprentissage – et qu'il n'était pas pressé par un quelconque impératif comme sauver sa vie – il appréhendait mieux cette délicate matière.
En relisant la lettre de son père, Harry se souvint qu'il pouvait se faire émanciper. Il était tenté de transmettre la lettre à Gripsec pour signer les papiers immédiatement mais s'était rétracté au dernier moment. Sa première lettre indiquait le placard sous l'escalier et il ne savait pas si Dumbledore ou McGonagall lisait les adresses inscrites sur les lettres des premières années. Et si c'était le cas, si son adresse était sous Fidelitas, il allait attirer l'attention de Dumbledore bien trop tôt.
Courant novembre, comme Pétunia se rendait à nouveau sur Londres, Harry décida de l'accompagner. Il était conscient qu'il allait louper une journée d'école mais ce n'était pas comme si il pouvait se montrer particulièrement doué. Sa tante avait pincé des lèvres mais avait finalement accepté. Harry prépara son expédition soigneusement et n'oublia pas la lettre de James Potter.
Cette fois-ci, Pétunia désigna un point de rendez-vous un peu plus éloigné du Chaudron Baveur, ce qui convenait parfaitement à son neveu. Dès qu'elle eut tourné dans le coin d'une rue, il se dirigea vers la boutique d'antiquités et se retrouva rapidement dans le quartier Sorcier. Il se cacha dans un renfoncement et enfila une robe Sorcière ainsi qu'une grande cape avec une capuche qu'il rabattit aussitôt. Comme la rentrée était passée, il n'y avait plus de raisons pour que des Moldus et Nés Moldus se promènent sur l'allée magique donc sa casquette serait trop voyante. Il fila vers la banque et demanda à voir rapidement Gripsec. Ce dernier le conduisit dans son bureau avant de le mener dans son coffre. Le Gobelin ne montra pas son étonnement en voyant apparaître les différents documents. D'un commun accord, ils remontèrent pour les examiner plus attentivement.
-Votre émancipation, constata Gripsec. Vous saviez qu'ils allaient apparaître. Comment ?
-Je ne veux pas que mes secrets soient dévoilés, demanda Harry. Je veux que vous promettiez sur votre magie que vous ne révéleriez rien de ce que je vous dirais. Et je veux le même serment de la part de votre directeur.
-Cela va à l'encontre de mon travail, déclara Gripsec. Je vais aller voir qui de droit.
Dix minutes plus tard, un nouveau Gobelin entra dans la pièce. Harry n'eut aucun mal à le reconnaître.
-Voici Ragnok, le directeur de la banque Gringotts en Grande-Bretagne, annonça Gripsec.
-Directeur, salua Harry.
-Je vous présente l'Héritier Harry Potter, annonça Gripsec.
-Héritier, c'est un honneur de vous rencontrer, déclara Ragnok.
Tous les trois prirent place.
-Vous voulez un serment magique de notre part, déclara Ragnok. Pourquoi ?
-J'ai un document qui vous l'expliquera plus clairement, hésita Harry. Mais je ne veux pas que tout le monde le sache.
-Est-ce que votre vie serait en danger ? demanda Ragnok
-Oui, assura Harry.
-Est-ce que c'est un document de votre père ? demanda Ragnok
-Oui, répondit Harry.
-Nous allons prêter serment, décida Ragnok.
Le directeur sortit un contrat de sa poche qu'il signa et que Gripsec signa également après lecture. Harry prit ensuite le parchemin et le lut attentivement. En termes très simples, tout ce qui concernait Harry ne serait divulgué à qui que ce soit. Gripsec devenait son contact privilégié et garderait la gestion du patrimoine Potter. Satisfait, Harry signa et une copie apparut devant chaque signataire. Le brun sortit alors la lettre de son père et la tendit aux deux Gobelins qui la lurent attentivement.
-Cela va dans la continuité de ce que James Potter m'avait confié, déclara Ragnok. Votre père m'avait fait part de ses soupçons concernant Albus Dumbledore quand je lui ai fait remarquer que Lily Evans, son épouse, retirait des sommes d'argent assez conséquentes et particulièrement suspectes. Et que ces mêmes sommes se retrouvaient sur des coffres liés de près ou de loin à ce Sorcier.
-N'êtes-vous pas soumis à une sorte de secret professionnel ? demanda Harry. Parce que je ne comprends pas pourquoi vous lui avez dit ce que faisait ce Dumbledore avec cet argent.
-Vous avez raison sur le principe, sourit Ragnok. Mais quand le transfert se fait en présence de madame Potter, cela concerne lord Potter, non ?
Harry ne fit que sourire. Effectivement, sur ce coup, Dumbledore s'était montré assez négligent. A moins qu'il ait pensé que James était trop amoureux de Lily pour contrôler ce qu'elle faisait ?
-Votre père fait référence à son testament, nota Ragnok. Testament qui, comme vous l'avez remarqué, n'a pas été respecté puisque vous vivez chez des Moldus.
-Je vis chez Pétunia Dursley, la sœur de ma mère, signala Harry, surtout pour enfoncer le clou.
-Le président du Magenmagot s'est permis beaucoup de choses, à ce que je vois, siffla Ragnok.
-Mais à la mort de mes parents, leur testament n'a pas été lu ? demanda Harry
Il s'était longtemps posé la question et n'avait pas pu pousser plus en avant ses interrogations avant sa mort.
-Non, assura Gripsec. Un testament est un contrat magique. Dès le moment où il est ouvert, tout ce qui est écrit dedans doit être réalisé. Si ça avait été le cas, vous n'auriez pas pu mettre les pieds chez votre famille.
-Juste pour ma curiosité personnelle, pourriez-vous me dire une chose qui me confirmerait que vous êtes revenu dans votre corps de dix ans ? demanda Ragnok
-Vous êtes en train de mener une enquête approfondie sur Albus Dumbledore, répondit Harry. Vous le soupçonnez entre autres d'avoir détourné de l'argent des coffres orphelins de la guerre.
Les Gobelins restèrent interdits.
-Peu de Sorciers sont au courant, fit Ragnok. Mais ce n'est pas une preuve du futur.
-Ok, sourit Harry. Peu après mon onzième anniversaire, je reviendrais ici accompagné de Rubeus Hagrid qui va récupérer le contenu du coffre 713 qui est la Pierre Philosophale de Nicolas Flamel. Et juste après notre passage, un Sorcier va tenter de vous cambrioler.
-C'est une chose extrêmement sérieuse, fronça des sourcils Ragnok.
-Je vous demanderai simplement de ne pas augmenter vos protections, fit Harry. La Pierre fait partie intégrante de ma vie future et elle me serait très utile.
-Nous verrons, sourit Ragnok. Si ces événements se passent exactement comme vous le dites, alors nous pourrons vous croire.
-A ce propos, fit Harry. Est-ce que vous pensez que je devrais signer maintenant les documents pour m'émanciper ?
-C'est une bonne question, réfléchit Ragnok. Vous échapperez à Dumbledore bien plus tôt mais il vous surveillera bien plus attentivement.
-Il y a peut-être une solution, intervint Gripsec. Nous pouvons jouer sur le timing.
-Que voulez-vous dire ? demanda Harry
-Vous pourriez signer cette émancipation juste avant le jour de votre départ pour Hogwarts, expliqua Gripsec. Vous aurez déjà accepté de vous y rendre et il pensera que vous êtes déjà sous sa coupe. Les six mois pour contester toute émancipation seront largement passés à la fin de l'année scolaire.
-Cela pourrait marcher, concéda Ragnok.
-Mais comment éviter que tout le monde sache que je suis émancipé ? demanda Harry
-Il suffit de jouer avec les lois Sorcières, sourit Ragnok. Notamment avec celle qui déclare que tout ce qui concerne un héritier Sang Pur ne doit pas être rendu public.
Harry bondit intérieurement.
-Imaginons que des journalistes écrivent des articles sur moi, fit Harry. Je suis l'héritier Potter, non ? Ils seraient hors la loi, c'est ça ?
-Oui, confirma Gripsec. Sauf si vous ne vous étiez pas fait reconnaître comme étant l'Héritier Potter. Tout le monde le sait.
Harry rumina quelques instants sa rancœur contre le directeur avant de la mettre de côté.
-Je veux rencontrer ce précepteur, demanda Harry. Il faut que je puisse arranger ma vie correctement pour que Dumbledore ne puisse plus faire sa loi.
-Nous pouvons servir d'intermédiaire, proposa Gripsec. Vous déposez votre lettre pour votre précepteur dans le coffre à Double Sens et nous nous chargeons de la lui transmettre.
-Bonne idée, sourit Harry.
-Si vous le souhaitez, nous pourrons organiser une rencontre avant que vous ne vous rendiez à Hogwarts, fit Ragnok. Tous les deux pourraient mettre un visage sur le nom de l'autre.
-Nous verrons, fit Harry.
Ils terminèrent rapidement l'entretien et Harry se dépêcha d'aller chercher de nouveaux ingrédients de Potions avant de rentrer chez lui.
Harry avait très vite pris contact avec son précepteur, maître Joshua Cameron. Ce dernier, comme il l'apprit à travers les très nombreuses lettres qu'ils s'étaient échangés, avait gravement été blessé lors d'une attaque de Voldemort. James lui avait proposé d'utiliser la dépendance du manoir Potter pour sa convalescence et Joshua avait accepté et depuis, il n'avait toujours pas quitté la demeure. Harry et Joshua avaient longuement discuté de la manière dont le plus jeune allait échapper à Dumbledore et le précepteur décida de rencontrer les Dursley pour voir ce qu'il pouvait mettre en place. Ainsi, lors d'une froide soirée de février, sous le couvert d'un futur investissement dans l'entreprise de perceuses de Vernon, Joshua Cameron avait invité au restaurant toute la famille Dursley. Pétunia et Vernon avaient bien été tentés de ne pas emmener Harry mais Joshua avait subtilement rappelé qu'il savait que la famille comptait quatre membres et non trois. Les deux enfants avaient donc été traînés dans un magasin pour que chacun ait des tenues neuves. Harry opta pour une chemise blanche, un pull épais noir et un jean brut, le tout le moins cher possible pour ne pas faire hurler sa tante, le tout en moins de quinze minutes mais son cousin Dudley, lui, avait été intenable. Harry se demandait vraiment pourquoi Pétunia se retenait pour lui coller une gifle pour le faire tenir tranquille, comme lui rêver de le faire. Sa tante devait se rendre compte que ce n'était pas de lui dont elle devrait avoir honte mais bien de son propre fils. Après deux heures à voir hurler Dudley qu'il ne voulait pas tel ou tel vêtement, Pétunia, Harry et lui quittèrent enfin le magasin et le même cirque recommença dans le magasin de chaussures. Emmitouflé dans la doudoune récupérée de Dudley, Harry préféra ne pas intervenir. La soirée promettait d'être épique, d'autant plus qu'il ne savait pas ce que Joshua comptait faire pour se mettre les Dursley dans la poche.
Enfin, le soir venu, tous grimpèrent dans la luxueuse voiture familiale et se dirigèrent vers le restaurant haut de gamme à la périphérie de Londres.
-Monsieur Dursley ? sourit un homme de très haute stature
-C'est moi, sourit faussement Vernon en essayant de se grandir pour paraître plus grand que son interlocuteur.
-Enchanté de vous rencontrer, sourit l'homme. Je suis Joshua Cameron.
-Ma femme, Pétunia, présenta Vernon. Mon fils, Dudley. Et Harry.
Le brun était certain que Vernon avait mis le plus de dédain possible dans l'énoncé de son nom. Ce n'était pas grave, la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Et il avait plus important à faire. C'était la première fois qu'il voyait Joshua et il était certain qu'on ne venait pas lui chercher des noises. Il dépassait allègrement Vernon et ses épaisses lunettes mangeaient une grande partie de son visage. Il était bien bâti et athlétique mais n'était pas spécialement beau ni charmant. Toutefois, son charisme compensait largement.
Tous s'installèrent à une table qui se trouvait au milieu des autres et Joshua eut un mot gentil pour chaque membre de la famille. Très vite, les mauvaises manières de Dudley se manifestèrent.
-JE VEUX DU COLA ! rugit Dudley, attirant l'attention de toute la salle, clients comme employés
-Tu vas être servi, assura Vernon avec un grand sourire. A son âge, il sait déjà ce qu'il veut !
-Ce n'est pas exactement ce que j'aurais dit, commenta Joshua.
-PAPA ! hurla Dudley ! J'AI SOIF !
-Eh, vous, là ! interpella sèchement Vernon. Vous n'entendez rien ? Apportez tout de suite ce que mon fils veut ! Et que ça saute !
-Bien, monsieur, fit le serveur en s'exécutant.
La minute suivante, il revint avec un verre standard de la boisson désiré.
-Y'en a pas assez ! pesta Dudley. Encore !
-Nous allons prendre des boissons, je vous prie, fit Joshua en coupant Vernon qui s'apprêtait visiblement à incendier le pauvre serveur. Madame Dursley ? Puis-je vous suggérer un verre de vin rouge ? La carte en propose d'excellents.
-Volontiers, sourit faiblement Pétunia, encore mortifiée des manières rustres de son mari et de son fils.
-Monsieur Dursley ? demanda Joshua
-Un double whisky, ordonna Vernon.
-Puis-je vous appeler Harry, jeune homme ? demanda Joshua
-Oui monsieur, sourit timidement Harry.
-Vous me semblez un peu jeune pour tester les cocktails, sourit Joshua. Un jus, peut-être ?
-S'il vous plait, répondit Harry.
-Un parfum particulier ? insista Joshua. Personnellement, je vous conseillerai la mangue. Le goût est certes particulier mais très bon.
-Je veux bien, sourit Harry.
-J'imagine que ce jeune homme va rester sur du cola, fit Joshua en désignant Dudley qui aspirait bruyamment le contenu de son verre avec sa paille. Et pour moi, ce sera également un verre de vin rouge. Le même que madame. Je fais confiance à votre sommelier pour nous surprendre.
-Bien, monsieur, s'inclina le serveur en se dépêchant de se rendre au bar.
Pendant que Vernon félicitait Dudley pour son comportement, Joshua observa silencieusement la petite famille. Il savait par les lettres que lui envoyait Harry que sa vie de famille n'était pas idéale mais maintenant qu'il les voyait tous ensemble, il semblait bien que son futur élève ait largement sous-estimé la situation. Vernon Dursley était le chef de la famille et semblait considérer son fils comme la création la plus parfaite qui existe au monde. Ledit fils, Dudley, semblait user et abuser du laxisme de son père pour devenir et être un horrible enfant pourri gâté. Pétunia, la mère, était effacée … Non, pas effacée, disons qu'elle n'avait visiblement pas son mot à dire dans l'éducation de son propre fils et elle avait l'air d'enfin se rendre compte à quel point il pouvait lui faire honte. Et enfin Harry … Il n'avait clairement pas sa place dans cette famille. Il était totalement ignoré par les autres membres de la famille, sauf pour recevoir leur mauvaise humeur, leurs piques acides ou encore les coups, comme en témoignait l'ecchymose qui terminait de se former qu'on voyait à travers le col de la chemise du brun. Il ne comprenait pas pourquoi Harry ne voulait pas se faire émanciper immédiatement de cette famille qui n'en méritait même pas le nom.
Les boissons arrivèrent. Pétunia, Joshua et Harry levèrent leurs verres avant de boire, contrairement à Vernon et Dudley qui s'étaient jetés sur leurs boissons respectives et les avaient avalées d'une traite. Le repas suivit la même lignée. Les deux mâles Dursley montraient toute l'étendue de leurs mauvaises manières tandis que Pétunia tentait vainement de sauver les meubles. Harry, lui, savourait tranquillement le spectacle. Ce n'était pas pour rien que les dîners d'affaires de Vernon se déroulaient toujours à la maison. A Privet Drive, Pétunia pouvait largement contrôler la quantité d'alcool qu'ingurgitait son mari et donc éviter la catastrophe. Mais là, le serveur lui apportait du whisky à chaque fois qu'il en demandait. Et elle n'avait pas le permis ! Pour Pétunia, de toute façon, c'était la faute du monstre … qui n'avait pas bougé d'un cil depuis leur arrivée à part pour boire l'apéritif, déguster lentement son repas et se verser de l'eau. A sa grande consternation, elle s'aperçut que l'enfant parfait n'était pas Dudley mais Harry. Ce dernier ne se faisait pas remarquer et restait totalement silencieux, n'ouvrant la bouche que quand on demandait expressément son avis.
Joshua renonça à vouloir parler affaires avec Vernon qui était bien imbibé à la fin du repas. Comme Harry le lui avait souligné, il valait mieux qu'il traite avec Pétunia.
-Madame Dursley, fit Joshua. J'étais venu pour voir si je pouvais investir dans l'entreprise de votre mari. Et puis j'ai vu vos enfants et j'ai eu une autre idée. Je sais qu'on doit s'y prendre tôt pour maîtriser un sujet et je vais prendre un enfant en apprentissage pour qu'il gère mes affaires une fois adulte. Mais ça sous-entendrait que cet enfant ne revoie plus sa famille …
Le piège était grossier mais son mari et son fils l'avaient poussé dans ses derniers retranchements. Restait à savoir si elle allait tomber dedans.
-Mon … neveu … pourrait convenir, souffla Pétunia.
Harry fit semblant d'être absorbé par ce que faisaient les mâles Dursley mais il ne manquait aucune miette de la conversation.
-Harry ? demanda confirmation Joshua. Le brun ?
-Oui, répondit Pétunia à voix basse. Mon mari et moi ne voulions qu'un enfant mais nous avons dû recueillir le garçon. Il a des résultats honorables et a le nez fourré dans les bouquins …
Harry fut surpris qu'elle se rappelle de cela.
-Pourquoi pas ? fit Joshua. Mais j'aimerai le tester, si vous le voulez bien.
-Bien entendu, sourit faussement Pétunia.
-Je pense que d'ici un mois, j'aurais tout organisé, assura Joshua. Je vous enverrais une lettre pour vous inviter ainsi que les modalités.
Joshua avait lancé l'appât, il était temps qu'il se retire. Vernon et Dudley commençaient particulièrement à le dégoûter. Les desserts furent commandés, servis et aussitôt engloutis.
-Je vous invite, coupa Joshua alors que Pétunia tentait vainement de récupérer le portefeuille de son mari totalement saoul. Désirez-vous que je vous appelle un taxi ? Je crains que votre époux ne puisse vous ramener chez vous.
-Je veux bien, avoua Pétunia, honteuse.
-Je vais faire ramener votre voiture au plus vite, assura Joshua.
Moins de dix minutes plus tard, les Dursley et Harry se tenaient devant le taxi.
-Merci beaucoup, monsieur Cameron, salua Pétunia.
-Ce fut un plaisir, s'inclina Joshua. Rentrez bien.
Dans la voiture, Harry se retint de regarder Joshua dans la vitre arrière. Ce Sorcier était doué, vraiment doué.
